Pour le budget 2027, "on demande un petit effort à tout le monde", souligne le ministre du Logement pour justifier le gel des APL
Salut ! C'est Omar d'Apronsika ! Retrouvez-moi le 20 septembre pour le choc athlète et con de Madrid ! Real Madrid ! A vivre sur Disney Plus ! 5,99€ pour standard avec pub pendant 6 mois pour nouveaux abonnés majeurs, puis renouvellement au tarif actuel de 6,99€ par mois jusqu'à résiliation. France Métropolitaine et Monaco. Conditions sur DisneyPlus.com Bonjour Camille ! Bonjour Benjamin ! Et bonjour Vincent Jean-Brain ! Bonjour ! Ministre de la ville et du logement, on va revenir avec vous sur les mesures que vous proposez pour faire face à la crise du logement que traverse notre pays. D'abord, une autre crise est aussi à l'une de l'actualité encore ce week-end, la crise des carburants avec la flambée des prix à la pompe qui atteigne toujours des records. Le gouvernement dit de plusieurs réfléchir à de nouveaux dispositifs pour aider les Français, notamment les plus précaires. Est-ce qu'on peut s'attendre à des propositions concrètes rapides pour soulager les Français dans les prochains jours ? Il faut, on a aujourd'hui cette crise au Moyen-Orient qui impacte tous les pays dans le monde et particulièrement nos concitoyens, il faut qu'on puisse d'abord prolonger les dispositifs qui avaient été mis en place jusqu'ici, que ce soit l'aide au grand rouleur ou que ce soit les sujets plus sectoriels pour aider les pêcheurs, les agriculteurs ou les entreprises du BTP. Et puis effectivement, il faut qu'on regarde parce que cette crise semble pouvoir durer et donc on a travaillé, on a été réunis autour du Premier ministre en fin de semaine, on va se réunir à nouveau lundi pour pouvoir faire dans les prochaines semaines des propositions, pouvoir accompagner les Français les plus fragiles qui souffrent Il n'y a pas d'annonce très concrète auxquels il faut s'attendre dès lundi de nouveaux dispositifs. Des annonces c'est bien. Être capable de délivrer un accompagnement et une aide très concrète c'est mieux. Et donc l'idée c'est que ce soit très structuré et très concret pour que dans les prochains jours on y aille. Je le dis simplement, l'aide grand-rouleur, elle a touché un peu plus d'un million de personnes alors qu'elle pouvait toucher potentiellement 3 millions. Donc le guichet est toujours ouvert jusqu'au 30 septembre. N'hésitez pas si vous faites partie de ces Français qui travaillent, qui travaillent et qui sont des grands rouleurs, à solliciter cette aide. – Vincent Jean-Brin, elle est aussi de 100 euros, il faut la doubler, selon vous. – Le sujet, c'est d'avoir le dispositif le plus ajusté possible. On voit que la crise des carburants qui n'est pas liée à une décision… – Non mais elle est là, il y a l'impact de les Français. Est-ce que ces 100 euros sont suffisants ? – On subit tous par rapport à ce climat international. On doit regarder au plus près. L'idée, c'est aussi de ne pas faire n'importe quoi. On ne peut pas promettre des montants qu'on ne sait plus investir. Donc il faut aider les plus fragiles pour faire en sorte notamment que les Français qui travaillent puissent continuer à le faire. Et c'est important parce qu'il y a des territoires ou des métiers où il y a vraiment besoin de sa voiture. Il n'y a pas le choix sur des kilomètres et des kilomètres. Et donc là, on doit être au rendez-vous pour les accompagner. – Alors Vincent Jembrin, il y a une proposition dans le débat. Elle est portée par Bruno Rotaillot, le patron du Parti des Républicains, le parti dont vous êtes issu. il propose de baisser le prix à la pompe en supprimant une taxe avec un nom assez technique. La C2E, ce sont des certificats d'économie d'énergie. Et cette taxe, elle finance la rénovation thermique des habitations, par exemple. Ça vous concerne donc en premier lieu en tant que ministre du Logement. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée de supprimer cette taxe ? Non, je comprends la tentation de dire qu'il suffit de supprimer un prélèvement pour avoir un ticket de caisse un peu plus bas. 15 à 17 centimes d'euros en moins par litre d'essence. Première chose, ça n'aurait aucun impact immédiat. Parce que c'est pas une taxe comme les autres, c'est un contrat. Que passent les grandes entreprises qui ont un impact sur l'environnement, pour dire un peu simplement les entreprises qui polluent le plus, et elles vont cotiser avec ces contrats pour pouvoir financer ensuite des choses positives sur l'environnement. C'est le principe pollueur-payeur. C'est l'esprit, comme la prime rénovre que vous évoquez qui dépend dans le ministère, qui permet d'aider, mais aussi le leasing social sur les voitures électriques, aussi le leasing social qu'on veut faire sur les pompes à chaleur. Bref, il y a une utilité très concrète, mais surtout comme c'est des contrats. Ils sont passés sur des mois, voire des années. Ça veut dire que si on essayait aujourd'hui de supprimer les C2E, tous les contrats sont en train de courir. Donc ça aurait au mieux un impact en février prochain ou peut-être même en mai prochain. Donc ce n'est pas du tout le sujet aujourd'hui. Et en vrai, pour une fois qu'on a, j'allais dire, une taxe un peu robard des bois, où on prend au plus riche pour les donner au plus pauvre, c'est important. Et je vais vous dire qui craint fortement qu'on supprime les C2E, ce sont nos petits artisans, parce que vous l'avez dit, qu'est-ce qu'on fait avec ces C2E ? On finance la rénovation des maisons, des bâtiments pour les plus modestes. C'est des chantiers pour nos artisans partout sur le territoire national. Toucher aux C2E, c'est toucher à la capacité de financer des travaux et donc à la capacité de nos artisans d'avoir des contrats. Donc je ne pense pas que ce soit une bonne idée. En revanche, des aides ciblées, c'est évidemment nécessaire. Et il faut qu'on accompagne les Français dans cette crise internationale qui nous fera. Juste pour compléter, on entend bien votre attachement à cette taxe. C'est une mauvaise idée, mais donc vous dites aussi que Bruno Rotaio en fait a dit un petit peu n'importe quoi, parce que ça ne permettrait pas aux Français d'avoir une baisse directement sur le prix du plein à la pente. Bruno Rotaio souligne un point que beaucoup de Français partagent, c'est-à-dire qu'au fond, quand sur deux euros d'essence, on a un euro de taxe, C'est vrai qu'on se dit, est-ce qu'on ne pourrait pas soulager un petit peu la pression fiscale ? Maintenant, laisser deux oeufs, c'est facile de les attaquer parce que c'est un truc complexe. Les Français se disent comment ça marche, ce truc là, c'est vrai que c'est assez technique. Mais je veux leur dire très simplement aujourd'hui, c'est un système, un mécanisme que j'appelle Robin des Bois. On prend une grande entreprise très riche qui en impacte très fort sur l'environnement. Et on donne aux petits artisans et au passage, on aide les Français à rénover leur habitation et à avoir des voitures électriques moins chères. Ça serait dommage de s'en priver. Vincent Jean-Marie, cette crise des carburants, elle s'inscrit dans un contexte de contraintes budgétaires très fortes et c'est aussi la raison pour laquelle c'est difficile d'y répondre pour le gouvernement. Sébastien Lecarnul, premier ministre, a présenté de premières grandes lignes pour le futur budget. 54 milliards d'euros d'économie, ça c'est le chiffre donné. Pour l'instant, avec les différentes pistes annoncées, on n'arrive pas tout à fait à 54 milliards d'euros concernant votre ministère, le ministère du logement. Où est-ce que vous allez devoir faire des coupes ? En fait, comme tous les ministères, on va faire beaucoup d'économie. tout sauf les ministères égaliens, la défense, la justice, évidemment la sécurité du ministère de l'Intérieur. Mais ce qu'il faut déjà retenir, c'est que cette année, on présente un budget où l'État sera exemplaire. C'est-à-dire que l'État demandera le plus d'efforts à lui-même. Et c'est essentiel parce que pour pouvoir demander des efforts aux Français et aux autres structures, que ce soient les collectivités locales ou autres, il faut qu'on soit exemplaires. Et donc effectivement, on sert les budgets, on sert les budgets de fonctionnement. On demande à toutes les agences de l'État de baisser. Pour le ministère du logement, c'est à dire qu'on demande à des structures comme l'Agence nationale de l'habitat, l'Agence nationale de la rénovation urbaine, etc. de faire des économies de gestion partout où c'est possible. Vous savez combien d'économies vous devez faire sur votre ministère du logement. On a eu ce qu'on appelle dans le jargon les lettres plafonds, c'est-à-dire une lettre de mission. On dit attention, dans tel et tel enveloppe budgétaire, il ne faut pas dépasser tant, etc. Donc bien sûr qu'on fait des économies, une économie qui, chez nous, est substantielle, ce sont le fait de geler les appels, c'est-à-dire qu'on va évidemment pas les diminuer en revanche, elles ne seront pas revalorisées l'année prochaine. – Et pourtant, on connaît une crise du logement important, les certains Français en du mal à se loger, ce qui n'a pas, vous vous défendez un accès plus simple au logement pour les Français, est-ce que le gel de ces appels est un grand contradiction avec cet objectif ? – Évidemment, mais la vérité, c'est que justement, il faut qu'on finance des dispositifs qui recréent un choc d'offre. – C'est pas une économie énorme non plus, le gel des appels. – Mais en tout cas, on demande un petit effort à tout le monde. Et vous avez raison de le dire. L'idée, ce n'est pas de dire on va faire un énorme effort à un endroit, on fait des efforts un peu partout pour essayer de s'en sortir. Les appels par principe, c'est pour les Français les plus précaires et qui donc font le plus face à cette crise de logement. Ça accompagne beaucoup de Français et l'idée encore une fois, c'est de les préserver. Aujourd'hui, on veut préserver ces aides essentielles, mais simplement, elles ne seront pas revalorisées au niveau de l'inflation, ce qui permet de dégager des marges de manœuvre pour d'autres dispositifs, notamment faciliter l'accession à la propriété. Vous l'avez vu dans le budget, on propose une vraie nouveauté, ce qui est une très bonne nouvelle pour les familles françaises, un prêt zéro, un prêt à taux zéro famille, un prêt à taux zéro parentalité, qui va permettre de devenir propriétaire à l'arrivée d'un enfant. Ce n'est pas rien parce qu'aujourd'hui dans notre pays, la crise du logement fait que vous avez des gens qui renoncent à faire un enfant, ce qui pour moi est totalement inacceptable et injuste, parce qu'ils se disent qu'on ne pourra pas acheter l'appartement qui nous permettra d'accueillir cet enfant dans de bonnes conditions. Et donc au même titre que le prêt à taux zéro fonctionne très bien et qu'on souhaite prolonger dans le temps, on va rajouter un prêt à taux zéro par rentalité qui permet à la naissance d'un enfant supplémentaire d'avoir à nouveau accès à un prêt à taux zéro pour pouvoir acheter plus grand même si on a déjà acheté avant d'avoir l'enfant. On reviendra à ces pistes éventuellement juste après Vincent Jean-Van, d'un mot à nouveau sur les économies qu'on va vous demander à votre ministère. c'est lié, si vous permettez, parce que c'est parce qu'on va faire des économies à certains endroits qu'on peut créer des dispositifs nouveaux de cette nature. Mais vous vous êtes arrêté assez vite sur les économies, justement, qu'il allait qu'il allait qu'il allait falloir faire pour votre pour votre ministère. Est-ce que c'est est ce qu'il y a des pistes qui sont un peu plus précises que ça ? En fait, c'est ce que j'ai essayé de vous dire le plus simplement du monde, c'est qu'on a été interpellé chaque direction d'administration, chaque direction d'agence. Par exemple, il va falloir dégager des économies. Et vous avez parlé du Land-Rue par exemple, l'agence nationale de la régulation urbaine qui doit faire des économies. Est-ce que ça veut dire moins de programmes de rénovation urbaine à l'avenir ? Merci de poser la question pour le préciser. C'est surtout dans la gestion, c'est-à-dire dans les frais, par exemple, de communication. Vous aviez des budgets de communication importants dans les ministères. Ils sont réduits de manière drastique. On fait des économies sur nos propres cabinets, nos propres équipes. C'est du fonctionnement, ce n'est pas sur le fond des projets. Exactement. Et justement, le budget courageux que présente le Premier ministre préserve l'investissement, parce que quand on investit dans des grands projets comme la rénovation urbaine, on a des effets leviers extraordinaires. Pour vous donner juste un exemple, tout le programme numéro 2, ce qu'on appelle l'ENRU 2, porté par l'Agence nationale de rénovation urbaine, c'est 12 milliards au départ, c'est un effet levier de 46 milliards à la fin. C'est énorme en fait. Et ces 46 milliards, ils vont dans l'économie, ils vont dans le BATP, ils vont dans nos artisans, nos constructeurs. Donc c'est de l'emploi non délocalisable et donc ça, il faut évidemment le préserver. – Justement, Vincent Jean-Brain, vous portez un troisième programme de l'enrue. C'est ces programmes qui permettent de faire de la rénovation urbaine dans différents quartiers, dans des zones urbaines dits difficiles. Mais dans le projet que vous portez également, ça concerne les villes moyennes et l'outre-mer. C'est 5 milliards d'euros. Vous nous dites ce matin que ça ne va pas être impacté. Ce budget, ces 5 milliards d'euros sont préservés malgré les efforts demandés par le ministre. – C'est même un tout petit peu plus compliqué que ça parce qu'en fait tant que le projet de loi n'est pas voté, il n'y a pas dans rue 3. Donc pour l'instant, ça n'impacte pas le budget de 2027. – D'accord. – Mais c'est important de se montrer justement que parce qu'on fait des économies sur le fonctionnement aujourd'hui, sur les dépenses courantes de l'État, on va pouvoir avoir des projets ambitieux que celui que vous venez d'évoquer pour pouvoir transformer encore des centaines de quartiers dans notre pays qui en ont besoin, que ce soit les quartiers avec les grands ensembles ou les villes plus moyennes ou nos villes en outre-mer. Cette ambition d'investir beaucoup, elle dépend de notre capacité à faire des économies sur le fonctionnement aujourd'hui. Et c'est pour ça que je suis fier de faire partie d'une équipe qui est courageuse dans la présentation de ce budget. Après, vous le savez aussi, c'est un budget que propose le gouvernement, qui sera ensuite débattueux avec les parlementaires. Et permettez-moi d'insister là-dessus, parce qu'il y a aussi une petite musique qui consiste à dire, de toute façon, ils sont tentés par les ordonnances, vous savez, c'est le côté, on ne fait même pas le débat au Parlement et tout ça, et fait de manière un peu automatique et bretale, c'est pas la philosophie du gouvernement. Nous, on est là pour être au service de la France et des Français, et donc on propose une copie de départ, on va la travailler avec les parlementaires qui voudront bien se donner la peine de la travailler avec nous. Et au même titre qu'en l'année dernière, on a su voter intelligemment un projet de loi de finance pour la sécurité sociale, et bien on doit pouvoir avoir ce même chemin ensemble. – On le verra avec tous les débats qui va y avoir à l'Assemblée nationale. La prochaine semaine, 20 janvier, un ministre de la Ville est du logement. Vous restez avec nous, on va évoquer vos pistes pour essayer de répondre à la crise du logement que traverse la France dans un instant après l'infant d'une minute, 8h46, avec l'orête pure. Donald Trump annonce avoir obtenu un contrôle permanent sur la sécurité du Groenland, un accord conclu avec le Danemark qui vise notamment empêcher l'installation sur le territoire arctique de bases militaires russes ou chinoises. La première ministre danoise a salué l'accord, assurant qu'il serait bon pour l'OTAN et pour l'Europe. Le président de la mutualité française alerte à quelques jours de la présentation du budget de la sécu 2027. Dans une interview aux parisiens, Eric Chenure réclame une baisse des taxes des cotisations sur les couvertures santé pour être à l'équilibre. La dynamique des dépenses a augmenté de 5% au premier semestre, a-t-il affirmé ? Paris appelle Moscou à revenir sur sa prise de contrôle d'entreprises françaises. La Russie a mis sous administration provisoire les filiales russes de plusieurs groupes européen, dont Auchan et Nestlé, un choix justifié par le Kremlin, par leur appartenance à des pays inamico. Et puis du football, ce soir est la cinquième journée de Ligue 1, qui se poursuit cinq matchs avec des 17h15 Paris FC Strasbourg. Hier, Monaco s'est imposé 2-1 face au R-Sélance et a repris la tête du classement. Vincent-Jean-Brain, ministre de la Ville et du Logement. Vous êtes notre invité ce matin du 8.30, France Info. Alors je dis le ministre du Logement, mais vous, vous utilisez souvent cette expression « le ministre de la crise du logement ». ce loger pèse plus que jamais sur le budget des français sont pour à même plus que doublé dans les dépenses et des français en 60 ans. Comment est-ce que c'est possible qu'on soit arrivé là ? Pourquoi est-ce que c'est devenu si cher, si compliqué de se loger pour les français ? Il y a plein de raisons à cela. Ça va déjà notre ambition commune de préserver nos fonciers, donc préserver nos terres agricoles, préserver nos terres naturelles. Si il y a moins de fonciers disponibles, le prix du foncier du terrain monte. Ça va aussi du fait qu'on a voulu des normes beaucoup plus exigeantes sur la qualité et le confort thermique, sur la qualité environnementale, et donc ça fait augmenter le coût de construction des biens. Et puis, de façon générale, on a moins rendu rentable le fait d'investir dans la pierre, à tel point que parfois certains Français qui voulaient investir dans un logement pour le mettre en location, on continue à le faire mais ailleurs, en Europe par exemple. Donc il y a plein de raisons à cela, mais le vrai sujet c'est comment on trouve des solutions pour en sortir. Parce que vous l'avez dit, la crise elle est majeure, on a un chiffre qui parle de lui-même, mais 25 mètres carrés de pouvoir d'achat en termes de logement perdu en 10-15 ans. Ça veut dire quoi concrètement pour les français ? 25 mètres carrés, ça veut dire que c'est la chambre que l'étudiant n'aura pas pour faire ses études à côté de l'université qui vient de décrocher. Moi j'ai eu des témoignages, il me disait mais j'ai eu l'université dont je rêvais, j'ai pas pu faire mes études là-bas, je suis resté à côté de chez mes parents parce que je pouvais pas me loger. Pareil pour des jeunes actifs, dans ma circonscription autour du marché de Rangis, par exemple, c'est des jeunes actifs qui décrochent un job et qui, finalement, après plusieurs semaines à dormir dans la voiture, disent « Ben en fait, je ne vais pas pouvoir continuer ». – Vous évoquez les solutions… – Et on parlait tout à l'heure les parents qui renoncent à faire des enfants. Enfin, je pense que ça, c'est très important qu'on l'entende. Notre pays ne peut pas accepter ça, d'où des solutions comme le prêt à tout zéro parentalité que j'évoquais tout à l'heure. – Et qui sera dans le budget. Vous présentez aussi un projet de loi de relance pour le logement Vincent Jambin, qui a été adopté au Sénat, qui doit être discuté maintenant à l'Assemblée nationale. ça doit être quoi la priorité, là, vous parlez beaucoup du foncier, de la difficulté à construire ? C'est ça la première urgence, c'est de relancer la construction dans le pays ? La première urgence, c'est ça, c'est l'offre. Il faut qu'on relance la production de logements dans ce pays. Quand on parle de « produre du logement », c'est construire du neuf, rénover de l'ancien à neuf. Et donc là, on marche sur deux jambes. J'allais même dire sur une troisième, c'est-à-dire « logement privé comme logement social ». Parce que dans notre pays, on a la chance d'avoir un parc de logement social important, bien répartie sur le territoire, mais qui lui aussi a besoin d'être rénové. Et donc toutes les mesures qui sont dans le projet Loire visent à ça. Ca passe par ramener de l'investissement et notamment des dispositifs fiscaux qui vont inciter les Français et rentabiliser le fait d'investir dans le neuf et d'investir dans l'ancien et de leur rénové. Ca passe par un choc de simplification. C'est tellement long dans ce pays de construire. Il y a trop de normes incroyables. C'est ce que vous pensez. Trop de procédures. Ce n'est pas tout à fait la même chose. parce que l'énorme existe pour garantir la sécurité, garantir que les nouveaux bâtiments respectent l'environnement. Il y a toute une liste de critères, donc vouloir mettre à bas l'énorme. Mais moi, ce n'est pas ça le sujet. Le sujet c'est dire comment on simplifie ce qui est simplifiable. D'abord, vous avez des projets qui mettent aujourd'hui 8 ans à sortir de terre. Construire physiquement le bâtiment, c'est 2 ans, 2 ans et demi si c'est très compliqué. Tout le reste, c'est quoi ? C'est la procédure. Donc ça, vous voulez le simplifier ? Et ça, on veut le simplifier comme on a su le faire pour les Jeux Olympiques. Vous avez deux formules d'ailleurs. Les Jeux Olympiques du logement et le Notre-Dame de la construction. Qui sont des... Voilà, c'est un bon emballage, mais on comprend pas forcément ce qu'il y a derrière. Et bien, en fait, on écrase les procédures administratives. Ensuite, sur les normes, vous avez raison. Il y a des normes. Heureusement qu'elles sont là, elles nous protègent. Normes incendies, normes pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. C'est très important. Justement, il y a une norme parce que le temps fil, il y a une norme sur laquelle on revient ensemble dans une de vos propositions. Je voudrais quand même vous donner un exemple parce qu'il y a aussi des normes sur lesquelles il faut pouvoir revenir. Aujourd'hui, on se dit, on ne veut pas consommer de fonciers naturels. On a raison. Mais d'un autre côté, il y a des bâtiments tertiaires, des bâtiments de bureau qui sont là en train de se vider. Il faudrait qu'on les convertisse. Vous savez quoi ? Les normes dans le bâtiment tertiaire sont pas les mêmes que dans le bâtiment de logement. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand on achète un bureau... Je faisais un grand public. Justement, grand public, figurez-vous que les marches dans des bureaux comme ici ne font pas la même taille que dans un bâtiment de logement. Donc quand on veut convertir un bâtiment de bureau dans l'énorme, notamment que vous citez dans votre projet de loi, vous voulez autoriser les propriétaires à pouvoir louer des habitations qui sont aujourd'hui en une mauvaise note thermique, qui sont même considérées par l'État comme des passoires thermiques, vous voulez les remettre à la location. Après, l'été caniculaire qu'on vient de vivre, est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? – Alors d'abord, pour l'instant, le DPE, il regarde surtout le confort d'hiver et pas vraiment le confort d'été. Donc ça, ça pose un autre question, c'est comment on crée vraiment un cahier des charges ? – Oui, mais sur cette question très précise en genre. – Un cahier des charges pour l'été et comment on lutte contre les bouillures thermiques. Et ensuite, pardon, je préférerais dire ça autrement, Vous dites, vous voulez remettre les logements classés F et G en location ? Non, moi je veux rénover... Je sais que c'est une passoire thermique. Moi, et F aussi, en réalité. Moi, je veux qu'on les rénove. Or, vous avez beaucoup de propriétaires, s'ils n'ont plus la capacité de mettre en location et qui perdent ce revenu, ils sont pas solvables à la banque pour pouvoir financer les... Ils pourraient les rénover avant de les mettre à la location. À condition d'être solvable. Non, parce que beaucoup l'ont fait. Mais si vous avez une mamie de 86 ans qui est propriétaire d'un logement et qu'elle va voir sa banque en disant j'ai besoin d'un crédit pour le rénover et en plus j'ai même plus loyer qui me permettait de rembourser le crédit ça marche pas en fait donc il faut le faire et puis dernier point ça représente 700.000 logements là aujourd'hui avec la crise du logement dont on a parlé voulait retirer 700.000 logements du marché ce serait une aberration ils seront obligés de les rénover c'est évidemment obligé de les rénover avec engagement aux présidents entreprises merci beaucoup beaucoup d'avoir un ministre de la ville et du logement d'avoir été d'inviter du 8.30 de France Info ce matin. L'info continue sur France Info. Restez avec nous.
La source —
radio_franceinfo · nº a72e0f27-fab9-4f56-81df-e7b803f012ac
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