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20 septembre 2026 · None · transcription Radio

Journées du patrimoine, préparation du budget 2027, plan d'économies pour France Télévisions... Catherine Pégard invitée de franceinfo

Depuis le 1er septembre, tout le monde veut que vous leur confiez vos factures. Des plateformes qui ne vous connaissent pas, des logiciels qui viennent de vous rencontrer. Face à cela, quelqu'un qui vous connaît déjà. Avant de choisir votre plateforme agréée, parlez-en avec votre expert comptable. Income, la plateforme où l'expert fait la différence. Bonjour Camille. Bonjour Benjamin. Et bonjour Catherine Pegard. Bonjour. Mon ministre de la Culture, merci d'être avec nous ce matin sur France Info, l'occasion des journées du patrimoine qui se tiennent tout ce week-end d'un rendez-vous plébiscité par les Français depuis plus de 40 ans, mais un patrimoine fragile tout de même en péril, même c'est le thème de ces journées du patrimoine cette année. Vous êtes vous aussi en tant que ministre de la Culture inquiète pour notre patrimoine, il est en danger. Alors je pense qu'il ne faut pas exagérer, c'est vrai que c'est le thème des journées du patrimoine, le thème choisi par l'Europe, patrimoine en péril, donc ça veut dire que ça regroupe toute l'Europe et je pense que la France se tient à un haut niveau de protection de son patrimoine et qu'on ne peut pas dire aujourd'hui que le patrimoine français est en péril. Il y a encore, on évalue à peu près à 20% le nombre de monuments qui nécessiteraient une restauration approfondie et donc nous nous y employons, il faut dire que les crédits du patrimoine ont doublé dans les 10 dernières années et que l'intérêt pour le patrimoine que l'on peut mesurer ce week-end avec le public, montre bien que c'est une des choses qu'il faut protéger au maximum parce que l'histoire d'hier fait l'histoire de demain et le patrimoine fait la création. – Et 20% tout de même de monuments qui nécessiteraient des travaux. Est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui d'assumer ces travaux de rénovation ? – Mais encore une fois, on a des plans qui sont très précis, très approfondis pour des monuments qui vont du château de Versailles jusqu'à l'église du plus petit village de France. Il faut aussi mesurer la grande diversité de nos patrimoines et pas non plus considérer que tout coûte des millions quelquefois avec 20 000 euros. Vous restaurez une partie d'un petit château qui va s'ouvrir au public et qui va pouvoir après développer son offre et ça c'est très très important et on peut mesurer le chemin parcouru par par exemple avec la Fondation du patrimoine qui aide beaucoup à développer les projets sur le patrimoine, plus de 1000 projets depuis 2018, près d'un milliard de projets soutenus en euros avec évidemment le concours de l'Etat. Et je crois qu'effectivement, la prise de conscience des dernières années c'est que tout le monde doit s'intéresser à ce patrimoine qui nous intéresse et que toutes les bonnes volontés sont bienvenues, celles de l'Etat, celles des collectivités locales qui sont très investi. C'est le des messaines qui apporte un concours merveilleux derrière la Fondation du patrimoine, derrière ce loto du patrimoine dont on parle chaque année. Et je crois qu'effectivement, par ailleurs, tout n'est pas parfait. Moi, comme vous le savez, j'ai dirigé le château de Versailles. Je sais, et je ne vous le dirais pas, ce qu'il reste encore à faire au château de Versailles est vrai et c'est vertigineux bien sûr. Alors justement Catherine Péga, vous parliez de l'amour des Français pour leurs patrimoines Vous avez raison de la rappeler, il y a le grand patrimoine, ces grands monuments, et puis il y a tout ce qu'on appelle le petit patrimoine, tous ces édifices qui ne sont pas classés et qui font la France et auxquels nous sommes attachés. Là aussi, sur près de 300 000, il y en a plus de 65 000 qui sont établis comme étant dans un état critique. C'est à peu près un quart et on entend votre volonté de protéger le patrimoine français, mais on le voit, on est aussi dans un moment de budget difficile, de rigueur budgétaire en tout cas, et d'ailleurs les directions en région qui s'occupent de financer tous ces projets qui font vivre notre patrimoine, évaluent la baisse de leur enveloppe budgétaire à environ 30%. Vous pouvez nous confirmer ce chiffre ? – Alors là, je pense qu'il ne faut vraiment pas rentrer dans ces chiffres aujourd'hui puisque on est encore dans les discussions budgétaires, ensuite il y aura les débats au Parlement. Il est vrai qu'on nous demande des efforts, on nous demande des efforts d'ailleurs pour éviter des sacrifices qui seraient plus brutaux plus tard. On est dans un contexte effectivement difficile, le premier ministre l'a rappelé. – Mais sur le patrimoine en particulier, on parlera du budget plus globalement après. Est-ce que sur le patrimoine en particulier, il y a une baisse de l'enveloppe, il y a encore un article dans le parisien, par exemple, aujourd'hui avec les artisans qui font vivre aussi le patrimoine, on a bien vu avec Notre-Dame à Paris, comment ils avaient réussi à le rénover, ils disent que là, il y a une baisse des crédits et qu'ils vont devoir aussi se séparer de certains de leurs salariés, qu'est-ce que vous pouvez leur répondre ? – Alors je pense qu'il y a plusieurs niveaux dans ce que vous dites, il y a effectivement tout ce patrimoine qui fait le tissu de la France. C'est notre maillage territorial, c'est ce à quoi nous sommes aujourd'hui le plus attachés. Notre priorité c'est de réparer les urgences parce que quelquefois si vous ne faites pas les travaux qui s'imposent, le lieu se dégrade encore plus et l'année suivante ce lieu est encore plus en péril que l'année précédente. Ça paraît banal de le dire mais ça veut dire qu'il faut faire des choix. il y a certains monuments peuvent attendre encore un an, deux ans, des crédits. Donc, il faut faire des priorités. Par ailleurs, il y a les métiers du patrimoine, et ça, on y est évidemment particulièrement attaché, parce que je crois que là aussi, ces métiers du patrimoine, ils sont uniques au monde. Alors, on en a parlé au moment, effectivement, de Notre-Dame, mais nous, on en parle tous les jours, parce qu'on voit des d'horreurs. Et comment les rassurer, madame ministre Magin, parce qu'on entend leur inquiétude ? Là aussi, j'entends leur inquiétude. Je la partage. Je crois qu'il y a des moments et des endroits où, effectivement, ils peuvent être en difficulté. Là aussi, c'est à nous de les épauler et de voir plus globalement les choses. Je vous pouvais être un petit entrepreneur dans le nord de la France et peut-être à quelques kilomètres, un peu plus au sud, vous pourriez faire davantage de choses, mais vous ne le savez pas. Donc je pense qu'aujourd'hui, comme je l'ai dit tout à l'heure, il faut que les collectivités… – Bah, centraliser un peu les choses. – Oui, en tous les cas, les partager plutôt que les centraliser. Je pense qu'avec les collectivités locales, notamment, j'ai commencé ce travail de voir les maires, de voir les présidents de régions, de voir les priorités qu'on va partager, et de voir justement les entreprises qu'on pourra associer, pour aller plus vite, pour faire le travail. – L'autre enjeu crucial, Catherine Pegard, pour le patrimoine, c'est bien souvent la sécurité. Et notamment dans les musées, on l'a vu ces derniers mois, notamment avec évidemment le casse du Musée du Louvre, les vols des joyaux de la couronne, On va y revenir en détail d'abord, d'un mot sur l'enquête pour les retrouver. Est-ce qu'on a toujours un espoir de remettre la main dessus ? Il faut toujours avoir un espoir parce que, quelquefois, on retrouve ces objets bien longtemps plus tard. Mais bon, l'enquête continue et je ne peux pas vous en dire plus, sinon que j'aimerais vous en dire plus. Est-ce que sur la sécurisation du Louvre, là aussi, vous vous êtes arrivés, vous juste après, la démission de Laurence Descartes, l'ancienne présidente du Louvre, On a avancé sur le sujet, ce chantier, qui est énorme pour le plus grand musée du monde. – Effectivement, on a mis en urgence en œuvre un plan de développement de la sûreté et la sécurité du Louvre. Là aussi, c'est toujours un travail itératif, la sûreté. Les responsables de la sûreté dans les musées, ils savent qu'il faut travailler régulièrement, avoir la conscience que la sûreté, c'est un enjeu fondamental pour les musées, pour les châteaux, et qu'il faut y penser toujours. Et ça, peut-être que parfois on l'oublie un peu, parce que quand tout va bien, on oublie qu'il y a une force qui est mal remée. – C'est ce qui était ressorti avec la Commission d'enquête parlementaire, d'ailleurs qui s'était projeté sur ce qui s'était passé avec ce casse du siècle au Louvre. Ce qui est intéressant aussi et inquiétant, c'est que ces vols, ils ont lu aussi dans des plus petits musées. On a eu l'exemple récemment des vols au Musée Renoir de Keinz-sur-Mer, avec deux tableaux qui ont été volés. Ces vols qui se multiplient, ils soulignent la fragilité de nos musées. Il faut prendre plus sérieusement cette question de la sécurité aujourd'hui. Je crois qu'aujourd'hui, elle nous habite constamment parce que justement, on a vécu ces moments extrêmement difficiles, extrêmement choquants pour les équipes, parce que je dois dire que les gens font leur travail au Musée de King sur Mer. Il n'y avait aucun risque identifié. Bon, et puis, il y a eu ce vol. Mais comment faire pour sécuriser tous ces petits musées ? Alors avant de dire ça, il faut se dire qu'il faut encore une fois y veiller tout le temps et se dire que les attaques sont de plus en plus brutales. À King sur Mère, on a quand même parlé de commando qui était venu pour arracher ces tableaux avec une préparation formidable parce qu'on a pu apprendre que les voleurs avaient des housses exactement de la taille de tableaux pour pouvoir repartir. Et ça c'est nouveau, ce degré de professionnalisme qui attaque. Je crois que le degré de professionnalisme de la vie de toute du ministère de l'Intérieur, en tous les cas, n'a jamais été vu précédemment. Et est-ce que la France est particulièrement visée par ce type d'attaque nouvelle ? Pas du tout parce que justement, on a des échanges en ce moment avec les musées d'Europe, puisqu'on organise bientôt un G7 des musées d'Europe pour discuter justement des bonnes pratiques des musées, des échanges qu'on peut avoir pas seulement en termes de conservation d'acquisition de chef-d'œuvre et on s'aperçoit que dans tous les pays il y a des vols, il y a les mêmes fragilités en tous les cas et donc on a mis au point un plan, un plan de sûreté, doté de 30 millions. Que vous avez présenté au mois de juillet avec six plans. Le plan de sûreté, je l'ai présenté au mois de juillet mais en revanche le fond de sûreté on l'a l'ami est en œuvre déjà dès le printemps, 423 musées ont déjà été pris en considération. On est en train d'établir la liste des urgences pour les mois qui viennent et donc là aussi c'est un travail régulier qu'il faut mener et il ne faut jamais baisser la garde. – Mais justement c'est intéressant cette liste que vous êtes en train de dresser, ça fait partie des six points prioritaires que vous avez établi cet été, Catherine Pegard. Mais ça veut dire qu'en fait, on n'avait pas de vision sur nos joyaux, à protéger nos oeuvres d'art. On est surpris, on est rattrapés plus rapidement par ces nouvelles influences. Je crois qu'on avait une vision tout à fait précise de nos collections, on travaille sur des récolements sans fin. On essaie de comprendre les faiblesses de nos dispositifs, bien sûr. Mais là, je pense que dans l'urgence qui est la nôtre aujourd'hui, d'échapper encore une fois à ces nouveaux types d'attaques, je crois que c'est ça qui est le plus difficile à comprendre. C'est qu'aujourd'hui, vous avez des gens, des voleurs, des escrocs qui s'attaquent à nos lieux. Comme ils s'attaquaient avant, quand vous voyez les films, on voyait s'attaquer à des bijouteries. Aujourd'hui, ce sont les musées, c'est très grave. Et donc, on travaille d'ailleurs en concertation de plus en plus étroite avec le ministère l'Intérieur et le ministère de la Justice, pour mettre au point, encore une fois, une prise de conscience de la sûreté. J'y insiste beaucoup, ça paraît peut-être dérisoire, mais si vous voyez quelque chose qui vous semble une anomalie, il faut tout de suite le signaler. – Catherine Pégaire, ministre de la Culture, invité du 8h30 France Info ce matin, on va parler du budget de votre ministère dans un instant, de Netflix associé du financement de la production audiovisuelle de notre pays. C'est juste après l'info d'une minute à 8h45, avec Lorette Puyot. Un policier placé en garde à vue en Indres-et-Loire, conducteur du véhicule de police impliqué dans une collision avec une moto à Saint-Pierre-des-Corrières. Le jeune motard est gravement blessé, incident qui a provoqué des violences dans plusieurs quartiers de la métropole de Tour, huit policiers et un gendarme ont été blessé, une vingtaine de voitures brûlées. Le Premier ministre canadien est attendu à Saint-Pierre-et-Miclon aujourd'hui, reçu par Emmanuel Macron sur l'archipel français, situé à quelques kilomètres des côtes canadiennes, la France, à la recherche d'autres sources d'approvisionnement en pétrole et en gaz dont le Canada est producteur. Les bureaux de vote sont ouverts dans de l'endeur allemand, Berlin et Mecklenburg, Pomerania et Occidental. 4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, et l'élection est très observée après la percée de l'extrême droite avec le parti AFD en Saxe-Anhalt il y a deux semaines. Et puis en football, 5e journée de Ligue 1, Lyon a pris la deuxième place du classement après sa victoire 4-0 face à Rennes hier soir, match interrupu pendant près d'un quart d'heure à cause d'une banderole insultante envers Saint-Etienne, ce soir la classique OMPSG, coup d'envoi à 20h45. Catherine Pegard, ministre de la Culture. Vous êtes notre invité ce matin du 8h30 France Info. Le budget, ce que coûte la culture. Ce qu'il faut y investir, c'est au coeur de cet entretien depuis tout à l'heure. Le Premier ministre cherche 54 milliards d'euros d'efforts à faire dans les comptes de l'État. Catherine Pegard, combien d'économies vous a-t-on demandé ? – Alors pour l'instant, comme je vous l'ai dit, je ne peux pas en parler en détail puisque nous sommes encore en train d'en discuter et nous n'avons pas reçu chacun notre feuille de route. Ce qui est évident, c'est qu'on nous a demandé des efforts. – Mais vous n'avez pas reçu votre lettre de cadrage, comme on dit ? – Non, je n'ai pas reçu ma lettre de cadrage. – Le ministre du Logement qui était à votre place hier, Vincent-Jean-Brain l'avait reçu. – Oui, bien. – Donc elle devrait arriver très bientôt dans votre boîte. – Elles arrivent au moment, vous voyez ? – D'accord. On vous doit avoir comme une idée des efforts que vous avez demandés. demandées, ils sont évidemment incontestables, on en a déjà fait beaucoup dans les années précédentes, mais là ils se trouvent qu'on est soumis à des contraintes qui sont très fortes et qui surtout sont nouvelles. Donc nous en sommes comme tous les autres tributaires, je crois qu'il faut le dire avec sincérité, il faut le regarder avec lucidité et il faut surtout travailler avec ceux qui sont évidemment impactés par ces budgets pour voir comment on peut faire pour ne pas casser la vie culturelle en France, et pour ne pas casser l'image de la France dans le monde qui est liée à sa culture, je veux dire, moi je vois beaucoup mes homologues étrangers, et bien dès qu'ils vous rencontrent, ils vous parlent de ce qu'ils voudraient que la France leur apporte. Donc ça, ça a un coup, il faut y travailler, et je sais que vous attendez des chiffres, mais c'est plus que les chiffres. Les projets, c'est important. Le projet que l'on a pour notre culture, pour ce que l'on veut en dire au monde, c'est très important et évidemment on peut dire, on nous demande des efforts assez considérables, par exemple sur le patrimoine, vous l'avez dit. Oui, par exemple, quelles sont les pistes d'économie qui pourraient se dessiner ? Mais les pistes d'économie, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est de travailler avec les uns et les autres. Mais par exemple, c'est vrai aussi avec les... c'est pas seulement pour les musées, là j'ai vu récemment les directeurs des grands en théâtre parisien des opéras, on travaille ensemble pour voir ce qu'ils peuvent reporter. Parce que c'est ça le problème, c'est qu'on a une sorte de grosse bosse à passer des spectacles. On essaie de garder au maximum la production parce que la production, c'est le tissu vital de nos théâtres, de nos télévisions. de reporter certains engagements financiers qu'on peut différer par exemple. Certains investissements, on peut différer certains travaux. Concrètement, ces pistes d'économie, on comprend que vous vouliez préserver le spectacle vivant, le patrimoine, les musées. Mais moi, le problème, c'est que je veux tout préserver. On est bien d'accord. Comment on y arrive sans affaiblir la vie culturelle du pays très concrètement ? Donner une feuille de route qui, comme vous le dites, très précise, de faire des économies d'une manière très précise, eh bien il faut les faire. Au cas par cas, je crois pas que le coût de rabot systématique qu'on dit, on supprime tant de crédit pour le spectacle vivant, tant de crédit pour le patrimoine et la bonne solution aujourd'hui. Vous pouvez assurer les acteurs du spectacle vivant, par exemple dire qu'il n'y aura pas de crédit en moins pour le production. Bien sûr qu'il y aura des crédits en moins, mais il y aura des crédits en moins au cas par cas qui ne mettra pas, qui ne rendront pas vulnérables nos établissements. C'est ça mon but. Alors justement, Catherine Pegard, il y a de l'inquiétude dans le monde de l'audiovisuel notamment avec cette question des économies jusqu'où est-ce que ça ira jusqu'à affaibli à l'exception culturelle française dont vous parliez à l'instant, on a appris cette semaine que le groupe France TV allait devoir faire 90 millions d'euros d'économie en 2027. Ecoutez, ce qu'on dit Pascal Roegard, directeur général de la SACD, c'est la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, il dénonce le désengagement de l'État. Les pouvoirs publics se désintéressent complètement du sort des télévisions françaises. Sur le plan du service public, il y a une forte diminution et constante du financement qui va forcément frapper la création, donc favoriser les plateformes étrangères et les réseaux sociaux. C'est un sabotage. Catherine Pégaard, qu'est-ce que vous répondez ce terme de sabotage est très fort ? Est-ce qu'à force de rabots, à force de coûts d'économies, on sabote la création française ? parce qu'à le regard, il est quand même extrêmement sévère. J'ai l'occasion de discuter très souvent avec lui. Je pense qu'il a une vision quand même extrêmement, oui, dure par rapport à ce que nous faisons, dire que nous nous désintéressons de la production. Je trouve que c'est extrêmement interchimiste. Je pense que tout le travail qui est fait au contraire et qui est fait avec France TV, c'est pour préserver la production. On a demandé d'autres sources d'économie. Mais Catherine Pagari n'est pas le seul à être inquiet à un Delfinernote, la présidente de France TV face justement aux géants américains des plateformes Netflix qui est devenue en 2025 le premier financeur privé pour le cinéma. Elle va jusqu'à dire est-ce qu'on souhaite cette forme de vassalisation, c'est-à-dire que la création française soit financée majoritairement par une plateforme comme Netflix ? Je verrai dans ces prochains jours Delfinernote et nous en parlerons toutes les deux parce que la trajectoire d'économie avec France TV, elle a été définie au printemps dernier. Donc avant même que nous ayons ces nouvelles mauvaises nouvelles au plan international. – C'est exigence budgétaire, je vous tiens. – Et donc cette trajectoire d'économie, elle sait qu'elle doit la mener. La menée aujourd'hui, c'est prévenir pire demain. Comme vous le savez, nous sommes attachés aux services publics. Je le répète à chaque fois que je viens sur vos antennes. C'est un bien commun, c'est là qu'on peut développer aussi notre vie culturelle, parce que la plus grande scène culturelle, c'est France TV, à travers ces programmes. Donc je suis bien consciente qu'il faut faire tout ce qu'il sera en notre possible, pour qu'on s'attaque le moins possible à l'information et à la production. C'est mes deux combats pour France TV. Et là encore, nous discuterons avec Delfinernaut la semaine prochaine. Je comprends son inquiétude, mais encore une fois, tout cela a été déterminé au printemps à la demande du Premier ministre début mars. Je venais d'arriver dans ce ministère et depuis début mars, nous travaillons ensemble pour corriger la trajectoire économique de France Télévisions, comme ça a été demandé par la cour des comptes d'ailleurs. Merci. Merci beaucoup Pète Catherine Pegard, Ministre de la Culture, invité du 8 30 France Infos ce matin. L'info continue sur France Info, reste avec nous.
La source — radio_franceinfo · nº 1c72a814-e9fc-4d05-859b-29ef5b14f84a
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/journees-du-patrimoine-preparation-du-budget-2027-plan-d-economies-pour-france-televisions-catherine-pegard-invitee-de-franceinfo_8157887.html
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