Le "8h30 franceinfo" de Mathilde Panot
Prisons, établissements pour mineurs, cliniques psychiatriques. Pendant un an, Mathieu Sapain a suivi Dominique Simono contre le général des lieux de privation de liberté. Il raconte, avec justesse, le quotidien de ceux qui y travaillent et ceux qui y sont enfermés dans des conditions dégradées et parfois inhumaines. En liberté, un reportage BD inédit du label Charrivari a retrouvé en librairie. Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Mathilde Pano. Bonjour. Bonjour Mathilde Pado. Le gouvernement doit boucler. On le sait, on en parle beaucoup, son budget pour 2027 et pour cela plusieurs ministres entament des discussions avec les groupes politiques représentés au Parlement, notamment sur les retraites, et vous allez nous donner votre position sur ce dossier. Mais plus globalement, est-ce qu'à LFI vous êtes prêts à discuter ou vous dites, de toute façon, nous censurerons quoi qu'il arrive ? Oui, nous censurerons quoi qu'il arrive et je vous l'annonce ici. Nous n'avons rien à discuter, rien à négocier avec ce gouvernement, la manière dont ils feraient les poches à la fois des retraités, des étudiants, des malades. Rendez-vous compte du scandale d'annoncer qu'ils veulent prendre 6 milliards sur les retraités et qu'ils annoncent en même temps qu'ils renoncent à la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises qui a eu cours seulement pendant 2 ans et qui rapportaient 8 milliards d'euros par an à l'Etat. On va parler de ces dossiers mais vous avez reçu une invitation simplement juste pour nous dire vous avez reçu une invitation vous n'y allez pas. Je vous confirme nous avons reçu une invitation et nous n'irons pas, nos propositions sont connues, nous faisons chaque année un contre-budget et le débat doit normalement avoir lieu à l'Assemblée nationale. Rendez-vous compte que j'ai, dans mon groupe parlementaire, des députés élus depuis 2022 qui n'ont jamais voté un budget. Donc l'ascensure est non seulement la seule manière de s'opposer à ce budget, de coupes budgétaires qui va encore faire souffrir les gens et donc de répondre probablement au 49-3, aux ordonnance où je ne sais quel moyen ils vont trouver pour faire passer ce budget minoritaire. Je rappelle que les Macronistes ont perdu les élections, mais c'est aussi la manière d'empêcher ce gouvernement de commettre des méfaits supplémentaires. Je rappelle que, rien que cet été, les Macronistes sont réintroduits de pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants et ils ont fait passer en première lecture par force la loi permis de tuer xxl qui vient du programme de Jean-Marie Lepen, la présence sur le pêne de défense. On va rentrer un petit peu de budget pour le coup. À venir, à la manifestation de ce dimanche 20 septembre, aux côtés des familles, des collectifs et des associations. Qui dit pas de budget, dit l'Ouest spécial, qui pourrait écouter 15 milliards d'euros, d'après un scénario de l'Inspection générale des Finances. Qu'est-ce que vous vous dites, ce sera de la faute du gouvernement aussi ? Mais vous savez, vous avez un gouvernement qui essaye de nous associer à son offrage en recommençant toujours les mêmes solutions. Vous savez qu'elle est le désaccord fondamental que nous avons avec eux. Le désaccord fondamental que nous avons depuis dix ans avec la Macronie, c'est qu'ils ont asséché les caisses et qu'ils refusent d'aller chercher de nouvelles recettes. Mais vous ne seriez pas utiles en acceptant les discussions, parce que l'année dernière, déjà, vous aviez refusé aussi... Oui, justement, non. Le Parti Socialiste a joué le jeu des discussions. Ils ont obtenu certaines choses. La suspension de la réforme des retraites, par exemple. Je vais même l'embrer justement. Rappelez-vous, le Parti Socialiste, qu'est-ce qu'ils avaient dit ? Ils avaient dit, s'il n'y a pas un premier ou une première ministre du Nouveau Front Populaire, alors nous censurons. Ensuite, ils ont dit, s'il y a eu l'utilisation du 49.3, nous censurons, il y a eu l'utilisation du 49.3, ils n'ont pas censuré. Ils ont dit, s'il n'y a pas d'abrogation de la retraite à 64 ans, et vous l'avez dit, il y a une suspension qui avalise la retraite à 64 ans, alors nous censurons. – Ce n'est pas rien comme ça, c'est un effet direct sur la vie des Français. – S'il n'y a pas la Tax-Ukman ou la Tax-Ukman-like, alors nous censurons, il n'y a pas de C'est pire que ça, c'est que le résultat des négociations, il faut le regarder un an après. Le résultat des négociations, rappelez-vous les 4000 postes de professeurs supprimés dont ils se vantaient qu'ils avaient réussi à annuler cette suppression de 4000 postes de professeurs. Le résultat, nous avons fait une rentrée avec 4000 postes de professeurs en moins et deux tiers des collèges et lycées dans lesquels ils manquent une impersonnelle. La suspension de la réforme des retraites, c'est rien. Ah non, c'est pire que rien. Non, c'est pire que rien. C'est que nous avions la majorité dans le peuple de France et à l'Assemblée nationale pour abroger cette réforme de la retraite à 64 ans. Nous avions cette majorité. Et en votant la suspension, ils ont avalisé la retraite à 64 ans. Donc nous n'avons rien à négocier avec eux. Et moi je veux vous alerter à ce micro. Est-ce que vous avez compris pourquoi l'AFD a gagné un land en Allemagne ? Mais ils ont gagné un lendembre. Bien sûr, alternatif hors d'un lendembre, l'extrême droite, qui fait des salu nazis sur ces antennes, qui fait des campagnes, qui rappellent des campagnes antisémites qui étaient faites dans les années 30, en allant distribuer des billets d'avion, par exemple, à ceux qu'ils perçoivent comme étrangers en proposant la remigration de toutes ces personnes-là. Et pourquoi ils ont gagné ? Eh bien pourquoi est-ce qu'ils ont gagné ? Parce qu'il y a eu des systèmes de grandes coalitions systématiques qui font qu'il n'y a plus aucune alternative possible. Donc nous, nous ne participerons d'aucune manière à sauver la Macronie ou à les sauver du désas qu'elles sont en place. Mais là, le gouvernement dit, il s'agit pas de sauver la Macronie. Nous ne sommes pas d'accord avec le budget. Le gouvernement dit, il s'agit de sauver la France, d'éviter une crise financière. Vous, en parallèle, vous vous dites donc, pas besoin de discuter. Tempest, il y a une loi spéciale. Et en plus, on peut, c'est une proposition de la France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, effacer une partie de la dette. Oui, tout ça fait. vous dites aujourd'hui on peut se permettre de pas avoir de budget et parce qu'on peut en fait effacer la dette sans que ça aille de conséminence. Déjà il faut arrêter la politique de la peur qui est faite à tout va, il y aura dans tous les cas un budget. Une loi spéciale est un budget qui reproduit celui précédent. Madame Lambré vous avez dit que ça coûterait selon des experts 15 milliards à la France. Vous savez combien de coûts de budgétaire il va le faire cette année ? 30 milliards supplémentaires par rapport à une autre année qui a déjà été un budget catastrophique pour les gens. Vous savez ce qu'on a appris aujourd'hui, que la France, selon un rapport qui vient d'être publié aujourd'hui, que la France détient le record de dividendes versés au deuxième trimestre, record en Europe, et même le deuxième pays au monde a versé le plus de dividendes aux actionnaires de grandes multinationales avec 70 milliards de dollars qui ont été donnés pour gaver les actionnaires. Mais ça c'est un autre sujet que la dette. Non, c'est pas un autre sujet. Quand la charge de la dette atteint 65 milliards d'euros et que la France est pays qui emprunte au taux le plus cher parmi les pays européens. Est-ce que ce type de discours ne risque pas d'accentuer la méfiance ? Ce n'est pas vrai parce que l'Allemagne emprunte à peu près au même taux. Je vais vous dire. Non, l'écart entre la France et l'Allemagne sur la dessus n'a jamais été aussi important. Qui est responsable de ce désact ? Qui a créé 1300 milliards de dettes ? Ce n'est pas nous. C'est les mauxards de la finance qui ne cessent de nous donner des leçons. Nous, nous proposons la seule solution raisonnable. Marine Le Pen propose de faire 125 milliards de coups dans les budgets et d'inscrire la règle d'or dans notre constitution. Nous, la seule solution raisonnable, c'est d'enlever le pouvoir qu'ont les marchés financiers sur notre avenir et donc de mettre à l'abri une partie de la dette, celle qui est détenue par la Banque Centrale Européenne d'attaques spéculatives et d'attaques du marché. Et nous disons même que la Banque Centrale Européenne devrait racheter d'autres le titre de dette pour justement laisser des marges de manœuvre à la France et aux autres pays européens. Vous entendez, Mathilde Panot, le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin qui juge cette mesure, illégale, dangereuse, inutile, le prix Nobel d'économie Philippe Aguion qui estime que c'est un mensonge digne de l'hydroxychlorothine du professeur Raout pendant la crise du Covid. Vous allez me dire que ce sont deux proches d'Emmanuel Macron, mais ils n'ont aucune crédibilité sur ces sujets pour vous. Ecoutez, quand Philippe Aguion est en train de venter par exemple la politique argentine de mille ailles présidentes d'extrames droites qu'on voyait partout avec sa tronçonneuse pour couper dans toutes les dépenses sociales et dans tous les services publics qui a mis 5 millions d'argentins sous le seuil des pauvretés et a plongé l'Argentine dans une faillite au point qu'ils en sont à supplier Trump de devoir les sauver. Je considère effectivement que M. Aguion, celui qui conseillait Emmanuel Macron sur sa politique économique, n'a pas de crédibilité. Je vais vous dire, il y a 7 prix Nobel qui ont défendu le fait d'économie, qui ont défendu le fait qu'il fallait une taxe d'Ukman. c'est-à-dire le fait que les 1800 ultra-riches de ce pays paient autant d'impôts en moyenne que le reste de la population française. Je ne crois pas que ça soit incroyable de demander cela. Mais il y a aussi beaucoup d'economistes qui disent si vous en saurez la raison pour laquelle nous ne cessons de nous endetter. C'est une partie de la population qui peut se déplacer très facilement. Quand il y avait l'impôt de solidarité sur la fortune, c'est tout le temps ce qu'on nous disait. L'impôt de solidarité sur la fortune faisait partir des gens. Le résultat, ça doit être 0,02% ou quelque chose comme ça, de personnes qui sont partis. Et moi, je vais vous poser une autre question. Depuis que ils ont supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, qui est revenu ? Tout cela n'a aucun sens. Il faut arrêter que les riches puissent faire ces sessions de la nation. Nous avons besoin d'investir dans la bifurcation écologique, dans les services publics. Nous avons besoin d'en arrêter avec ce monde de malades. Ce sont les cadeaux plus riches qui ont creusé notre déficit. – Vous vous dites qu'il faut taxer les riches et augmenter les impôts des Français ? – Non, on ne peut pas augmenter les impôts des Français. – Vous voulez pas augmenter les impôts des Français ? – Non, on veut augmenter les impôts, on veut taxer les plus riches. On veut la taxe d'Ukman, l'impôt de l'épargner sur la portine. On veut, par exemple, faire un impôt sur le revenu qui est beaucoup plus progressif, avec 14 tranches, qui fait que toutes les personnes qui gagnent moins de 4000 euros perdront pareil ou moins avec nous et ce seront uniquement les plus riches. – On perdra plus d'impôts. – Exactement. Le gouvernement dit, nous, on ne veut pas taxer davantage les travailleurs. On a déjà le taux d'imposition, un des taux d'imposition les plus élevés en France. En revanche, les retraités pourraient faire un petit effort, notamment les retraités les plus aisées. Vous, vous dites, comme la droite est l'extrême droite, pas de touche aux retraités. C'est pas juste qu'ils fassent un effort ? Nous disons qu'il est insupportable qu'on fasse croire que l'outil de redistribution et de partage des richesses se mettraient dans la sous-indexation et la désindexation des pensions de retraite. Le partage des richesses se fait par l'impôt. Vous savez que, par exemple, si on fait, il y a donc la taxe Huckman, dont on parlait juste avant, mais si on fait, par exemple, la taxe qui fait que les multinationales paient réellement l'impôt selon le bénéfice qui est réellement réalisé en France, cela rapporterait 26 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Vous trouvez normal que des multinationales qui font d'énormes bénéfices en France ne paient pas d'impôts alors que les TPEPME, eux, paient beaucoup d'impôts. – Il y a déjà une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises dans le précédent budget. – Oui, ils viennent d'annoncer qu'ils enlèvent la surtaxe qui rapportait 8 milliards d'euros par an à la France. Tout ça n'a aucun sens. Ils continuent les cadeaux plus riches et aux grandes entreprises. – On peut se permettre de ne pas demander selon vous un effort au retraité. – Mais bien sûr, on a un retraité sur 10 qui est pauvre. Et s'il y a des retraités riches, eh bien ils péronnent dans le cadre d'un partage des richesses plus large sur l'impôt sur le revenu et autres. Parce que sinon, vous vous retrouvez dans une situation où le système de soins est en train de s'effondrer et qui était un des meilleurs au monde. Les soignants sont épuisés, n'en peuvent plus. Vous vous retrouvez dans un moment où 6 pompiers sont morts et 200 ont été blessés en luttant contre les mégafeux parce qu'ils n'ont pas eu les moyens de pouvoir se protéger correctement. Vous vous retrouvez dans une situation où dans la 7e puissance économique au monde en 2025, 960 personnes sont mortes de la rue. On se rappelle des manuel Macron qui disait en 2017. 25% des dépenses publiques. 25% des dépenses publiques. Et vous vous dites, on ne va pas taxer les retraités. Mais vous savez, on a fait un choix. On va revenir sur la retraite à 64 ans. On va même revenir à la retraite à 60 ans. La retraite à 60 ans va augmenter. On va même revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités. Donc ce sera encore plus des dépenses publiques. Oui, mais nous, on avance moins de 4% pour les dépenses liées à l'environnement. Est-ce qu'on peut se permettre de continuer à dépenser autant pour les retraites ? Oui, bien sûr. un choix, nous avons décidé et c'est le choix qui a été fait dans l'histoire française, c'est de ne pas laisser les retraités dans une pauvreté où ils dépendaient uniquement de la solidarité familiale et d'ailleurs nous voulons à l'autre bout de l'âge de la vie faire en sorte que les jeunes eux aussi aient une garantie d'autonomie pour que là aussi ils ne soient pas juste dépendants de la solidarité familiale. Donc nous avons fait un choix et ce choix est un choix extrêmement respectable. C'est c'est un choix que nous défendons le fait que, justement, les retraités puissent vivre correctement et n'aient pas un décrochage total par rapport à celles et ceux qui travaillent. – Un mot, Mathilde Panot, au sujet des appels à la manifestation, à la mobilisation qui fleurissent sur les réseaux sociaux notamment pour le mois d'octobre. Le 17 octobre, mouvement type Gilets jaunes disent certains pour protester, en tout cas, contre la hausse des prix du carburant et plus généralement contre la vie chère. Est-ce que vous soutenez ces appels à la manifestation ? – Oui bien sûr, je les soutiens comme je soutiens. je disais la manifestation de dimanche contre la loi Permis de Tuer, comme je soutiens celle du 29 septembre avec les pompiers et les services publics, et celle du 17 octobre, si les Gilets jaunes reviennent sur les ronds-points. Je rappelle, les Gilets jaunes, le carburant était à 1,40€, 1,50€. Il faut imaginer la privation que c'est lorsque les carburants arrivent à 2,20€, 2,30€, et pourraient encore exploser les privations que cela veut dire dans la vie quotidienne des gens. Il y a un profiteur de guerre qui s'appelle Total, qui a fait 11,2 milliards de bénéfices en six mois. – Mais Total qui bloque ses prix. – Qui bloque ses prix. – Non, non. Total fait quelque chose… – Total, il plafonne ses prix, mais c'est le problème. – Oui, alors il plafonne. – Il ne faut pas plutôt merci à Total. – Pas du tout, déjà parce que ce que nous avons vécu cet été, c'est notamment le résultat de ces multinationales pétrolières et il va falloir sortir nos sociétés de la toute dépendance au pétrole. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que Total a juste fait en sorte d'avoir un avantage concurrentiel pour essayer notamment de couler tous les petits distributeurs indépendants en faisant en sorte que les gens aient plutôt chez Total que sur d'autres. Nous, nous ne voulons pas dépendre du bon vouloir de Total. Nous voulons bloquer les prix avec un gouvernement. Ce n'est pas possible parce que ça organiserait la pénurie, parce que les stations-servis, on ne peut pas vendre la moitié. Alors, il se trouve que la France l'a déjà fait dans les années 90 au moment de la guerre du Golfe. On n'a pas créé de pénurie. Il se trouve qu'il l'a fait sur le gel hydroalcoolique pendant le Covid. On n'a pas créé de pénurie. Et même, vous ne savez peut-être pas... Il y avait eu des greves à l'époque dans les années 80. Il existe à la réunion des personnes qui ne voulaient plus vendre de professionnels. Mais vous savez, s'il y a des menaces de leur part, nous pouvons aussi réquisitionner leur stock de carburant. Il n'y a pas mis ces professionnels des petites stations, indépendantes, qu'on entendait hier dans un portage sur le portage. Oui, qui sont coulés en ce moment même parce qu'ils ont faire total. C'est pour ça qu'il faut aussi bloquer les marges. Le blocage des prix est la seule chose qui ne coûte pas d'argent public et qui ne permet de ne pas faire ce que fait le gouvernement. Le gouvernement rognent sur ses taxes. ou l'URN sur la question des taxes qui donnent des milliards d'argent public du contribuable aux actionnaires de total. Il faut bloquer les prix, c'est possible. – Bloquer les prix en prenant, non pas sur les taxes, mais sur les marges des pétroliers. – Exactement. Et rapidement, juste sur les appels à manifester, il y a une figure des gilets jaunes, Thierry-Paul Vallette, pour plus sur la question de Simon, qui s'inquiète d'un retour de ces manifestations dans une société plus radicalisée et plus violente qu'à l'époque. Si le mouvement des gilets jaunes devait revenir, ce serait terrible. Je pense qu'il y aurait des morts, dit-il. Est-ce que cela vous inquiète ? Ce qui m'inquiète, c'est la répression que fait sans cesse ce gouvernement face à toute colère et revendications sociales légitimes. On se rappelle que les Gilets jaunes, on se rappelle de les Bourgneurs des Gilets jaunes, Monsieur Édouard Philippe, avec des gens qui allaient manifester pour le référendum d'initiative citoyenne et qui perdaient un œil, perdaient une main, au point que plusieurs instances internationales ont dénoncé cette répression. On se rappelle de Saint-Solil, on se rappelle... Là, il parle de la colère des manifestants, il parle pas de... – Est-ce que vous vous appelez au calme ? – Non, moi, j'appelle à une révolution citoyenne par les urnes, à s'emparer d'une date de deux dates, le 18 avril et le 2 mai, de la possibilité de tout changer dans notre pays, qui est l'élection présidentielle avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Avec Mathilde Panneau, présidente du groupe la France Insoumise à l'Assemblée nationale, Mathilde Pano, communiste, écologiste et insoumis étaient réunis à la fête de l'humanité ce week-end. Enfin, réunis pas tout à fait. Des militants ont pris pour cible le PS et aussi Fabien Roussel, le patron du Parti communiste. Tout le monde déteste le PS ou non, Roussel n'est pas un camarade. Vous qui érigez la fraternité au-dessus de tout, c'est pas très fraternel tout ça. Là, vous avez montré quelques personnes qui scornent ces slogans, vous vous auriez pu continuer un tout petit peu la vidéo et vous auriez vu que l'ensemble de la foule qui était présente extrêmement nombreuse pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon, scandé, siamo tutti antifascistiques, parce que nous, nous ne nous trompons pas d'adversaires. c'est justement la question qu'on se pose vous dites vous vous ne vous trompez pas d'adversaire certains à gauche vous disent comme Raquel Garidot l'ex insoumise faire campagne c'est vouloir rassembler c'est le contraire du sectarisme et de la délimitation permanente est-ce que ce type de slogans ça donne pas l'impression que si on n'est pas avec vous on est contre vous même si on se situe à gauche je pense que là vous êtes en train d'essayer de monter une polémique qui n'a pas lieu d'être parce que moi je redis ce que Jean-Luc Mélenchon a dit dans son discours et je le redis avec lui je remercie les militants communistes pour leur accueil pour l'organisation de cette fête de l'humanité les militants pas les cadres du parti par exemple j'ai échangé deux fois lors de cette fête de l'humanité avec stéphane peu président qui est mon homologue président du groupe communiste c'est ultramarins à l'assemblée nationale et je notais beaucoup de convergence dans ce que nous nous disions donc nous faisons nous menons des batailles à l'assemblée nationale qui sont très souvent communes avec les communistes et les écologistes avec qui nous avons sans cesse tenté de censurer et et d'arrêter la politique de malheur d'Emmanuel Macron, et c'est ce vers quoi nous continuons d'avancer. Parce qu'il y a une petite musique qu'on entend à la fois dans les médias, mais y compris même dans des responsables politiques, une petite musique de résignation. Et je crois que ça ne correspond pas du tout aux images qu'on a vues notamment à la fête de l'Humam et aussi à la bras de Lille-l'île, à nos universités d'été ou encore à Saint-Denis, où les gens qu'est-ce qu'ils criaient ? On va gagner et on est prêt. Voilà ce qu'ils criaient à chaque fois. Donc, ce qu'il faut pour gagner une élection présidentielle, c'est l'unité des électeurs. Rassembler le plus de monde possible et aller convaincre. – Justement, de rassembler une majorité d'électeurs au second tour. Un autre, à Gatsitay, Raquel Garrido, un autre de vos ex-camarades, François Ruffin dit, on ne pourra pas gagner à gauche avec deux Français sur trois qui nous haïssent. Qu'est-ce que vous lui répondez ? – Bon, d'abord, je vais commencer par quelque chose de simple. Pour arriver au second tour, il faut avoir passé le premier tour. – Oui justement, Jean-Luc Mélenchon est celui dans les enquêtes d'opinion à gauche qui a le plus de chance d'arriver au second tour, mais qui est celui qui est donné perdant le plus largement face à Marine Le Pen. Comment vous expliquez ça ? – Comment on explique ça ? Il y a quelque chose qui va vous étonner. La télé ce n'est pas la vraie vie. Vous savez quelque chose qui était extraordinaire chez les gilets jaunes ? – Pourquoi la gilet jaune ? – C'était de voir pour la première fois à la télé des mamans seuls, des retraités pauvres qui parlaient, d'avoir des ouvriers et des employés qui sont la moitié de la population active et qu'on ne voit jamais à la télé. Donc, il peut se raconter des choses sur les plateaux télé, sur le fait qu'on était... Et là, on parle des sondages, Mathilde Palau. Ah oui, attendez, je vais aller jusqu'au bout. Il se trouve que les sondages ont beaucoup de billets. Nous en avons parlé à de nombreuses reprises. Quels sont les billets ? Il n'y a pas les outre-mer dans les sondages. Ensuite, deuxième billet. Ce sont uniquement les personnes qui sont certaines d'aller voter. Mais vous vous en servez bien... Pour ceux du premier tour, vous vous en servez pour dire que vous êtes la force derrière laquelle il faut se rassembler, Mathilde Palau. On se sert surtout d'indicateurs qui sont des indicateurs qui, je crois, parlent beaucoup plus que les sondages, par exemple le fait qu'il y ait un nombre immense de personnes qui viennent à chacun des rassemblements que nous faisons. Et nous nous sommes impressionnés par cette dynamique citoyenne. Il y a une dynamique autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, et notamment parce que nous, nous ne sommes pas dans la tambouille. Avec nous, comme dit Jean-Luc Mélenchon, c'est carré. Nous avons un seul candidat, nous ne passons pas notre temps à nous tirer des couteaux dans le dos. Nous avons un programme qui est sérieux, qui est travaillé. Nous avons une équipe pour gouverner et nous avons la force de l'emporter. Donc nous ferons mentir tous les sondages comme on l'a fait en 2024 pour vous de la France Insoumise. Vous dites pas, vous reconnaissez pas que vous pouvez faire peur, inquiéter les Français. Mais peut-être qu'il y a un rejet qui est analysé. Peut-être qu'il y a la force qui doit raconter beaucoup de choses sur nous. Et notamment, moi je le dis, cette campagne elle va être spécifique. D'abord parce que vous le savez, il y a des ingérences étrangères dont la France Insoumise et la principale cible, on l'a vu lors des élections municipales sur la campagne de David Guiro, de François Pigmal ou encore de Sébastien Delogu. Et puis, vous pourrez quand même admettre qu'il y a nombre de mensonges qui sont répétées sur nous. Par exemple, le fait que Rima Hassan détenait de la drogue en garde à vue pour un tweet qui a valu qu'on la suive pendant trois mois. Or, Rima Hassan n'avait pas de drogue. Et personne ne l'a redit derrière en disant après avoir fait des plateaux pendant un jour. Ah, excusez-nous, nous nous sommes trompés sur son truc. Elle va être jugée pour apologiser le terrorisme. – Oui, oui, oui, avec déjà très procédures sur 16 qui sont abandonnées. Donc je le dis à celles et ceux qui nous écoutent, ne croyez pas un seul instant ce qui est raconté sur nous. Et une campagne s'est fait pour convaincre. – On est encore beaucoup désormais. – Et justement convaincre les autres de se rassembler derrière vous. Jean-Luc Mélenchon avait lancé un ultimatum pour novembre. Il reste un mois et demi, vous y croyez ? – Oui. – Qui va se rallier à vous ? – Vous verrez. – Aujourd'hui Fabien Roussel est candidat. – Nous avons tendu la main, c'est ce que nous avons appelé la Nouvelle Alliance Populaire, Dès mai 2026, nous avons tendu la main à ceux qui sont nos partenaires à l'Assemblée, avec qui nous travaillons, avec qui nous combattons sur les différents sujets, et avec qui nous partageons l'immense majorité de nos votes, c'est-à-dire les écologistes et les communistes. Et oui, je crois que beaucoup se rendent compte de l'importance des enjeux, parce que l'importance des enjeux de cette élection de 2027, c'est non seulement de battre l'extrême droite, de défaire le monde de malheur de la Macronie, mais aussi de faire retrouver une voix de la France ce qui est écouté à l'international au service de l'AP entre le génocide qui continue toujours en cours en Palestine. Rapidement parce que l'ultimatum est fixé à novembre de Jean-Luc Mélenchon mais pour l'instant Fabien Roussel est candidat, Marine Tandelier est candidat et le PS fait sa primaire. Oui et chacun prend ses responsabilités puisque je le rappelle la dernière fois en 2022, nous avons manqué d'éliminer Marine Le Pen du second tour et donc d'arriver au second tour à seulement 420 000 voix et cette fois-ci je suis sûre que nous allons y arriver. Y a-t-il le panneau l'un de vos députés insoumis Aurélien Taché va publier son prochain livre chez Vincent Bolloré dans la maison d'édition emblématique de son groupe Fayard. Vous l'aviez vu venir, celle-là ? Non, c'est son choix et ce n'est pas le nôtre, il nous en a informé. Et moi je veux redire tout notre soutien, non seulement aux maisons d'édition indépendantes, mais aussi aux écrivains et aux artistes Jean-Luc Mélenchon dit si j'arrive au pouvoir, je liquiderai l'Empire Bolloré et vous avez un député qui signe chez Faillard. Oui, c'est pour ça que je dis que ce n'est pas notre choix et qu'effectivement je pense qu'à l'avenir, aucun député insoumis ne devrait publier dans des millions d'éditions détenus par Bolloré. Un choix mal venu pour vous, on l'a compris. Merci beaucoup Mathilde De Panneau. Merci à vous. Présidente du groupe LFEL Assemblée nationale, merci Agathe. Merci, merci. Et merci à vous de nous avoir suivis.
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