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14 septembre 2026 · Gouvernement · discours Discours

Déclaration de M. Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat, sur le tourisme en Outre-Mer, à Paris le 14 septembre 2026.

Serge Papin (auteur)

Mesdames et messieurs les président et directeurs généraux, Mesdames et messieurs les élus et présidents des Comités régionaux du tourisme – je salue notamment ceux qui ont fait le long voyage depuis les Outre-mer pour être avec nous aujourd'hui ! Mes chers amis, Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui pour ouvrir ce 6e Comité stratégique du tourisme en Outre-mer. Le tourisme est à l'honneur cette semaine, avec l'ouverture demain du salon IFTM, le grand rendez-vous des professionnels du tourisme. Et, au fond, il est assez logique que cette semaine débute aujourd'hui avec les Outre-mer. Car les Outre-mer sont l'un des moteurs essentiels de la Destination France. En effet, le tourisme, dans les territoires ultramarins, c'est : - Entre 7 et 10 % du PIB ultramarin ;- 25 000 à 30 000 emplois directs ;- 2,2 millions de touristes en 2025 – les tendances 2026 confirment cette dynamique. Autant dire que les Outre-mer sont un atout essentiel pour atteindre l'ambition fixée de 100 milliards d'euros de recettes touristiques d'ici 2030. Et, franchement, quand on voit ce que vous avez à offrir, on comprend pourquoi un tel engouement : la Montagne Pelée en Martinique, les Piton de La Réunion, les lagons de Nouvelle Calédonie, les Marquises, la Baie des Saintes, le lagon de Mayotte…Et je pourrai continuer longtemps à énumérer toutes ces pépites. Et puis, il n'y a pas que les paysages. Il y a aussi les savoir-faire perpétués à travers les époques : le café Bourbon Pointu, les rhums d'exception dont le rhum arrangé, l'ébénisterie créole, la vannerie de Mayotte. Autant de gestes, de métiers, des traditions qui attirent de plus en plus de visiteurs, y compris de nouvelles clientèles internationales à fort pouvoir d'achat. Je pense notamment aux marchés nord-américains qui explosent à Saint Martin et Saint Barthélemy. Je pense aux liaisons depuis le Canada vers les Antilles qui s'envolent, et aux nouvelles lignes ouvertes en 2025 2026, qui ont changé la donne : Montréal–Pointe à Pitre, Toronto–Fort de France, Réunion–Bangkok, Seattle–Tahiti, Tokyo–Papeete, Miami–Saint Martin… Cette dynamique, nous ne la regardons pas de loin : nous l'accompagnons activement. Et je veux le dire clairement : l'État est à vos côtés pour structurer, professionnaliser et valoriser vos filières, vos territoires. Nous voulons surtout diversifier l'offre touristique. C'est une priorité que je porte à la tête de mon ministère : développer le tourisme de savoir-faire, notamment avec la visite d'entreprises, mais aussi le spiritourisme – qui n'est pas du tourisme spirituel mais du tourisme de spiritueux. Je veux remercier à cet égard la DGE et Atout France pour leur travail, et saluer toutes les équipes présentes aujourd'hui. Partout, nous soutenons des projets qui racontent les territoires : • La Maison du Manioc en Guyane, qui valorise une filière agricole et un récit culinaire• Le Domaine de Maison Rouge à La Réunion, qui fait dialoguer patrimoine, agriculture et tourisme culturel ;• L'écosystème Habitation Néron – Papa Rouyo en Guadeloupe, qui renforce le tourisme mémoriel et le spiritourisme. Avec un même message : nos filières agricoles, artisanales et culturelles sont aussi des filières touristiques. Nous avons également renforcé notre accompagnement à Mayotte, après les cyclones Chido et Dikeledi. Depuis décembre 2025, Atout France travaille aux côtés des services de l'Etat et des acteurs du tourisme mahorais pour reconstruire, réorganiser et relancer la filière touristique. C'est un territoire qui montre un dynamisme très fort avec des projets importants notamment dans le secteur hôtelier : je pense à l'extension et à la rénovation des hôtels Jardins Maore et du Mahabou. Et nous allons agir avec le même engagement en Nouvelle-Calédonie. Je laisserai bien sûr ma collègue Naïma MOUTCHOU vous en dire davantage, car il y aura prochainement des annonces qui seront faites lors du sommet Choose France Outre-mer, le 1er octobre. Mais nous devons aller plus loin. Et nous allons le faire. D'abord, en simplifiant. Nous devons adapter les normes européennes aux réalités ultramarines. Parce qu'une règle qui fonctionne à Bruxelles ou à Paris ne fonctionne pas nécessairement de la même manière à Mayotte, en Guyane ou en Polynésie. La Commission européenne vient de le reconnaître en adoptant une nouvelle stratégie pour les Régions Ultrapériphériques : traitement différencié, transition écologique juste, soutien renforcé à leur connectivité sont au programme. Ensuite, en donnant les moyens d'agir à tous ceux qui veulent entreprendre, investir, structurer une filière touristique. Aujourd'hui, nous publions le guide des financements européens pour le tourisme. Ce guide, élaboré avec la DGE, l'ANCT, CCI France et ADN Tourisme, rend enfin lisibles et accessibles des opportunités souvent trop complexes. Un guide pour qui ? Pour les collectivités, les établissements publics, les entreprises privées, les associations. Un guide pour quoi ? Pour expliquer comment monter un dossier, quels dispositifs mobiliser, comment faire de l'Europe un levier, pas un labyrinthe. Vous en parlerez tout à l'heure avec Mme Victoria PETROVA, de la Commission européenne, que je remercie très sincèrement pour sa présence aujourd'hui. Enfin, il faut regarder la réalité droit dans les yeux. Les Outre-mer sont en première ligne face au changement climatique : cyclones, érosion, montée des eaux… Ils vivent déjà ce que le reste du monde commence à peine à comprendre - et que nous avons expérimenté dans l'hexagone cet été. Alors oui, l'État doit agir. Protéger, anticiper, adapter. Mais les Outre-mer ne sont pas seulement en première ligne. Ils sont aussi aux avant-postes des solutions : autonomie énergétique des hébergements, gestion circulaire de l'eau, protection de la biodiversité… Vous êtes déjà en train d'inventer le tourisme de demain. Si la France veut être la référence mondiale du tourisme durable, elle doit regarder vers les Outre-mer. Vous en parlerez tout à l'heure avec Madame Virginia FERNANDEZ-TRAPA, de l'ONU Tourisme, que je remercie chaleureusement pour sa présence. Mesdames et Messieurs, Les Outre-mer sont une force vive de notre puissance touristique française. Faisons de ce Comité stratégique un moment d'action. Je veux vous le dire simplement : je suis à vos côtés. À votre écoute pour ouvrir des portes, pour lever des freins, pour faire avancer vos projets, pour donner de la puissance à vos territoires. Ensemble, faisons des Outre-mer des moteurs de France Destination Durable 2030. Des territoires qui ne suivent pas le mouvement : qui l'ouvrent. Je vous dis à demain au salon IFTM pour ceux d'entre vous qui y participeront. J'y dresserai le bilan de la saison estivale qui vient de s'achever. Je vous remercie. Source https://www.economie.gouv.fr, le 16 septembre 2026
La source — vie_publique · nº 304602
↗ https://www.vie-publique.fr/discours/304602-serge-papin-14092026-tourisme-en-outre-mer?egn-publisher=dila_vp&egn-name=informer_opendata_discours
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