Nombre de personnes en situation irrégulière en France selon le gouvernement et Eurostat: erreur de méthode ou aveuglement volontaire?
Valérie Deloge (auteur), Séverine Werbrouck (cosignataire), Mélanie Disdier (cosignataire), Julie Rechagneux (cosignataire), Marie Dauchy (cosignataire), Fabrice Leggeri (cosignataire), Angéline Furet (cosignataire), Aleksandar Nikolic (cosignataire) … 13 signataires en tout
Question avec demande de réponse écrite E-002585/2026
à la Commission
Article 144 du règlement intérieur
Fabrice Leggeri (PfE), Mathilde Androuët (PfE), Pierre-Romain Thionnet (PfE), André Rougé (PfE), Séverine Werbrouck (PfE), Marie-Luce Brasier-Clain (PfE), Aleksandar Nikolic (PfE), Angéline Furet (PfE), Julie Rechagneux (PfE), Pierre Pimpie (PfE), Valérie Deloge (PfE), Marie Dauchy (PfE), Mélanie Disdier (PfE)
Objet: Nombre de personnes en situation irrégulière en France selon le gouvernement et Eurostat: erreur de méthode ou aveuglement volontaire?
Le 12 mai 2026, une publication sur le site d’Eurostat indiquait que 719 395 personnes étaient présentes illégalement dans l’Union européenne en 2025, dont 159 460 en France1. En octobre 2025, Laurent Nunez, ministre français de l’intérieur, estimait à 700 000 le nombre d’étrangers en situation irrégulière se trouvant en France, soit un chiffre très similaire à ce qu’Eurostat indique pour l’Union tout entière. En 2021 déjà, Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, annonçait la présence de 600 000 à 700 000 clandestins sur le sol français.
Si l’on peut comprendre des écarts dus à une méthode de calcul différente, celui constaté ici apparaît particulièrement important. Si l’on considère que les différences sont de même proportion pour toute l’Union, cela conduirait à estimer que le nombre de ressortissants étrangers en situation irrégulière pourrait dépasser trois millions dans l’Union.
Les différences notables entre ces chiffres entretiennent une confusion quant à la réalité du nombre de personnes en situation irrégulière.
Dans un souci de clarification, la Commission pourrait-elle:
1. expliquer l’écart de 1 à 4 entre les chiffres du ministre français de l’intérieur et ceux d’Eurostat pour la France?
2. envisager une catégorie statistique ou une méthode différente afin de mieux refléter les estimations faites par les autorités nationales des États membres?
Soutiens2
Dépôt: 23.6.2026
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2026-002585
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