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12 août 2026 · None · transcription Radio

Éclipse solaire, dérèglement climatique, pompiers... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Didier Berger.

Bonjour, j'en dis d'hiverger, vous êtes ancien député les républicains pour ceux qui ne vous connaissent pas, vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, donc vous travaillez avec Laurent Nouniez, notamment sur les questions de sécurité. Alors l'événement du jour, c'est l'éclipse solaire, à regarder absolument, on l'a dit beaucoup sur France Info avec des lunettes spéciales, mais à ce propos, la chef des écologistes et candidats à l'élection présidentielle, Marine Tondelier, elle parle d'un fiasco de santé publique parce qu'elle dénonce l'absence d'une large distribution de ces lunettes. Effectivement, comment vous expliquez que, depuis plusieurs jours en France, les pharmacies et les supermarchés soient régulièrement en rupture de stock qu'on est tant de mal à trouver ces lunettes ? Écoutez, je pense que les Français et les Français qui veulent regarder les clips pourront le faire. J'ai vu hier plusieurs reportages de vos confrères qui montrent que finalement on peut relativement facilement trouver des lunettes. C'est ce que je vais faire moi-même aujourd'hui pour regarder les clips de ce soir. Relativement facilement, il y a eu souvent des ruptures de stock dans les pharmacies qui sont retournées. On est sur un événement exceptionnel. Les Français et les Français qui veulent regarder les clips pourront le faire. Ils vont trouver leur lunette aujourd'hui, je n'en ai aucun doute. Je pense que les écologistes cherchent surtout à mettre fin à leur propre eclipse de cet été en inventant des polémiques. Parce qu'ils ne sont pas du tout dans leur radar. Ils ont complètement raté leur séquence, alors que les sujets climatiques sont pour ça sur le... – Humilions 1989. Et 30 millions de lunettes avaient été distribuées en 1999 lors de la dernière eclipse. Vous avez tout simplement oublié cette année l'Eclipse solaire ? Non, je pense que tout le monde va pouvoir regarder cette eclipse tranquillement. Et pourquoi vous n'avez pas distribué cette année des lunettes comme les arts ? C'est un maltrait français, il ne faut pas toujours tout attendre de la chose publique. Il y a des initiatives privées qui existent dans notre pays. Et l'ancien député de droite que je suis veut aussi que toute la France puisse s'en souvenir, attendre toujours tout de la puissance publique, c'est s'exposer... Il n'y avait pas le budget, c'est-à-dire ? Non, mais ce n'est pas seulement une question de budget. Il n'y avait pas eu de spot, par exemple, de santé publique France. Ce n'est pas la première fois qu'on a une eclipse, vous l'avez dit, en 1999. Il y a 27 ans. Mais vous aviez listrimé des lunettes, à l'époque. Il y avait des spots. Je pense qu'il n'y a pas de polémique à chercher sur ce sujet. Je vois qu'au jour de mois, c'est pareil pour tout le monde. Il y a ceux qui s'en sont occupés et qui les ont trouvé, trouver et ceux qui ne l'ont pas encore fait et vont pouvoir les trouver aujourd'hui sans grande difficulté à mon sens. Mais il n'y a pas un risque tout de même que vous vous retrouviez avec un afflux de personnes qui s'abîment les yeux aux urgences ? Non j'espère bien que je pense que les médias ont largement fait leur travail et vous le faites encore ce matin. Tout le monde a bien conscience qu'il ne faut pas regarder cet eclipse sans être équipé et donc tous ceux qui veulent la regarder pourront le faire en s'équipant j'en suis sûr dans les meilleurs conditions. – Jean-Didier Berger, neuf organisations syndicales de pompiers appellent à la grève demain pour réclamer plus de moyens, plus de ressources pour assurer leur mission alors que l'été n'est pas terminée et qu'on a déjà connu des incendies majeures, elles sont reçues aussi demain après-midi chez vous au ministère de l'Intérieur. Est-ce que vous allez leur annoncer plus de moyens pour lutter contre les feux ? – Vous savez d'abord plus de moyens pour lutter contre les feux, c'est exactement ce que le gouvernement a fait depuis 3-4 ans déjà en anticipant ces événements exceptionnels que nous connaissons cette année et fort heureusement fort heureusement qu'il y a eu cette anticipation nous avons doublé le nombre d'engin aérien à disposition des pompiers nous avons mis plusieurs centaines d'engin supplémentaires plus de 500 engin supplémentaires au sol parce que c'est d'abord au sol que c'est éteignent les incendies mais tout n'est pas une question seulement de moyen il y a aussi une question d'organisation il y a une question aussi de soutien de de nos forces de secours qui font un travail exceptionnel. Et ce n'est pas seulement demain que l'ONU recevra les organisations syndicales. C'est un travail permanent avec les pompiers, avec leurs représentants pour faire en sorte d'améliorer encore les choses. Il y a un contexte quand il dit Berger, ça veut dire qu'ils vont arriver à Beauvaud demain, au ministère de l'Intérieur, et vous n'avez rien à leur annoncer. Vous savez, ça ne date pas d'hier que cette réflexion sur le Beauvaud de la sécurité civile est lancée. Nous avons identifié avec les pompiers tout ce qui permettrait encore d'améliorer l'organisation. D'abord le soutien en collectivité, parce que ce sont les collectivités qui, notamment les départements, qui donnent des moyens aux pompiers, mais également tous les sujets d'organisation. Les pompiers aujourd'hui sont appelés à complaire d'émissions, d'émissions qui dépassent de très très loin le cadre de la lutte contre les incendies. Donc il faut recruter davantage de pompiers professionnels ? – Mais encore une fois, ça n'est pas qu'une question de moyen. – Ça fait partie quand même du problème. – Par exemple, la question de la gestion des appels. Comment est-ce qu'on fait pour que cette gestion des appels n'amène pas à faire travailler les pompiers sur tout un tas de sujets qui ensuite épuisent leurs ressources, les ressources humaines et les autres ressources. – Ils tombent des appels quand on a fait le 18, c'est ça ? – Bien sûr, la gestion des appels de secours. Pour faire en sorte, vous savez, je suis allé il y a quelques mois dans un département où la gestion des appels était unifiée pour permettre un tribu coup plus rapide entre ce qui relève des pompiers et ce qui ne relève pas des pompiers. Il y a des sujets de ce type qui méritent d'être abordés. Donc c'est un dialogue pas simplement demain, mais un dialogue continu qui va se poursuivre avec les pompiers et avec leurs représentants. – Ça veut dire que malgré la polémique sur les Canadaires, malgré la polémique sur le manque de moyens, vous assumez aujourd'hui de dire que les secours, les pompiers et la sécurité civile aujourd'hui a assez de moyens en France pour lutter contre les incendies ? j'assume de dire qu'on peut toujours rajouter des moyens et personne n'en dit ce qu'on vient, mais j'ajoute que nous assumons aussi le fait d'avoir doublé le nombre de moyens aériens, d'avoir mis plusieurs centaines de camions supplémentaires sur le terrain et nous assumons d'avoir mis en oeuvre ces moyens dans une forme de bonne gestion. Vous savez, sur le nombre de Canadiens, pour reprendre cet exemple, nous avons 12 Canadiens de cette génération. De cette génération, il y en a 90 seulement dans le monde entier. Et vous vous promettez de les renouveler entièrement en 2022, finalement il n'y en a que quatre de commandés. Mais vous voyez que 12 sur 90 dans le monde, ça veut dire que la France est en pointe. Et si vous regardez bien les chiffres dans tous les pays, y compris les pays européens, qui sont vraiment à la pointe du combat contre le feu, je pense en particulier à l'Espagne ou ce type de pays, vous verrez que la France arrive à éteindre beaucoup plus vite les incendies et qu'il y a beaucoup moins d'hectares brûlés par incendie en France que dans d'autres pays, pourquoi ? Parce que nous avons beaucoup de moyens et aussi parce que nos pompiers ont une technicité, ont une expérience, ont une capacité à se projeter pour intervenir rapidement et avec efficacité et c'est tout ce savoir-faire qui a à mettre à l'actif de nous tromper. – Je vous dirais qu'on a quand même besoin de l'aide de nos voisins européens pour venir à bout de l'un de ces conditions. – Bien sûr, mais la solidarité européenne souvent, c'est nous qui y contribuons. Il est tout à fait logique et normal que lorsque nous sommes en difficulté face à des événements climatiques exceptionnels, parce que je rappelle qu'il faisait en France beaucoup plus chaud que parfois dans d'autres pays européens où la température est souvent plus élevée. Bien, il est normal que ces mécanismes de solidarité européenne puissent jouer aussi en notre faveur. – Le premier ministre Sébastien Lecornu, il sera justement en gire en lundi prochain accompagné de Laurent Moniaise, le ministre de l'Intérieur. Il doit lancer une mission de pilotage pour la reconstruction des zones sinistrées. Il a proposé aussi une nouvelle mission parlementaire à sept parlementaires pour faire des propositions d'ici au 21 septembre, donc là il sera aussi question de moyens, est-ce qu'il faut plus de moyens, est-ce qu'il faut des nouveaux Canadiens ? Moi j'ai une question à vous poser aussi qui va payer le coût de ces graves incendies de l'été, est-ce que ça serait inscrit dans le budget 2027 qui va être débattu à partir de l'automne ? Bon d'abord la mission lancée par Sébastien Lecornu, le premier ministre, à la fois à reconstruction et adaptation des territoires, parce qu'il ne s'agit pas simplement de reconstruire comme avant, comme si rien ne s'était passé, et donc c'est aussi cette mission d'adaptation des territoires qui est lancée par le Premier ministre pour faire en sorte que tout le monde réfléchisse avant de reconstruire. Deuxièmement sur les coûts, les coûts, il y a des mécanismes assuranciels qui évidemment rentrent en oeuvre, mais c'est vrai que le gouvernement a mis et mettra des moyens pour accompagner cette reconstruction pour faire en sorte que les territoires... Les assurances ne veulent plus payer, j'en dis d'héberger. Les assurances sont là pour payer ce qui est couvert par leur responsabilité. Là encore, c'est à moyen constance que vous annoncez ce matin la gestion de l'adaptation du territoire. Il ne faut pas tout confondre. Il y a le système assurantiel qui est là pour couvrir. Et je rappelle qu'il y a des cotisations d'assurance qui sont payées par les Françaises et par les Français par les entreprises, par les collectivités pour faire face à un certain nombre de risques lorsque ces risques sont couverts par les assurances, les assurances paient. Au-delà, il y a les questions de reconstruction et d'adaptation des territoires. Et là aussi, la France met des moyens pour accompagner les territoires qui en ont besoin dans cette mutation. Mais là, est-ce qu'il va falloir une ligne dans le budget ? Et dans tous les budgets à venir, puisque des incendies, on va certainement revivre l'été prochain, des inondations, on va peut-être en vivre l'hiver prochain. est-ce qu'il va falloir dédier l'in spécifique au budget ? – Et vous savez, c'est déjà le cas quand vous regardez l'évolution des budgets pour la transition écologique dans notre pays. Ces moyens ont été considérablement accru ces dernières années. C'est des budgets qui sont parmi ceux qui ont le plus progressé. Mais vous le savez aussi, nous sommes dans un cadre budgétaire qui est un cadre budgétaire contraint. Et nous verrons à l'automne comment les différentes formations politiques représentées au Parlement entendent accompagner le gouvernement pour la maîtrise de ces enjeux budgétaires. – Birgé, je rappelle que vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Je vous propose d'écouter Alma Dufour, la députée insoumise. Elle avait une proposition hier, elle était à votre place dans le 830 de France Info. – La simple redistribution taxation des plus riches et redistributions ne suffira pas à mettre les 60 milliards supplémentaires. Si on est élu, on va être obligé de négocier à Bruxelles et avec l'Allemagne, en fait, pour desserrer cet étoil et ce carcan des 3% de déficits et de l'endettement parce qu'il n'y a aucune manière de financer l'adaptation au changement climatique si on ne change pas de règles financières. – Elle veut mettre 60 milliards d'euros supplémentaires pour lutter contre les incendies, pour lutter contre le réchauffement climatique également. Est-ce qu'il faut desserrer les taux que Bruxelles nous impose pour réduire le déficit ? – En tout cas, je crois que la démagogie financière fait partie des armes de la France Insoumise et je pense qu'il faut que les Françaises et les Français ouvrent grand les yeux et les oreilles sur ce qu'il aurait proposé par Jean-Luc Mélenchon et par ses amis. J'ai entendu Jean-Luc Mélenchon expliquer un grand renfort de moulinés de bras, qu'il n'y avait pas besoin de rembourser la dette et qu'il fallait aller dans les banques centrales pour brûler purement et simplement les titres, si c'est avec ce type de solution magique que la France a soumise en tant gouverner la France, je pense que c'est un danger qui est un danger particulièrement grave et je pense que les françaises et les français sont armés heureusement pour ne pas céder à ce type de démagogie. Et Jean Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, notre invité jusqu'à 9 heures. Monsieur Berger, 60, 18 départements, vigilance orange canicule aujourd'hui, 82 mains, c'est le cinquième épisode de canicule de cet été. Que dites-vous ce matin à tous les Français qui vivent dans des passoires thermiques, que le gouvernement a un peu tardé mais qui va s'y mettre ? Non, je pense que le gouvernement a fait en sorte et les gouvernements précédents je pense que le gouvernement a fait en sorte et les gouvernements précédents d'adapter plus d'un million de logements du point de vue thermique et qu'il faut aller évidemment bien d'au-delà et continuer à accélérer. C'est ce que Vincent Jean-Bruin et toute l'équipe gouvernementale de Sébastien Le Cornu s'emploient activement à faire. Mais c'est vrai que nous avons plusieurs dizaines d'années à rattraper en matière de rénovation des logements. Les actes d'adaptation des logements, l'acte de démolir aussi les logements qui doivent l'être, tout ça, évidemment, est toujours sur la table. Mais toutes les politiques en rue, toutes les politiques de rénovation des logements et de rénovation tenues, elles sont à l'heure. Le dispositif, la prime renauf, par exemple, qui était plus ou moins menacé, va être maintenu ? Vous savez, il n'y a pas qu'un seul dispositif. Il n'y a pas que ma prime renauf. raison de souligner ma prime renauve a particulièrement contribué aussi à la rénovation des logements, mais il y a encore une fois tous les autres dispositifs, les dispositifs de démolition de reconstruction, les dispositifs d'adaptation climatique, les dispositifs de rénovation au-delà de ma prime renauve. Et donc tout ce travail qui est fait... Le févère dont le budget a été divisé par 3 entre 2024 et 2026, est-ce qu'on n'a pas pris du retard ? Je pense qu'il faut bien remettre les choses en perspective. Jamais autant de choses n'ont été faites dans notre pays que depuis ces 10 dernières en matière de transition écologique, qu'on n'avait pas fait assez, qu'on avait dix ans de retard, vous venez de le dire. Ah non, non, je pense qu'il y a des décennies de retards à rattraper et que ça n'est pas en dix ans qu'on rattrape plusieurs décennies de retard à l'échelle des enjeux de l'urbanisme. Vous savez, moi j'ai été mère pendant dix ans, j'ai vu à quel point c'était difficile déjà de transformer une ville, une ville que j'ai fait beaucoup bouger mais qui mérite encore... Vous étiez le maire de Clamard dans les Hauts-de-Seine ? dans les Hauts-de-Seine. Et donc malgré toute l'énergie qu'on peut déployer entre le gouvernement et les maires, des erreurs d'urbanisme pendant 50 ou 60 ans, elles ne se rattrapent pas en une année. Donc c'est la faute aux gouvernements qui ont précédé ? Je crois que les Français, ils se fichent pas mal de savoir les responsabilités qui sont celles de ceux qui nous ont précédés. Ce qu'ils attendent de nous, c'est qu'on soit en action pour régler les problèmes et c'est exactement ce que nous faisons. On a quand même eu l'impression, pardonnez-moi, mais de précipitation des plus juillet, quand le gouvernement a annoncé en toute vitesse qu'il allait distribuer des climatiseurs pour les hôpitaux ou pour les EHPAD. Vous savez, je... Vous ne pouvez pas s'en tisser. Là, encore une fois, je l'ai vu aussi en tant que maire, ces sujets de climatisation sont des sujets qui sont quand même relativement nouveaux. Vous savez, quand on va dans les conseils d'école, quand on va dans les conseils d'administration des entreprises, quand on va dans toutes les organisations de France, Il y a des sujets qui sont mis à l'ordre de jour, il y a des sujets qui sont mis sur la table. J'observe que celui-ci est un sujet relativement nouveau. Mais le gouvernement pouvait l'impulser. Et ça fait 30 ans que les climatisateurs la disent « on va avoir besoin de climatisation en moment de l'année ». Dans la ville dont je m'occupe, on a mis en place 100% de filtres UV dans les écoles. On est en train de terminer les dernières scoles. Mais ça fait plusieurs années déjà qu'on avait anticipé. Ensuite, les collectivités, elles sont comme le pays, Elles sont soumis à des tensions extrêmement fortes, d'un point de vue budgétaire, et donc chacun est amené à faire des choix comme les Français sont amenés à en faire, parce que j'observe que le niveau d'équipement des Françaises est des Français, il n'est pas très élevé non plus. Donc j'imagine que tous ceux qui ont entendu les climatologues dans le pays ont aussi été amenés à faire des choix, et chacun aujourd'hui s'équipe, que ce soit les particuliers, l'État, les collectivités, les autres organisations et les entreprises, et donc c'est des enjeux qui se développent. Et puis on va voir le niveau d'équipement monté au fur et à mesure. – Jean-Dier Bergé, la France est également touchée par un épisode de sécheresse historique, près de 70% du territoire désormais soumis à des restrictions d'usage d'eau. Qu'est-ce qu'on fait pour les agriculteurs dont certains ont perdu la totalité de leur récolche, je pense notamment, aux producteurs d'artichaut ? D'abord je pense que les agriculteurs font un travail exceptionnel dans notre pays et si nous avons la chance de pouvoir bien manger, c'est à eux que nous le devons. Qu'est-ce qu'on fait pour eux ? Donc il faut les soutenir. C'est ce que fait Annie Genvaar et c'est ce que font l'ensemble des ministres de la ministre de l'Agriculture et l'ensemble des ministres de Sébastien Le Cornu. Et pas simplement dans cette période de crise, mais depuis longtemps pour affronter les différentes crises parce que vous parlez de cette crise de l'eau. Mais il y a eu d'autres crises, notamment des crises sanitaires qui ont touché les agriculteurs. Et donc ces crises à répétition, elles ont affaiblisé les agriculteurs. Donc des aides, des aides qui rentrent dans le cadre des réglementations en vigueur parce que... Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEAL, le principal syndicat agricole, il parle de milliards d'euros d'aides qui pourraient se chiffrer en milliards d'euros. Oui, bien sûr. Mais vous voyez que dans notre pays, on a abordé ensemble déjà plusieurs sujets ce matin. Et à chaque fois, cette question des milliards d'euros, des dizaines de milliards d'euros soulevés par la représentante de la France Insoumise, dans tous les sujets, on nous parle uniquement d'argent. Donc bien sûr, l'argent, c'est important, mais il n'y a pas que l'argent. Il y a aussi les réformes structurelles qui nous permettent de faire avancer le pays. C'est ce que s'emploie à faire ce gouvernement. Et puis, pour avoir des milliards, il faut se dégager des marges de manœuvre. Et donc, il faut être capable de faire des réformes, de faire des économies. Je vois que nous, nous les proposons, et je vois que ceux qui voudraient bien être à notre place ne les proposent pas. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les agriculteurs, on ne leur donne pas d'aide ? Ça veut dire que les agriculteurs, nous leur donnons et nous continuerons à les aider. Mais ce sera pas des milliards, c'est ce que vous nous dites. Nous continuons, comme nous avons fait déjà depuis ces derniers mois, à les aider et nous continuerons à le faire. Et pour pouvoir continuer à le faire, il faut continuer à faire une bonne gestion dans tout le reste du pays se dégager les marges de manœuvres nécessaires et si les Françaises et les Français veulent qu'on puisse continuer à aider les agriculteurs, à aider ceux qui méritent de lettres, il faut aussi qu'ils soient capables d'entendre qu'on ne peut pas rester figés et que nous devons bouger pour retrouver des marges de manœuvres dans ce pays. Jean-Dizzie Berger, je rappelle que vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur et Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, a adressé à à son collègue et à votre collègue Laurent Nouniès, une lettre qui a exposé les travaux menés par les parquets après la vague d'indignation qui a suivi la mort de la petite Liana dans le GERS. C'est un document 12 pages qui établit toute une liste de défaillances dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants. C'est une lettre assez critique. Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a un vrai problème de moyens dans les services de police, qu'il y a eu des négligences ? D'abord, je regrette que ce document provisoire ait été rendu public parce que finalement, ne rend pas compte de la démarche, qui est une démarche de moyen long terme, une démarche réitérative, une démarche contradictoire entre les services de la police et les services de la justice qui travaillent ensemble, à la demande de Sébastien Le Corneux du président de la République, pour établir la liste de tout ce qui mérite encore d'être amélioré. Parce que par les moyens, le budget de la justice, il a augmenté de 50% ces dernières années. C'est considérable. On a remis 10 000 policiers et gendarmes sur le terrain. le Premier ministre Sébastien Le Corneux a annoncé 700 enquêteurs supplémentaires dans les plans d'investigation. Donc ce n'est pas un problème de moyens pour le Diverge, c'est des négligences. Je pense que les Français et les Français comprennent que, au-delà des questions de moyens, qu'on peut toujours continuer à améliorer, mais qu'on a beaucoup amélioré, il y a ces questions structurelles. Et dans ces éléments, il y a les questions informatiques, il y a les questions procédurales, Il y a les moyens techniques qui sont mis à la disposition des policiers et des agents du ministère de la justice. Donc les Français sont bien compris qu'il y avait beaucoup de problèmes et des problèmes très lourds, des problèmes qu'on a commencé à régler et qu'il faut continuer à régler. Et encore une fois, ça n'est pas... – Ce ne sont pas des problèmes informatiques, l'agent dédié... – Si, je pense que si vous avez lu ce rapport comme moi, je l'élu. Il y a notamment des sujets informatiques qui sont des sujets très importants. Mais il y avait aussi des implications très importantes sur le concret. Des histoires de dossiers non traités, par exemple, 1200 dossiers non traités animes, 905 à camp, des dossiers qui n'ont pas été transmis à la justice par les services de police. Donc il y a ces sujets de transmission, il y a ces sujets informatiques, il y a ces sujets procédures, le tout c'est de comprendre comment est-ce qu'entre un dépôt de plainte et finalement la condamnation à terme d'un coupable, comment est-ce que ce processus doit se mener à bien. Et vous savez on est dans un contexte qui est un contexte extrêmement difficile où il y a fort heureusement une libération de la parole et en même temps une augmentation du nombre d'actes de violences sexistes et sexuelles. Et donc c'est cette combinaison des deux éléments qui fait qu'il y a énormément d'affaires à traiter. Mais ces problèmes informatiques, on a l'impression que Gérald Darmanin il les découvre alors qu'il est au ministère de l'Intérieur. Non, il ne découvre pas, je vais vous dire. Moi-même j'étais en tant que député rapporteur du budget de la justice et donc le garde des sceaux et son prédécesseur savent bien qu'il y a ces sujets et nous aussi, non, bien sûr que non, il y a beaucoup de choses qui ont été faites, mais encore une fois, on parle de problèmes structurels qui sont des problèmes très importants et donc ce travail qui est mené entre le ministère de la Justice et le ministère de l'Intérieur, il est là pour accélérer les règlements de ces sujets, pour regarder, vérifier qu'il n'y a pas d'angle mort et que tout est bien sur la table et de faire le point en toute transparence. Et c'est quand même assez inédit dans notre pays qu'on ait une telle revue de détails pour regarder par qu'est, par par qu'est. Comment est-ce que les choses fonctionnent ? On est là des pays avec le plus faible taux de procureurs par rapport au niveau européen. Oui, c'est pour ça que les moyens de la justice sont encore une fois augmentés de 50%. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de pays en Europe pour qu'on fait augmenter de 50% le budget de la justice. Je pense que cette augmentation, elle est sans précédent dans notre pays et à tous ceux qui, dans nos oppositions, critiquent les moyens de la justice, alors qu'ils ont eux-mêmes exercé des responsabilités... Vous pensez à qui ? Je pense en particulier à la gauche, lorsque j'entends les représentants de la France Insoumise ou leurs alliés qui ont exercé des responsabilités, il ne faut pas l'oublier dans notre pays, nous dire que ça n'est pas assez. Mais pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Avant nous, c'est ça aussi la question qui l'aurait posée ? – Jean-Dizier Berger, on n'a plus le temps pour une dernière question. Alors il est l'heure pour moi de vous remercier d'avoir été l'invité de France Info et du 8 30 France Info ce matin. Je vous souhaite une bonne journée et je rappelle tout de même que vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
La source — radio_franceinfo · nº ea952390-8681-4aa7-8e77-655f89a22ecf
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/eclipse-solaire-dereglement-climatique-pompiers-le-8h30-franceinfo-de-jean-didier-berger_8070341.html
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