Budget, Fête de l'Humanité, présidentielle 2027... Le "8h30 franceinfo" de Raquel Garrido
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Mais d'abord, dans l'actualité ce matin aussi, les dernières propositions du Premier Ministre, Sébastien Lecornu pour le budget, les débats budgétaires vont commencer à l'assembler. Le Premier Ministre qui se dit prêt à faciliter les successions, à baisser certaines taxes avec comme idée que l'argent à transmettre arrive plus rapidement aux jeunes générations que l'épargne circule plus facilement. C'est une bonne idée à laquelle Garrido transmettre plus vite de manière moins coûteuse aux enfants. Alors le gouvernement a encore une fois tout faux. Mais alors tout faux, pourquoi ? Parce que si les gens tésorisent et gardent leur argent en épargne, c'est parce qu'ils ont peur de l'avenir. Si vous avez 60 ans et que vous avez un peu d'épargne, que le gouvernement vous explique qu'il faudra dans l'avenir davantage cotiser pour avoir le droit à une retraite complète, que peut-être on va désindexer certaines retraites pour certaines catégories de retraités. Alors vous avez peur et cette peur qui est instillée de façon permanente par le gouvernement sur les Français, conduit à davantage d'épargne. Donc en fait, s'ils veulent libérer l'épargne, c'est vrai que ça pourrait être utile de libérer cet argent-là. Ce qu'il dit le Sénat Saint-Lucornu, c'est que ça se transmet trop tard au moment du décès par exemple, alors que ce serait utile de pouvoir le faire avant. Oui, mais ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que ça ne sert à rien tant que les gens ont peur, ils lâcheront pas l'oseille, d'accord ? Donc il faut que vous rasseriez les gens en leur disant « Messieurs-dames, vous avez travaillé toute votre vie et on va respecter vos cotisations, on va respecter votre droit ». Et par rapport aux successions, aussi, là, ils ont tout faux pourquoi ? Parce que dans les 15 années qui viennent, d'ici 2040, il y a 9000 milliards d'euros qui vont être transmis de toute façon, de façon mécanique, par le simple parcours de la vie. – Et on le voit à quel garridot, on a besoin de taxer cet argent-là. – Et là, quel garridot voilà, on le voit, il y a beaucoup de discussions d'idées qui sont mises sur la table dans cette campagne présidentielle autour de cet argent, de cette transmission en effet dont vous venez de parler. Peut-être pour être plus précis avec nos auditeurs sur ce qui est proposé par le gouvernement, c'est par exemple passer de 30 000 euros aujourd'hui à 50 000 euros de somme qui pourrait être donnée sans payer de taxes ou bien qu'on aurait 100 000 euros à transmettre, ce qui n'est pas le cas de tous les Français, réduire les droits, les taxes de 18 000 à 6 000 euros. Tout de même, dans la logique, ça permet de remettre de l'argent dans la consommation. C'est aujourd'hui la difficulté avec la vie chère, l'inflation de réussir à réinjecter de la consommation. Alors si vous voulez réinjecter de l'argent dans l'économie, il faut augmenter les salaires, il faut indexer les salaires sur l'inflation, et pas ce genre de mesures qui en fait sont toujours les mêmes recettes de la droite qui sont des exonérations fiscales pour les plus riches. Aujourd'hui il faut faire exactement le contraire, on a 9000 milliards d'euros qui vont être transmis d'ici 2040, on a un besoin pour la résilience au changement climatique, pour lutter contre changement climatique, en fait nos enfants et nos petits enfants c'est quoi qu'on leur laisse ? On leur laisse d'abord une planète qui n'est pas habitable là. Donc cet argent-là, les 9000 milliards qui vont se transmettre, On a besoin de les imposer davantage, il faut un impôt sur les grandes successions. Il y a, par exemple, un projet de loi au Sénat qui prétend que 1% les plus grosses successions on pourrait les taxer pour ramasser chaque année 225 milliards d'euros, c'est ça qu'il faut faire. Et que fait le cornu ? Il dit « ah bah on va taxer encore moins… » Ce n'est pas tout à fait le même sujet que les donations de 10 000 20 000 30 000 euros, oui. C'est la même argent, c'est une question de temporalité. Ce que dit le cornu, c'est qu'en fait cet argent-là, au lieu d'attendre que ça vient mécaniquement en fait dans la transmission parce que ça va venir mécaniquement parce que les baby boomers sont en fin de vie, il dit qu'on veut accélérer et pour l'accélérer il faut encore des niches. Il doit aller plus vite. En général on hérite à un âge où on n'a plus forcément besoin d'argent. Si vous voulez que les grands parents donnent plus vite, si vous voulez que les baby boomers qui en soisent en tant qu'entre, travaillent toute leur vie, donnent plus vite, rassurez-les sur le droit à la retraite, battez-vous pour une retraite à taux pleins à l'issue d'une vraie carrière de cotisation. – Alors justement, Raquel Garrido, les retraités, c'est une autre piste du gouvernement qui veut demander des efforts aux retraités, c'est vraiment le dossier du moment où le gouvernement veut trouver 30 milliards d'euros d'économie. Cette somme a été confirmée par Roland Niskur, le ministre à Bercy dans le journal Le Parisien ce matin. Cette solidarité des seigneurs, vous la jugez nécessaire aujourd'hui ? Je répète, mais c'est totalement anxiogène, c'est-à-dire qu'en fait… – Enxiogène peut-être, mais est-ce que ce n'est pas nécessaire ? – Non, parce que ça crée des effets de bord, ça crée des effets de bord qui, du coup, les gens se mettent à être moins solidaires. On l'a constaté, le gouvernement lui-même constate que l'épargne est bloquée par ces générations-là, alors qu'il lui-même est en train de les mettre en péril, leur stabilité économique. Je pense qu'il y a une notion de solidarité que nous devons réaffirmer, c'est que dans une société civilisée. Il y a ceux qui sommes en capacité de travailler, les actifs, on dit, et puis il y a ceux qui préfèrent qu'ils ne travaillent pas. C'est les enfants, d'une part, et les personnes plus âgées d'autre part, qui sont de plus en plus nombreux, qui vont être de plus en plus nombreux à la retraite. Donc il y a un problème comptable tout de même. – D'abord, il y a une question de choice civilisation. Est-ce qu'on veut remettre les enfants au travail ? Est-ce qu'on veut remettre les vieux au travail ? Ou est-ce qu'on va vous dire ? – Ou est-ce qu'on va vous dire ? – Moi, j'entends les gens de la droite. – J'entends la droite, qui disent « attention, les gens vont mettre les enfants Écoutez bien discours de la droite qui remet en cause le fait que ce soit les actifs qui financent les retraites, qui disent mais les actifs, ils cotisent trop, ils partagent trop, ils donnent trop. Mais attendez, si ce n'est pas les actifs, c'est qui ? Pardonnez-moi, si ce n'est pas les actifs qui s'occupent des petits et des vieux, ce sera qui ? Si ce n'est les vieux eux-mêmes et les actifs eux-mêmes ? Donc moi, je dis non, c'est pour ça qu'il nous faut maintenir ce système de retraite à l'affrançais par répartition et le financer. Et bien un très sujet sur le financement de ce système. le ministre des comptes publics dit là on n'a pas un euro aujourd'hui pour financer l'indexation des retraites par exemple. Si nous manquent de l'argent aujourd'hui c'est aussi parce que l'économie est en berne parce que ces gens là en enlevant systématiquement de l'argent public dans les grands investissements ont déprimé la situation économique en France. Si vous aviez des investissements massifs encore une fois le changement climatique encore une fois ça fait déjà deux ans que l'attaque Zuckmann a été adoptée à la majorité à l'Assemblée nationale c'est une proposition de loi Évasas, Clémentine Autin. Ça fait deux ans que ça devrait être en vigueur ces lois-là pour qu'on puisse financer. Il n'y a pas eu de majorité c'est pour ça que ça... Mais si, si, si, dans le premier temps à l'Assemblée nationale, mais on l'oublie dans le premier temps à l'Assemblée nationale ça a été adopté et, si, si, sauf que l'extrême droite a changé d'avis, vous voyez, Madame Le Pen qui un coup vous a dit d'une chose et l'an-demain une autre aujourd'hui finalement a décidé que la taxe d'Ukman lui n'était plus dans ses choix. Mais or, c'est exactement ce qu'il nous faut. On a besoin de cette taxe d'Ukman pour financer et relancer l'économie. Il y a des choses à faire. Il y a du travail. – Rackal Garido, on peut refaire le match de la taxe d'Ukman. Mais là, ce qu'il y a sur la table, le dossier du moment, je vous le disais, c'est cette question des retraités. Est-ce que les retraités aisé, tout de même, vous estimez qu'on peut leur demander un effort. On le rappelle donc aujourd'hui les retraites si on continue à les indexer avec l'augmentation du coût de la vie, le gouvernement dit ça coûte 6 milliards. Nous n'avons pas ces 6 milliards d'euros. Il y a plusieurs scénarios qui sont sur la table. Je l'ai les retraites pour tout le monde. Je l'ai les retraites pour certains d'entre eux et peut-être uniquement les plus aisés. Deprime à bord, tout le monde vous dira, une personne qui a une retraite très à l'aise, elle peut toujours donner un petit peu plus. À commencer par eux-mêmes, ils diront d'accord, ils vont être résilients par rapport à ça. Mais moi, ce que je dis, c'est attention, parce que si vous commencez à mettre le doigt là-dedans, c'est-à-dire contester le fait que quand vous avez cotisé, vous avez des droits, que les règles s'appliquent pour tout le monde, c'est-à-dire s'il y a une indexation des retraites, alors c'est pour tout le monde. Si vous mettez le doigt dans quelque chose où le gouvernement commence à dire, ah ben non, finalement on remet en cause le principe, vous mettez les froids sur toute la classe des travailleurs et des retraités, vous vous faites peur à tout le monde parce parce que les Français le savent que les choses temporaires finales en finissent par se sépariser. Mais oui, donc c'est absurde en fait, il ne faut pas. On a travaillé tôt de la vie, on a cotisé les retraites d'abord, c'est à nous, donc il faut respecter ça. Et si le gouvernement a besoin de nouvelles recettes fiscales, eh bien retour à la case Taxukman, par exemple, pour commencer, ou un position des grands héritages. Ce qui est aussi la position de la France en soumise, par exemple, il y aura beaucoup de débats autour de ce budget 2027 Raquel Garrido. C'est la position de toute la gauche, vous savez, c'est le programme du Nouveau Front Populaire. Ça voit aussi si Sébastien Le Corneut pourra rester Premier ministre à l'issue. Marine Le Pen lui a tendu la main hier, la candidate Rennes à la présidentielle, patronne des députés Rennes. Elles étaient réunies en séminaire, les parlementaires Rennes au Touquet. Elle a dit que peut-être finalement, elle pourrait ne pas censurer le gouvernement. Si certaines lignes rouges n'étaient pas franchies, qu'il valait mieux un budget qui ne soit pas parfait, mais qu'une loi spéciale dans la perspective où eux arriveraient ensuite au pouvoir, est-ce qu'il a le choix Sébastien Le Cornu face à Marine Le Pen de négocier avec le rassemblement national ? Mais de toute façon, Sébastien Le Cornu n'a pas de partenaire dans cet assemblée-là, à commencer par ses propres camarades, puisque le président du groupe, M. Attal, il est en campagne présidentielle, ou pré-campagne présidentielle, le groupe dans sa main, s'il faut que le RN ne censure pas aussi les votes de ce budget. Mais le fond national, aujourd'hui le RN pardonnez-moi, et se fiche jusqu'il se passe à l'Assemblée nationale, il s'en fiche du budget, il s'en fiche des conséquences que ça a sur les Français, ils sont dans une logique présidentielle, c'est-à-dire que adopter ou laisser adopter un budget qui va affaiblir l'hôpital, affaiblir l'école, affaiblir la capacité de lutter contre le changement climatique, tout ça le RN il s'en fiche complètement, tout ce qui l'intéresse c'est la campagne de Marine Le Pen, donc c'est pour ça qu'ils vont laisser faire fondamentalement. – Raquel Garrido, est-ce qu'il n'y a pas un piège pour la gauche notamment qui est tendu là par Marine Le Pen ? C'est-à-dire qu'elle cherche à se positionner du côté de la responsabilité, c'est ce qu'elle a dit hier dans cette main tendue au Premier Ministre. Elle dit en effet, moi je préfère un budget parfait et opérationnel, dans le sens de ne pas rajouter le trouble alors que les Français, vous venez de le dire et d'expliquer vivent déjà une situation compliquée. Je vous repose la question, est-ce que ce n'est pas un piège politique aujourd'hui pour la gauche ? On hérite tous une situation qui est gênante, pourquoi ? Parce que les Macronistes qui ont perdu les élections législatives en 2022 et encore plus en 2024 ont conservé par de verru le pouvoir exécutif. Et donc, c'est eux qui proposent le budget et qui tiennent la plume du budget, c'est ce que dit la Constitution. Voilà, la source du problème. C'est que vous avez un gouvernement, donc ça veut dire que tant qu'on n'aura pas purgé par des nouvelles élections législatives, pas présidentielles, législatives, une nouvelle composition de l'Assemblée nationale, ce sera compliqué de faire émaner la volonté générale dans cet assemblée-là. Mais vous vous dites pourquoi pas, pas de budget, une dissolution, une nouvelle élection législative avant la présidentielle ? Mais de toute façon, c'est le président de la République qui a tous les pouvoirs dans cette élu qui décide de dissoudre, c'est lui qui décide de nommer qui veut Mais ce serait une bonne idée. Nous, la gauche qu'on doit faire, c'est s'unir pour rééditer le Nouveau Front Populaire. Voilà ce qu'on doit faire. C'est ça, notre tâche à nous, c'est de se mettre en condition d'être majoritaire dans cette Assemblée nationale. Et pour le moment, la seule fois où on est arrivé un peu près de faire ça, c'est en juin 2024, quand on a fait le Nouveau Front Populaire. Raquel Garrido, vous êtes notre invité politique. Ce matin, membre fondatrice du mouvement de gauche écologiste l'après et ancienne député de la France Insoumis. Ce week-end se tient la fête de l'humanité, un rendez-vous incontournable pour qui se réclame de gauche. Et avuis-moi de la présidentielle votre famille politique et comme on le dit avec cette expression consacrée, éparpillée face son pulse. Hier, face à face, entre deux candidats à l'élection présidentielle, Insoumis, Jean-Luc Mélenchon et le communiste Fabien Roussel, chacun veut mobiliser à sa manière. Pour le communiste Fabien Roussel, c'est la rue avant tout. Je ne souhaite pas que l'on attende les élections présidentielles pour que ça change. Je vous propose de passer à l'action maintenant. Je vous propose de faire la révolution maintenant, dans la rue, avant les urnes. Et pour l'instoumis, Jean-Luc Mélenchon, lui, la priorité, ce sont justement les urnes. Qu'ils s'en aillent tous ? Nous allons les remplacer. Cesser d'équiter, les émettre, à pleurner chris. Ce n'est pas vrai que nous avons perdu d'avance. c'est par le travail sérieux pour convaincre un par an pour voter avec nous en 2027. Oui, un chemin de victoire, s'ouvre ! – Raquel Guerrero vous étiez à la fête de l'humanité ? – Oui, bien sûr. – Oui, j'imagine. Alors quel discours vous avez préféré, Jean-Luc Mélenchon ou Fabien Roussel ? – Alors je dois vous annoncer qu'au stand de l'après, donc nous avons hier lancé une campagne, une campagne qui, pour nous, nous sommes, disons, prioritaires. Du moins, personne ne l'amène donc que nous allons le faire. c'est contre cette constitution le peine, parce que vous savez que Marine Le Pen a réécrit la constitution avec sa petite plume, elle a déposé cette proposition de loi constitutionnelle sur le bureau de l'Assemblée nationale et elle compte le faire adopter par une voix qui est illégale. Donc, il nous semble que ça, c'est un gros sujet, une constitution qui... En clair, vous nous répondrez après sur le match Roussel, et Mélenchon, vous avez essayé d'éviter, c'est bien joué de toi. Non, non, parce que la fête de l'humanité, c'est une fête importante, et pour nous, c'était une fête importante – Aussi parce qu'on a ce combat à mener contre la guinophobie d'État qu'on est par Marine Le Pen. – Ce combat pour bien comprendre, ce que vous dites, c'est que si Marine Le Pen arrive au pouvoir, elle voudra changer la Constitution, c'est cela, et vous vous mobilisez contre cela. – Je suis surprise que personne n'en parle. Elle l'annonce la couleur, elle dit, je vais violer la Constitution, parce que la Constitution ne lui octroie pas le droit de changer la Constitution. – Elle ne le dit pas comme ça, elle veut modifier la Constitution. Pour faire interroger Marine Le Pen, elle sait parfaitement que ce qu'elle est en train de faire, c'est un constitutionnel. Et pour que ce soit très précis pour les auditrices et les auditeurs, elle veut se fonder sur l'article 11 de la Constitution pour convoquer un référendum qui lui-même modifie la Constitution selon des termes que elle-même a choisi. Et dans ces termes-là, il y a la mise en place de la xénophobie d'État. Par exemple, le fait d'un employeur n'est plus le droit d'embaucher un étroge. Même dans le privé, je pense, du privé. Alors eux ils appellent ça à préférence parce que c'est un mot joli, moi j'appelle ça Xenophobie d'État et l'axenophobie d'État est un constitutionnel par ailleurs et elle est contraire à nos engagements internationaux, mais alors elle a tout prévu Marine Le Pen puisqu'elle remet en cause notre propre respect de nos engagements internationaux, c'est aussi prévu dans sa nouvelle constitution. Arackel Garrido en clair, vous considérez que Marine Le Pen ne respecte pas la République, qu'elle est anti-républicaine dans son projet ? Il injuriste dans une tribune du monde à appeler cette proposition un coût d'état institutionnel. Donc effectivement, en tant qu'au président de la République, la première tâche c'est de préserver l'État de droit, et là vous avez une femme qui au demeurant vous raccompagne avec un bracelet électronique, donc on sait que son rapport au droit est quand même assez... Ce n'est pas le cas pour le moment. Oui, elle est d'accord pour le faire. Elle n'a pas dit que si je la tiens avec le bracelet électronique, elle n'était plus quantité. Pour le moment, elle s'est prouvelée. Donc, elle s'assoit sur toutes ses notions, et je pense que là, il y a un danger Et donc, c'est ce que nous se chercherons à faire avec cette campagne de l'après. – On vous a bien entendu, Raquel Garidot, mais je vous repose ma question. – Oui, hier, vous étiez donc à la fête de l'humanité, on a entendu ce match qu'il y a eu entre Fabien Roussel, communiste et candidat à la présidentielle, et Jean-Luc Mélenchon, votre ancien compagnon de route. Vous avez rompu depuis avec lui, nous vous avez fait de la politique. – Trois campagnes présidentielles. – Très longtemps. – Trois défaites. – Avec lui, quel discours avez-vous préféré, Raquel Garidot, hier ? – Alors aucun, parce que moi, je suis fait partie des militaires. – Non, je pense qu'il faut tenir bon les unitaires. Quand on a créé la nupez en 2022, c'est la meilleure décision qu'on ait jamais pris, l'alliance de toute la gauche. – On avait fait pendant 13 ans une guerre sans merci aux partis socialistes pour des raisons qui étaient justifiées, c'est-à-dire ce que faisait le parti socialiste au gouvernement. Et après la troisième défaite, on s'est dit, écoutez, on va sur la base d'un programme de transformation de la société. – Et ça n'a pas marché, et on a vu les désaccords de fonds. – Et la nupez, ça a marché ici. La nupez, elle a produit un résultat dans les urnes. – Électoralement, oui. – Exactement. Or, en écolement de la démocratie, d'abord, être notre objectif, ça doit être d'avoir un objectif électoral. – Mais aujourd'hui, le PS dit plus aucun accord avec la France Insoumise, par exemple. – Et moi, je dis que les diviseurs ne doivent pas avoir le dernier mot. Vous savez, quand le Président Macron a fait la dissolution, on était en pleine campagne des Européennes, et il y avait une haine recuite entre toutes les listes de gauche. Et certains pensaient que plus jamais il y aurait l'unité, et nous, on nous étions un certain nombre, que ce soit mes amis, Alexis Corbière, Clémentine Hautin, Daniel Simonnet, au niveau des Insoumis, mais aussi Olivier Fort, Marine Tandelier, François Ruffin, et nous avons préparé ce nouveau front populaire. Et nous, on a reussi à l'impôt, Raquel Gallido, ça avait fonctionné en 2024, mais aujourd'hui, pour cette élection présidentielle en 2027, celui qui a le vent en poupe, c'est Jean-Luc Mélenchon. Vous vous appelez l'enchant, il n'a pas le vauze ma question, Caroline Girère, il a l'infos du militant. Racalgarido, ma question, Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous seriez prête à le soutenir dans cette campagne présidentielle, si c'est lui qui peut garantir quelque chose ? Moi je ne veux pas choisir entre les diviseurs, je pense que c'est perdant. Moi j'ai mené trois campagnes présidentielles avec Jean-Luc Mélenchon qui ont refusé de le soutenir. Donc pardonnez-moi, moi je veux gagner parce que sinon c'est Marine Le Pen et sa constitution de xénophobie d'État. Donc à partir de là, mon sujet, ce n'est pas de rejoindre une écurie présidentielle avec un esprit de fanzouz, d'accord ? Pardonnez-moi, on peut se faire plaisir, on peut se griser avec des belles images de meetings où on est tous là avec nos maillots et on crie le nom de notre supporter. Tout le monde fait ça, c'est un passage obligé des campagnes. Je l'ai vécu, ça fait 35 ans que je milite et des campagnes présidentielles, j'en ai fait à haut niveau. Et bien, ça, pour le moment, ça a déjà perdu, je ne veux pas qu'on perd dans 2027 et je te dis à tout le monde, les unitaires tenez bon parce que l'heure de l'unité viendra. Merci Raquel Garrido, membre fondatrice du mouvement de gauche écologiste, l'après-ancienne députée de la France Insoumise et invité de 8h30 France Info ce matin.
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radio_franceinfo · nº 54b2ac68-ae43-4759-810c-322e896ac135
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