Dialogueurs qui orientent des femmes en situation de grossesse non désirée vers des sites anti-avortement
None (auteur), None (cosignataire), None (cosignataire), None (cosignataire), Manon Aubry (cosignataire), Sandro Gozi (cosignataire), None (cosignataire), None (cosignataire) … 68 signataires en tout
Question avec demande de réponse écrite E-003539/2026
à la Commission
Article 144 du règlement intérieur
Kim Van Sparrentak (Verts/ALE), Marit Maij (S&D), Sandro Gozi (Renew), Sirpa Pietikäinen (PPE), Brando Benifei (S&D), Chloé Ridel (S&D), Carla Tavares (S&D), Elio Di Rupo (S&D), Birgit Sippel (S&D), Alessandra Moretti (S&D), Elisabeth Grossmann (S&D), Idoia Mendia (S&D), Katarina Barley (S&D), Marc Angel (S&D), Maria Noichl (S&D), Joanna Scheuring-Wielgus (S&D), Marko Vešligaj (S&D), Robert Biedroń (S&D), Emma Rafowicz (S&D), Heléne Fritzon (S&D), Evin Incir (S&D), Marianne Vind (S&D), Kathleen Van Brempt (S&D), Karin Karlsbro (Renew), Benoit Cassart (Renew), Sigrid Friis (Renew), Olivier Chastel (Renew), Veronika Cifrová Ostrihoňová (Renew), Raquel García Hermida-Van Der Walle (Renew), Yvan Verougstraete (Renew), Lucia Yar (Renew), Markéta Gregorová (Verts/ALE), Marie Toussaint (Verts/ALE), Villy Søvndal (Verts/ALE), Rasmus Nordqvist (Verts/ALE), Sara Matthieu (Verts/ALE), Tineke Strik (Verts/ALE), Anna Cavazzini (Verts/ALE), Alexandra Geese (Verts/ALE), Kai Tegethoff (Verts/ALE), Nela Riehl (Verts/ALE), Anna Strolenberg (Verts/ALE), Katrin Langensiepen (Verts/ALE), Ana Miranda Paz (Verts/ALE), Lena Schilling (Verts/ALE), Saskia Bricmont (Verts/ALE), Benedetta Scuderi (Verts/ALE), Catarina Vieira (Verts/ALE), Majdouline Sbai (Verts/ALE), Maria Ohisalo (Verts/ALE), Mélissa Camara (Verts/ALE), Pernando Barrena Arza (The Left), Carolina Morace (The Left), Kathleen Funchion (The Left), Manon Aubry (The Left), Estrella Galán (The Left), Luke Ming Flanagan (The Left), Hilde Vautmans (Renew), Hanna Gedin (The Left), Rudi Kennes (The Left), Leila Chaibi (The Left), Lynn Boylan (The Left), Anja Hazekamp (The Left), Ilaria Salis (The Left), Damien Carême (The Left), Mohammed Chahim (S&D), Thijs Reuten (S&D), Reinier Van Lanschot (Verts/ALE)
Objet: Dialogueurs qui orientent des femmes en situation de grossesse non désirée vers des sites anti-avortement
L’organisation AlgorithmWatch1 fait état de dialogueurs fondés sur des modèles d’IA à usage général qui, dans différents pays d’Europe, mélangent informations sanitaires officielles et plaidoyer anti-avortement, en orientant des utilisatrices en situation de grossesse non désirée qui demandent des informations vers des contenus anti-avortement, sans identifier clairement leurs sources, notamment sans faire la distinction entre les informations provenant des autorités sanitaires officielles et celles provenant d’organisations anti-avortement, ce qui rend difficile, pour les utilisatrices, d’évaluer la provenance et la fiabilité de ces informations. Une équipe de journalistes femmes ont testé ChatGPT-5 (OpenAI), Gemini 3 (Google), Grok 4.3 (xAI) et Claude Sonnet 4.8 (Anthropic). En Italie et au Royaume-Uni, les réponses des dialogueurs n’incluaient pas systématiquement de sources officielles, tandis qu’en Allemagne, les recommandations pour trouver de l’aide orientaient même fallacieusement les personnes vers des «organismes de conseil» anti-avortement, alors que dans ce pays, une consultation officielle auprès d’un professionnel de santé est nécessaire pour effectuer un avortement.
1. La Commission convient-elle que, sur le sujet de l’avortement, il est essentiel de garantir des informations fiables du point de vue sanitaire, provenant de sources officielles, afin de protéger la santé, la sécurité et les droits fondamentaux des personnes en Europe et, si tel est le cas, convient-elle qu’il pourrait exister un risque systémique en vertu du règlement sur l’IA et, dans le cas de ChatGPT, du règlement sur les services numériques?
2. La Commission a-t-elle connaissance de ce rapport? Si oui, quelles mesures a-t-elle prises pour analyser le problème et le résoudre?
3. Quelles autres mesures la Commission prend-elle pour veiller à la fiabilité des informations fournies par les dialogueurs, voire contrer d’éventuelles influences étrangères par leur biais?
Dépôt: 8.9.2026
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2026-003539
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