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17 septembre 2026 · None · transcription Radio

Exclusion de Philippe Brun, primaire, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Olivier Faure

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On va parler de vos propositions et de votre candidature, bien sûr, à la primaire du PS Olivier Fort. Primaire pour laquelle il n'y aura finalement que cinq candidats, puisque le bureau national a écarté le député Philippe Brin qui avait ses parrainages pour des soupçons de violence. Il vous accuse de vouloir le tuer politiquement. Alors est-ce que vous pouvez nous dire ce matin un peu plus précisément ce qui lui est reproché ? Bon écoutez c'est d'avoir une affaire que je regrette et je pense que le PS aurait pu s'épargner effectivement cette affaire. De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une accusation portée par une une victime présumée, et la justice dira ce qu'il en est le moment venu. Une collaboratrice parlementaire de Philippe Brin qui l'a licenciée pour faute grave. Qui aurait été sa compagne, qui l'a licenciée effectivement, et qui prend des accusations suffisamment graves, qui relève du droit pénal, et donc qui justifiaient, qui justifiaient et violences harcèlement, qui justifiaient que le bureau national, auquel je n'ai pas participé puisque vous le savez depuis que je suis candidat à cette primaire, je me suis déporté, et donc l'UBRE Nationale, il y a sous la conduite de Johanna Roland, puis le groupe parlementaire sous la conduite de Boris Valot, ont fait le choix de suspendre, à titre conservatoire philippe Brun, qui n'est plus dans nos effectifs, le temps de l'enquête, et nous verrons bien ce qu'il en a aimé. On parle de violences physiques et de harcèlement, pas de violences sexuelles. Pardon, de rentrer dans les détails, mais... Moi, je n'ai pas tout les détails. Enfin, oui, on parle. Quand, dans un instant, vous accuse de manipulation, il faut le plus précis possible. une victime présumée parle de violences physiques. Voilà. Est-ce que vous avez des éléments de ces violences physiques ? Parce que vous avez décidé de le suspendre le jour de la clôture des candidatures. Il était candidat la primaire, il avait réuni ses parrainages. Est-ce que vous avez des preuves de ces violences physiques ? Je viens de vous dire que moi, je ne suis pas directement associé à cette décision puisque candidat à la primaire, je ne participe plus au rayon du bureau national et donc tout est traité par ailleurs, par Joana Roland, la direction, et hier la décision qui a été prise a été une décision unanime, c'est-à-dire que tous les courants du Parti Socialiste, y compris ceux qui soutiennent Philippe Brien, ont voté cette suspension pour des faits qui sont des faits graves. Et donc, je veux le dire aussi, nous avons un principe, et il doit être un principe qu'il compris l'ensemble de la société devrait entendre. Les femmes, pendant des millénaires, ont subi le patriarcat, ont subi la domination des hommes et tout cela s'est fait dans le silence le plus absolu. Et bien, simplement aujourd'hui, je le dis, du plus profondement même, quand une femme exprime sa douleur, sa souffrance, quand elle dit qu'elle a été victime de violence, sexiste ou sexuelle, je la crois. Quels que soient les conséquences, vous dites, il faut donner la priorité à la parole de la victime. Je la crois. Voilà, c'est simple parce que ensuite la justice dira. Oui. Mais dans un moment, dans un premier moment, effectivement, nous devons faire les choses. Il faut la croire. On écoute seulement Philippe Brun parce que... Mais je le dis aussi pour vous, journalistes, vous ne pouvez pas, il y a quelques années, dans l'affaire Katnass, expliquer que les partis politiques, en l'occurrence... Adrien Katnass, député, la France Assoumise qui était accusée de violence physique contre sa compagne. contre sa femme je crois et donc à l'époque pendant plusieurs semaines vous avez fait le procès de la France Insoumise en expliquant qu'il y avait un problème qu'il y avait des faits qui étaient des faits graves que pour un parti féministe il était possible de ne pas réagir et aujourd'hui vous avez expliqué que le Parti socialiste parce qu'il prend une décision qui est d'une décision difficile très difficile mais qui dit d'une décision de courage aussi et bien nous ne sommes pas à la hauteur mais non c'est qu'elle a que – Que faut-il faire ? Moi je vous le dis, le principe est simple, c'est quand une femme porte plainte, quand elle dit… – On a entendu vous dire priorité à la parole des femmes, vous croyez les femmes, Philippe Brun vous répond, lui, il vous accuse d'avoir instrumentalisé ce conflit pour le tuer politiquement. – La justice n'a pas été saisie, mais le Parti Socialiste s'est visiblement substitué entre minuit et 7 heures du matin. Ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti, pour me tuer politiquement. Moi je demande simplement, voilà, ce qu'Olivier Force interroge un peu sur les conséquences de ces actes. Voilà, jeter comme ça l'honneur en pâtur de quelqu'un sans qu'aucun contradictoire ne soit organisé alors qu'il était apparemment au courant depuis le mois de juillet. La justice passésie dit Philippe Brin, aucune procédure contradictoire, qu'est-ce que vous lui répondez ? Mais d'abord, les victimes, elles font ce qui leur semble être utile et je n'ai n'est pas à me substituer à la victime présumée. – Mais en l'occurrence que dit Philippe Brabant-Olivier Ford, c'est que la victime, elle avait saisi la Commission de lutte contre l'harcèlement et la Commission des conflits du Parti Socialiste début juillet. Est-ce que vous étiez au courant ? – Il y avait une saison au mois de juillet, mais je n'étais pas au courant parce que tout simplement dans nos statues, dans notre façon de fonctionner, il y a une commission qui est la chargée de ce type de plainte et qui est une boîte noire qui est indépendante et qui n'a pas en référé à la direction du Parti du Sud. Mais comment c'est possible ? Ça fait depuis début juillet, cette commission n'a pas jugé utile de prévenir, d'alerté et d'auditionner Philly Brun de l'interroger. Mais moi ce que l'on m'a dit, puisque encore une fois je n'étais pas au courant, et bien ce que l'on m'a dit c'est que la plainte déposée au mois de juillet ne portait pas sur des faits de violence, mais sur des faits de... Prudomo. fait prude au mot, ou même, enfin je n'en ai pas connaissance intégralement, donc je ne sais pas exactement, mais enfin, visiblement, sur un problème de fonctionnement interne du Parti socialiste, qui n'est pas tout à fait la même chose. – Pas aussi grave, et donc les révélations de violence, cette date d'amontière. – Les révélations ne viennent pas de cette commission, c'est parce que, en fait, l'intéressé, la victime présumée, a alerté la direction directement, effectivement, très tardivement. Johanna Roland a demandé à ce qu'elle soit rappelée une deuxième fois et qu'elle confirme l'effet, parce que l'effet sont graves et qu'on ne peut pas effectivement prendre une décision simplement dans l'air du temps avec des simples soupçons. Et donc il y a eu un deuxième appel, le matin même de la décision. Et à la suite de cette confirmation, l'ensemble du Bours National a été convoqué. Les différents courants du Parti Socialiste ont été appelés aux préalables et il a été pris une décision unanime, à laquelle je n'ai pas participé, mais que j'approuve, parce que la réalité quand même, c'est que sur un sujet comme celui-là, nous ne pouvons pas être de ceux qui se lavent les mains et qui considèrent que la parole des femmes n'a aucune valeur. Donc pour terminer Olivier Fort, il n'y a pas de volonté de tuer politiquement Philippe Brun en l'écartant à la toute dernière minute, voilà. Il n'y a aucune volonté de ma part, en tout cas, d'éliminer Philippe Brun et... Aucun intérêt politique, vous n'avez aucun intérêt politique. Philippe Brun, j'ai travaillé avec lui pendant des années, et j'ai de l'estime pour son travail, j'ai de l'estime pour ce qu'il a apporté aux partis socialistes, et je trouvais que c'était intéressant de l'avoir dans la primaire. Maintenant, je n'y suis pour rien, et j'espère que, maintenant, la justice agira promptement et que... Et que si les Blanches y pourraient réintégrer la primaire... Bien sûr, malheureusement, on connaît aussi le temps judiciaire, et c'est vrai que c'est une décision difficile, Mais vous comprendrez aussi qu'il n'est pas imaginable non plus de laisser penser qu'au Parti socialiste, on pourrait accepter que l'un de ceux qui pourrait emprunter cette primaire soit soupçonné d'être un homme violent avec une femme. Olivier Ford, un autre sujet, les prix des carburants qui flambent. Face à cela, le gouvernement a décidé de prolonger jusqu'au 31 décembre les aides ciblées pour les secteurs les plus touchés, pour les pêcheurs en particulier. l'aide sera relevée de 25 à 35 centimes par litre. Est-ce que c'est suffisant ? – Ce n'est pas suffisant. Et je pense évidemment aux pêcheurs, parce qu'ils ont eu des conditions de travail qui font que... et des conditions de financement qui font qu'aujourd'hui, eh bien ils ne sortent même plus en mer quand ils ont le sentiment que ça va leur coûter plus que ça ne va leur rapporter. Et donc il faut des aides spécifiques pour cette fille à professionnel. mais j'en appelle ce matin solennellement au premier ministre. Il a été, il est encore élu local, il sait ce qu'est la difficulté pour toute une partie à la fois du monde périphérique, du monde rural, de tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour rouler. Il sait ce qu'il leur en coûte aujourd'hui et donc je l'appelle solennellement à deux choses. La première c'est à revenir sur la décision prise de faire baisser la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises. Dans le moment dans lequel nous sommes... Ça c'est son décision du budget, cette taxe qui était censée être exceptionnelle et qui a été reconduite. Cette fois, Sébastien Le Corneux dit on l'a recondue mais on l'a diminue. Eh bien je lui dis, on ne la diminue pas. Comment expliquer aux Françaises et aux Français dans un moment de crise comme celui que nous connaissons, comme celle que nous connaissons. Comment leur expliquer qu'on va baisser l'impôt des entreprises qui font des chiffres d'affaires supérieurs à un milliard et que dans le même temps on va demander à tous les autres français de se serrer la ceinture première chose reconduire au même niveau la taxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises et deuxième chose que vous demandez et la deuxième chose c'est effectivement de doubler et de faire en sorte que le doubler les aides ciblés les aides ciblés avec les exécutifs vous aussi vous dites il faut des aides ciblés on ne peut pas se permettre oui je dis les aides ciblés bien sûr on ne peut pas faire des grattifs sauf que c'est la sien le comédie dit que ce c'est le niveau maximal permis par les règles européennes. – Non, ils parlent là, je parle des aides ciblées, je ne parle pas de baisse, des taxes, tout quoi que ce soit. – Non, les 35 centimes pour les pêcheurs. – Oui, c'est pour les pêcheurs, mais moi ce que je dis, c'est que les aides ciblées, non, les aides ciblées ont fait ce que l'on veut. Les aides ciblées, on peut effectivement les doubler, et je le dis aussi, il faut qu'elles soient attribuées mécaniquement, automatiquement. Parce qu'aujourd'hui, il y a toute une partie des bénéficiaires potentielles qui ne les demandent pas, parce qu'ils ne savent même pas pas qu'ils y ont droit. Et donc là l'Etat doit effectivement attribuer mécaniquement, automatiquement, à ces grands rouleurs. Olivier Fort vous demandez solennellement au gouvernement de reconduire à l'identique la surtaque sur les bénéfices des grandes entreprises. Est-ce que ça signifie que si le gouvernement vous écoute et vous accorde ce point, vous ne censerez pas l'exécutif ? Vous allez vite en besogne. Mais moi ce que je veux, c'est que nous ayons, vous l'avez dit tout à l'heure, je viens de sortir un livre ce matin qui s'appelle la loi du plus juste, j'entends bien faire en sorte que la justice soit la valeur cardinale qui guide l'ensemble de l'action des gouvernements. Oui, mais je vois aujourd'hui, parce que vous laissez planer la menace d'une motion de censure depuis des semaines, d'ailleurs vous dites même que la censure auralee, qu'il n'y a pas de suspense. Non, je dis ça, mais enfin c'est... Ce sont vos mots, vous avez dit... Le suspect c'est faible. Le suspect c'est faible, il y aura censure. Ce sont vos mots. Aujourd'hui vous dites peut-être qu'il n'y aura pas censure si on obtient gain de cause sur certains points précis. Nous allons présenter un projet de contrebudget. Nous faisons en sorte que nous puissions essayer de faire, de l'obtenir le maximum de gains pour les françaises et les françaises. Mais pour l'instant, les signaux adressés par l'exécutif ne sont pas les bons. Comprenez quand même que nous vivons des moments exceptionnels. De crise pour les uns, mais de forêt pour les autres. On a appris hier, qu'est-ce qu'on a appris hier ? On a appris que la France est le deuxième pays au monde, championne de distribution des dividendes sur le deuxième trimestre, sur le seul deuxième trimestre de 2026, 61 milliards d'euros ont été distribués. Comprenez qu'il y a quand même un problème, on parle là nous, à chaque fois, on parle de 60 millions de quelques milliards, etc. 61 milliards d'euros de dividendes qui ont été distribués sur un seul trimestre et donc on voudrait expliquer maintenant aux Français que c'est à eux de payer quand les plus riches sont toujours préservés. Donc là, il y a un problème avec ce gouvernement comme avec les précédents sous Emmanuel Macron, c'est qu'ils ont depuis toujours une thèse qui est celle du ruissellement, du ruissellement qui coulerait en fait des plus riches faire les autres. Simplement, il n'y a jamais aucune goutte qui traverse en réalité ce plafond ou ce plancher qui sépare les plus riches de tous les autres. Et donc il est temps de dire que oui, il y a de l'argent qui manque dans les cas de l'État pour aider les français, ces 80 milliards qui manquent chaque année, ils sont liés aux cadeaux fiscaux qui ont été réalisés et donc il faut revenir sur ces cadeaux fiscaux et accepter l'idée qu'effectivement dans un pays dans lequel il y a besoin de maintenir une cohésion sociale, cette cohésion elle passe par la justice fiscale. Le 830 France Info, Simon Lebaron, Agathe L'Embret. Avec Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la la primaire PS Place Publique, vous publiez la loi du plus juste chez Robert Lafond dans lequel vous avancez vos propositions, on va en parler. Mais d'abord, vous êtes candidat donc à cette primaire et vous dites vouloir être la surprise de cette élection. Pour l'instant, dans les sondages, vous êtes au mieux à 5% très loin de Raphaël Luxman. Pourquoi une surprise aurait lieu, Olivier Ford ? Tout simplement parce que si vous pensez que les sondages, c'est l'élection, nous n'avons plus d'élections. Et si vous pensez au contraire que la vie politique ce sont des engagements, des propositions et des convictions, alors peut-être qu'effectivement il y a une place pour le débat. Il donne une petite indication quand même les sondages. Les sondages ont une indication, je ne sais pas. Eric Zemmour était à 17% au milieu de l'élection présidentielle, il a fini à 7%. Veri Pécas a commencé à 18% à la fin de 4 et demi et je pourrais donner beaucoup d'exemples. Vous savez qu'Edouard Balladur a été élu par les sondages jusqu'au moins de mars avant d'être absent même du second tour. Donc si vous voulez qu'on fasse l'historique des sondages, on peut les faire. – On va pas le faire, mais il y a les sondages, mais il y a le fonds aussi, Olivier. – Il y a le fonds et d'abord le fonds. – Et vous proposez, par exemple, d'augmenter les salaires au moyen d'une baisse de la CSG. Vous proposez une taxe sur les très gros héritages au-delà de 500 000 euros. Vous proposez d'augmenter le SMIC, vous dites 1700 euros, Raphaël Glucksmann 10600. Là-dessus, vous êtes d'accord ou quasiment d'accord avec Raphaël Glucksmann ? Pourquoi vous présentez contre lui ? Mais d'abord, vous verrez dans les débats que nous ne sommes pas d'accord sur tous les sujets. Mais surtout, prenons un exemple simple. Je suis pour la taxe Zuckmann. Raphaël Glucksmann, je crois, est aussi pour la taxe Zuckmann. Mais Raphaël Glucksmann dit, en fait, je vais la faire tout seul. Moi, je dis qu'il faudra rassembler la gauche pour pouvoir le faire. parce que vous ne pouvez pas... – Tout ce qui vous distingue, c'est la question de l'alliance avec Léphie, en fait. – Pas seulement. Mais il ne s'agit pas d'alliance avec Léphie, et je n'ai pas parlé d'alliance avec Léphie. Je dis simplement que, quand on veut avoir une ambition de transformation sociale, écologique, démocratique, il faut pouvoir l'asseoir sur à un moment une majorité. Et que donc, ça suppose de se poser la question de savoir qui on récuse et qui on ne récuse pas. Moi, je considère que la gauche, nous avons besoin de toute la gauche pour pouvoir avancer. Il ne s'agit pas d'alliances, je dis simplement qu'à un moment, il faut éviter de systématiquement avoir un débat entre la gauche et la gauche, parce que moi, mon obsession, c'est l'extrême droite. Et que je vois bien que pour le premier tour, il y aura une concurrence avec Jean-Luc Mélenchon, mais j'entends bien faire en sorte que les électrices et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du premier tour viennent soutenir ma candidature au second tour et faire en sorte que la victoire soit possible, parce que si on est en permanence à considérer que les Gauches sont irréconciliables et ne parler que de cela, la réalité, c'est qu'on n'est pas au deuxième tour, on n'est pas gagnants au deuxième tour. On était en train de parler de vos propositions, mais puisque vous parlez de l'alliance à l'équilibre. Non, non, je préfère qu'on parle de propositions parce que la vie... Non mais donnez, d'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a pas le monopole de la gauche. Non mais ce qui s'est passé, c'est que vous êtes fait huer à la fête de l'humanité. Pas du tout, je n'ai pas été hué à la fête de l'humanité. Le Parti Socialiste, c'est fait 8, vous vous représentez quand même un peu le Parti Socialiste. Et quelques heures après, vous n'exueliez pas une alliance avec Eléphi alors qu'on vous demande si vous pourriez intégrer des ministres Eléphi dans un gouvernement fort. Vous êtes un peu maso, c'est ça ? Est-ce que je vous ai parlé d'alliance ? Je ne vous ai pas parlé à un seul instrument, je vous l'ai dit, il faut réconcilier. Mais non, je ne vous vois pas très bien. En fait, je ne pense pas que Eléphi ait envie de participer à un gouvernement d'Olivier Fort. Et je dis simplement qu'il faut arrêter de faire tourner la vie politique autour de LFI à gauche. LFI n'a pas le monopole de la gauche, Jean-Luc Mélenchon n'est pas un repère fixe pour tout le monde. Pour moi, dans cette élection, il faut affirmer quelque chose. Et ce que j'affirme, c'est que je veux moi réconciller tous les électrices et les électeurs de gauche et faire sorte que nous puissions les emmener ensemble vers la victoire. Et que ça n'est pas possible en permanence de chercher à les diviser parce que nous n'arriverons à rien dans ces conditions-là. Dans votre livre, Olivier Fort vous écrivez « L.F. Fleurte avec l'antisémitisme, les dérapages successifs et la responsabilité personnelle de Jean-Luc Mélenchon sur cette question sont inexcusables ». Oui, ben... C'est inexcusable ou c'est excusable ? Parce que quand on vous écoute, on apprécie l'excusable. Je l'ai écrit, donc je vais pas moi-même me renier. Donc ça veut dire jamais d'Alliance avec L.F.I. ? Mais... Pourquoi voulez-vous parler d'Alliance ? Nous sommes dans une élection présidentielle. Parce que c'est la ligne directrice de cette première, finalement ceux qui choisissent de se rapprocher de LFY, ceux qui choisissent de se rapprocher de ça. Non, je refuse que la vie politique à gauche tourne autour de la seule question de LFY. Je suis là pour affirmer les convictions. Vous avez dit vous-même quand on pose la question de vos différences de fond avec Raphaël Glucksmann, vous avez répondu vous-même sur la nécessité selon vous de rassemblement à gauche ? Bien sûr, mais je ne vous vois pas... Donc ça veut bien dire que cette ligne est la principale ligne de facture. d'Allende, je dis simplement comment voulez-vous appliquer demain un programme de gauche si vous passez votre vie à essayer de taper sur votre voisin, ce qui est vrai pour Raphael Glucksmann et vrai pour Jean-Luc Mélenchon. Les uns comme les autres passent leur vie à expliquer que rien n'est possible, etc. Moi ce que je dis c'est que je vois les votes au Parlement, je vois que nous avons des votes communs avec l'ensemble de la gauche à plus de 80%. Et donc si demain je suis président de la République, je ferai en sorte que le Parlement vote le programme pour lequel j'aurais été élu. Et cela suppose d'arrêter d'antagoniser les uns et les autres. Je ne parle pas d'alliance, je ne parle pas de gouvernement, je ne parle pas du ministre. – Rappel, il nous explique longtemps que vous avez intégré la défaite et qu'en fait, ce que vous préférez, ce sont les alliances pour les législatives. Parce que vous savez que vous n'aurez pas élu président de la République et qu'en fait après cette primaire, vous presserez dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon pour négocier des sièges. Est-ce que c'est ça qui se joue ? Les polémiques de cette nature sont assez en réalité minables. La réalité c'est que si aujourd'hui il y a une première du Parti socialiste, c'est parce qu'il y a encore un Parti socialiste. Et s'il y a encore un Parti socialiste, c'est parce qu'on le doit aux décisions que j'ai prises pendant les 8 dernières années. Y compris de choisir à deux reprises Raphaël Glucksmann pour les élections européennes. Qu'était presque comme un petit frère pour vous, et finalement aujourd'hui... Ce que je dis, c'est que s'il y a aujourd'hui un rat socialiste et qu'il y a une primaire qui peut intéresser, c'est parce que j'ai pris des décisions. Et que ces décisions-là, elles ont été acceptées par tout le monde. Je n'ai pas souvenir que Kikonk ait refusé le NFP. Je n'ai pas souvenir que Kikonk ait refusé le mandat qu'il lui était donné par le NFP. Je n'ai pas souvenir que Kikonk est démissionné depuis. Et donc, ça me permet de dire aussi très clairement que c'est bien de venir boire la soupe et c'est bien de ne pas cracher dedans après. Il vient boire la souperafelle Glucksmann, est venu. – Mais je dis tout le monde, je dis que tout le monde a participé, enfin rappelez-vous le NFPC de Philippe Poutou à François Hollande. Et donc, il serait temps que chacun se rappelle qu'elles ont été les conditions pour lesquelles, à partir de lesquelles nous avons réussi, à bloquer la montée de l'extrême droite, et comment nous avons réussi à mettre à un moment la gauche en tête d'une élection. Voilà. – François Hollande, vous venez de le citer, qui incesse de répéter, ici même encore il y a quelques jours, que la primaire c'est la machine à perdre, et qui se plaît à souligner que, quand lui, par exemple, a été dévigné, c'était 2,5 millions et plus, près de 3 millions de votants en 2012, et plus de 2 millions de votants à la dernière primaire encore en 2017. Là, vous en attendez combien ? 50, 100,000 ? Je n'en sais rien, du mieux. Mais je trouve ça formidable que François Hollande est appelé à voter pour une primaire qui ne soit pas la primaire que je proposais à 2 euros, et ensuite qu'il dise maintenant qu'elle est trop chère, personne ne va y venir. 15 euros, 10 euros au tarif social. 10 euros au tarif social. Et moi, j'appelle les Français et les Français qui en ont les moyens de venir dans cette primaire et de venir choisir leurs candidats ou leurs candidats. Mais un candidat élu par 50 000 ou 100 000 votants maximum, ça donne de l'élan à qui ? Mais vous remarquerez que dans les autres partis politiques, ils sont élus par combien ? Pas personne. Et donc vous admettrez que cette légitimité, elle sera de toute façon plus forte que tous les autres candidats. Voilà. Et d'ailleurs, vous soutiendrez le vainqueur quel qu'il soit, si c'est Raphaël Guixman qui gagne cette primaire ou après sa campagne sans zétalabou. Et toutes celles et ceux qui s'engagent dans cette primaire, s'engagent aussi à respecter l'issue de ce vote et donc à faire en sorte que, évidemment, ce soit celui qui l'emporte, qui soit notre candidat. Un petit mot sur Cégolène Royal, Olivier Faure, certains disent que le fait qu'elle soit candidate, ça vous arrange bien, que vous poussez sa candidature pour affaiblir Raphaël Guixman, le front anti-Guixman. Je vous remarquerez, je vous vois, il est 8 à 57. Vous avez expliqué qu'on allait parler de fonds et du livre que je viens de publier. Et vous aurez passé toute l'interview à m'interroger uniquement sur Pierre-Paul et Jacques, et uniquement sur des questions qui sont de nature totalement politiciennes. Et donc je ne veux plus répondre à ces questions-là. Je suis pour là pour affirmer des convictions. Et ma conviction, c'est que nous avons de grands défis devant nous. Je propose trois grands défis industriels. Le premier, c'est sur la question en fait de la transformation écologique qui peut être aussi une grande aventure industrielle de l'emploi, des salaires non délocalisables. Deuxième sujet, c'est la souveraineté alimentaire. parce que nous avons aussi besoin d'être souverains sur ce terrain-là. Troisième sujet, c'est la souveraineté numérique, et de faire en sorte d'encadrer aussi ce qui va être à la fois une formidable opportunité, l'intelligence artificielle, mais qui peut être aussi un immense problème. Oui, parce que tout simplement, et ce que Louis est fort, je finis peut-être cette fin-là, ça permettra de dire un peu quelque chose sur le fond, c'est que quand vous avez aujourd'hui un outil, un intelligence artificielle qui va détruire de l'emploi et donc des cotisations sociales, il est normal que l'IA cotise et permette de financer notre protection sociale parce que, autrement, nous ne savons pas très bien où nous allons. Et moi, je défends un Etat social, un Etat qui garantit à chacun contre les risques de l'existence. Je rappelle le titre de ce livre. La loi du plus juste chez Robert Lafon. Merci beaucoup. Absolument, merci à vous. Merci Olivier Ford. Merci Agaté, merci à vous.
La source — radio_franceinfo · nº c3201be7-83fe-4ac6-9803-4a37484926d7
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/exclusion-de-philippe-brun-primaire-budget-le-8h30-franceinfo-d-olivier-faure_8174597.html
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