Carburants, "règle d’or", budget... Le "8h30 franceinfo" de Maud Bregeon
Et comme vous le savez, chaque année, il y a de nouveaux mots qui rentrent dans le dictionnaire. Et un mot inédit fait son entrée. 16 tuplés ! Vous voulez sa définition ? Ce dit, d'une performance renouvelée 16 années de suite. C'est le signe d'une confiance durable. Exemple, Banque populaire, première banque des entreprises pour la 16e année consécutive. Merci à tous nos clients. I'm free... Banque populaire, la réussite est en vous. I'm free... étude Quantar, PME, PMI 2025, Banque Populaire, 1ère Banque des PME. Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Maud Brejon. Bonjour à tous. Bonjour Maud Brejon. Le chèque de 100 euros dit « gros rouleur, reconduit et désormais accessible à 5 millions et demi de Français qui ont le plus besoin de leur voiture pour aller travailler, dont désormais les aides à domicile. Le chèque énergie 150 à 277 euros pour 4 millions de ménages modestes. Renouveler l'en prochain si le budget est voté. Le plafond de la prime carburant défiscalisé qu'un employeur peut verser à ses salariés relevé de 600 à 1000 euros, voilà pour les principales annonces du gouvernement hier dans cette crise des carburants. Est-ce que c'est suffisant, Maud Brejon, pour répondre à la colère et aux inquiétudes des Français ? Ça répond à la méthode et à la philosophie qu'est la nôtre depuis le début de cette crise. D'abord, il y a des millions de Français aujourd'hui pour qui il est de plus en plus dur de faire le plein, quand ils ont encore les moyens de le faire, pour qui l'utilisation de leur voiture est devenue un fardeau au quotidien. On le sait, on les entend. Dès le premier jour de cette crise, on a fait le choix d'être au côté des secteurs les plus en difficulté, des Français les plus précaires qui travaillent, et j'insiste, qui travaillent, et on a adapté ces dispositifs avec le temps. Il y a de l'usure aujourd'hui, cette crise. Il y a des déduits aussi ce matin, on les entend. Il y a des prix qui continuaient à être très élevés, qui ont augmenté ces dernières semaines. Donc on a fait un choix, tout en maintenant des mesures ciblées, augmenter cette aide et surtout la verser, la verser à davantage de gens. C'était hier, on ne l'avait pas réclamé la dernière fois sur les 3 millions, seule la moitié on avait fait la demande, là vous élargissez à plus de 5 millions de personnes, mais qu'est-ce qui vous dit que cette fois ce sera différent et que les gens la demanderont ? Toutes celles et ceux qui l'ont d'ores et déjà demandé pour la première version la recevront de manière automatique dans les semaines qui viennent pour les autres. Il y a toujours cette démarche à faire, pourquoi ? Parce que dans les critères exigés pour pouvoir la toucher, il y a notamment la distance que vous effectuez par jour pour aller au travail. 30 km par jour, 8 000 km par an. Et ça, c'est par principe déclaratif, puisque l'État ne sait évidemment pas combien vous faites de kilomètres pour aller au travail. Et je crois qu'on comprend qu'on n'aurait pas bien envie que le gouvernement puisse avoir une vision extrêmement claire, automatique de tout ça. La mode région, effectivement, comme le dit Agat, certains disent que ce sont des aides à peu de frais puisque finalement, un tiers, un peu plus de ceux qui pouvaient bénéficier de cette aide d'ores et déjà l'ont demandé seulement. Qu'est-ce que vous répondez, par exemple, au délégué général de 40 millions d'automobilistes, cette association, il s'appelle Pierre Chasseret, et il dit « une aide de presque rien pour presque personne payée par presque tout le monde, un mépris terrible envoyé aux aux automobilistes pour ne pas dire un immense bras d'honneur. Qu'est-ce que vous lui dites ? Je lui dis que quand on gagne 1500, 1700, 1900 euros pour une personne seule, 100 euros c'est pas presque rien et il faut revenir à la réalité des choses. 100 euros, pardonnez-moi. 100 euros ce n'est pas rien. 100 euros pour 5,5 millions de Français éligibles ce n'est pas rien. Après il y a une une réalité. Vous avez une autre raison que certains dépensent plus d'un mois de salaire dans le carburant. Mais je sais que c'est extrêmement difficile, c'est un mois de salaire. Je sais que c'est extrêmement difficile à gâter l'embré. Mais dire que 100 euros, c'est rien. C'est faire fi de la réalité aujourd'hui, je pense, de ceux qui sont vraiment dans les galères. 100 euros en une fois, je rappelle pour ceux qui nous écoutent, c'est un chèque une fois pour les trois prochains mois. 100 euros en une fois et c'est la deuxième aide. Donc non, non, ce n'est pas rien. Après, on peut discuter du seuil, du nombre de personnes éligibles, mais ce n'est pas rien. Et puis, il y a une situation qui est celle des finances publiques. Je suis désolée d'en revenir là, mais il y a aussi une réalité budgétaire. On a aujourd'hui une crise internationale, une situation nationale qui, sur le plan politique, sur le plan économique est extrêmement contrainte. Si on se mettait faire n'importe quoi, c'est rajouter des impôts et probablement rajouter de la crise à la crise. Mais en mode bréjant. Quand vous êtes aux responsabilités, vous n'avez pas le luxe de faire des grandes déclarations avec des demandes de baisse de taxe à 10 ou 15 milliards d'euros aujourd'hui. Et peut-être qu'il y a un juste milieu, parce que ce que disent les transporteurs aujourd'hui, c'est presque nous pousser à descendre dans la rue. C'est ce que dit la fédération nationale des transporteurs routiers, parce que le gouvernement a annoncé la fin des aides sur le carburant pour la profession. Qu'est-ce que vous leur dites à ces transporteurs ? Ils méritent pas d'être aidés ? – D'abord, on les a aidés pendant des mois et cette décision a fait suite à des discussions entre le ministre des Transports, Philippe Tabarro et le secteur concerné. Pourquoi est-ce que cette décision a été prise ? Elle a été prise parce que le secteur des transports a l'obligation de répercuter la hausse des prix du carburant. – C'est ce que vous dites répercuter sur les factures, sauf que eux ils vous répondent répercuter quoi ? répercuter comment c'est vraiment ce foutre du monde, c'est incroyable. Vous avez en pied de facture la possibilité de répercuter la hausse des prix du carburant. Maintenant je vais vous le dire Agathe Lambré, nous on n'a jamais fermé de port par principe. On est au côté des pêcheurs, des agriculteurs, du secteur du BTP, des infirmières par exemple qui auront pour celles qui roulent particulièrement beaucoup une prime supplémentaire par rapport à ce qui a été annoncé. Si on doit Discuter avec d'autres secteurs concernés, on est bien sûr ouvert à le faire. Mais notre fil de vie... Ça veut dire que vous en gardez sous le coup de Moitre-Bréjon, parce que, par exemple... Non, Agathe Lambré, quand vous avez, pardonnez-moi, quand vous avez plus de 5% de déficit, comme ça va être le cas cette année, vous n'en gardez pas sous le coup. Mais vous aviez une somme déjà provisionnelle, qui n'a pas été utilisée intégralement, et c'est là-dessus que vous prenez ces nouvelles aides. Et tout ça est financé par des gels portés par d'autres ministères. Ça a été le cas, ça a été le cas. Pour toutes les aides carburant, je rappelle que c'est 1,4 milliard d'euros depuis le début de cette crise. C'est le cas pour les aides aux agriculteurs. On en parlera moins ce matin, mais c'est... Mais vous êtes sûrs que vous en gardez pas sous le coup, parce que, par exemple, aujourd'hui, vous êtes des aides carburant. Qui seront, je vais terminer, portées, encore une fois, supportées par des efforts supplémentaires sur d'autres ministères. Donc, tout ce qu'on dépense, en plus, on le gage de l'autre côté. C'est-à-dire qu'on demande à d'autres secteurs de faire des efforts. Donc non, on en a pas sous le coup. Il n'y a pas de grave-mise. Et c'est précisément, parce qu'on n'en a pas sous le coude, qu'on doit faire attention aux finances publiques. Et pourtant, votre brégeon, aujourd'hui, vous annoncez régulièrement de nouvelles rallonges. Et aujourd'hui, pour les infirmières libérales qui entrent dans l'assiette de l'aide aux gros rouleurs, vous ne découvrez pas la situation des infirmières libérales aujourd'hui. Alors, depuis des mois que vous savez que les infirmières libérales n'ont jamais été exclus du dispositif grand-rouleur par principe. une infirmière libérale, mais comme toute autre profession qui rentre dans les critères de nombre de kilomètres roulés par jour et de revenus mensuels peut évidemment la toucher. Je rajoute une chose, ma collègue Stéphanie Risse, ministre de la Santé, a annoncé hier pour 25 000, c'est beaucoup 25 000, 25 000 infirmiers libéraux qui rouleraient plus d'une centaine de kilomètres par jour. Et il y en a, notamment dans les territoires ruraux, une aide supplémentaire de 80€ qui sera versée par la caisse nationale d'assurance maladie. Donc, on a encore une fois une attention évidemment particulière au métier du soin, mais je le redis, on maintient cet équilibre entre des aides ciblées vers celles et ceux qui en ont le plus besoin, vers les entreprises de plus en difficulté, pour ne pas qu'elles mettent la clé sous la porte, créer du chômage, et derrière, impacter encore davantage le pouvoir d'achat des travailleurs. Et en même temps, en même temps, on doit faire attention aux finances publiques, parce que ceux qui vous réclament des milliards d'euros de dépenses aujourd'hui seront les mêmes qui voteront de nouveaux impôts douloureux. Vous dites, celles et ceux qui en ont le plus besoin, il y a toujours des publics qui estiment, on était par exemple avec le représentant des auto-écoles ce matin, qui estiment eux qui font partie des publics qui en ont le plus besoin, ils disent on va devoir augmenter le prix de l'heure de conduite de 3 à 4 euros. Est-ce que c'est finalement l'équation impossible pour le gouvernement, quand on annonce des aides, il y a toujours des déçus ? Vous savez, il y a 3 ou 4 ans, on a mis en place des boucliers tarifaires sur le gaz, sur l'électricité, on a fait des chèques carburants, ça a coûté Obama au 70 milliards d'euros sur 3 ans, c'est-à-dire une somme absolument colossale. On ruyons-nous de nouveau les moyens de faire cet effort-là aujourd'hui, la réponse est évidemment non. Donc on prend en compte la contrainte budgétaire qui est la nôtre, et on aide autant que possible, sans les laisser sur le carreau, les entreprises les plus en difficulté des Français qui travaillent. Et moi je le redis, on adapte les dispositifs en fonction de la situation. Je ne sais pas vous dire quelle sera l'évolution de la situation au Moyen-Orient, mais on restera bien sur ouverts à la diffusion. Vous faites des choix, et notamment dans cette crise, vous avez choisi d'épargner les super profits de total, les bénéfices exceptionnels qui l'engrangent du fait de la hausse des prix de l'énergie. Raphaël Glucksmann était à votre place il y a quelques jours, il reproche à la France de bloquer une initiative de plusieurs pays européens qui appellent à agir justement Raphael Buxman. Le gouvernement socialiste espagnol propose cette taxation des superprofits. Le gouvernement conservateur allemand est d'accord. Et qui bloque ? Qui bloque ? Eh bien c'est le gouvernement français. Parce que le gouvernement français ne veut pas heurter Monsieur Pouyanné. Et nos partenaires européens s'étonnent. Pourquoi notre pays qui est dans une situation si difficile budgétairement s'obstinent à bloquer les initiatives européennes. Pourquoi la France bloque cette initiative? Je sais que Raphael Guzman est actuellement en campagne pour la primaire socialiste, et de, voilà, visiblement en conflit ou en compétition avec Olivier For et ses amis. Ce n'est pas une raison pour commencer une campagne présidentielle en assainant de tellement songe. Ce n'est pas vrai qu'il y a des pays européens qui réclament une taxation. La France ne bloque pas cette initiative, le Premier ministre, lui-même, devant la représentation nationale. En réponse, d'ailleurs, de mémoire, un député socialiste a affirmé que la France n'y était pas opposée. Et que s'il y avait des super-profits avérés et une manière d'y répondre à l'échelle européenne, ce qui a toujours été notre position, une réponse européenne, évidemment on était prêts à y s'avayer. Il n'y a pas de super-profits avérés ? Vous dites s'il y a des super-profits avérés, c'est 5 milliards de plus au 2e trimestre ou je crois plus de 10 milliards depuis le 1er et au 1er semestre de 2026 pour total, même, attendez, je vais simplement terminer, même le patron des magasins eut Dominique Schelcher, qui, lui, ne participe pas à la primaire socialiste, dénonce les marges stratosphériques de total et des raffineurs. Je vous cite une réponse du Premier ministre qui date d'il y a, semble-t-il, 3 ou 4 mois. Pour vous dire une chose simple, c'est que ce qu'a dit Raphael Luxman sur votre plateau est un mensonge, la France ne bloque en aucun cas, en aucun cas cette initiative. – Et ce que vous dites ce matin, il faut taxer les super profits de total ou pas ? – On a été les premiers, on a été les premiers à dire que si une taxation devait être mise en place, ça devait évidemment se faire à l'échelle européenne. – Et vous ne voulez pas dire que la France soutient cette initiative ? – J'ai dit que la France était évidemment prête à y travailler avec ses partenaires européens. – Même si Patrick Pouyanet d'ici a une taxation des super profits, Il n'y aura plus jamais de plafondement des prix à la pompe. Pardonnez-moi. Parmi-moi, ça vous arrête pas ? Ne laissons pas croire, comme ce que dit M. Glucksmann, que le gouvernement aurait peur des réactions... Justement, cette réaction de Patrick Pouyané, mode régionale, ne vous arrête pas ? C'est très grave. Non mais... Et pas au niveau... Et pas au niveau d'un candidat à la présidentielle que d'assainer ce genre de choses. Encore une fois, la primaire socialiste n'excuse pas tout. Donc Patrick Pouyané dit, s'il y a taxation du super profit, on arrête le plafondement. Vous dites, c'est pas grave. On s'aide pas au chantage ? Mais nous, on ne rentre pas dans un jeu de chantage ni avec Monsieur Pouyainé, ni avec personne d'autre. Vous savez, à Gâte-Lembré, l'année dernière, on a mis en place 7,5 milliards de surtax d'impôts sur les sociétés. Ça nous a été très durement reproché par les entreprises touchées. C'étaient les 250 en gros plus grandes entreprises avec des patrons qui n'ont pas manqué de défiler sur les plateaux télé. Pour autant, on l'a mis en place parce qu'on a estimé que c'était un partage de l'effort qui, au regard de la situation budgétaire, était juste. Maintenant, est-ce qu'on demande à Total et est-ce qu'on estime que ce plafond est une bonne chose ? La réponse est évidemment oui. Ce n'est pas pour rien aujourd'hui qu'on a la queue dans les stations Total et des difficultés de réapprovisionnement sur ce réseau. C'est parce que c'est un plafond qui fonctionne et, quoi qu'en dise M. Glucksmann, qui bénéficie au pouvoir d'achat des Français et donc on essaie d'avancer et travailler de manière intelligente mais renvoyer les uns et les autres face à une situation si complexe, à des caricatures, je le dis encore une fois c'est pas au niveau et je terminerai en disant une chose, il y a un mot qu'on n'a pas évoqué depuis le début de cette matinade, c'est Hormuz, on n'a pas parlé du Moyen-Orient, on n'a pas parlé des 4 millions de barils qui ne circulent plus chaque jour, c'est l'alerte des présidents français, dans le pipeline saoudien et qui ont encore aggravé la situation, tout ça pour dire quand même que cette situation ne vient pas de nulle part, elle ne vient pas de la France ou de Total, elle vient d'une situation internationale, et Emmanuel Macron dit que les prix risquent d'augmenter du fait de ces 4 millions de barils en moins par jour, et Emmanuel Macron alerte et il a envoyé une lettre à la présidente de la Commission européenne, il dit, à cause de cette réduction, une forte hausse des prix est possible, c'est-à-dire que vous voulez dire le président, est-ce que ça veut dire qu'un litre à 3 euros, 3,50 euros, à court terme, c'est possible ? Moi, je ne me lance pas dans ce genre de projection et le président ne l'a pas fait non plus. Si c'est lui qui dit une sorte de tranche, en revanche, ce qui est vrai, évidemment, c'est que la fermeture du détroit d'Ormouse est plus récemment la mise à l'arrêt de cet oléoduc en Arabie saoudite impacte la hausse des prix, et spécifiquement la mise à l'arrêt de ce pipeline est d'une des raisons qui justifie la hausse des prix récentes, si je puis dire la reprise de la hausse des prix récentes. Donc comment est-ce qu'on y répond ? D'abord, il y a tout le travail diplomatique. Pour demander la réouverture pacifique le plus rapidement possible, le président l'a encore fait à l'ONU du détroit d'Hormous, c'est une évidence. Ensuite, il y a la sécurisation des stocks. C'est ce qu'on fait avec l'Irak, c'est ce qu'on fait avec le Canada, par exemple, pour garantir un approvisionnement en volume. Et chacun comprend bien pourquoi. Et puis, troisièmement, il y a les demandes formulées à la Commission européenne pour avoir plus de flexibilité, pour avoir plus de carburant. Parce qu'en fait, il faut aujourd'hui, si on veut détendre le marché, pouvoir raffiner davantage et pour pouvoir raffiner davantage, il faut pouvoir donner certaines autorisations au raffinerie. Vous pouvez parler de normes, de passages de normes, été, à normes hivers. Il y a la question de l'injection des biocarburants. Tout ça est très technique et ça permet de gagner en marge de raffinage. Et donc, c'est ce que fait le président. Éviter la pénurie. Mais ça, c'est les réponses les plus efficaces. Elle a des idées là-dedans. Voilà, on a bien compris que ça joue au niveau géopolitique. C'est le message que vous voulez faire passer ce matin. Vous restez avec nous, bien sûr, mode bréjon. La suite du 8h30, avec l'info en une minute, à 8h49. Émond, une swinilla. Et l'Iran est au coeur des discussions à New York. Le président iranien est arrivé aux États-Unis pour prononcer un discours à l'Assemblée générale de l'ONU. Hier, Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue selon la télévision d'État iranienne. Thééran a communiqué ses conditions pour une réouverture du détroit d'Hormose. Le système d'aide au carburant est une usine à gaz qui ne répond pas au problème, dit ce matin Sophie Binet de la CGT. La syndicaliste estime qu'il est difficile de faire une demande pour obtenir l'aide grand rouleur. Le dispositif a été renouvelé hier et élargit à plus de Français. Pour le moment, seulement la moitié des Français éligibles ont fait la demande. La circulation des trains est fortement perturbée sur les lignes ferroviaires normandes ce matin. Des cheminots de camp exercent leur droit de retraite, ils affirment qu'un déraillement a été évité sur la ligne Can Rennes. Il y a dix jours, un train a déraillé en scène maritime. 44 personnes ont été blessées. Et puis deux départements sont encore placés en risque élevé de feux de forêt aujourd'hui. L'aude et l'héro. Et demain, cela concernera dix départements. Les bouches du rône seront même en rouge pour des risques très élevés. Le 8 30 France Info, Agathe Lambré, Simon Lebaron Avec Maud Brijon porte-parole du gouvernement, on parle maintenant du budget et parmi les pistes qui ont fuité. On va en citer 3, économie sur les énergies renouvelables, délai de carence avant que les étrangers trouvent des allocations qui ne dépendent pas du travail comme les aides au logement et tentative de diminuer la contribution de la France au budget de l'Union Européenne. Tout ce que demande le RN, c'est quoi Maud Bréjon ? C'est la danse du ventre au RN ? Alors vous reprenez et c'est bien dommage la rhétorique de la France insoumise à Gâteland Brého. Parce que quand vous regardez en détail quelles sont ces mesures, ce sont en réalité des mesures justes. Je vais commencer par celle sur le PNN qui est victoire. Maud Bréjon aujourd'hui, il parle de victoire idéologique, notamment sur la contribution du budget de l'Union Européenne. Marine Le Pen dit, j'ai été critiquée, ridiculisée et aujourd'hui ma demande est reprise par le premier ministre en personne. Madame Le Pen visiblement n'a pas bien regardé la proposition du gouvernement, soit parce qu'elle s'en fiche, soit parce qu'elle ne l'a pas comprise, mais enfin ça n'a rien à voir avec la demande de rabot et de baisse de contribution globale dans le cadre du CFP, du contrat de financement avec l'Union européenne. Ce qu'on fait cette année, ce qu'on fait cette année, c'est ce qu'on a fait déjà l'année dernière, on demande notamment dans le budget rectificatif que soit intégré la taxe, pardon, l'amende imposée à Google. Cette amende n'était pas prévue, n'avait pas été intégrée dans le premier budget et donc on comprend bien que maintenant qu'elle a été actée, il faut pouvoir la prendre en compte dans l'ensemble des calculs de telle sorte que ça diminue les appels de fonds, mais pas uniquement pour la France, pour l'ensemble des états membres. Ça n'a rien à voir avec les propositions euro-sceptiques posées sur la table par Mme Le Pen depuis des années. Nous, on a une position... Les énergies renouvelables, les détrêtairents... Alors, venez-en, mais je vais vous répondre point par point. Les énergies renouvelables, de quoi on parle ? On parle de contrats qui ont été passés il y a plusieurs années. Quand vous développez, vous en tant que porteur de projets, une installation, par exemple, de panneaux photovoltaïques, vous contractualisez avec l'État, à un prix fixe. Et dès lors que le prix de marché est inférieur à ce prix, l'Etat vous verse la différence. Il se trouve qu'un certain nombre de ces contrats ont été contractualisés à des prix très hauts et donc l'Etat surcompense les porteurs de projets, de panneaux photobotés, notamment. Ça coûte, pardonnez-moi, ça coûte beaucoup d'argent. C'est des contrats qui ont été mis en place il y a pour certains 15 ou 20 ans et donc il est normal et juste au regard du prix de l'électricité et du prix de l'énergie de revoir ses contrats, moi je l'assume tout à fait et je l'assume d'autant plus que je lance des appels d'offres pour les au liens offshore, ça m'est durement reproché pour les au liens terrestres et pour le photovoltaïque donc on continue de déployer les énergies renouvelables et moi je continuerai à militer pour ce déploiement parce que je considère que c'est absolument nécessaire pour atteindre la neutralité carbone. Et pour autant, quand il y a des contrats qui coûtent trop cher à posteriori alors qu'ils ont été encore une fois mis en place il y a 10 ou 15 ans, il est normal pour le pouvoir d'achat des Français de pouvoir les renéguer. Donc vous dites malgré tout à gâte à citer ces sujets sur lesquels le Rassemblement National, Thomas Ménager, porte-parole du groupe Hérène, était à votre place hier matin, ici même dans ce studio, ils parlent de victoire idéologique. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ce n'est pas en s'aidant au Rassemblement national qu'on le combat et qu'on le... Mais je leur réponds, je leur réponds que je suis parfaitement d'accord avec eux. Encore une fois, on développe les énergies renouvelables, ils ne me sentent pas que ce soit exactement les idées du Rassemblement national. Les délais de 40 ans. Qui a davantage défendu la construction européenne, qu'Emmanuel Macron, certainement pas Mme Le Pen, et quant à la question des délais de carence, c'est des dispositifs qui d'abord existent déjà pour les Français qui vivent à l'étranger et qui reviennent en France. Et donc on applique un droit similaire aux étrangers et aux Français qui reviennent en France alors qu'ils habitaient à l'étranger. Encore une fois, je crois que c'est des mesures de justice. Et j'invite chacun, j'invite chacun, je le redis, à ne pas reprendre l'arrêt théorique de la France Insoumise qui, grosso modo, considère que tout ce qui est à la droite de Raphaël Luxman est d'extrême droite aujourd'hui. Nous, on va discuter avec tous les parlementaires. Et notamment avec le Rassemblement National. Avec les 577 parlementaires qui acceptent de se mettre dans une démarche pour doter ce pays d'un budget pour les quatre projets. Moi, le 6 septembre, vous avez appelé Gabriel Attal et Bruno Rotaillot à se ranger, je cite le plus tôt possible derrière Édouard Philippe. Nous sommes plus de 15 jours après, c'est raté. de toute évidence, je n'ai pas été entendue. Je vais vous dire à Gateland Bré, je suis très inquiète. Très beaucoup de présentation. Je suis très inquiète parce que je vois monter dans le pays la probabilité d'un second tour entre le Rassemblement national et la France Insoumise avec tout ce que ça implique de conséquences dramatiques, à court, moyen et long terme pour le pays dans un contexte qui est déjà particulièrement chrysogène. Je suis inquiète de laisser aux Français, à mes enfants, à mes parents, le choix de ce second tour entre Mme Le Pen et M. Mélenchon. Et pour ça, il y a le seul antidote au duel R.N. L.F.I. C'est l'heure à simplement de la droite et du centre. Et Edward Philippe est le mieux placé pour être au second tour, pour gagner ce second tour et pour avoir une majorité. Ce n'est pas le mot de Bréjon qui le dit, c'est l'ensemble des enquêtes de Brégnon avec une grande l'article. Ce n'est pas parce qu'ils sont concurrents, Gabriel Atal, qui disait ceci sur France Inter pas plus tard que dimanche, il y a trois jours. À la question, y aura-t-il un bulletin Gabriel Atal dans l'urne en 2027 ? Bien sûr, parce que le rassemblement se fera derrière moi. Si je considérais qu'on était interchangables avec Édouard Philippe, je ne serais pas candidat dans cette élection présidentielle. Édouard Philippe est candidat depuis trois ans, je suis candidat depuis trois ou quatre mois. Personne n'a dynamique aujourd'hui. On entend votre inquiétude, Maud Brejon, mais qu'est-ce que vous lui répondez à Gabriel Atal qui manifestement n'a pas l'intention de de s'arrêter et de se ranger derrière Adouard Philippe ? Moi je suis convaincue que Gabriel Atal, il a le sens de l'intérêt général. Je pense que jamais Gabriel Atal, je pense que jamais Bruno Rotaio, ne prendront le risque de laisser au pays et aux générations futures une France gouvernée par M. Mélenchon ou Mme Le Pen. Et je sais qu'aujourd'hui, encore une fois, le mieux placé pour être au second tour, gagner le second tour et avoir une même la majorité aux élections législatives, c'est Edouard Finney. – Donc tout ça, c'est Dubloff, il n'y aura pas au goût. – C'est encore une fois extrêmement factuel. Je pense qu'on est face à un péril qui, à mon avis, inquiète beaucoup de Français. Moi, je l'entends dans ma circonscription. Je l'entends autour de moi. – Mais Gabriel Attal dit que personne n'a dynamique mode région, il dit qu'il n'y a pas de favoris. Est-ce que vous l'entendez ? – Et j'ai confiance, encore une fois, j'ai confiance. – On a l'impression qu'il y a deux trains qui avancent chacun de leur côté. – Et du sens, je comprends qu'on est cette impression. – Oui, parce que vous ne voulez pas répondre directement à Gabriel Attal ce matin. – Beaucoup de Français ont cette impression. Moi, je veux miser sur l'intelligence collective. Je pense qu'à la fin, le destin du pays est plus important que les destins individuels. – Merci beaucoup. Mod Brejon porte-parle du gouvernement et ministre délégué, chargé de l'énergie. Merci à vous de nous avoir suivis et merci Agat. Je vous dis à demain. – À demain.
La source —
radio_franceinfo · nº 1bc56a5f-d8b9-4784-8fad-2b1a20473213
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé