geheim.land Recherche Politique
31 juillet 2026 · Gouvernement · Sud Radio · discours Discours

Interview de M. David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics, à Sud Radio le 31 juillet 2026, sur le budget pour 2027.

David Amiel (auteur), Benjamin Glaise (intervenant)

BENJAMIN GLAISEIl est bientôt 8h12, vous êtes bien sur Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics. David Amiel, bonjour. DAVID AMIELBonjour, BENJAMIN GLAISEEt merci d'être avec nous. Le tout dernier budget de l'ère Emmanuel Macron sera présenté dans deux mois, quasi tout pile, en Conseil des ministres. Ce budget, il aura des conséquences directes, très concrètes pour les Français, pour les entreprises. Qui va payer ? Qui sera épargné ? Vous nous le direz dans un instant. Mais d'abord, quelques mots sur ces incendies. Le Gouvernement qui a multiplié les annonces ces derniers jours en direction des entreprises sinistrées, chômage partiel, report de cotisation, aide financière exceptionnelle pour les indépendants. Combien ça va coûter à l'État et comment vous allez financer l'ensemble de ces aides, David Amiel ? DAVID AMIELD'abord, la priorité absolue, évidemment, des derniers jours, des dernières semaines, encore un moment à cette heure, c'est de tout faire pour combattre les feux. Et pour protéger les populations, protéger les villes, protéger les sites industriels, les activités économiques. Vous me permettrez, à ce micro, de rendre hommage à l'ensemble des agents publics. Il se trouve que je suis un ministre de la Fonction publique aussi, qui ont été mis à rude épreuve et qui se sont considérablement mobilisés. Évidemment, les agents publics présents dans les départements les plus concernés, la Gironde, le Var, les Landes, tous ceux qui ont été affectés par les incendies, la Seine-et-Marne. Mais aussi les agents publics de toute la France, qui sont venus apporter leur concours et leur renfort. Et j'avais demandé, moi, dans mon ministère, évidemment, à ce que des autorisations spéciales d'absence soient accordées à tous les fonctionnaires qui souhaitaient, parce qu'ils sont sapeurs-pompiers volontaires, pouvoir prêter main-forte, qu'ils puissent le faire. Ensuite, il y a évidemment le moment de la reconstruction. Il va venir, c'est la raison pour laquelle, à Bercy, on se mobilise depuis le début de la crise, à la fois pour répondre aux urgences immédiates et pour préparer cette deuxième phase, avec une mobilisation des assureurs, qui va être extrêmement importante. Assureurs pour les activités économiques. Les délais de déclaration des sinistres ont été étendus jusqu'au 31 août. C'est évidemment très important que ne s'applique pas le délai traditionnel des cinq jours pour des personnes qui sont dans une situation dramatique. Très important aussi que les assurances puissent prendre en charge le relogement pour les personnes qui ont été amenées à se déplacer dans le cadre des assurances habitations. Donc il y a ce volet de mobilisation des assureurs. On a évidemment donné consigne aux URSSAF, vous le rappeliez, de pouvoir procéder à des décalages des paiements de cotisations et autres. C'est évidemment extrêmement important pour les entreprises. BENJAMIN GLAISECombien de temps, pour avoir une idée, pour être concret ? DAVID AMIELCe sera discuté entreprise par entreprise, selon leur situation. Mais dès aujourd'hui, elles peuvent faire leur demande sur le site de l'URSSAF. Et évidemment, ce sera regardé avec la plus grande bienveillance et l'accompagnement le plus maximal. Donc cet accompagnement-là de la situation économique se fait en lien aussi avec les collectivités locales. BENJAMIN GLAISEUne estimation sur ce que ça va coûter à l'État, qui s'engage justement pour l'ensemble de ces sinistrés ? DAVID AMIELNon, il est trop tôt pour pouvoir faire un bilan parfaitement chiffré. Dans tous les cas, ce qui est très important, c'est ce soutien immédiat par les assurances et par les décalages de trésorerie, de cotisations. BENJAMIN GLAISELe budget de la sécurité civile qui est passé de 450 à 800 millions d'euros en 10 ans, est-ce qu'il augmentera bien en 2027 ? On parle d'une hausse de 80 à 83 millions d'euros. Vous confirmez à ce niveau ? DAVID AMIELJe confirme que le budget de la sécurité civile continuera à augmenter dans le budget de 2027. Le réglage sera évidemment fait dans les prochaines semaines et vous avez raison de le rappeler. Je vous en remercie puisqu'on a entendu beaucoup de fake news dans les médias à ce sujet. Le budget de la sécurité civile a considérablement augmenté ces dernières années avec un quasi doublement sur 10 ans. Et moi, je suis toujours un peu étonné quand j'entends des responsables politiques aller sur les plateaux de télévision qui se sont opposés à toutes les augmentations de ce budget. BENJAMIN GLAISEVous pensez à qui par exemple ? DAVID AMIELAux élus de la France Insoumise par exemple. Ils ont voté la censure de tous les budgets qui prévoyaient une augmentation du budget de la sécurité civile. Ils ont voté contre la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur qui prévoyait une augmentation du budget de la sécurité civile. Ils ont censuré les budgets qui créaient le Fonds vert. Cette hypocrisie-là, je pense qu'elle est effectivement très grave. BENJAMIN GLAISEDavid Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics, je le rappelle, avant de passer au budget, quelques mots sur la facturation électronique. A partir du 1er septembre, ce sera obligatoire pour toutes les grandes entreprises, les ETI également, les entreprises de taille intermédiaire. Certaines sont inquiètes puisque ça va arriver très vite. Est-ce qu'il y aura une forme de tolérance à partir du 1er septembre ? DAVID AMIELD'abord, c'est un chantier extrêmement important. Cela vise à faire quoi, la facturation électronique ? A faire ce qui a été fait dans nos pays voisins. Je pense à la Belgique, je pense à l'Italie. C'est-à-dire de pouvoir chasser davantage les fraudeurs en embêtant moins l'immense majorité de nos entreprises. Parce que grâce à la facturation électronique, en matière de TVA, on va pouvoir lutter contre la fraude à la TVA en ayant beaucoup moins recours à des contrôles intrusifs, lourds pour les entreprises. Cela va être un gain de temps considérable. Les organisations professionnelles, et je les remercie, sont d'ailleurs très mobilisées pour soutenir la facturation électronique. Parce que cela va aussi permettre de réduire les coûts, de réduire les délais de paiement, dont on sait que c'est une plaie pour énormément de petites et moyennes entreprises, pour énormément d'auto-entrepreneurs. Au fond, la facturation électronique, ce sera pour les entreprises la même modernisation que ce que le prélèvement à la source l'a été pour vous et moi en 2018. BENJAMIN GLAISEAvec des déclarations de TVA préremplies, c'est une évolution à venir. DAVID AMIELLa première étape, c'est la facturation électronique, qui rentre en vigueur au 1er septembre. Bien sûr, il y aura une période de tolérance et de bienveillance pour les entreprises de bonne foi qui auraient des difficultés dans la mise en oeuvre. Comme pour tous les changements, il y a des craintes et elles sont parfaitement entendables. Évidemment, tout cela sera pris en compte, mais c'est un chantier, je le dis, extrêmement important. Dès le 2 septembre, c'est-à-dire dès cette première étape de la facturation électronique, je lancerai une deuxième très grande étape de modernisation pour nos entreprises, qui est le pré-remplissage des déclarations de TVA. Cela évitera pour beaucoup de chefs d'entreprise, beaucoup de PME, d'avoir à passer des heures, parfois même des jours avec leur expert-comptable ou tout seul, à remplir à la main des documents, à n'en plus finir. Je pense que ce que nous disent tous nos chefs d'entreprise, c'est qu'on n'en peut plus de la paperasse. A l'heure du numérique, à l'heure des systèmes d'information, c'est insupportable. Je pense que chacun a vu ce que le prélèvement à la source avait permis de simplifier pour l'impôt sur le revenu. BENJAMIN GLAISEL'objectif s'est mis en place pour quand sur cette déclaration de TVA préremplie ? Vous lancez le chantier le 2 septembre ? DAVID AMIELJe lance le chantier maintenant dans les prochaines années, mais la facturation électronique, ce sera dès le 1er septembre 2026. BENJAMIN GLAISEL'INSEE a annoncé, hier, que la croissance avait été de 0,2 % au deuxième trimestre de cette année. Pas de récession, c'est un soulagement ? DAVID AMIELOui, c'est un soulagement que nous ne soyons pas en récession, évidemment. Cela montre d'ailleurs que malgré des chocs extérieurs importants, puisqu'on parle là du deuxième trimestre, les mois d'avril, de mai et de juin, où les prix du baril du pétrole étaient extrêmement élevés, cela montre que le chef d'entreprise, tissu économique français, est résistant. Tout cela est une bonne nouvelle. Il faut rester très vigilant pour le reste de l'année. BENJAMIN GLAISEVous êtes le monsieur budget du Gouvernement. Pour 2027, vous parlez d'un budget de sauvegarde républicaine. On comprend qu'il faudra faire des économies importantes. Est-ce que l'année prochaine sera une année blanche ? C'est-à-dire, je précise, gel des prestations sociales, les pensions de retraite, du barème de l'impôt sur le revenu. DAVID AMIELIl y a plusieurs questions. D'abord, est-ce que l'année 2027 peut être une année où on se croise les bras sur la réduction du déficit ? La réponse est non. Il faut bien comprendre que l'inaction, ce ne serait pas la stabilité. L'inaction, ce serait le décrochage. Si rien ne se passe, le déficit français passerait de 5,1% du PIB, c'était son niveau en 2025, à près de 6% en 2027, à près de 7% en 2030. Ce serait une véritable explosion du déficit. BENJAMIN GLAISEObjectif 35 milliards d'euros d'économies l'an prochain. DAVID AMIELJ'ai eu l'occasion de dire que la France était assise sur un baril de poudre en parlant de sa dette publique. Il est urgent d'éteindre la mèche. C'est la raison pour laquelle ce budget 2027, malgré l'élection présidentielle, doit pouvoir continuer à réduire le déficit. Il faut qu'en 2026, on soit le plus proche possible des 5% de déficit public. Il faut qu'on fasse le maximum pour être en dessous des 5% en 2027. C'est vital. Pourquoi ? BENJAMIN GLAISE35 milliards d'euros d'économies. Est-ce qu'on aura une année blanche ? Est-ce qu'on pourra se priver d'une année blanche l'an prochain ? DAVID AMIELLe débat sur les augmentations, les indexations automatiques indifférenciées, il faudra effectivement qu'on l'ait. A chaque fois qu'on augmente de manière automatique et indifférenciée, parce que les situations sont très différentes dans ce que vous évoquez, mais à chaque fois qu'on le fait de manière automatique et indifférenciée, ça se fait au détriment d'autres investissements indispensables, des investissements dans l'avenir qui ont été trop sacrifiés depuis des décennies. Dans les premiers éléments de budget que j'ai pu présenter, le 15 juillet à l'Assemblée nationale, il y a deux budgets qui augmentent de manière la plus importante, c'est la défense et l'écologie. Ce n'est pas le plus facile électoralement, parce que ce ne sont pas des dépenses pour l'avenir, ce ne sont pas des dépenses pour la prochaine élection, ce sont des dépenses pour la prochaine génération. Mais justement, si on veut pouvoir offrir à nos enfants un avenir meilleur que celui que nous-mêmes avons connu… BENJAMIN GLAISEVous proposez, vous faites, vous travaillez sur ce projet de loi de finances, le budget 2027, est-ce que vous allez proposer très concrètement une année blanche ? Ce n'est pas tout à fait clair. DAVID AMIELOn procède par étapes. La première étape, c'est le budget de l'État. C'est ce que j'ai pu présenter le 15 juillet à l'Assemblée nationale. BENJAMIN GLAISEOn a déjà des informations, notamment le ministère de la défense et de l'écologie nous en parlait. DAVID AMIELC'est très important de le rappeler, avec un effort colossal des ministères. Or, la défense, le budget des ministères, il augmentera quatre fois moins que le niveau de l'inflation. C'est un effort colossal et qui va avec une réorganisation profonde de l'État. Parce qu'avant de demander des efforts aux Français, il faut évidemment que l'État balaie devant sa porte. Et c'est le cas aussi de réformes structurelles. Je vous donne d'ailleurs un exemple. Quand j'ai été nommé ministre de l'Action et des Comptes Publics, je me suis interrogé sur la politique immobilière de l'État. Combien coûte tel bâtiment, son entretien, sa rénovation ? Est-ce qu'on peut mieux faire ? Est-ce qu'on peut mutualiser ? Vous savez la réponse qu'on m'a donnée ? BENJAMIN GLAISEAllez-y. DAVID AMIELOn ne sait pas. Parce qu'aujourd'hui, dans l'État, on ne sait pas, niveau global... BENJAMIN GLAISEDonc ça veut dire qu'on fait un lot de coûts. DAVID AMIELAh non. Ça, le temps des audits, des rapports, etc. On en a plein les armoires. La question, c'est de le mettre en oeuvre. Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a adopté, et je remercie des parlementaires de droite comme de gauche qui se sont engagés au-dessus. C'est une proposition de loi du groupe Renaissance. Pour réorganiser complètement la politique immobilière de l'État, on crée une structure foncière unique, professionnelle, pour piloter notre politique immobilière. Il y aura une première étape, évidemment. Ça se mettra en place sur plusieurs années. C'est une grande réforme structurelle. Première étape en 2027. Pareil, je vous donne un autre exemple de modernisation important. L'intelligence artificielle, elle ne peut pas être partout sauf dans l'État. On voit très bien les gains de productivité très importants que ça permet de créer. Au mois d'avril, vous n'aviez pas, quand vous étiez agent de l'État, accès aux outils d'IA sécurisés souverains que vous, que ceux qui nous écoutent, peuvent avoir dans leur poche, sur leur téléphone portable. Depuis le mois de juin, on a ouvert à tous les agents de l'État un agent conversationnel. En gros, ChatGPT, mais avec Mistral pour que ce soit sécurisé, souverain, français, protégé. Un outil de transcription, parce que vous comme moi, on a vu beaucoup de fonctionnaires, d'agents qui passaient beaucoup de temps à taper à la main des choses que les gens disent à l'oral. Je pense que ce n'est pas vraiment la raison pour laquelle ils ont rejoint le service public et c'est plutôt démoralisant. On a un outil de transcription qui est ouvert à tous les agents de l'État. Vous comme moi, on a vu très souvent à des guichets du service public, des personnes qui parlent des langues étrangères, un agent qui, parfois, ne la connaît pas, qui a besoin d'appeler un collègue. BENJAMIN GLAISEOn a compris l'idée. Le temps passe. Oui ou non, s'il vous plaît, réponse courte. Est-ce que vous envisagez de diminuer le remboursement de certains médicaments jugés peu efficaces ? Oui ou non ? DAVID AMIELOui, c'est effectivement partie de ce qui est travaillé. Mais je voudrais vous dire d'abord pourquoi. Parce qu'on a besoin d'investir dans l'hôpital. On a, à minima, besoin d'investir trois milliards d'euros supplémentaires l'année prochaine dans notre hôpital. Et je crois qu'on a vu, au mois de juillet, à quel point les hôpitaux qui avaient été, encore une fois, très félicités. BENJAMIN GLAISELes gros hôpitaux, pas les petits hôpitaux. Philippe Juvin propose justement de les fermer, les tout petits hôpitaux. DAVID AMIELNe mélangeons pas tout. D'abord, l'hôpital. BENJAMIN GLAISELe temps passe et je pense que ceux qui nous écoutent veulent savoir. C'est du quotidien, c'est du concret. DAVID AMIELJe pense que ceux qui nous écoutent, ils veulent d'abord savoir pourquoi est-ce que toutes les femmes et tous les hommes politiques défilent au micro en faisant des annonces dont, ensuite, ils ne voient jamais la couleur. Et la raison, c'est que quand on fait des promesses et qu'on ne dit pas comment on les finance, on se moque des gens. Donc, il faut pouvoir investir davantage dans l'hôpital. Il faut continuer à le moderniser, il faut continuer à soutenir les soignants, il faut continuer à l'équiper. BENJAMIN GLAISEEt donc, ça passe par la diminution. DAVID AMIELÇa implique, effectivement, de faire des choix. C'est la raison pour laquelle ma collègue, Stéphanie Rist, a annoncé le relèvement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires. Ils sont aujourd'hui à 50 euros par an, passeraient à 100 euros. 18 millions de Français ne sont, par définition, pas concernés. Mais c'est vrai que c'est un effort pour un certain nombre d'entre eux. Par exemple, si vous consommez 60 boîtes de médicaments par an, c'est une augmentation de 2 euros par mois. Et c'est vrai que ça veut dire réorganiser entre l'assurance maladie obligatoire et les complémentaires les remboursements, pour que les médicaments les moins efficaces soient davantage pris en charge par les complémentaires. BENJAMIN GLAISEEt il y aura une liste qui sera proposée. DAVID AMIELEt permettra à la Sécurité sociale d'investir dans médicaments innovants. BENJAMIN GLAISEOui ou non, le crédit d'impôt-recherche, 8 milliards d'euros par an, on rabote ou pas ? Oui ou non ? Qu'est-ce que vous allez proposer ? DAVID AMIELIl y a un travail qui est en cours pour pouvoir rendre tous nos dispositifs les plus efficaces possibles. BENJAMIN GLAISEDonc, on rabote, vous proposerez de raboter une partie ? DAVID AMIELIl y a un travail qui est en cours avec les organisations patronales pour savoir quels sont les outils les plus efficaces pour soutenir la compétitivité dans la période. A nouveau, à chaque fois, il y a des choix à faire. Ce travail-là, il est en cours. BENJAMIN GLAISEDavid Amiel, un mot sur la présidentielle. Vous pensez quoi de Sébastien Lecornu ? Votre collègue, je ne sais pas si vous avez vu, du Logement, Vincent Jeanbrun, déclare qu'il fera un excellent candidat du Rassemblement pour 2027. Vous êtes d'accord avec lui ? DAVID AMIELSébastien Lecornu est d'abord un Premier ministre aujourd'hui pleinement à la tâche. Vous savez, quand je me projette vers l'élection présidentielle, moi, ce qui est vrai, ce qui m'inquiète, c'est, au fond, qu'on voit se mettre mécaniquement en place un boulevard pour l'extrême droite. Chaque jour qui passe, souvent, les hommes et les femmes politiques vont au micro et disent que les sondages, ça ne veut rien dire. D'abord, ils disent ça souvent quand les sondages ne les arrangent pas. Quand un sondage est favorable, là, on s'en prévaut plutôt. Moi, j'observe les sondages et ce que je vois, c'est que dans plein de configurations, aujourd'hui, au second tour, Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle. Alors, ça ne veut pas dire que ce sera le cas. BENJAMIN GLAISESébastien Lecornu peut être une solution. DAVID AMIELÇa ne veut pas dire que ce sera le cas au printemps prochain. Mais ça veut dire une chose, ça veut dire que dans les forces modérées, Bloc central, gauche social-démocrate, droite républicaine, il faut qu'on se réveille. Et il faut notamment qu'on puisse porter des projets, des idées qui donnent envie aux Français. BENJAMIN GLAISEC'est une personnalité qui donne aussi envie aux Français. Est-ce que Sébastien Lecornu peut être une option intéressante ? DAVID AMIELToutes les options, par définition, sont intéressantes. Moi, j'ai eu l'occasion de le dire. Je soutiens la candidature de Gabriel Attal, qui est le président de mon parti. Je n'ai aucun doute qu'à la fin, tout le monde se rassemblera. Mais ce qui compte aujourd'hui, c'est le projet qu'on est capable de porter. Parce que si on fait une campagne uniquement sur un vote barrage, le barrage prend l'eau de toutes parts et on perdra en 2027 BENJAMIN GLAISELe Gouvernement qui gèle les avoirs de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, pour six mois, vous confirmez ? DAVID AMIELOui, je le confirme. Et c'est complémentaire avec les mesures d'expulsion qui ont été prises par le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. Je pense qu'il faut être évidemment intransigeant sur les principes. On a en France des visas talent, on n'a pas des visas Poutine. Donc à partir du moment où des personnes alimentent une propagande qui est contraire aux intérêts fondamentaux de la nation, ils n'ont rien à faire en France. BENJAMIN GLAISEUn grand merci, David Amiel, je rappelle, ministre de l'Action et des comptes publics, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Je vous souhaite une excellente journée. Source : Service d'information du Gouvernement, le 3 août 2026
La source — vie_publique · nº 304247
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/304247-david-amiel-31072026-sud-radio-budget-2027?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé