Dérèglement climatique, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Othman Nasrou
Bonjour Rotman Nasserou. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes le secrétaire général du Parti des Républicains, ancien secrétaire d'État chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations. Vous êtes aussi l'un des principaux soutiens de Bruno Rotaio, candidat à la présidentielle, et on entre donc à partir d'aujourd'hui dans une cinquième vague de chaleur. Bruno Rotaio au pouvoir, c'est quelle mesure pour lutter contre le dérèglement climatique ? C'est en réalité le seul véritable chemin pour s'adapter à ce changement climatique qui est aujourd'hui une réalité, on le voit bien, un chemin qui soit réaliste pragmatique qui ne soit pas punitif. Parce qu'aujourd'hui, je constate que depuis des années, nous sommes enfermés dans le débat public avec une écologie guide politique qui est en réalité une simple idéologie qui nous a mené dans le mur. Je pense par exemple au nucléaire. On voit aujourd'hui combien l'électricité, l'électrification de nos usages est un sujet essentiel pour la décarbonation. Qu'est-ce qu'est la famille politique la seule à avoir constamment défendu le nucléaire ? C'est la droite. Ce sont les républicains, et donc Bruno Retailloux veut remettre, évidemment, le nucléaire au cœur de notre politique énergétique, ça veut dire bien sûr s'adapter au changement climatique, mais par une écologie de progrès. Sans les éoliennes, simplement sur le nucléaire. Sur les éoliennes, sur les énergies renouvelables, il ne sert à rien aujourd'hui de les subventionner massivement, ça fait augmenter le prix de l'électricité pour nos concitoyens, il faut l'entendre, alors que, eh bien, nous n'avons pas besoin que ce soit l'argent public qui porte les énergies renouvelables, il peut y en avoir, mais la politique énergétique essentielle, c'est le nucléaire, et c'est l'hydroélectricité également. Les énergies renouvelables sont une part non négligeable du mix énergétique aujourd'hui en France ? Le problème, c'est qu'on a voulu faire des énergies renouvelables au détriment du nucléaire. Je vous rappelle qu'il y a eu la fermeture de Fessenheim, c'était au début du quinquennat d'Emmanuel Macron avec d'ailleurs Édouard Philippe qui a aussi signé le décret de fermeture de Fessenheim. Il y a eu également la fermeture programmée de 12 réacteurs nucléaires. On a s'abordé la filière nucléaire parce qu'on a cédé au chantage de ceux qui se disent écologistes. Moi, je vous dis, il y a un autre chemin de progrès, d'investissement. Oui, il faut débroussailler les forêts. Oui, il faut des réserves d'eau, parce que quand il pleut beaucoup l'hiver et qu'il y a de la sécheresse en été, c'est intelligent de stocker l'eau. Oui, il faut investir, je l'ai dit sur notre nucléaire, qui nous donne un atout compétitif majeur au moment où on a besoin d'électricité. Mais il faut arrêter l'idéologie, il faut arrêter la punition qu'on inflige aux Français et qui ne mène à rien en réalité en matière climatique. Ça vous inquiète, votre manassero, le réchauffement climatique ? Bien sûr, c'est une réalité et il faut qu'à la fois on essaie de la ténuer, je l'ai dit, décarboner notre économie, nous avons des atouts pour cela en France et puis il faut aussi s'adapter parce que malheureusement nous allons vivre dans un monde où il fera de plus en plus chaud. 3 millions de Français se disent éco-anxieux, c'est 1 million de plus qu'il y a 2 ans. Écoutez Marie, elle a 28 ans, elle est avocate à Paris. On se rend compte que d'année en année, c'est de pire en pire. Moi j'ai carrément perdu espoir, je ne sais pas comment les choses peuvent bouger et en fait c'est ça qui rends que je n'ai absolument pas envie de mettre sur des petits êtres qui vont devoir réguler leur corps sur des températures qui sont juste pas supportables humainement parlant. Anxieuse Marie, au point de ne pas vouloir d'enfant, c'est de plus en plus fréquent, qu'est-ce que ça vous inspire ? Je pense le contraire, je pense que si l'homme est une partie du problème, l'homme est aussi une partie de la solution et qu'on a montré dans l'histoire de l'humanité notre capacité aussi à trouver des solutions. Et des solutions, il y en a, je viens de vous le dire, nous avons déjà en France électricité quasiment la plus décarbonée au monde. Donc aujourd'hui, ce changement climatique, la part de la France dans ce changement climatique, elle est très faible et nous devons continuer à donner l'exemple. Mais il faut s'adapter et nous pouvons avoir des enfants, on en a besoin, pour porter précisément l'avenir de notre pays. Et je le rappelle là aussi, regardez tout ce qui se passe dans les communes, dans les territoires où vous avez des élus souvent de droite qui font de l'écologie de manière pragmatique, qui investissent. Enfin, en Île-de-France, par exemple, avec la région, nous sommes en train de rénover quasiment tout nos lycées. Nous portons le plus grand plan d'investissement des lycées, avec bien sûr des lycées qui étaient parfois des passoires thermiques. et aujourd'hui qui sont isolés, qui sont de haute qualité environnementale. Mais comment on s'adapte sans contrainte, et notamment sans contrainte budgétaire ? Réadapter les lycées comme vous le dites en Île-de-France, ça coûte cher. Mais c'est pour cela qu'il faut en parallèle de cette adaptation au changement climatique une vraie politique de libération des énergies, une politique où moi j'assume le terme de croissance, une politique où on est fiers de nos entreprises et de nos entrepreneurs. Notre drame c'est qu'en même temps que nous devons faire face à des défis immenses, nouveaux, nous avons paupérisé notre pays comme jamais, Nous avons oublié que la richesse avant de la distribuer, il fallait d'abord la créer. Et aujourd'hui, nous avons effectivement une situation budgétaire qui est extrêmement difficile. Nous allons peut-être en parler parce que... Et vous assumez de faire le climat l'une de vos priorités ? Oui, mais à condition de le faire encore une fois, d'une manière qui soit utile au français, pas qu'il les punisse. Et pendant des années, on s'est trompé de chemin. Quand on a voulu arrêter tout projet d'infrastructure, quand on a voulu arrêter tout développement économique d'un certain nombre de territoires, on s'est trompé alors qu'en réalité, on peut très bien faire le développement économique et faire l'adaptation au changement climatique, c'est même par des projets d'investissement qu'on s'adapte le mieux au changement climatique, on le voit en ce moment avec tout ce qui se passe, et je vous ai donné un certain nombre d'exemples, quand on parle de bouilloir thermique, il faut porter une politique pas simplement d'isolement des logements face à l'hiver, mais aussi évidemment de la capacité de pouvoir climatiser, climatiser parce qu'on en a aussi besoin. Mais est-ce qu'on arrive à la neutralité carbone en 2050 avec votre programme ? Je rappelle l'objectif de l'accord de Paris. de l'accord de Paris. Je vous rappelle que avec notre énergie nucléaire, précisément, nous sommes l'un des rares pays au monde qui peut se rapprocher le plus possible de la neutralité carbone et nous sommes déjà particulièrement exemplaires. Ce qui me préoccupe, c'est notre capacité à convaincre d'autres pays à suivre le même chemin. Et aujourd'hui, il ne faut pas faire croire aux Français que c'est ce qui se passe en France qui provoque ces feux de forêt et cette canicule. C'est une donne mondiale. Et nous, nous sommes déjà particulièrement vertueux. Donc il faut qu'on arrête de mettre des boulets au pied de nos producteurs, de nos chefs d'entreprise, parce que c'est pas précisément de la croissance, de l'investissement et du progrès que nous allons nous sortir de cette crise environnementale. Vous avez aussi parlé de climatisation. Autre Madenas Rousse, ça ressemble beaucoup au programme du rassemblement national. Je ne crois pas que le rassemblement national est inventé et la climatisation. Ils ont un grand plan climatisation. Ecoutez, le rassemblement national a à peu près dit tout et n'importe quoi sur ce sujet. Il y a quelques années, il n'hésitez pas à s'afficher comme quasiment climatoceptique. En tout cas, ils avaient beaucoup de scrupules sur ce sujet-là. Moi, je ne partage pas avec eux leurs projets. On a des divergences énormes. – Vous avez beaucoup de points communs dans votre projet sur le climat. – Je ne crois pas. Je pense que le Rassemble National a dit tout et son contraire. Donc à un moment ou un autre, vous avez l'impression qu'ils disent la même chose. Mais je vous le rappelle, sur l'énergie nucléaire, Marine Le Pen disait en 2017, disait que c'était dangereux, que l'énergie nucléaire était dangereuse. Donc moi, je veux bien croire que maintenant ils sont pronucléaires. Mais enfin, à l'époque, nous étions les seuls, à essayer de tenir tête à ce mouvement de l'opinion également, mais aussi d'un certain nombre d'activistes qui voulaient en finir avec le nucléaire. C'était une erreur majeure que nous allons payer encore pendant des années. Donc voilà, je vous rappelle que là aussi nous avons de grandes divergences avec le Rassemblement national. Donc voilà, maintenant la climatisation, c'est une réalité. Elles sauvent des vies. On en a besoin dans un certain nombre de lieux. Partout, hôpitaux, crèches, écoles. Mais on ne va pas laisser des malades à l'hôpital, dans la canicule, nos personnes à vie dans les pales. J'ai climatisé quel type suffire de l'hôpitalisant. La climatisation sauve des vies aujourd'hui. Donc là où il y en a besoin, il faut pouvoir le faire. Et encore une fois, nous avons la capacité de le faire grâce à notre électricité. Et je regrette là aussi les propos de la ministre Barbut qui a eu cette phrase sur ma question qui était extrêmement mal comprise, tout comme d'ailleurs sa non-démission a été mal comprise. Je crois que c'est un spectacle qui n'honore pas la politique et je crois qu'il faut qu'on soit pragmatique. – Otman Nasrou, il y a eu aussi un méga feu en Gironde qui a marqué les esprits fin juillet, plus de 40 000 hectares brûlés, mais il y a encore des hectares qui brûlent au moment où on se parle ce matin, notamment lozer ou dans la drôme. Comment selon vous est-ce que le randonniez, le ministre de l'Intérieur, a géré cette crise autour des incendies cet été ? Moi je ne veux pas faire de politiciènes sur ce sujet-là. Tout le monde a été très mobilisé, je pense notamment à nos sapeurs-pompiers, dont plusieurs dizaines ont été blessés, il y a eu des décès dans leur rang également. Donc je veux leur rendre hommage, et puis à tous ceux qui ont été évacués ou qui ont perdu leur maison, c'est arrivé dans des circonstances absolument terribles. Est-ce que nous sommes suffisamment préparés à cette situation-là ? Évidemment non, la menace a changé. Aujourd'hui, nous avons des grands feux qui ne connaissaient pas il y a quelques années. Donc il faut qu'on s'adapte et je vous ai donné des exemples. Pendant des années, les écologistes refusaient le débroussayage. Alors le débroussayage nous permet de mieux lutter. Certaines associations écologiques, effectivement. Certaines associations écologiques refusaient, eh bien qu'on puisse entretenir nos forêts. Nous en avons besoin. Nos agriculteurs jouent un rôle majeur dans la préservation de l'environnement et dans l'aménagement de notre territoire. Il faut là aussi travailler main dans la main avec eux, donc il faut qu'on soit beaucoup plus pragmatique. Et puis je note qu'il y a des choses qui ont fonctionné, il faut aussi le dire, là aussi je rends hommage à nos forces de sécurité. Je pense à l'évacuation qui s'est bien passée, quand même une évacuation de plus de 220 000 personnes. On n'avait jamais connu ça et ça s'est été bien organisé, donc les services de l'État de ce point de vue-là ont été au rendez-vous. Maintenant il faut s'adapter à cette menace. Et oui, il faut investir davantage, y compris dans les équipements. Bruno Retaille au ministre de l'Intérieur avait inscrit au budget avait obtenu l'inscription budget de deux canadaires supplémentaires qui vont arriver malheureusement dans quelques années puisque c'est des commandes qui auraient dû être faites avant, mais nous sommes là aussi en train de s'équiper. – Par Gabriel Attal, à l'époque où bonheur Otaïo était ministre de l'Intérieur, est-ce qu'il faut un ministre qui gère la sécurité civile ? Autre Madness Roux, c'est ce que proposé hier sur France Info Stéphane, Laissière Mesba, déléguée syndicale Suds-Dies de Lyon. – Et la vérité, c'est que le ministère de l'Intérieur ne peut pas gérer les sapeurs pompiers. Il faut un vrai ministre qui gère la sécurité civile en France. Monsieur Nunes, c'est le premier flic de France. Ça, il n'y a aucun problème, mais on ne peut pas dire que c'est le premier sapeur-pompier de France, en fait. Donc là, il y a un problème, ce n'est pas de sa faute à lui, mais il ne peut pas gérer. Un coup d'immigration, un coup les violences, un coup les attentats, un coup les pompiers. Enfin, un moment donné, on vous a dit qu'on n'était pas des héros, et lui, ce n'est pas un héros non plus, en fait. – Alors, vous étiez secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur au moment il y a encore deux ans. Donc, est-ce que c'est une bonne idée de créer un nouveau ministère pour la sécurité civile ? – Je ne crois pas que la solution, à chaque fois qu'on a un problème à traiter, ce soit de créer un ministère dédié, sinon on ne va pas s'en sortir. Nous avons eu, et nous avons mené ces travaux au ministère de l'Intérieur, quand j'y étais avec Bruno Retaillot, le Beauvau de la Sécurité civile, nous avons poursuivi les travaux, et donc qui a rendu ses conclusions. Aujourd'hui, il y a bien des propositions qui sont sur la table. Mais elles n'ont jamais été votées, elles ne sont jamais arrivées au Parlement. Nous demandons, mais je le regrette, et nous demandons au gouvernement de les inscrire aujourd'hui à l'ordre du jour du débat parlementaire, parce qu'il y a des sujets sur le statut des sapeurs-pompiers. Vos auditeurs ne le savent peut-être pas, mais nous avons aujourd'hui 80% de nos sapeurs-pompiers qui sont des volontaires. Et donc nous avons besoin de voir leur statut, leur condition de travail, leur relation avec leurs employeurs. C'est une des mesures parmi d'autres, notre doctrine aussi. Donc il y a beaucoup de choses à réorganiser le financement. On en parlait qui est aujourd'hui porté beaucoup par les départements, qui sont examens sur le plan financier. Et donc nous avons beaucoup de propositions que nous avons mises sur la table grâce à ces travaux. Et j'espère que ces travaux vont se traduire dans une loi, mais je ne crois pas que le sujet ce soit de créer un nouveau ministère. Et ce rapport aussi, il proposait de mobiliser de nouvelles ressources en faisant participer davantage les compagnies d'assurance, vous êtes pour ? Moi je crois que la solution dans le pays, ça ne peut pas être systématiquement d'aller chercher l'argent ou dans la poche du contribuable, ou chez les assureurs, chez les mutuelles, à chaque fois qu'on a des déficits. Et la réalité c'est que si on a des déficits, c'est parce qu'on dépense mal. Quand dans le pays, quel record du monde est prélément obligatoire, je ne vais pas vous répondre, qu'il faut aller chercher encore plus de recettes, je vais vous répondre qu'il faut faire des économies. Là aussi, c'est un point commun que vous avez avec le Rassemblement national qui a voté contre l'augmentation de la taxe sur les insurances pour financer les 10. Et rappelez-moi, c'est le même Rassemblement national qui est opposé par exemple à la réforme d'ertrait. C'est le même Rassemblement national qui est opposé à la réforme de l'assurance-chômage. Donc on n'augmente pas la taxe sur les assurances ? Non mais je vous dis simplement que le sujet dans notre pays aujourd'hui, c'est d'arrêter d'avoir le réflexe de la taxe, il faut avoir le réflexe maintenant de l'économie. Et si nous ne le maîtrisons pas mieux la dépense publique alors qu'il y a du du gâchis, du gaspillage, à tous les étages, des doublons partout, de la bureaucracie, on n'en peut plus. Si on ne fait pas ce travail là, eh bien nous continuons à pauvrir le pays parce qu'on prélève toujours plus de la richesse nationale, et on la dépense mal, donc il faut dépenser mieux. Le pays qui dépense le plus au monde, on devrait être en capacité d'investir davantage sur notre sécurité civile sans augmenter, sans avoir le réflexe d'augmentation des impôts. C'est cela que je vous dis et c'est en tout cas la ligne que nous portons avec Bruno Le 8.30, France Info, Pierrick Bonneau, Solène Cressan. Aïe, Autemann Nasserou, secrétaire général du Parti des Républicains, notre invité ce matin dans le 8.30, Autemann Nasserou, dans le journal Le Filiaro, ce matin, François Bayrou, d'y souhaiter une grande primaire, entre dit-il, tous ceux qui rejettent les extrêmes. Hier, dans les colonnes du Gildé, c'était le maire de Cannes, un ancien LR, David Lisner, qui exigeait également une grande primaire de la droite pour tous ceux qui ne se reconnaîtraient pas, ni dans la gauche, ni dans l'Assemblement national, pour Bruno Rotaio, cette idée de primaire ? Ce n'est pas d'être pour au contre une idée de primaire. Nous, nous avons eu des procédures, nous avons des adhérents qui ont choisi une très large majorité d'investir Bruno Rotaio comme leur candidat naturel. Mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est qu'il y a autant de formats de primaire que de propositions de primaire. Moi, je ne sais pas, entre ceux qui veulent une petite, une moyenne, une grande primaire. Une fois qu'on a dit cela, personne n'est d'accord sur le périmètre, personne n'est d'accord sur les participants. Donc moi, je veux bien que chacun défendre son projet de primaire. Il y a un mouvement quand même, il y a plusieurs appels, vous les entendez ? Mais le mouvement, il est simplement parce que personne ne veut d'un second tour qui oppose le rassemblement national à la France Insoumise. Ça, j'en fais partie. Mais une fois qu'on a dit cela, le vrai sujet, c'est comment on y arrive et moi je crois que le pays a besoin d'un projet de rupture. Je crois que ceux qui pensent qu'on va simplement se mettre d'accord sur un candidat uni qui ça va permettre de sortir le pays de difficultés et de second tours, eh bien je pense qu'on n'a rien compris. Je rappelle d'ailleurs qu'il faudra qu'il y ait une majorité. L'an prochain, je l'espère à l'ensemble national, sinon nous allons continuer à nous enfoncer dans les difficultés de tout le monde à l'air de l'oublier. Il n'y aura pas de majorité, s'il n'y a pas de projet, s'il n'y a pas d'élan, si c'est simplement l'arithmétique avec le plus petit dénominateur. C'est une chose, mais comment est-ce qu'on départage les candidats de centre et de droite aujourd'hui ? Écoutez, moi je vous le dis clairement, je pense que les Français ne veulent pas la continuité. Je pense qu'ils veulent un vrai changement, une vraie rupture. Et je pense que le saut dans l'inconnu qui représente le rassemblement national, la démagogie du rassemblement national aujourd'hui, est à combattre. Et donc je pense que ce que nous portons à Bruno Retailloux, c'est la bonne ligne politique. Mais ce que dit François Bayrou aujourd'hui ne le règle pas non plus, puisque lui il veut d'ailleurs, si j'ai bien compris, une primaire avec une partie de la gauche. Bah écoutez, ça, honnêtement, si vous croyez qu'on va sortir... Il parle de la gauche jusqu'au gauliste, ce sont ses mots. Il y a beaucoup de respect pour François Bayrou, mais ceux qui pensent qu'on va réussir à sauver le pays, avec un accord, avec la gauche, avec laquelle on a énormément de divergences, je vous parle depuis tout à l'heure, de maîtrise de la dépense publique, on pourrait parler des sujets régaliens aussi d'une somme d'accord sur pas grand chose, du respect pour la gauche républicaine, j'en ai moins pour la France insoumise, mais aujourd'hui, on ne peut pas se mettre d'accord sur un candidat commun, donc ça n'a pas de sens. Il y a quand même des discussions entre Bruno Rotaillot, Édouard Philippe, Gabriel Attal. Il y a du respect, et ce n'est pas une histoire de personne. Il y a des relations qui sont apaisées avec les uns et les autres, mais nous avons des divergences profondes. Je ne sais pas de négociations entre Manassegou et ce stade, entre les candidats potentiels. Mais de négociations, il n'est pas question, parce qu'on ne négocie pas l'avenir du pays dans les arrières boutiques avec des accords d'appareils, le sujet c'est quel projet est capable de sortir le pays des difficultés. Nous sommes probablement à la veille d'une crise financière, d'une crise budgétaire qui nous attend et j'espère de tout cœur que le prochain budget, même si c'est difficile et même si je ne souhaite pas évidemment que le gouvernement chute, mais je souhaite vraiment que la stabilité du gouvernement ne se fasse pas au détriment d'un budget qui soit courageux, parce qu'aujourd'hui nos créanciers nous regardent et nous sommes étranglés par le poids de notre dette. Et donc voilà les vrais les sujets aujourd'hui, c'est pas simplement d'organiser une primaire entre apparait chique pour décider qui va être le candidat, ça ne marchera pas, nous serons balayés quand même parce que les Français aujourd'hui veulent une vraie rupture et donc tous ceux qui aujourd'hui sont dans la continuité aujourd'hui du macronisme, à mon avis seront disqualifiés parce que je vous l'ai dit, le pays a besoin d'un vrai changement et d'un changement de cas. Et sans Bruno Rotaio, vous avez peur qu'une partie de vos électeurs partent vers le rassemblement national ? Mais sans Bruno Rotaio, la question qui se pose, c'est quel est l'alternative aujourd'hui à ceux qui veulent bien changer après dix années de Macronisme, ils ne vont avoir que le Rassemblement national comme option. Et en fait, tous ceux qui aujourd'hui veulent nous expliquer que la droite et la gauche c'est la même chose, ont fait le lit du Rassemblement national, ont installé les extrêmes comme seuls alternatives. Et donc moi, je les invite vraiment tous à sortir de cette logique-là, y compris de primaires avec la gauche ou que sais-je, y compris avec cette idée qu'il faut gouverner avec le parti socialiste et de revenir au fondamentaux d'une élection. Et vous faites le pari qui est fondage décider au final ? Écoutez, je fais le pari, je fais le vœu, au moment de voter, nos concitoyens, vous regardez les projets, vous regardez la cohérence, la constance de chaque candidat, de ce qu'il disait hier, ce qu'il veut faire demain, et que ainsi nous pourrons effectivement éviter ce second tour et éviter à notre pays des difficultés supplémentaires. Mais je ne crois pas que ce soit la synthèse molle qui puisse aujourd'hui régler ce problème. – Raphaël Luxman, Gabrielle Attal, mais aussi Edouard Philippe ont tous été victimes ces derniers jours, ces dernières semaines de tentatives d'ingérence, notamment de la part de la Russie, il y a des opérations de désinformation. Ça vous fait peur, c'est une vraie menace sur la campagne présidentielle. Pour vous, votre mademoisse roue. Des menaces, il y en a beaucoup aujourd'hui qui pèsent sur notre pays. Et évidemment que ce sujet des ingérences étrangères en matière électorale est documenté. Oui, c'est une vraie menace. Oui, il faut être vigilant. Maintenant, j'ai vu un certain nombre de sujets poindre au creux de l'été. Nous ne sommes pas là face à des menaces d'une ampleur qui mérite, qu'on se préoccupe. Je crois que notre démocratie a la capacité de résister aujourd'hui. Ce qu'il faut légiférer à ce sujet. Il y a un projet de loi qui va arriver à la rentrée au Sénat. Il y en a eu d'autres avant sur la désinformation en matière électorale. Nous avons considérablement renforcé notre arsenal et notre capacité d'ailleurs à saisir la justice en référé dans ce type d'affaires. Donc il y a aujourd'hui une base légale qui me semble suffisante. On peut toujours l'améliorer. Mais je crois qu'aujourd'hui les menaces qui pèsent sur notre pays, y compris en provenance de l'étranger, sont multiples. Elles ne sont pas simplement le fait de quelques comptes Twitter et de quelques faux visuels. Voilà, donc il faut être vigilant. Tout cela est documenté. Nous l'avouons vu depuis plusieurs années. Je sais que la DGSI d'un côté, du côté du ministère de l'Intérieur, ou Viginium du côté de Matignon sont évidemment très mobilisés sur ce sujet-là. Mais la réalité aujourd'hui, c'est qu'on a des drones aussi russes qui survolent l'Allemagne au moment où je vous parle. Mais bien sûr, nous avons aujourd'hui des formes d'agirance étrangère qui semblent équipent. Nous avons toujours ce sujet... Emmanuel Macron parle de guéribride, lui. Oui, il a raison. Mais encore une fois, il faut se donner les moyens de lutter contre cette guéribride sur notre souveraineté. Et on en a beaucoup parlé tout à l'heure, sur la question énergétique, sur notre capacité à lutter contre toutes les formes d'antrismes. Je pense aussi au l'antrisme des frères musulmans qui noyottent parfois un certain nombre de services publics ou même de collectivités. On l'a vu récemment. Donc vous voyez qu'on a des formes aujourd'hui multiples de déstabilisation de notre pays et de notre République. Il faut qu'on les prenne au sérieux. Et c'est une forme parmi d'autres. Et je crois sincèrement que nous sommes armés aujourd'hui pour y faire face. Otman Nasro, merci d'avoir été l'invité du 8 30 France Info. Je rappelle que vous êtes secrétaire générale du Parti des Républicains Et que vous êtes l'un des principaux soutiens à la candidature de Bruno Rotaio pour la présidentielle. Bonne journée.
La source —
radio_franceinfo · nº a029f7fc-f4ef-4cc7-b9da-eb2b9a7e0630
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé