Désindustrialisation du continent européen et politiques publiques pour y remédier
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-000334/2024
Réponse donnée par M. Breton
au nom de la Commission européenne
(29.4.2024)
1. L’amélioration de la réglementation est l’une des priorités de la Commission. Il est fondamental de réduire la charge administrative pour préserver la compétitivité de l’industrie européenne.
Un nouveau contrôle de compétitivité a été mis en place et est obligatoire depuis 2023 pour toutes les analyses d’impact présentées au comité d’examen de la réglementation de la Commission.
La Commission s’est fixé pour objectif de réduire de 25 % les obligations en matière de déclaration, sans pour autant nuire aux objectifs stratégiques. Depuis mars 2023, la Commission a présenté 41 initiatives visant à rationaliser ces obligations. Des efforts supplémentaires en ce sens sont également nécessaires à l’échelle des États membres.
2. Comme le rappelle le rapport annuel 2024 sur le marché unique et la compétitivité, l’Union européenne peut se prévaloir de solides performances industrielles. Un quart des services et un cinquième des biens de haute technologie exportés dans le monde proviennent de l’Union. Les investissements publics se sont redressés après avoir enregistré de faibles niveaux à la suite de la crise financière, en partie grâce à la facilité pour la reprise et la résilience, tandis que les investissements privés restent élevés.
L’Union a adopté plusieurs initiatives législatives afin de renforcer sa base industrielle. Ainsi, plus de 100 milliards d’euros d’investissements publics et privés ont déjà été annoncés en faveur de projets dans le domaine des semi-conducteurs.
La Commission s’est faite la championne de la compétitivité durable à long terme de l’industrie européenne par la mise en place d’alliances industrielles, de projets importants d’intérêt européen commun et de trajectoires de transition vers une économie verte et numérique.
L’Union soutient, coordonne et complète les mesures mises en œuvre par les États membres pour répondre au défi qui se pose en matière de compétences. Dans le cadre du pacte pour les compétences, les partenariats à grande échelle en matière de compétences se sont engagés en faveur du perfectionnement et de la reconversion professionnels de plus de 25 millions de travailleurs d’ici à 2030, et 48 000 programmes de formation ont déjà été élaborés ou actualisés.
La source —
parlement_europeen · nº E-9-2024-000334
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