Mutilations génitales féminines: conditionner l’aide au développement des pays concernés à l’éradication totale de cette pratique barbare
Commission européenne (auteur_moral)
FR E-000518/2022 Réponse donnée par Mme Urpilainen au nom de la Commission européenne (20.4.2022)
L’Union européenne est fermement résolue à éliminer les mutilations génitales féminines (MGF) tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union. 15 États membres de l’Union disposent de règles pénales spécifiques pour lutter contre les MGF et, dans la plupart d’entre eux, il est possible de poursuivre les auteurs de MGF à l’étranger, ce qui empêche les familles d’emmener leurs filles dans leur pays d’origine pour y être mutilées. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2022, la Commission a proposé des règles à l’échelle de l’Union pour lutter contre la violence à l’égard des femmes. La proposition prévoit d’ériger les MGF en infractions pénales et renforce l’accès des victimes à la justice.
La lutte contre les pratiques préjudiciables est également une priorité de l’action extérieure de l’Union reconnue dans le cadre du plan d’action de l’Union européenne en faveur des droits de l’homme et de la démocratie et du troisième plan d’action sur l’égalité entre les hommes et les femmes, qui soulignent la nécessité impérieuse d’instaurer une interdiction légale des MGF.
Comme exemple de soutien de l’Union européenne, on peut citer le programme conjoint du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et de l’UNICEF en faveur de l’abandon des MGF dans 16 pays africains, auquel l’Union contribue depuis 2016 pour un montant total de 18 millions d’euros. Au cours de la seule année 2020, ce programme a permis à 120 600 filles d’échapper aux MGF. De même, l’initiative Spotlight de l’Union européenne et des Nations unies, en cours dans 26 pays, lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, y compris les pratiques préjudiciables.
La lutte contre les MGF fait l’objet de discussions avec les pays partenaires dans le cadre des dialogues politiques. Grâce aux efforts diplomatiques et au soutien apporté aux autorités, aux organisations de la société civile, aux communautés et aux dirigeants religieux, les pays surmontent cette pratique profondément enracinée.
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2022-000518
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