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5 août 2026 · None · transcription Radio

Incendies, ingérences étrangères, présidentielle 2027... Le "8h30 franceinfo" de Philippe Brun

Bonjour Philippe Brin. Bonjour, merci pour votre invitation. On a assez peu entendu les socialistes durant ces incendies, à part pour critiquer les votes du RN et la gestion par le gouvernement. Est-ce que vous auriez fait les choses différemment ? Oui, d'abord, il faut, je crois, changer le mode de financement de nos services départementaux d'incendie et de secours. Il y a une augmentation de 30% de l'activité depuis 10 ans. Il n'y a pas une augmentation de 30% des moyens. Aujourd'hui, les services d'incendie et de secours, les pompiers, ils sont financés par qui ? Bah, par les départements dont les finances sont exsangues aujourd'hui, les départements sont financés comment par les frais de notaires que vous payez quand vous achetez votre maison ou votre appartement et ces frais ont baissé de manière importante puisqu'il y a beaucoup moins de transaction immobilière, de plus de taux d'intérêt augmentés. Nous on fait un rapport à l'Assemblée nationale qui s'appelle Sophie Pantel qui est député socialiste et on propose depuis de nombreuses années un changement du financement des pompiers en passant sur la taxe, une taxe sur les conventions d'assurance qu'il y a aujourd'hui, que le produit de cette taxe plutôt que d'aller à l'État, il aille intégralement aux pompiers pour financer nos services département de l'État. Et la majorité présidentielle est conçue. – Tout de suite, si on ne le fait pas, qu'est-ce qui va se passer ? Les primes d'assurance vont exploser et quand les assurances, on doit rembourser des reconstructions de villages entiers qui ont été décimés par les flammes, naturellement, il va y avoir une augmentation du prix des assurances. Donc on dit qu'aujourd'hui, qu'on finance nos services d'incendie et de secours et des maisons qui ne sont pas brûlés, c'est des frais aussi. – Donc un nouvel impôt. – Pour les assurances. C'est pas un nouvel impôt, c'est un impôt qui existe déjà. Ce qu'on dit, c'est qu'aujourd'hui, au lieu que cet impôt il aille à l'État, que cet impôt il aille au service départemental d'incendies et de secours. – Est-ce que vous considérez que le gouvernement a bien géré et gère toujours bien la crise ? – Écoutez, ils font ce qu'ils peuvent dans la limite de la pénurie qu'ils ont créée depuis dix ans. Je cite le Beauvault de la sécurité civile, c'est pas moi qui l'ai écrit, c'est pas un député socialiste qui l'a écrit, c'est le gouvernement lui-même qui explique que nos 10 sont à bout de souffle. – À l'issue d'une rencontre entre les principaux acteurs de la sécurité civile en 2024. Donc le financement est à bout de souffle, et que c'est une gestion opérationnelle à courte vue. Je cite, mot pour mot, celui qui est écrit dans le rapport du Beauvault de la sécurité civile qui a été mis en place par le ministre de l'Intérieur. Bon, ça doit appeler à des solutions urgentes, et donc l'urgence de notre point de vue. Un projet de loi sera déposé à la rentrée par le gouvernement ? Il faut le faire, à mon avis même, voter des mesures en projet de loi de finance très très vite. Et puis il faut aussi qu'on s'adapte au changement climatique, nous on a déposé une proposition de loi d'un député qui s'appelle Fabrice Barrousseau, qui vise justement, à ce que les communes adaptent aussi leur fonctionnement au changement climatique, modifient leur plan communo de sauvegarde et mettent en place des mesures pour notamment éviter les incendies. Alors que le fond vert, par exemple, qui aidait les collectivités, a été gelé, vous feriez quoi ? Vous le multiplieriez par combien, par exemple ? Le fond vert, c'est quoi ? Moi, je vois dans l'heure, le fond vert, il finance la défense incendie. Vous savez qu'il y a très peu de communes qui sont aujourd'hui aux normes, il faut que vous ayez une bouche incendie à 200 mètres de la principale des habitations. Si vous avez pas, si vous êtes Bush, à 200 bêtes, vous n'êtes pas au norme. Il y a très peu de communes en France rurale qui sont au norme. Le fond vert, il se permettait ça. Il a été gelé là en cours d'année. Il faut d'urgence, débloquer le fond vert. Sans quoi nous serons dans la capacité de faire face à cette explosion aujourd'hui du nombre d'incendies ? L'État va prendre en charge intégralement les indemnités d'activité partielle versée au salarié des TPAPME. C'est une annonce du ministre du Travail hier soir, en Gironde et dans l'Elande. Est-ce que c'est le rôle de l'État d'abonder ce genre de dispositif ? Bien sûr, il faut aujourd'hui venir en aide à tous les sinistrés. Le rôle de l'État, c'est d'être là pour ceux qui en ont le plus besoin. On a un risque économique important. On regarde France Info ce matin. On voit que dans beaucoup de départements, et plus simplement seulement en Gironde, on a ces villages qui sont décimés, ces forêts qui brûlent, ces champs qui brûlent, il faut des indemnisations. Normal que l'État vienne au secours de ceux qui en ont le plus besoin. – C'est bien, mais il faut aller plus loin et goûter la réaction du président du Medef de Nouvelle-Aquitaine, François Perrin, sur France Info. – Ce n'est pas suffisant. Le tourisme, c'est 7% du pipe de la gyronde et des landes. On parle dans cet intersecteur de 60% d'annulation sur le mois d'août. Dans le tourisme, bouchette, il y a souvent 80% d'affaires en deux mois, donc ça va être un impact majeur. – Donc ce n'est pas suffisant. Oui, il faut réfléchir et travailler avec les professionnels pour mettre en place le meilleur outil. La France est un pays touristique et il est vrai que dans ces départements-là, la conséquence c'est importante. Mais je crois que ce n'est pas budgétairement, c'est pas ça qui va faire exploser le déficit. On parle d'êtres qui sont très localisées à certains départements. Dans le Var, le parquet de Draguignon aimait l'hypothèse de six départs de feu volontaire depuis fin juillet dans le secteur du gros Bécillon dans le Var. et met l'hypothèse que c'est aussi un départ de feu volontaire qui a permis de la reprise des feux dans le Vard dernièrement. Qu'est-ce qu'on fait pour lutter contre les pires romans et les bruns ? – D'abord, il faut augmenter les moyens de la justice, pardon, de le répéter. Mais enfin, c'est vrai pour l'affaire Liana, c'est vrai pour les affaires de viols, c'est vrai aussi pour les affaires d'incendie criminelle. Aujourd'hui, les parquets ne sont pas dans la capacité de mener des enquêtes dans de bonnes conditions compte tenu des moyens qui leur sont alloués. Rappelons ici à l'antenne de France Info que la France a le 36e budget sur les 38 pays du Conseil de l'Europe de la justice, que le budget de la justice en France, il est inférieur à celui de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, qui ne sont pas quand même des grandes démocraties ou des grands systèmes judiciaires, qui il est temps aujourd'hui de donner à nos justices les moyens de travailler. L'essentiel des incendies aujourd'hui sont d'origine criminelle, et il faut qu'il y ait une tolérance zéro sur ces départs d'incendie. Donc la prison systématiquement ? En tout cas, il faut une très grande fermeté pour ces auteurs, parce que ce sont des vies qui sont brisées, Il y a des morts, il y a des entreprise entières qui ne peuvent pas fonctionner. Il y a des villages gentils qui sont décimés. Donc bien sûr qu'il faut que la sanction soit exemplaire. Le R&N notamment propose des peines planchées. Vous êtes plutôt d'accord avec eux ? Des peines planchées on a déjà essayé. Aujourd'hui la justice en France n'est pas laxiste, elle n'a juste pas de moyens. Les peines aujourd'hui sont beaucoup plus dures d'ailleurs, celles qui sont rendues. Elles sont dures, mais la justice n'est pas rendue parce qu'il y a beaucoup de classement sans suite, il y a beaucoup de non-lieux parce que les enquêtes ne sont pas faites. Bonjour, dans mon commissariat chez moi, à Val-de-Roy, dans l'heure, il y a 5 000 plaintes non traitées. 5 000 plaintes non traitées. Ce que vous voulez faire quand vous avez 5 000 plaintes non traitées sur un commissaire, un petit commissaire. Donc aujourd'hui, il faut renforcer les moyens de la justice, il faut le faire urgemment. Et on ne peut pas continuer à avoir objet la justice qui soit inférieur à celui de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Philippe Brin parlons ingérents étrangères à présent, le candidat place public Raphaël Glucksmann, victime. Il y a quelques jours d'une opération des informations particulièrement élaborées menée par les services secrets de l'armée ruse à base de ce qu'on appelle les deepfakes, des dits d'identité et des voies usurpées pour propager de fausses informations, la campagne va ressembler à ça en permanence, Philippe Brun ? Oui, ça va être des mensonges en permanence, ça va être des vidéos tronquées en permanence, et c'est le nouveau monde dans lequel nous vivons, celui de l'intelligence artificielle, celui de la gérance étrangère. Il faut qu'on se prépare nous aussi, il faut qu'on ait une riposte à la hauteur. On sait que la France Insoumise a embauché des gens qui vont être chargés durant la campagne de Jean-Luc Mélenchon de veiller aux ingérents justement, est-ce que c'est le cas aux partis socialistes. Il est temps qu'on arrête le Minitel et qu'on passe à une nouvelle étape. Aujourd'hui, on fonctionne vraiment comme les années 90. Donc il faut qu'on ait aujourd'hui des esquoies et des armées. Vous avez recrédé du personnel spécifiquement pour ça ? Moi, je suis en train de le faire au cours de ma campagne. On est en train de constituer une armée numérique avec les moyens qui sont les miens. Mais moi, je crois qu'aujourd'hui, il faut que tout le monde le fasse. Il faut qu'il faut qu'il faut qu'il faut qu'il faut qu'il faut qu'il faut que le PS le fasse. Il faut que les sociodémocrates, les socialistes, les démocrates de ce pays se défendent. Et il faut qu'aujourd'hui, les nationalistes, les prêcheurs de haine, ceux qui sont les portes-paroles des ingérences étrangères, effacent à eux une riposte qui soit à la hauteur, et donc il faut que nous ne s'enions pas désarmés dans ce combat. Il devrait y avoir une union sacrée, en tout cas, une dénonciation commune, une anime de ce qu'a vécu Raphael Glucksmann de la classe politique. Et je lui dis ce matin à votre antenne, mon plein et entier soutien. Un projet de loi est en préparation, enfin même été déposé par le gouvernement, il sera examiné par le Sénat à la rentrée Pour lutter justement contre ces ingérences étrangères, le texte propose notamment que les candidats puissent saisir un nouvel outil de référer devant le juge en cas d'ingérence pendant la campagne. C'est pertinent ou c'est dérisoire, selon vous, vu l'ampleur du phénomène qui se profite ? Oui, on va pas faire un référé pour chaque tweet. Moi, je suis moi-même victime à mon très modeste niveau de choses fausses. Il y a plein d'affiches avec ma tête sur ce genre de choses qui sont complètement fausses. et ils comprenaient également des partis français qui font des campagnes de désinformation. Les partouts, la France Insoumise, par exemple, fait des campagnes de désinformation. Vous êtes victime de campagnes de désinformation. Il s'était le cas pendant le budget où il raconte absolument tout et n'importe quoi. Donc c'est malheureusement aujourd'hui comme ça que fonctionne la vie politique. Donc il faut que les démocrates, il faut que les gens sincèrent, il faut que les gens authentiquement démocrates qui ont le goût de la vérité, qui ont le courage de la nuance. Il faut que eux aussi puissent se défendre. Il faut que eux aussi puissent se battre sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous allez voter ce projet de loi ? Pardon ? Est-ce que vous allez voter ce projet de loi ? Je ne l'ai pas lu, donc je ne peux pas vous le dire. Ce que je pense, c'est qu'en la matière, il faut surtout que nous-mêmes cessions d'être naïfs et que nous donnions aussi les moyens de lutter en ligne. Est-ce que vous allez davantage appeler aussi à ce qu'on protège les candidats pendant la campagne ? C'est un risque. Je vois mal comment l'étape nous protéger. Les réseaux sociaux fonctionnent comme nous le connaissons aujourd'hui. Un référé, c'est un juge. Un juge ne va pas bloquer des milliers de tweets qui disent des choses fausses. Il faut qu'en face, on puisse nous-mêmes déployer une armée qui rétablisse la vérité sur les réseaux sociaux. – Donc c'est une contre-attaque sur les réseaux sociaux que vous prenez ? – Je crois qu'il faut le faire. Je crois qu'on prévoit un arsenal légal, bien sûr. Mais je connais aujourd'hui la faiblesse des moyens de la justice. – Vous êtes également vice-président de la Commission des Finances de l'Assemblée. On sait que les discussions budgétaires à l'automne au Parlement vont être compliquées. Pour le moins, vous ferez tout, vous, socialistes, pour que la France puisse se doter d'un budget pour 2027 ? – C'est mieux que la France ait un budget, bien sûr. Et on a de très grosses dépenses après voir à la rentrée. On parlait du chômage partiel en Gironde. Il y a la question aussi du pouvoir d'achat. Car là, on va avoir une rentrée qui va être très difficile pour les Français. Le prix du carburant qui est toujours au-dessus des 2 euros, au moment où on se parle des ressources de vacances, pour ceux qui sont en train de rentrer des vacances, vont être difficiles. On a donc plus 40% des prix de l'énergie quand même depuis 4 ans, augmentation des prix alimentaires. Toujours, la rentrée va être une des plus chères. la rentrée scolaire, une des plus chères des dernières années. Il faut aussi un paquet de mesures sur le pouvoir d'achat. Et nous présenterons nous les socialistes à Blois. Fin août, nos propositions, notre contre-budget. Et nous demanderons au gouvernement de se positionner sur ces propositions. Les Insoumis ont réclamé une session extraordinaire, d'ailleurs, pour lutter contre les incendies. Vous êtes pour ? Oui, j'avais dit que j'étais favorable. Bon, maintenant, c'est un peu de cause. C'est un peu enterré, cet entrée. Le gouvernement n'y a pas fait droit. En tout cas, nous, nous présenterons nos propositions. Et nous demanderons au gouvernement de se positionner par rapport à ces propositions et qui porteront pour l'essentiel sur le pouvoir d'achat. Et on continue de discuter ensemble dans l'830 politique. Philippe Brin restait avec nous. Le 830 France Info. Pierrick Bonneau, Lucie Barbarin. Philippe Brin, député PS, invité du 830 ce matin. Je rappelle Philippe Brin que vous êtes candidat à l'élection présidentielle. En tout cas, la primaire socialiste en vue de cette élection. Le seul officiellement déclaré d'ailleurs à ce jour. J'aimerais qu'on s'arrête sur la mesure que vous mettez en avant dans ce qui serait votre programme pour 2027. le salaire brun, brun comme Philippe brun évidemment, c'est quoi le salaire brun ? Bah c'est aujourd'hui baissé assez massivement les cotisations sociales la CSG sur les salaires. Aujourd'hui les salaires sont surtaxés en France par rapport au capital. Aujourd'hui vous versez un dividende, vous payez 30% seulement d'impôts, c'est la flammeuse flat tax, 31,7 en vérité, vous êtes salarié, vous payez plus de 60% de cotisations sociales sur votre salaire. Donc les salariés sont surtaxés et le capital est complètement détaxé. Et aujourd'hui, on voit bien qu'on n'arrivera pas à augmenter les salaires dans notre pays avec l'explosion aujourd'hui des charges. On parlait du prix de l'énergie plus 40%, des prix alimentaires plus 27%, des prix du logement dans les grandes villes qui a explosé aussi. Il faut qu'on puisse ramener du salaire net aux gens. Donc je propose une baisse de la CSG importante. – Comment on la comprend cette baisse ? – Alors chacun peut la calculer sur salairebrin.fr, peut calculer combien ça représente. Jusqu'à 4000 euros par mois, vous gagnez environ une centaine d'euros en plus par mois, ce qui est important. Et comme on la finance, eh bien on taxe davantage le capital. Donc le capital, on décide de le taxer autant qu'on taxe le travail. Il n'y a pas de raison qu'aujourd'hui les salariés soient les vachelés du système. Les salariés payent très très cher aujourd'hui la protection sociale et le capital est exonéré d'efforts. Je propose finalement de rentrer dans la modernité. Donc une taxe sur les grandes entreprises ? Non, le capital. C'est-à-dire qu'aujourd'hui quand vous êtes actionnaire, quand vous dormez, vous ne payez que 30% d'impôts, enfin 31,7 sur ce que vous touchez. Vous êtes salarié, la différence entre ce que paye votre employeur et ce que vous touchez vous, elle est de 60%. Ce n'est pas normal. Bon, aujourd'hui les salaires sont les vachalés, ils payent... Tax sur l'argent qui dort en quelque sorte. En tout cas une taxe sur quand vous versez un dividende que vous puissiez contribuer au financement de la protection sociale. On va pas s'en sortir sinon on a un pays aujourd'hui qui aura bientôt 30% de retraités. On ne peut pas demander à 27 millions de salariés de payer à eux seuls la protection sociale de 70 millions de Français. Donc il faut aujourd'hui qu'on revalorise le travail, que le travail paye et aujourd'hui le travail ne paye pas suffisamment. Les salaires ils ont augmenté que de 3,5% durant les 10 dernières années et tous les autres prix ont augmenté. Et ce qui est le problème de la France aujourd'hui, c'est qu'on a toute une France qui est en train de décrocher. Vous savez, cette classe moyenne, classe moyenne inférieure, qui est un petit peu au-dessus de 1.700, 1.800 euros par mois, couple avec enfant, qui a une voiture, qui habite dans un lotissement, et qui aujourd'hui est étranglée complètement par l'explosion des prix. Cette France-là, il faut lui parler. Et c'est ce que je propose avec le salaire brun que je viens de défendre dans toute la France. Je vais à Toulouse et dans le Gère sans fin de semaine. – Phili Brun, où en êtes-vous de l'organisation de cette primaire socialiste ? On a l'impression qu'elle a un peu du plomb dans l'aile ? Elle n'a pas de plomb d'enlèvres, elle aura lieu au mois d'octobre, alors aujourd'hui... – Avec quel candidat ? – Oui, avec qui ? – Alors, bah écoutez, on verra, ils vont tous se déclarer, là, je crois qu'ils sont la plupart d'entre eux en vacances encore, alors ils vont revenir. – Faut penser à Raphael Guzman, c'est ça ? – Pour ma part, je suis sur les routes de France... – Mais Karim Boimrade ne veut pas y participer, Raphael Guzman ne sait pas prononcer, c'est Goliad en Royal, on ne sait pas trop. Olivier Fort, Boris Valot, enfin, la liste est longue. – Bon, on sera probablement quatre à cinq candidats, vous avez cité, et ils seront candidats à cette primaire. Donc j'ai bon espoir que nous proposions... Il y a été question de faire payer d'ailleurs le droit de voter ? Oui, je ne sais pas ce qui l'aurait passé par la tête. Alors je lis dans la presse que certains réfléchissent à faire payer 15 euros pour voter à la primaire. Je ne sais pas très bien d'où ça leur vient. Alors c'est vrai que 15 euros, pour ceux qui prennent leur café à Saint-Germain-des-Prés, ça fait 2 cafés. Il n'y a pas que c'était 2 euros dans ma mémoire, non ? C'est délirant. C'est-à-dire qui va payer 15 euros pour participer à la primaire. C'est complètement déconnecté. Alors, je sais que le café est à 7 euros à Saint-Germain-des-Prés, mais si vous voulez, pour la plupart des Français, 15 euros, c'est beaucoup trop cher. Vous ne vous proposez pas vous ? Moi, je propose qu'on la fasse à 5 euros et j'annonce à votre antenne que si je ne suis pas entendu de la part des instances du Parti socialiste et de place publique, Raphaël Glucksmann, je mets en place une caisse populaire. Chacun peut se connecter en ligne caissepopulaire.fr et donc nous financerons les adhésions des ouvriers, des employés, des gens qui veulent participer à cette primaire. Qui vous ? Je ne suis. Nous avons mis en place avec un réseau de militants. Nous allons nous cotiser en ligne, vous pouvez aller sur www.kesspopulaire.fr pour aider les gens modestes à venir participer à cette primaire. Moi je ne laisserai pas cette primaire être confisquée par ceux qui veulent de l'entre-soi. La gauche elle est inventée pour défendre les ouvriers et les employés. Elle n'a pas été inventée pour défendre les bobos et la gauche de salon dans les arrondissements aisés de la capitale. Donc moi je crois qu'il faut aujourd'hui redire que nous sommes là pour défendre les gens qui ont des difficultés à finir leur mois. Nous sommes là pour défendre les familles monoparentales, les aides soignants, les caristes et préparateurs de commandes, tout ce qui galère dans la société française aujourd'hui. Et on ne peut pas, dans le même temps, envoyer un message en faisant payer 15 gros pour participer à une primaire. Il y a une multitude de candidats à gauche. Est-ce que vous pensez que la gauche modérée peut se permettre d'avancer des unis ? Non, c'est pour ça qu'il faut la primaire et qu'il faut y participer. Et que je suis candidat à cette primaire. Je suis plus jeune candidat de cette primaire, j'ai 34 ans et j'incarne les idées nouvelles, neuves d'une gauche populaire qui parle aux gens, qui parle du prix du carburant, qui parle du prix du logement, qui parlent des services publics et qui essaient de redonner de l'espoir à une France qui sort de dix ans de Macronisme. – Un mot pour finir de la crise à Ceuta la semaine dernière. 72 000 migrants qui forcent l'entrée de cette enclave espagnole située sur le territoire marocain. 70 000 ont été renvoyés en ce que disent les autorités espagnols. Est-ce que tout est de la faute du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez ? – Non d'ailleurs moi je pense que rien n'est de la faute du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. On a assisté à une vaste opération de manipulation internationale. Je ne sais pas ce qui a fait le royaume du Maroc, je trouve ça très étrange, je l'ai passé autant de personnes d'un coup. Il y a une enquête qui est en cours, on va bientôt savoir. J'ai vu la réaction de toute l'internationale réactionnaire. Donald Trump en premier, Georgia Meloni, tout l'extrême droite européenne. Pourquoi il s'attaque à Capitre Sanchez ? Pourquoi il s'attaque à Capitre Sanchez ? exemple même de la réussite de la gauche au pouvoir. La croissance en Espagne elle est à plus de 2% aujourd'hui. L'Espagne a baissé, a divisé par deux son taux de chômage durant les cinq dernières années. L'Espagne est un pays qui est aujourd'hui économiquement prospère, qui a réussi à baisser son prix du carburant. Je veux dire que vous par exemple au pouvoir vous l'en seriez une grande vague de régularisation comme en Espagne 500 000 migrants régularisés. Mme Meloni qui est une fasciste elle a régularisé 200 000 personnes. Donc il faut comprendre qu'aujourd'hui avec avec le choc démographique que nous avons à un continent qui vieillit. On va pas réussir à s'occuper de nos papiers ne m'a mis dans les EHPAD si on ne régulère pas. Il n'y a pas tout de même une question de protection migratoire aux portes de l'Europe, parce que dénonce l'extrême droite et la droite. Oui, mais là, ce n'est pas de la pression migratoire, c'est une vaste opération des déstabilisations. On n'a jamais vu 60 000 personnes par don rentrer d'un coup au travers d'une frontière. Le Royaume du Maroc a sans doute voulu se venger sans doute différents qu'il a aujourd'hui avec le gouvernement espagnol. Je la visite les reprises discussions entre le Prédos Sanchez et l'Algérie. Donc il ne faut pas renforcer les contrôles aux frontières, comme l'a fait Laurent Nunez à la frontière franco-espagnol ? Les positions de Pedro Sanchez, ou également vis-à-vis de la Palestine qui lui sont reprochées. Il revient du baroque étant lui aligné, manière très étrange, sur les positions du gouvernement Netanyahu. Voilà, c'est tout cela qui s'est joué malheureusement. Donc on a essayé de nous faire croire que c'était une affaire de migration. La vérité, c'est que c'est une affaire avant tout géopolitique de concurrence entre les nations. Et je crois que dans cet état, il faut savoir à qui nous faisons face. Moi je suis indéfectiblement du côté de Pedro Sánchez et des socialistes espagnols qui sont un modèle pour nous. Merci Philippe Brin, député socialiste de l'heure candidat, à la présidentielle en tout cas la groupe. Primaire socialiste, on l'a bien compris, merci beaucoup, invitez du 8.30.
La source — radio_franceinfo · nº d525e4d9-62ff-4e9d-aede-a50b931d4644
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/incendies-ingerences-etrangeres-presidentielle-2027-le-8h30-franceinfo-de-philippe-brun_8069813.html
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