Exploitation des contenus de profils non privés par le nouvel outil d’intelligence artificielle Muse Image de Meta
Commission européenne (auteur_moral)
FR
E-002877/2026
Réponse donnée par M. McGrath
au nom de la Commission européenne
(16.9.2026)
Le 10 juillet 2026, Meta a annoncé que son modèle de génération d’images devant permettre aux utilisateurs d’exploiter les contenus publiés sur des comptes Instagram publics, en les mentionnant, pour générer des images avec l’IA, n’était plus disponible.
Conformément au règlement général sur la protection des données (RGPD), le traitement des données à caractère personnel n’est licite que s’il repose sur au moins l’un des six fondements juridiques qui y sont mentionnés, dont le consentement de la personne concernée. Un autre de ces fondements juridiques est la poursuite d’un intérêt légitime [article 6, paragraphe 1, point f), du RGPD], pour autant que toutes les conditions applicables soient remplies. Lors de l’évaluation visant à déterminer si l’intérêt légitime poursuivi par le responsable du traitement ou par un tiers ne prévaut pas sur les droits et intérêts de la personne concernée, il convient également de tenir compte des attentes raisonnables de cette dernière. Les personnes concernées sont plus susceptibles de raisonnablement s’attendre au traitement de leurs données à caractère personnel lorsque ces données figurent dans des profils ouverts. Elles ont le droit de s’opposer à ce traitement pour des raisons tenant à leur situation. L’application du RGPD dans des cas individuels incombe aux autorités nationales compétentes en matière de protection des données et aux juridictions.
En tant que très grandes plateformes en ligne en vertu du règlement sur les services numériques, Facebook et Instagram doivent évaluer les risques systémiques et mettre en place des mesures d’atténuation adaptées à ceux-ci, qui peuvent inclure le recours à un marquage bien visible des contenus générés ou manipulés ressemblant à des personnes réelles. La Commission surveille le déploiement des fonctionnalités d’IA générative des très grandes plateformes en ligne et peut demander des informations au titre de l’article 67 du règlement sur les services numériques ou engager des procédures.
L’article 50 du règlement sur l’IA impose aux fournisseurs de systèmes d’IA de mettre en œuvre un marquage lisible par machine dans les contenus de synthèse, et aux déployeurs de ces systèmes d’indiquer clairement qu’un contenu constitue un hypertrucage, lorsque c’est le cas. En outre, les fournisseurs de modèles d’IA à usage général tels que Muse Spark doivent publier un résumé du contenu utilisé pour entraîner ces modèles, données utilisateur comprises.
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2026-002877
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