Budget, carburants, Présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Élisabeth Borne
Et comme vous le savez, chaque année, il y a de nouveaux mots qui rentrent dans le dictionnaire. Et un mot inédit fait son entrée. 16 tuplés. Vous voulez sa définition ? Ce dit, d'une performance renouvelée 16 années de suite. C'est le signe d'une confiance durable. Exemple, Banque populaire, première banque des entreprises pour la 16e année consécutive. Merci à tous nos clients. I'm free. Banque populaire, la réussite est en vous. I'm free. étude Kantar, PME, PMI 2025, Banque Populaire, première banque des PME. Bonjour Camille, bonjour Benjamin, et bonjour Élisabeth Borne, un jour. Aller une de l'actualité ce matin, évidemment, il y a le budget avec les propositions du premier ministre Sébastien Lecornu, ses 54 milliards d'euros d'économie qu'il veut faire l'an prochain. On va y revenir. Mais tout d'abord, un policier est mis en examen dans les yvelines soupçonnées de préparer un acte de terrorisme. Il a été interpellé à la fin du mois d'août et son profil inquiète particulièrement. Il est proche des mouvements d'ultra-droite. un policier qui a donc accès à des armes, qui veut s'en prendre aux intérêts de la France, c'est ce qu'on soupçonne chez ce policier, est-ce que ça vous interpelle, est-ce que vous pensez que ce soit possible au sein de la police ? Alors d'abord je pense que ça montre que les services de renseignement font leur travail et qu'on a eu raison de les renforcer depuis 2017, après il y a une enquête qui est en cours et évidemment moi je ne vais pas me prononcer alors que l'enquête démarre. Mais tout de même que ça arrive au sein de la police, chez un gars de la PC, c'est très trappant. Je pense que le sein de la police, il peut y avoir toutes sortes de sensibilités, et donc c'est important d'être vigilant. Le Parc national anti-terroriste évoque une des menaces les plus préoccupantes en parlant de l'ultradroit qui est surveillée de près. Est-ce que politiquement, vous avez le sentiment qu'on prend la mesure de cette menace dans le pays aujourd'hui ? Alors je pense que les services de renseignement suivent l'ultradroit, l'ultra-gauche, le terrorisme islamisme, ils ont... Il y a des menaces de toutes sortes et il faut être vigilant sur tous les fronts. Je le disais Elizabeth Bourne à la une de l'actualité ce matin, il y a aussi le budget, c'est 54 milliards d'euros d'économie demandée par le premier ministre. C'est beaucoup plus que le chiffre qui a été évoqué ces dernières semaines. On parlait beaucoup de 30 milliards d'euros d'économie. Est-ce que Sébastien Le Corneul, chef du gouvernement, en demande trop aujourd'hui ? Je ne peux pas commenter les 54 milliards puisqu'on n'a pas aujourd'hui le détail de ce qui est proposé et ce qui sera proposé dans le budget. Je pense qu'il y a un point qui est clair, c'est qu'il vise un déficit de 5 %, et je pense qu'on ne peut pas faire moins. On ne peut pas présenter un budget qui aurait un déficit supérieur à 5 %, alors que la maîtrise de notre dette et donc de notre déficit devient un enjeu urgent, comme on peut le voir avec l'augmentation des taux d'intérêt sur notre dette. cette dette et son financement qui devient un poste de dépenses plus important que le budget de l'éducation nationale. Donc on voit bien qu'il faut absolument maîtriser ce déficit. – Élisabeth Bern, pour revenir quand même sur cette somme avancée, ce montant de 54 milliards d'euros, c'est un effort colossal qui est demandé au Français. François Bayrou, il a dû quitter Mathignon, son poste de premier ministre, parce qu'il demandait un effort de presque 44 milliards d'euros. c'est donc là, dans la copie annoncée par le premier ministre Sébastien Le Corneux, 10 milliards d'euros de plus. Est-ce que c'est un budget qui est voué à l'échec ? – Enfin, je pense qu'il faut rappeler de quoi on parle. Il s'agit de l'effort qu'on doit faire par rapport à un tendentiel, comme on dit en général, et donc c'est pas une baisse des dépenses de 5 ans et 4 ans. – Oui, pour être bien pédagogique, il y a un mélange d'économie qui est demandé aux Français et puis il y a des recettes en moins aussi dans les caisses de les armées, tout de même, la somme est en montant colossal. – C'est un montant très important, mais je vous dis à la fin, au-delà des montants qui méritent ensuite d'être regardés dans le détail, ce qui est important, c'est que le budget vise un déficit de 5%, c'est le niveau qu'on aurait dû avoir cette année. – Et là, il y a un risque de dérapage, hein, d'ailleurs. – Autrement bien compris qu'on l'aurait pas, et donc du coup, qui faille absolument agir sur tous les fronts de la façon la plus équitable possible pour ramener se déficitent à 5 %, ça me paraît absolument essentiel. – Il dit que ce n'est pas un budget d'austérité, Sébastien Le Cornu, mot de brégeon, la porte-parole du gouvernement le répète ce matin. Vous partagez ce point de vue, il n'y a pas de d'austérité, c'est que dénonce la gauche, sur les grandes lignes, on connaît quand même les grandes lignes. – On peut convier dire qu'il n'y a qu'à taxer les riches, ou les immigrés pour d'autres. Ce qui est très clair, c'est que Sébastien Le Cornu l'a dit, on préserve par exemple les minimums vieillesses, l'allocation a du handicap et donc on n'est pas en train, effectivement, de mettre en difficulté les personnes les plus modestes. Ensuite, il faut regarder comment ça se passe. Les fonctionnaires vont voir leur rémunération stagnée a priori. Il y aura un effort de rembourser l'autorité. On va le poing se rajeller, comme il a été quasiment systématiquement dévoilé. On va regarder en détail, on va débattre avec vous des propositions plus précisément, mais ce chiffre de 54 milliards d'euros donc, est-ce que c'est parce que le Premier ministre craint une crise financière Et est-ce que c'est aussi vos craintes, vous aujourd'hui, vous rappeliez l'importance de limiter la dette à 5% ? – Évidemment, qu'on doit être très attentifs au regard… – Mais c'est un risque concret aujourd'hui sur la France, une crise financière. – C'est-à-dire qu'il y a une crise financière de ma matin. Ce que je vous dis, c'est que, effectivement, quand on voit le niveau d'endettement de la France, dans un contexte où les taux d'intérêt augmentent partout des États-Unis aux autres pays européens, évidemment, il faut être très vigilant et envoyer des signaux qu'on prend la situation au sérieux et qu'on est déterminés à maîtriser notre date. – Mais comment vous qualifiez la copie du budget qui arrive là, si vous ne reprenez pas non plus le terme d'austérité ? – En fait honnêtement, je ne peux pas vous dire ce que veulent dire les 54 milliards, on n'en a pas le détail. – Vous avez vous aussi construit des budgets, on a les grandes lignes aujourd'hui, les abeilles de borne, vous voyez bien que c'est un budget qui est quand même difficile. – Mais c'est un budget qui va être difficile aussi pour les Français. – Alors difficile pour les Français, vous voyez, par exemple sur les dépenses de santé, On a compris qu'il y a une partie qui renvoie à des augmentations des franchises, qui ont été décidées l'été dernier, enfin cet été. Il y a aussi sans doute des mesures qui peuvent être prises sur l'efficience des dépenses de santé. On sait qu'on a l'OCDE, nous dit on a 20 à 30% de l'acte inutile dans la santé, attaquant-nous à ces dépenses inutiles. – Alors justement, sur les mesures, il y a la question des retraites. Une des pistes d'économie sur lesquelles le gouvernement est très attendu, Sébastien Lecornuil a voulu tout d'abord rassurer. Il dit, je le cite, « les petites retraites seront protégées, et en même temps, et en même temps, oui, les retraités devront participer à l'effort. Ce sera au Parlement de débattre de la méthode. Vous, Élisabeth Borne, vous considérez aujourd'hui que les retraités, eux aussi, doivent contribuer à cet effort ». – Enfin, je pense qu'il faut sortir peut-être de l'impression qu'il y a pu être donnée ces dernières semaines, qu'on demandait tous les efforts aux retraités. – Non, pas tous, mais eux aussi, c'est la question. Enfin, quand on est en train de chercher des économies aussi importantes, tout le monde doit participer. – Comment alors ? Qu'est-ce que vous, vous ? Sur la table, on voit qu'il y a le gel, l'indexation, le gel par rapport au retraite. Je l'ai, les retraites, c'est-à-dire ne pas les augmenter en fonction de la flation. Ça, c'est une piste. Et puis, il y a aussi revenir sur ce qu'on appelle l'abattement fiscal de 10%. En général, présenter comme quelque chose qui concerne plutôt les retraités plutôt aisées, parce que ce sont eux qui payent des impôts. Quelle est la piste que vous préférez ? – Alors on aura naturellement ce débat au Parlement. Moi je pense que c'est important de respecter le contrat qui est quand on a une retraite, on a cotisé, et on a une retraite qui est indexée sur l'inflation. – Donc on ne gêle pas les retraites. – Et je pense par contre que l'existence d'un abattement pour frais professionnels des retraités est quelque chose qui peut tous nous interpeller. – Qui n'a pas de sens. C'est en tout cas qui n'a pas de sens très concret. Donc moi, je privilégierai plutôt cette piste, que ce soit comme ça avait été proposé l'an dernier, avec une fort fertilisation de cet abattement, ou que ce soit éventuellement en allant plus loin. Mais je pense que de toute façon, voilà, il y a quelque chose, c'est plus logique de s'attaquer ou d'intervenir sur l'imposition que spécifiquement sur les revenus des retraités, pourquoi les retraités et pas d'autres. – Sauf qu'elle est aussi soulignée comme étant une mesure qui n'est pas tellement autant de justice fiscale, parce qu'il y a des retraités aujourd'hui qui ne paient pas d'impôts, et qui par cette mesure se retrouveraient à payer des impôts. Donc il y a une difficulté aussi. – Forcément, si on cherche des économies, à un moment donné, ça concerne quelqu'un. Voilà. Je dis simplement que c'est plus logique d'agir par l'impôt qu'en remettant en cause les règles qui ont été posées. Et on voit bien qu'il y a un certain doute sur la pérennité de notre système de retraite et sur la confiance qu'on peut avoir. Donc je pense que c'est important de respecter les règles. Il y a cette contribution que vont devoir faire les retraités a priori. Les fonctionnaires aussi ont le disait avec un gel du point d'indice. Pas d'augmentation d'impôts. Ça c'est l'autre grand ligne du budget défendu par Sébastien Lecornu. Pas d'augmentation d'impôts non plus pour les entreprises. Avec la diminution de cette contribution exceptionnelle demandée aux grandes entreprises qui avaient été mis en place il y a deux ans. Son revenu va baisser de 8 milliards d'euros pour l'État à 5 milliards. Est-ce que les entreprises ne devraient pas, elles aussi, participer un peu plus à cet effort dans ce contexte si on demande aux retraités au fonctionnaire ? Vous voyez, je pense que tout le monde, c'est désolé de voir que la croissance était moins forte que ce qu'on espérait. 0,4%. Peut-être que de garder une ligne consistant à ne pas dissuader ceux qui investissent, ceux qui créent de l'activité et des emplois, est une bonne chose. Donc je pense qu'il faut très attentif à ne pas tuer le moteur de la croissance, et donc à ne pas taxer exagérément les entreprises. – Mais Elisabeth Bern, vous voyez bien le sujet avec le budget-là qui est proposé, avancé par Sébastien Lecornu, beaucoup d'efforts demandés aux Français, dans une situation de flambée des prix de l'essence, on va éviter, et d'inflation. Est-ce que vous ne craignez pas que ça attise, alimente, la colère sociale ? – Je pense que ce qui sera important, c'est que chacun puisse vérifier que les efforts sont justement répartis, que chacun y prend sa part. Et je vous dis en étant attentif au fait que c'est pas en tuant la croissance qu'on va régler les problèmes des Français. – Il y a un autre point sur ce budget, c'est de réussir à le faire voter par le Parlement, vous même anciennes ministres, vous connaissez cette difficulté. Et la question qui est sur la table, c'est est-ce qu'il faut négocier ou pas avec Marine Le Pen ? – Ecoutez, je pense que Michel Barnier s'y est essayé, on a vu comment ça s'est terminé. – Ça a été un échec. Donc du coup, je n'invite pas à essayer de courir après un hypothétique accord avec le Rassemblement national. Pour autant, il y a des maintendus visiblement dans les pistes qui ont été évoquées par le Premier ministre Sébastien Le Cornu, comme cette idée d'une carance sur certaines aides accordées aux étrangers qui semblent vouloir aller vers le Rassemblement national. Oui, alors je crois que ce sont les républicains. Vous savez, moi, j'ai dû m'impliquer dans un projet de loi immigration. C'est une mesure auxquelle est républicaine. Et puis vous êtes reprochée d'ailleurs. Elle avait beaucoup tenu et Audemars, elle n'avait pas de lien avec le texte. Donc elle a été rejetée à ce titre par le Conseil constitutionnel. Mais sur cette mesure, est-ce que vous pensez qu'en effet, il faut réfléchir, comme Sébastien Le Corneult le dessine ce matin, un délai de carences qui serait donc appliqué aux étrangers qui arriveraient en France pour toucher certaines aides, comme le RSA, le revenu d'Assemblée. Alors vous savez peut-être si on veut remettre l'église au milieu du village, depuis la création du RMI par Michel Rocard, on accède pas au RMI et désormais au RSA avant cinq ans. Donc je pense que c'est quelque chose qui, tous ceux qui crient qu'on aurait finalement, enfin qu'on partirait sur les terres de l'extrême-droite, depuis la création du RMI et donc désormais du RSA, il faut 50 présents sur le territoire pour accéder au RSA. Mais il y a d'autres aides comme les APL. Est-ce que sur le principe, ce qu'avant c'est Sébastien Le Corneux et qui semble une main tendue au rassemblement national dans ces discussions budgétaires, c'est de dire, il faut que les étrangers qui arrivent sur le sol français attendent un peu plus avant d'avoir des aides. Est-ce que sur ce principe politique, vous êtes favorable ? – Puisque vous parlez des appels, là aussi c'est un débat qui a été très rude au moment de cette loi immigration, moi je considère que quand on fait venir quelqu'un pour travailler en France régulièrement, par exemple, un éboueur, et à l'époque j'en avais parlé avec Éric Cioti qui était le président des Républicains, qui vient travailler à Nice, donc un étranger qui vient travailler comme éboueur à Nice. Si ces collègues français compte tenu de leur revenu en besoin des APL, je ne vois pas comment on peut expliquer que la personne qu'on fait venir n'en a pas besoin. Donc non, je ne pense pas que ce soit logique d'avoir une durée de 40 pour les APL. Élisabeth Borne, députée, Renaissance du Calvado, c'est ancienne première ministre. Vous êtes donc notre invité ce matin du 8h30 France Info. Le prix de l'essence ne cesse d'augmenter. Le prix du gasol vient de battre un nouveau record 2,39 € en moyenne. Le ministre du Commerce, donc, Serge Papin, vient d'annoncer qu'il y aurait une réunion lundi pour prolonger notamment ces aides ciblées à ces Français dits gros rouleurs. Olivier Fort, le patron du Parti socialiste, était à votre place hier et il demande au gouvernement d'en faire plus. Les aides ciblées, on peut effectivement les doubler et je le dis aussi, il faut qu'elles soient attribuées mécaniquement, automatiquement. Parce qu'aujourd'hui, il y a toute une partie des bénéficiaires potentielles qui ne les demandent pas parce qu'ils ne savent même pas qu'ils y ont droit. – Est-ce que vous êtes d'accord, Elisabeth Borne, il faut doubler cette aide de grands rouleurs aux Français qui font particulièrement des kilomètres avec leur voiture, et c'est aussi lié à des conditions de revenus ? – Alors ce qui est clair, et moi je sais, je suis élu d'une circonscription rurale où beaucoup de salariés font vingt, parfois trente kilomètres, à les retours par jour pour aller travailler. Aujourd'hui, depuis le début de la crise, l'ordre de grandeur, c'est un sur-coup de 150 euros. Donc on voit effectivement que l'aide de 100 euros qui a été décidée par le gouvernement, il faut sans doute la réévaluer. Ce n'est pas suffisant. Ce matin, Maud Brijon, la porte-parole du gouvernement dit qu'il y aura au 1er octobre un nouveau dispositif. Non mais je pense que c'est nécessaire, c'est nécessaire. En en posant, qu'est-ce que ça doit être ce nouveau dispositif, augmenter le montant ? Je ne sais pas quel est le dispositif qui sera annoncé lundi. Je pense qu'il faut garder la logique d'être ciblé. On nous a suffisamment reproché, même si je rappelle que ça n'était pas l'intention du gouvernement au départ, mais que les Républicains nous avaient demandé d'augmenter ce qui était la remise carburant et qui a coûté des milliards, des dizaines de milliards. Oui, parce que c'est vraiment le principe du gouvernement depuis le début de cette crise, c'est de dire les finances de l'État sont dans l'État qu'on connaît avec ce problème de la dette. Et donc ce n'est pas possible d'aider tous les Français. Donc vous vous dites, il faut continuer à cibler les aides. Ça ne peut pas être pour tous les Français. Je pense que ça ne peut pas être pour tous les Français quand on voit effectivement l'état de nos finances publiques et toutes les critiques qui ont été émises sur le fait qu'on avait arrosé trop large. Donc on a arrosé moins large. On cible les aides sur les personnes qui en ont le plus besoin. Donc je pense que ce principe d'être ciblé est nécessaire. On double la cessant euro aujourd'hui. On va jusqu'au bout. Écoutez, je pense qu'effectivement, je vous dis les 100 euros, ils ont été consommés si je peux dire par les surcoûts depuis le début de la crise. Personne ne peut dire jusqu'où cette crise durera, mais manifestement, il faut remettre effectivement réévaluer cette aide. On entend aussi les témoignages de ces Français qui ne peuvent plus faire leur plein, qui se privent pour pouvoir parfois aller travailler, qui se privent parfois de certains soins. – Est-ce que ces aides… – Normalement, les soins ne sont pas forcément remboursés. – … aller à l'hôpital ou se déplacer. Est-ce que le gouvernement aussi veut éviter là l'expression d'une colère sociale très forte, on entend parler peut-être d'un retour des gilets jaunes ou d'un mouvement type gilets jaunes, en fin de septembre et au octobre, est-ce que c'est une… – Je pense qu'on va pas réannoncer des mouvements de gilets jaunes dès à présent. Il faut être très attentif. Moi, je vous le dis, je rencontre régulièrement dans mon territoire, dans ma circonscription des gens qui sont en difficulté. Donc il faut entendre ces difficultés qui interviennent en plus dans un contexte où tout le monde est épuisé par la canicule qu'on a vécue cet été et où il y a beaucoup d'informations inquiétantes sur ce qui se passe en Ukraine, sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Donc il faut être très attentif et il faut accompagner les personnes qui doivent prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler et qui aujourd'hui sont à la peine avec cette augmentation des carburants. Marine Le Pen le redit, ce matin, il faut baisser la TVA de 20% à 5,5% sur le prix des carburants. Elle dit, il n'y a que ça à faire. Il faut redonner de l'air aux Français. Oui, alors elle a une certaine constance puisque c'est la mesure de pouvoir d'achat qu'elle propose depuis maintenant quelques années. Baisser la TVA, on le sait, c'est plusieurs milliards. Moi, je n'ai pas encore compris où Marine Le Pen les prend. Aujourd'hui, Emmanuel Macron réunit tous les chefs de parti ce matin dans un peu moins de deux heures pour évoquer le contexte international, les conflits en Ukraine et leurs conséquences en France, notamment la question des carburants. Vous avez participé à ce genre de réunions, Elisabeth Bourne, quand vous étiez Premier ministre. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? À quoi ça sert dans ce contexte ? – Mais écoutez, je pense que c'est important, parce qu'en fait, certains prennent des positions. Moi, j'ai entendu par exemple Fabien Roussel dire, il faut se mobiliser parce qu'on racquette les Français. Donc il faut lui rappeler d'où viennent les hausses des prix des carburants. Ce n'est pas le gouvernement qui a décidé la hausse du prix des carburants. c'est les blocages au Moyen-Orient, liés à l'initiative de Donald Trump, d'intervenir hors tout cadre de l'ONU pour effectivement sa guerre en Iran. Et donc on est tous en train de vivre ces conséquences. Donc je pense que c'est important de donner de la visibilité, de quelques explications puisque... – Si on remette les points sur l'EI… – Voilà, je pense que c'est important de se rendre compte de ce qui se passe dans le monde. Ça peut paraître lointain et en même temps, ça a des conséquences très concrètes sur la vie de nos concitoyens. sur cette question du pouvoir d'achat particulièrement sensible en cette rentrée pour les Français dans le débat de la campagne présidentielle. Il y a aussi sur la table la question d'augmenter les salaires. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, veut augmenter le SMIC à 1700 euros net, et il avait lancé au patron du MEDEF cette phrase. Si vous n'augmentez pas les salaires, vous aurez la récession. Est-ce que vous êtes d'accord avec Jean-Luc Mélenchon ? Il y a une nécessité aujourd'hui d'augmenter les salaires en France ? Enfin, vous savez, je ne suis évidemment pas d'accord avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon. Je pense que c'est très difficile, oui, enfin, je pense qu'il ferait chercher longtemps. Non, ce dont je suis certaine, c'est que c'est très déprimant et très décourageant pour beaucoup de nos concitoyens de démarrer leur vie osmique et terminer leur vie osmique. Et moi, c'est ça que j'entends. Et donc que du coup, ifaille, levez tous les blocages qui empêchent qu'on ait des perspectives de mieux gagner sa vie demain qu'aujourd'hui, ça me semble indispensable. Mais concrètement, on augmente le SMIC ? Non, enfin je vous dis, pour moi le sujet c'est pas tant le SMIC, il est indexé automatiquement dans le seul pays qui a ce dispositif au monde, il peut même augmenter plusieurs fois par an. Ensuite, ce qui est très décourageant, c'est les salariés qui sont un peu au-dessus du SMIC qui peuvent avoir 10 ans, 15 ans, 20 ans d'ancienneté et qui finissent par être rattrapés par leurs collègues. Donc, il faut qu'on crée des emplois, qu'on crée des emplois de qualité, qu'on réindustrialise et qu'on s'assure que les entreprises proposent des vraies évolutions professionnelles à leur salarié. Elisabeth Borne, nous sommes désormais à huit mois de l'élection présidentielle. Il y a encore un peu de temps dans la campagne. Votre camp, il est partagé, on peut le dire, entre plusieurs candidats. On a notamment Gabriel Attal et Édouard Philippe qui sont tous les deux déclarés. Entre les deux, est-ce que vous avez fait autre choix, désormais ? Alors moi j'ai eu l'occasion de le dire, je constate, que dans cette élection, le centre n'est pas représenté. Gabriel Attal ne le représente pas. Édouard Philippe dit clairement qu'il est un homme de droite, je crois qu'il s'en est jamais caché, même s'il est conscient qu'il faudra lier le centre. Et Gabriel Attal rejette le fait d'être au centre et de fait ses propositions s'éloignent pour moi des principes et de la vision du centre. Donc moi je souhaite que le centre... Pourquoi il s'éloigne des valeurs du centre ? – Enfin lui-même, rejette l'idée d'être au centre et moi je trouve que c'est propos sur le droit international, sur la remise en cause d'un certain nombre de principes fondamentaux, quand ils proposent de supprimer le code du travail, quand ils proposent de rétablir, comme le faisait le Rassemblement national de Certificat d'études, voilà, – Et plus de droite, vous voulez dire ? – Écoutez, enfin je vais laisser expliquer où il est. Je dis simplement que moi je pense important que le centre soit représenté, D'abord parce que je suis convaincu que c'est sur cette base qu'on pourra répondre à tous les défis qu'on vient de mentionner. Et en plus, il faut rassembler pour éviter un deuxième tour RN-LFI. Il faut rassembler pour gagner et éviter la victoire du RN. Qui pour incarner ce centre dont vous parlez de l'Hôpital de Bruns ? Moi ce que je dis aujourd'hui, c'est ce qui m'importe, c'est que ces valeurs, ces principes soient portés, soit par les candidats déclarés, soit par d'autres. Mais vous voulez donc rajouter une candidature ? La vôtre, en effet, vingent à moins raison ? Non, je ne suis pas dans cette logique-là. Je dis simplement qu'à un moment donné, il y a une force politique, une vision, des valeurs, un projet auquel je crois, et je note qu'il n'est pas représenté. Ensuite, on va voir dans les prochaines semaines comment les choses décommentent. Elisabeth Berne, vous pourriez vous porter ce projet dans la campagne présidentielle ? Je ne dis pas le sujet. Vous voyez, moi, j'ai... Ça va se poser là. C'est maintenant. Mon sujet, c'est qu'on puisse proposer aux Français un projet qui leur montre qu'il y a un chemin, qu'il y a de l'espoir et qui puisse rassembler. Merci beaucoup, Élisabeth Borne, députée Renaissance du Calvados ancienne, Premier ministre, d'avoir été l'invité du 8.30 France Info ce matin. L'info continue sur France Info, restez avec nous.
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radio_franceinfo · nº 93c10be7-0545-4a63-89c1-6a07524062bf
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