Déclaration de M. Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat, sur le tourisme en France, à Paris le 15 septembre 2026.
Serge Papin (auteur)
Mesdames, Messieurs,
Je vous remercie d'être présents pour ce point d'étape consacré à la saison touristique 2026.
Les données que nous présentons aujourd'hui permettent de dresser un bilan intermédiaire solide, dans un contexte économique et climatique contraint.
Les résultats montrent que la Destination France continue de bénéficier d'une attractivité forte, soutenue par les clientèles internationales. Soutenue aussi par la fidélité des Français à leur pays, en dépit des arbitrages budgétaires réels.
Mon propos sera bref, avec 4 messages importants à vous adresser :
1. La France confirme son attractivité internationale.
- En juillet, les recettes du tourisme international atteignent 49,5 milliards d'euros entre janvier et fin juillet 2026, soit +3,7 % par rapport à 2025, sur le seul mois de juillet.
- Les arrivées aériennes internationales progressent encore cet été, notamment grâce à la clientèle long-courriers. Une progression entre +1 à +5% en fonction des nationalités :Mexique +14% par rapport à 2025Canada + 10%,Chine + 5 %,Japon +4 %États-Unis +3 %
- La France continue d'attirer, de séduire, de convaincre et même très loin.
- C'est le résultat de stratégie gagnante de la part de plusieurs destinations :
Je pense à la Région Sud avec les Etats-Unis, aux Hauts-de-France avec le Japon ;Mais aussi, aux territoires ultramarins, avec l'ouverture de nouvelles lignes aériennes : Tokyo-Papeete, Saint-Martin-Miami, Montréal-Pointe-à-Pitre, Toronto-Fort de France, La Réunion-Bangkok…et d'autres en perspective.
2. Les Français privilégient la France, mais ajustent leurs dépenses.
- 84 % des Français sont partis en vacances en France.- Mais dans le contexte économique actuel, avec notamment la crise énergétique depuis mars, les Français ont dû faire davantage d'arbitrages dans leurs dépenses, notamment en ce qui concerne la restauration, les activités, les achats de souvenirs.- Mais ils maintiennent leurs vacances. Et ça, c'est un signal fort : le tourisme reste un besoin essentiel, une respiration.
3. La saison s'étale : les ailes de saison gagnent en importance
Les Français ne partent plus seulement en juillet et août : ils partent plus tôt, ils partent plus tard, et c'est une tendance qui se confirme pour les seniors, les jeunes couples ou les ménages sans enfants… On parle souvent des juillettistes et des aoûtiens, on peut aussi évoquer les « juinistes » ou les « septembristes » :
- Le taux de départ en juin passe de 15% à 18%,- Les intentions de départ pour septembre passent de 20 à 22%, par rapport à l'an dernier.
Et les perspectives internationales pour septembre sont très bonnes. Cher Christian, je te laisserai nous en parler plus longuement.
C'est une évolution positive : on répartit mieux l'activité dans le temps, on soulage les pics, on renforce la résilience des territoires. Les ailes de saison deviennent une force très grande pour tout le secteur touristique.
4. Une géographie touristique plus contrastée cet été, mais qui demeure globalement solide
- Le littoral reste le premier espace fréquenté à 43% devant les villes à 33%.- La campagne 32% ;- La montagne 15% : une destination qui progresse, par exemple du côté des Alpes Nord avec +16% de fréquentation, en août.- Certaines destinations méridionales, elles, connaissent une saison plus contrastée, notamment du fait des arbitrages budgétaires des touristes.
Chère Christelle Chassagne, je vous laisserai présenter les premières remontées de vos adhérents et nous faire un focus sur la Nouvelle-Aquitaine, qui fait l'objet de beaucoup d'attention au sein du Gouvernement, depuis les incendies.
L'évolution de la répartition de l'activité illustre le déploiement des offres touristiques sur l'ensemble du territoire national et une évolution des comportements des touristes.
Notamment avec des activités en plein boom comme le vélotourisme (+10% de pratiquants en 2025), la randonnée, le tourisme de savoir-faire, l'oenotourisme, le spiritourisme, les parcs à thème, à l'instar du PAL, dans l'Allier qui a déjà accueilli 700 000 visiteurs.
Mes amis, nous avons connu des moments difficiles cet été, avec des incendies d'une ampleur inouïe dans les Landes, en Gironde, le Var, la Haute-Corse…Ce que cela nous dit aussi, c'est qu'il nous faut anticiper et mieux nous préparer.
Aussi, j'ai décidé de réunir le Comité de filière tourisme, en Nouvelle-Aquitaine, début octobre, afin de poursuivre et préparer avec la filière, nos futurs chantiers :
- tourisme durable,- plan d'urgence et de délestage touristique avec l'aide de l'ONU Tourisme,- 2e plan dédié aux saisonniers…
Je laisse maintenant la parole à Atout France pour le détail des tendances, et ADN Tourisme, pour leur vision territoriale.
Nous répondrons ensuite à vos questions, avant de poursuivre notre déambulation sur le salon.
Je vous remercie.
Source https://www.economie.gouv.fr, le 16 septembre 2026
La source —
vie_publique · nº 304603
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