Prix des carburants, taxation, situation internationale, budget... Le "8h30 franceinfo" de Raphaël Glucksmann
Depuis le 1er septembre, tout le monde veut que vous leur confiez vos factures. Des plateformes qui ne vous connaissent pas. Des logiciels qui viennent de vous rencontrer. Face à cela, quelqu'un qui vous connaît déjà. Avant de choisir votre plateforme agréée, parlez-en avec votre expert comptable. Income, la plateforme où l'expert fait la différence. Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour Raphaël Glucksmann. C'est le sujet, on l'a entendu évidemment tout au long de la matinale encore ce matin, sur France Info, le sujet qui pourrit la vie de millions de Français, le prix des carburants, après le samplon, c'est le gasoil qui bat tous les records, 2,41€ le litre en moyenne, le Premier ministre Sébastien Le Corne du Réuni ce matin, il y a même deux réunions dans la journée, ces ministres pour tenter de réfléchir à de nouvelles aides ciblées pour les automobilistes les plus en difficulté, est-ce que vous plaidez, vous, en tout cas vous l'avez dit pour des aides massives ciblées. Qu'est-ce que ça veut dire ? Déjà il faut comprendre la gravité de la situation. On a déjà eu un printemps catastrophique, très difficile, où des millions de Françaises et des Français ont été exposés à ces explosions des prix de l'énergie, des prix des carburants. Et là on a un automne qui est encore plus difficile et qui va durer. C'est ça qu'il faut comprendre. C'est que c'est une crise qui peut durer et les prix peuvent encore monter. Et donc oui, il faut des aides ciblés, massives. Moi, ce que je demande solennellement au Premier ministre, c'est de multiplier par 3 le chèque énergie. C'est de faire en sorte que les oxygères de vie, les infirmières libérales, toutes celles et tous ceux qui ont besoin de leurs voitures pour aller travailler et qui n'arrivent plus à faire face à cette explosion des prix à la pompe, eh bien puissent continuer à travailler et soient aidés par le gouvernement. Les populations ciblées, on a pour l'instant les pêcheurs, les agriculteurs, le BTP. Il faut aller plus loin, on était par exemple ce matin aussi avec les... représentants du Monde associatif, le délégué général des maïs frances qui disaient On a des bénévoles qui aujourd'hui ne peuvent plus ou des salariés qui hésitent à des auxiliaires de vie qui démissionnent, qui peuvent plus travailler parce qu'en fait ça leur coûte de l'argent désormais d'aller travailler, elles ont besoin de leur voiture pour aller soigner, pour aller s'occuper de nos aînés, pour aller voir les personnes en difficulté et ces auxiliaires de vie, elles n'y arrivent plus, elles n'y arrivent simplement plus. Les auxiliaires de vie, il faut prendre les bénéficiaires du chèque énergie et de manière automatique augmenter ce chèque. – Pour l'instant, c'est pour les gros rouleurs de l'énergie, il est à 150 euros, vous voulez donc le faire passer à 500 euros et l'étendre aux classes moyennes, vous dites ? – Oui, il faut élargir, parce qu'aujourd'hui, ceux qui n'en peuvent plus, eh bien ce sont des millions de françaises et de français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Moi je sais la situation budgétaire, et donc ce que je propose, c'est que ces aides, l'extension de ces aides, soient financées par une taxation des super profits. parce que dans le même temps, pendant que les Français… – Vous voulez taxer les bénéfices des pétroliers comme total ? – Oui, parce que dans le même temps, pendant que les Français galèrent, eh bien il y a des super profits. Total énergie va battre encore tous les records de bénéfices et de dividendes versés, et c'est insupportable. – Mais total plafond s'est pris en France, Raphael Lusmane, et total ne fait pas ses bénéfices en France. Donc certains disent que vous ne pouvez pas taxer total qui réalise ses bénéfices dans les pays producteurs de pétroli. – Vous savez qu'à l'échelle européenne, vous pouvez le faire. Et à l'échelle européenne, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Le gouvernement socialiste espagnol propose cette taxation des super-profits, des multinationales fossiles. Le gouvernement conservateur allemand est d'accord. Et qui bloque ? Qui bloque ? Eh bien c'est le gouvernement français. Et donc moi ce que je dis... Pourquoi le gouvernement français ? Parce que le gouvernement français ne veut pas heurter, Monsieur Pouyané est total. Et bien il faut dire les choses de manière très simple. Dans une situation aussi difficile, à la fois pour le budget de l'État et pour les Françaises et les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, ce n'est pas possible que ce soit M. Pouyané, le président directeur général de Total, qui fasse la politique de la France. Et nos partenaires européens s'étonnent. Pourquoi notre pays, qui est dans une situation si difficile budgétèrement, s'obstine à bloquer les initiatives européennes en matière de taxation des superpoches ? Vous dites que la France bloque en même temps, en 2022, quand les Européens avaient imposé les bénéfices exceptionnelles réalisées par les pétroliers, ça n'avait pas rapporté tant que ça, Ça n'avait pas apporté tant que ça en France. Vous avez espéré 69 millions versus 200 millions d'euros attendus. Madame l'embré, ça n'avait pas apporté tant que ça en France parce que le gouvernement français avait appliqué ce qui a été décidé à l'échelle européenne d'une manière telle que ça n'a rien rapporté pour ne pas une fois de plus déranger M. Pouyanné et Total. Et donc moi je dis les choses très simplement. Quand on est dans un moment de crise, il faut faire jouer la solidarité nationale. Total a fait des bénéfices record en 2022 au moment de l'invasion de l'Ukraine. Donc à chaque fois qu'on a une crise qui frappe les françaises et les françaises, une crise énergétique, là c'était une crise gazière, désormais c'est une crise pétrolière. À chaque fois qu'il y a une guerre qui déclenche une hausse des prix, eh bien les multinationales du pétrole et du gaz font des bénéfices record. Il est parfaitement logique, c'est pas une lubie gauchiste, il est parfaitement logique qu'il contribue donc à l'effort de solidarité en direction des Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Donc vous êtes à corps sur le diagnostic avec la France Assoumise qui propose justement de reniez sur les marges des géants du pétrole pour plafonner les prix. C'est là-dessus qu'il faut jouer, pas sur les taxes, sur les bénéfices des géants du pétrole. Il faut une taxation des super profils. Là où je ne suis pas d'accord, c'est quand on propose des mesures universelles, que ce soit le blocage des prix ou la baisse des taxes de manière générale que propose le Rassemblement National. Pourquoi ? parce que dans ce cas-là, ça bénéficierait à des bourgeois qui prennent leur essuvé pour partir dans leurs maisons de campagne. Moi, les week-end des grands bourgeois dans leurs grandes maisons, et je ne vois pas pourquoi, ce serait au contribuable de payer pour qu'ils fassent leur plein. Ce que je veux, c'est des aides ciblées. Des aides ciblées, pas des aides universelles. La proposition du rassemblement national, par exemple, ça coûterait plus de 12 milliards d'euros à l'État. Pour financer quoi ? Mais l'Allemagne a bien baissé les taxes, l'Espagne aussi a baissé les taxes, d'autres pays le font, l'Allemagne n'est pas réputé pour être si mauvais gestionnaire que ça. Eh bien, nous, selon nous avons besoin, c'est d'aide ciblée. Et de la même manière, sur le blocage des prix, il y a un pays qui a essayé, le blocage des prix, c'est la Hongrie de Orban, et elle a dû renoncer au bout de 6 mois parce que sinon, il y allait avoir une pénurie. Donc les aides, pour ceux qui en ont besoin. Nous, on a conscience de la gravité de la situation budgétaire, mais on a aussi conscience de la gravité de la situation sociale. Et donc, il faut que les aides en France soient ciblées, ciblées sur les classes populaires, ciblées sur les classes moyennes, pas de manière universelle, déversées à l'enfant public pour des gens qui n'en ont pas besoin. – Avec un chèque augmenté, on l'a bien compris, c'est ce que vous proposez, jusqu'à 500 euros, Raphaël Glucksmann. 16 plans B dépris, on le sait, elle est due en partie à la situation, en grande partie à la situation géopolitique. C'est pour vous détailler cette situation qu'Emmanuel Macron vous a réunis, avec les autres chefs de parti vendredi à l'Elysée, menace russe, guerre en Ukraine, guerre au Moyen-Orient. certains ont ressorti en disant que le chef de l'État dramatisait quelque peu la situation. Est-ce que ça a été votre avis aussi ? Ils n'ont pas été dans la même réunion que moi, apparemment. Parce que quand vous avez les chefs de services de sécurité qui vous expliquent par le menu la situation dramatique en matière de sécurité de notre pays et de l'Europe tout entière, quand vous avez un exposé sur le fait qu'un état, la Russie, a entrepris une action un terroriste contre l'aéroport de Laïpsique, dont le but était de faire des morts. Eh bien vous ne pouvez pas sortir de cette réunion et faire un show devant les médias en expliquant que tout cela c'est rien. Quand vous aspirez à présider au destiné de la France, votre premier souci, ça doit être la sécurité des françaises et des françaises. Vous visez qui la Raphaël Lussmann qui fait un show en disant que... Tous ceux qui sont sortis en expliquant que tout cela était une opération de communication. Mais il n'y a pas de diversion ou de communication quand il s'agit de notre sécurité. Et oui, la Russie de Vladimir Poutine est engagée dans un conflit pas simplement contre l'Ukraine, contre l'ensemble de nos démocraties européennes, contre nos nations. Et nous avons eu, dans cette réunion, des patrons des services de sécurité qui nous disaient quoi ? Qui nous décrivaient un terrorisme d'État. Et donc vous êtes dans une situation où les attaques vont se multiplier contre le sol européen, sur le sol européen, contre nos nations. Et justement, Raphaël Glucksmann, dans une situation aussi grave, et c'est une question qu'on a envie de poser à tous les candidats à l'élection présidentielle. Qu'est-ce qui vous fait penser que vous pourriez être à la hauteur de ces périls aussi graves ? Vous savez, ça fait plus de dix ans que j'alerte sur ce fait, que nous avons une menace incarnée par la Russie de Vladimir Poutine, qui peut plonger l'ensemble de notre continent dans la guerre. Et personne ne m'écoutait. J'ai présidé la Commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères. J'ai étudié la guerre hybride disséquée, la guerre hybride menée par la Russie de Poutine contre nos nations. Les attaques permanentes, les entreprises de sabotage, l'utilisation des campagnes de désinformation pour fausser notre débat public. Je sais la menace qui pèse sur votre frère. Vous êtes prêts ? Et vous ne vous dissuadez pas au contraire, vous avez envie d'y aller ? Une manière claire pour protéger la France. Et encore une fois, quand j'entends tous ceux qui disent qu'il faut couper le robinet d'aide à l'Ukraine, le rassemblement national, par exemple, qui est au porte du pouvoir, je veux que ceux qui nous écoutent comprennent bien une chose. Nous n'édons pas l'Ukraine simplement par solidarité envers un peuple qui se bat pour être libre. Nous aidons l'Ukraine parce que c'est notre sécurité qui est en jeu, parce que nous savons que nous sommes les cibles de Vladimir Poutine, que sa guerre vise l'ensemble du continent européen et de notre démocratie. Et que donc le moindre signe de faiblesse, le moindre signe de faiblesse, est une invitation à l'agression. Il va falloir être ferme, il va falloir être fort et il va falloir tenir bon. – Donc les responsables politiques ont eu une responsabilité, c'est le cas de le dire. Raphaël Busson est dans ce contexte, situation géopolitique, inflammable, pouvoir d'achat en berne. Le Parti Socialiste et les Insoumis sont sur le point de censurer le gouvernement sur le budget. Vous vous dites que vous soutiendrez cette censure si le budget est un budget de régression. Or, on en sait plus. Maintenant, selon les pistes du gouvernement, 54 milliards d'euros d'économie devraient être réalisées, avec entre autres le gel du point d'indice des fonctionnaires ou des aides au logement. Est-ce que c'est la régression et est-ce que ça signifie censure ? Les pistes données par le Premier ministre clairement sont régressives. Je veux dire, on parle là de faire payer les bénéficiaires des appels. On parle là de faire payer les malades. On parle de faire payer absolument tout le monde, sauf ceux qui ont le plus, ceux qui pourraient payer le plus, ceux qui pourraient contribuer le plus. Vous savez, j'entends les amis de Monsieur le Cornu et de Monsieur Macron dire qu'en face à une telle situation budgétaire, il ne devrait pas y avoir de tabou. Très bien, qu'il n'y ait pas de tabou. Alors pourquoi est-ce que baisser les appels, c'est pas tabou ? Et que, par contre, augmenter la taxation des plus haut patrimoine, c'est tabou. Pourquoi la proposition que je fais pour augmenter la taxation des méga-héritages des plus grandes successions au-delà de 2 millions d'euros, c'est tabou ? Pourquoi ça c'est tabou ? Pourquoi la taxation des super-profits des multinationales du pétrole, c'est tabou ? Pourquoi c'est tabou ? Parce que le gouvernement s'y refuse, mais donc nous si on nous dit, il ne faut pas qu'il y ait tabou parce que la situation budgétaire est grave, nous disons ok, très bien qu'il n'y ait aucun tabou et donc qu'on parle de la taxation des plus au patrimoine que vous refusez-vous au gouvernement. Mais là, ce n'est pas dans le budget, Raphael Guzman. Donc, ça signifie ce que ça signifie. Ce que ça signifie, c'est qu'il doit y avoir des négocessions, un rapport de force que déjà, on doit voir la copie donnée par le gouvernement, mais que si l'entretien dans le Figaro du Premier ministre, c'est réellement la copie qui nous est donnée, alors il n'y a aucun moyen de l'accepter. Et je vais vous dire une chose simple. Il y en a de marre aussi. des leçons sur la dette venant de gens qui ont été ministres et premiers ministres depuis dix ans et qui nous laissent mille milliards de dettes supplémentaires, alors même que les hôpitaux sont à l'agonie, l'école publique décline, que la justice est sous-financée. Généralement quand vous faites de la dette, c'est parce que vous avez investi. Là, en réalité, la gestion a été tellement calamiteuse qu'on hérite d'une dette pharamineuses, qu'on hérite d'un déficit abyssal, alors même qu'on n'a pas investi dans la transition écologique, qu'on n'a pas investi dans les industries d'avenir et qu'on a sous-investi dans nos services publics qui se retrouvent dans une situation vraiment dramatique. Le 8 30 France Info, Simon Le Barron, Agathe Lambré. Avec Raphaël Guixman, député européen et candidat à la primaire EPS Place Publique, nous sommes à moins de trois semaines du premier tour de cette primaire de la gauche. cinq candidats s'affronteront, et pour l'instant, parmi eux, c'est vous qui êtes en tête des sondages pour la présidentielle, parmi eux, mais vous êtes aussi le plus critiqué par ces adversaires dans le... Sans du test lié. Peut-être est-ce lié, et vous allez nous le dire, dans Libération, en tout cas, hier, ces Golanes royales vous traitent carrément de stagiaire avec Luce Mann, et elle assume ensuite sur BFMTV. Il n'a jamais géré quoi que ce soit. Il n'a pas de métier d'origine. Il est stagiaire. Il est stagiaire en politique, oui. J'ai eu quatre mandats de parlementaires, j'étais quatre fois ministre, j'ai une expérience et le temps viendra peut-être pour le stagiaire. Qu'est-ce que vous lui répondez, Raphaël Luxemain ? Que au moment où la France traverse une telle crise, où on a l'explosion des prix de carburant, où on a des menaces sécuritaires sur notre pays, où l'extrême droite, et c'est ça l'enjeu existentiel de 2027, l'extrême droite est au porte du pouvoir, Eh bien, madame Royale décide que je suis sa première cible. Très bien. Enfin, je veux dire, c'est pas du tout au niveau. C'est un peu méprisant, non ? De dire que vous êtes stagiaire, que vous auriez rien fait dans la vie. Mais sur cette réponse, sur cette réponse, elle a raison de dire une chose. Elle a raison de souligner que je ne suis pas, moi, en politique depuis 45 ans, que je n'ai pas quémandé des postes depuis 45 ans, que je n'ai pas quémandé des postes, moi, auprès d'Emmanuel Macron, pour être ministre ou finir ambassadrice, que je n'ai pas ensuite, quand j'ai perdu ces postes, que je n'ai pas ensuite choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit, et donc que ma conception de la politique, ce n'est pas celle-là, c'est ce qu'a fait madame Royale, mais ma conception de la politique, ce n'est pas celle-là. Là où elle se trompe, par contre, c'est que je n'ai aucune envie d'être stagiaire auprès de ces gens qui font de la politique de cette manière. Moi, si je me suis engagé en politique, c'est justement pour mettre fin à ces méthodes, pour mettre fin à ses coups de bière à douze bandes. Et c'est ça l'occasion qu'offre cette primaire. C'est de changer et de refonder la gauche pour pouvoir... Mais donc vous ne soutiendrez pas, c'est que la royale, si c'est elle qui gagne la primaire, c'est ça que vous êtes en train de nous dire ? Mais elle, elle ne dit pas qu'elle vous soutiendra si vous gagnez la primaire. Mais écoutez... Si vous êtes cohérents, si vous allez au bout de votre logique, vous ne soutenez pas à ces guerres royales, si elle gagne. Je pense que Mme Royale, qui là est dans une sorte de tour de piste, ne gagnera absolument pas, cette primaire précisément. parce que les Français, qui vont voter à cette primaire, les Français de gauche, qui veulent gouverner ce pays, rejettent ce type de politique. Parce qu'ils rejettent ce type de politique qu'ils ne sont pas eux, sujets, à toutes les dérives, sur, par exemple, l'exhortation à prendre de l'hydroxychloroquine en pleine pandémie ou sur la négation des bombardements de la maternité de Mario. Je suis candidat à l'élection présidentielle, notamment pour rompre avec ce type de pratique politique, pour faire en sorte qu'en politique, il y ait de la constance, il y ait de la cohérence, il y ait de la sincérité, qu'on arrête de sauter sur toutes les balles, et qu'on se dise aussi que ce type d'attaque a vivi l'ensemble de la classe politique. Il dit autre chose, c'est Grenoilles à Raphael Glucksmann, c'est le reproche selon lequel vous ne connaissez pas le peuple, elle parle de votre méconnaissance du peuple. Vous qui aviez dit il y a quelques années, ça vous a été énormément reproché que vous étiez plus proche culturellement des habitants de New York ou de Berlin que des habitants de Picard. Alors vous refaites le résumé. Est-ce qu'elle vise juste ? Est-ce qu'elle tape là où ça fait mal ? Je dénonçais justement dans cette phrase que vous avez la mabilité de citer, mais Alors cité là vraiment, je dénonçais justement ces élites françaises, ces élites françaises qui ont abandonné l'idée de nation, qui se pensent de manière globalisée et qui oublient que faire peuple c'est la mission principale de dirigeant républicain et que donc on doit appartenir tous à un même univers culturel qui est celui de la nation française. Donc précisément je dénonçais ça. – Je cite cette phrase parce que c'est Glyn Royal, justement, on parle à nouveau en tout cas vis ce reproche qui vous est fait. – Écoutez-moi. – Ça veut dire que ça vous colle à la peau. – Mais c'est ce que mes adversaires, mes concurrents, veulent me coller à la peau. Très bien, prenez les derniers jours. Qu'est-ce que j'ai fait ? Eh ben j'ai été en Occitanie rencontré des sympathisants qui n'ont rien, eux, de déconnecter apparemment. c'est le socialisme rural, ce sont des agriculteurs, ce sont des ouvriers, ce sont des habitants, des sous-préfectures. Et qu'est-ce qu'ils disent ? Eux, ce qu'ils veulent, c'est quoi ? C'est qu'on est des réponses politiques au désert médicaux, à l'abandon des services publics, au fait que les écoles ferment, au fait que les maternités ferment, au fait que la République abandonne des pas entiers de la France et que, du coup, dans ces régions, eh bien, qu'est-ce qui se passe ? Et on vote rassemblement national où on se réfugie dans l'abstention. Et justement... Et donc moi, mon obsession, mon obsession, parce que c'est très important ce que je pense, que la République s'est abandonnée elle-même, pas simplement sous Emmanuel Macron, c'est pas juste une histoire des dix dernières années, il faut tourner la page de ces dix dernières années. Mais c'est au-delà de ça, la République s'est abandonnée elle-même, et en s'abandonnant, elle a délaissé des millions de françaises et de français qui aujourd'hui n'ont plus accès à un médecin, qui aujourd'hui... Alors justement sur le fond, Raphaël Guzman, parce que c'est intéressant ce que vous dites, vous voulez taxer davantage l'héritage, vous l'évoquiez tout à l'heure, pour Pour financer une baisse de la CSG sur les salaires, ce qui rapporterait, selon vous, 120 euros net par mois en plus, c'est une personne qui touche 2000 euros par mois, c'est Golan Royal et Olivier Fort, justement, vous reproche de vouloir affaiblir la protection sociale. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Mais c'est tout l'inverse, c'est tout l'inverse. En réalité, aujourd'hui, le financement de la protection sociale pèse de manière beaucoup trop lourde sur le travail et pas du tout assez sur les véritables lieux aujourd'hui de transmission et de production de richesse. Il faut que les plus grands héritiers financent le modèle social. Aujourd'hui, vous avez une situation dans notre pays où les salaires sont vraiment trop bas. Et donc, on doit apporter une réponse à ces travailleurs qui n'arrivent pas à boucler la fin de mois. On doit apporter une réponse à ces travailleurs qui ne peuvent pas vivre dignement de leur travail. Et comment on fait ? Eh bien parce qu'on est dans une situation budgétaire compliquée et qu'il faut financer notre modèle social, on taxe les méga-héritages au-dessus de... Oui, parce que la CSG sert à financer la production sociale, justement. Oui, mais contrairement à ce que raconte mes concurrents, la CSG n'est pas une cotisation sociale, c'est un impôt. Et donc, ce qu'on fait, c'est qu'on fait peser le financement du modèle social sur ceux qui ont le plus... Au lieu de tout faire peser sur les travailleurs. Et qu'est-ce que ça produit, ça ? Ça produit un transfert d'argent qui va de la poche des plus grands héritiers vers celles des travailleurs, pourquoi je propose cela ? Pourquoi je propose cela ? Parce qu'en fait, on a un moment de bascule de notre société. On va avoir 9000 milliards de transmissions qui vont ossifier les inégalités. Il y a 50 ans, les deux tiers de la fortune des Français, c'était le produit de leur travail. Et seulement un tiers le produit de leur héritage. Et désormais, c'est l'exact inverse. Les deux tiers de la fortune des Français, c'est leur héritage. Et seulement un tiers le travail. Et donc, moi, ce que je ne veux pas, c'est qu'on devienne une société de privilège. Donc, vous venez une héritocratie. Moi, je veux qu'on vienne une société de travailleurs. Vous voulez financer ces hausses de salaires pour tous les Français par une taxation, vous l'avez dit, sur les plus gros héritages. Et 1% des plus gros héritages qui rapporteraient, dites-vous, 15 milliards d'euros supplémentaires par an. Certains économistes, notamment de l'Observatoire français des Conjuncturants économiques, disent que ce n'est pas 1% qu'il faudrait taxer, mais 5 à 10% des plus gros héritages. Est-ce que votre calcul est solide ? Oui, notre calcul est solide puisque ce n'est pas juste cette taxation sur les héritages au-dessus de Dominion. c'est aussi une révision du pacte du trail. – Nous, ce qu'on veut, c'est préserver la possibilité… – Exonération d'appôt sur les transmissions des entreprises. – Exactement. Et il faut préserver la possibilité de transmettre une PME, une ETI. Il faut un capitalisme familial qui se transmette génération en génération. Mais aujourd'hui, le pacte du trail permet de l'optimisation fiscale massive. Aujourd'hui, on peut transmettre des biens qui n'ont plus rien à voir avec une réalité d'entreprise grâce au pacte du trail. Donc nous, ce qu'on veut, c'est réviser ce pacte. Donc les 15 milliards, ils y sont dans votre calcul. Quand on cumule une taxation plus élevée pour les méga-héritages et la révision du Pacte du Très, on arrive à ces chiffres. Et ces chiffres, c'est très simple. Ça se verra immédiatement sur la fiche de paix des Français. Parce qu'en fait, si on veut sauver la démocratie, les nôpas saranent face aux rassemblements nationales, ça ne suffira pas. Il faut d'abord répondre à la colère des travailleurs qui sont aujourd'hui les lésés du contrat social actuel. Ravelle, une dernière question. Le député PS Philippe Brun, dont on a parlé la semaine dernière, notamment avec Olivier Fort, a été écarté de la primaire après qu'une ancienne collaboratrice qui l'avait licenciée assaisit les instances du parti d'accusation de violences. Jérôme Gage, qui est également candidat, estime que sa mise à l'écart est brutale et juge que la direction du PS a été trop vite en besoigne et vous. Moi je ne commande pas les procédures internes du Parti Socialiste et je sais que cette décision a été prise à la quasi unanimité ou à l'unanimité du bureau national du Parti Socialiste. Je n'y étais pas, mais quand il y a une unanimité… – Vous pouvez dire ce que vous en pensez, même Éric Dupont-Mauréti, l'ancien garde-d'essau, il s'est offusqué que Philippe Rhin soit viré sans même avoir été entendu par de supposés Éric et de Robert Badinter. – Je n'ai pas eu accès aux informations sur le cas, et de la somme à règle en politique, c'est que quand je ne connais pas un cas, je ne vais pas m'amuser à commenter. – Vous participez à la primaire, quand même. – Oui, mais j'ai pas eu accès à cette réunion, j'ai pas eu accès à ces pièces, j'ai pas eu accès à la plainte déposée, je ne sais pas ce qui s'est passé. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a eu une unanimité que c'est pas, vous savez, il est de bon temps de critiquer les dirigeants du Parti Socialiste, et ce ne sont pas mes amis dans cette primaire. Mais moi, je ne me mêlerai pas à cette attaque pour une raison simple, c'est que ça a été une décision prise de manière unanime. Et donc, la responsabilité, elle est collective. Maintenant, je vais vous dire une chose. On a beaucoup parlé des processus autour de la primaire. Mais moi, ce que je suis venu vous dire, c'est que notre famille politique est la seule, la seule famille politique qui a un processus démocratique pour désigner sa candidature, son candidat ou sa candidate à l'élection présidentielle. Et moi j'en suis fier et j'exorte tous nos auditeurs qui se sentent orphelins de la gauche, qui veulent une gauche qui est capable à nouveau de gouverner le pays dans la clarté à venir, à participer, à s'emparer de ce moment pour refonder la gauche. Dans trois semaines, les 9 et 10 octobre, et pardon de vous couper, on peut s'inscrire jusqu'au 5 octobre, 9 et 10 octobre pour les premiers tours. Je vous coupe un peu brutalement parce qu'on est obligés d'être à l'heure. Raphaël Glucksmann, merci beaucoup. Alors soyez alors le 5 octobre, ce qui nous écoute. Et candidat donc à cette primaire PS, place publique. Merci à vous de nous avoir suivi et merci à Gata demain. Merci Simon.
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