Interview de M. Laurent Panifous, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, à Sud Radio le 17 septembre 2026, sur le budget 2027.
Laurent Panifous (auteur), Jacques Cardoze (intervenant)
JACQUES CARDOZELaurent Panifous, bonjour.
LAURENT PANIFOUSBonjour.
JACQUES CARDOZELes Français sont suspendus aux décisions du Gouvernement concernant l'élaboration du budget 2027. Les arbitrages se poursuivent, la contribution des retraites a été confirmée par David Amiel sur ce plateau. Il faut économiser 6 milliards a-t-il dit et vous, vous êtes chargé de consulter les groupes parlementaires. Vous avez commencé ces consultations ?
LAURENT PANIFOUSOui, nous avons commencé hier et ces consultations vont se prolonger jusqu'au début de la semaine prochaine.
JACQUES CARDOZEIl va falloir le faire sans la LFI qui a déjà annoncé qu'elle boycottait ?
LAURENT PANIFOUSOui, c'est son choix.
JACQUES CARDOZEVous le regrettez ?
LAURENT PANIFOUSOui.
JACQUES CARDOZEPourquoi ce boycott ? Ça vous empêche tout de suite, déjà, dès le départ, dans les négociations ?
LAURENT PANIFOUSNon, ça ne nous empêche pas. La volonté, la commande du Premier ministre est claire, c'est que nous puissions consulter, avant que l'arbitrage final sur la copie du budget du Premier ministre arrive dans quelques jours, que nous puissions consulter l'ensemble des forces politiques sur leur position vis-à-vis de la retraite, qui est un sujet sensible parmi les autres.Que La France Insoumise ait refusé cette consultation, c'est leur droit, c'est regrettable, mais ils avaient déjà refusé les consultations l'année dernière, dans la préparation du précédent budget.
JACQUES CARDOZEAlors, vous allez présenter aux groupes, et vous avez déjà commencé à le faire, ces deux pistes qui tiennent la corde, désindexation des plus fortes pensions ou suppression de l'abattement fiscal pour frais professionnels. Quelle est la piste privilégiée aujourd'hui ?
LAURENT PANIFOUSL'arbitrage sera donné après ces consultations, après que nous ayons eu l'avis de toutes les sensibilités politiques présentes au Parlement. Et effectivement, il y a deux pistes.
JACQUES CARDOZEQu'est-ce qu'il en ressort ?
LAURENT PANIFOUSÉcoutez, pour l'instant, je n'ai vu qu'un groupe. Nous n'avons reçu qu'un des groupes parmi les onze à l'Assemblée nationale et parmi les sept au Sénat, puisque sur tout le Parlement, vous avez 18 groupes parlementaires, c'est beaucoup. Donc, nous allons les consulter, et puis après, nous en ferons peut-être notre religion dans quelques jours. En tout cas, c'est le Premier ministre qui tranchera. L'idée, effectivement, c'est qu'il y a quand même la nécessité, peut-être, de demander aux retraités de participer à un effort collectif. Mais il y a deux choses à dire. L'essentiel de l'effort – et ça, c'est certain – sera fait par l'État, très largement. Je crois que c'est ce qu'attendent les Français, et nous l'avons bien compris. L'État montrera l'exemple, et vous le verrez dans les prochains jours. Et ensuite, il n'y aura absolument aucune baisse des retraites. C'est une ligne rouge qui a été fixée par le Premier ministre. Donc, s'il doit y avoir quelque chose, ça sera éventuellement une hausse moins forte que prévu des retraites. C'est important.
JACQUES CARDOZEUne hausse moins forte que prévu, donc désindexation ?
LAURENT PANIFOUSOui, c'est un nom un petit peu complexe. Mais je pense que pour les Françaises et les Français qui nous écoutent, il faut être clair. Qu'est-ce qui va se passer si nous allions vers une sollicitation des retraités ? C'est que leur retraite augmente un petit peu moins que prévu, et ce delta nous fait faire des économies à l'échelle budgétaire.
JACQUES CARDOZEPour eux, ça veut quand même dire une perte de pouvoir d'achat ?
LAURENT PANIFOUSEn relatif, oui, par rapport à l'augmentation de l'inflation, soyons clairs. Mais concrètement, en numéraire, l'euro touché, ça ne baissera pas. Ça augmentera, mais moins que prévu.
JACQUES CARDOZEAlors, vous venez de dire également, effort très important pour la baisse des dépenses de l'État. C'est-à-dire ?
LAURENT PANIFOUSOui, dans le budget qui sera présenté par le Premier ministre dans les prochains jours, l'essentiel de l'effort budgétaire que nous devons faire pour faire face à ce déficit majeur, à cette crise de croissance, à la crise internationale que toutes les Françaises et les Français constatent, c'est l'État qui va le faire. Et depuis plusieurs années maintenant, nous voyons bien que les Françaises et les Français demandent à l'État de montrer l'exemple. Nous allons le faire. L'État va montrer l'exemple. Nous demanderons peut-être à d'autres sphères, peut-être les retraités, dans la sphère publique, peut-être aussi les collectivités, mais d'abord l'État, de faire des efforts dans des proportions très importantes.
JACQUES CARDOZEDans des proportions très importantes ?
LAURENT PANIFOUSOui.
JACQUES CARDOZEEt les collectivités ?
LAURENT PANIFOUSLes collectivités, si elles devaient être mises à contribution, seront aussi probablement mises à contribution sur une hausse comme les retraités, moins importante que prévu, mais certainement pas par une baisse, et certainement pas non plus par une stabilité.
JACQUES CARDOZEDonc si je comprends bien et si je résume, à la fois pour ces retraités et à la fois pour les collectivités, c'est un frein dans la progression.
LAURENT PANIFOUSExactement, un frein dans l'augmentation, qui n'est pas neutre, c'est une décision qui doit être prise en compte, notamment dans les collectivités. Je suis élu local dans la gestion de sa collectivité, mais ça n'est pas une année blanche et ça n'est pas un recul, donc c'est quand même significatif. C'est pour ça que je fais attention aux mots, on utilise des mots qui peuvent faire peur. En revanche, pour ce qui concerne l'État, ses administrations, ses opérateurs, là nous verrons que l'effort va être significatif.
JACQUES CARDOZELes administrations, les opérateurs, vous pensez à des agences qui pourraient fermer ?
LAURENT PANIFOUSNon, pas en particulier des agences qui vont fermer, mais un effort qui va être demandé à l'ensemble des services de l'État dans le budget à venir.
JACQUES CARDOZEEn tous les cas, c'est ce que vous nous annoncez ce matin, c'est une baisse significative quand même dans les dépenses publiques.
LAURENT PANIFOUSJe ne sais pas si ce sera une baisse, en tout cas on sait que par exemple la défense sera préservée. Le Premier ministre a toujours dit qu'il y avait certaines administrations. La question de la transition écologique, la question de la sécurité intérieure et extérieure, il y a des filières, c'est l'agriculture, la difficulté que nous rencontrons sur ce sujet, il y a des filières qui seront préservées. Sur tout le reste, il y aura des efforts significatifs qui seront demandés.
JACQUES CARDOZEAlors, si La France Insoumise boycotte et que le RN, de son côté, et l'a répété y compris sur ce plateau, ne veut pas toucher aux retraites, ça veut dire que vous allez devoir faire sans eux ?
LAURENT PANIFOUSÉcoutez, le budget qui va être présenté sera le budget du Gouvernement. Il aura été fait et arbitré à l'issue de consultations, c'est une bonne chose. Je trouve que c'est de bonne politique d'écouter l'avis de l'ensemble des parlementaires, de l'ensemble de la représentation nationale. Ils ont été élus par les Françaises et les Français, tous. Certains choisissent de ne pas débattre. Ensuite, c'est au Gouvernement de prendre ses responsabilités, de présenter un budget. Ce budget ensuite sera débattu pendant deux longs mois au Parlement.
JACQUES CARDOZEPrécisément durant cette période, ça va être le moment de tractation, de demande. On imagine déjà le PS réclamer sa taxe Zucman ou bien la création d'une CSG sur les héritages. Est-ce que vous pourriez aller dans ce sens ? C'est le Parti Socialiste qui avait dénoué le même problème l'année dernière.
LAURENT PANIFOUSLe Parti Socialiste avait été un acteur majeur de la solution l'année dernière pour le budget. Et c'est heureux.
JACQUES CARDOZEEt je précise que vous venez de ce parti.
LAURENT PANIFOUSJe suis originaire du Parti Socialiste, que j'ai quitté suite à l'accord NUPES, puis Front Populaire, que je dénonçais. Mais je dois dire que le Parti Socialiste, l'année dernière, a été un acteur majeur de la stabilité que nous avons pu trouver avec le Gouvernement. Cette année, quels seront les acteurs qui permettront encore de trouver une stabilité ? Et finalement, pour dire les choses très clairement à celles et ceux qui nous écoutent, l'objectif du Gouvernement, c'est de donner un budget à la France. Un budget sérieux qui tient compte du déficit, un budget acceptable pour les forces politiques et un budget pour l'équipe qui va nous succéder. Parce que si les uns et les autres sont honnêtes et responsables, je parle des responsables politiques, ils savent très bien, en tout cas celles et ceux qui croient qu'ils peuvent gagner l'élection présidentielle, c'est qu'ils vont avoir besoin d'un budget.
JACQUES CARDOZEMais vous savez bien, et j'ai envie de dire même mieux que quiconque, que le Parti Socialiste est en campagne, et qu'il risque de ne pas avoir très envie de vous faire de "cadeau". Quel intérêt il aurait finalement à accepter un budget qui serait contraint et qui toucherait en particulier aux retraités ?
LAURENT PANIFOUSLe Gouvernement n'attend de cadeau de personne. Ce que nous essayons de faire, c'est un budget sérieux à l'image de ce Gouvernement. C'était déjà en soi un budget de compromis. Ce Gouvernement est fait de personnalités d'horizons, vous l'avez dit, différents, divers. Et ce budget sérieux, qui peut même peut-être un petit peu dur en termes d'ambition vis-à-vis de l'État lui-même, sera mis au débat. C'est un budget de compromis. Et le Gouvernement va proposer. Nous allons débattre avec les parlementaires pendant deux mois, mais à la fin ce sont les parlementaires qui vont voter. Et si ce budget ne pouvait pas être voté, ce qui est possible, alors le Gouvernement, selon la situation, selon les accords qu'il y aura eu ou pas – pas dans ce débat, mais il faut que le débat ait lieu – le Gouvernement alors prendra ses responsabilités.
JACQUES CARDOZEÇa veut dire quoi ça ?
LAURENT PANIFOUSÇa veut dire que nous ferons en sorte que la France ait un budget pour l'année prochaine.
JACQUES CARDOZEMais ça veut dire que vous pourriez aller aux ordonnances ?
LAURENT PANIFOUSOn verra quel chemin. Il y a les ordonnances, le 49.3, le vote. On sait bien que le vote c'est hautement improbable.
JACQUES CARDOZERien n'est écarté ?
LAURENT PANIFOUSRien n'est écarté à ce stade.
JACQUES CARDOZEConcernant les autres pistes qui sont sur la table, on a cité arrêt maladie, niche fiscale, surtaxes, dépenses de l'État. En tous les cas, sur les arrêts maladie et les niches fiscales, est-ce que là aussi il faut s'attendre à des pistes que vous pourriez explorer qui ne l'ont pas encore été ?
LAURENT PANIFOUSAlors sur la question de la fiscalité, ce que je dois vous dire d'abord, c'est que la commande du Premier ministre est claire, ce n'est pas de hausse de la fiscalité, c'est je crois ce qu'attendent les Françaises et les Français. On a un niveau d'imposition dans ce pays parce qu'on a des services publics importants, un niveau de fiscalité qui est important puisque c'est l'un qui finance l'autre. Le Premier ministre ne souhaite pas qu'il y ait augmentation d'impôts. En revanche, sur ce qui concerne certaines niches fiscales qui restent à ce stade à déterminer, et de quelle manière peut-être elles pourraient être plafonnées, mais ça ce sera l'arbitrage du Premier ministre, il peut y avoir certains mouvements. Mais globalement, dans ce budget qui sera présenté, il n'y aura pas d'augmentation de la fiscalité, c'est là aussi une ligne qui a été fixée par le Premier ministre.
JACQUES CARDOZEDonc peut-être quelques coups de rabot sur certaines niches fiscales ?
LAURENT PANIFOUSOui, en tout cas sur des niches qui ne sont pas opérantes.
JACQUES CARDOZEBruno Retailleau a rappelé ces derniers jours et à nouveau proposé de réintroduire la réforme des retraites au Gouvernement et de passer par les ordonnances. Il faut que le Gouvernement mette sur la table un budget raisonnable, responsable, dit-il. Et au bout de 70 jours, si le Parlement ne l'a pas examiné, le Gouvernement peut prendre ce budget par ordonnance. Lui, plaide pour cette option-là. Est-ce qu'elle ne vous donne pas d'une certaine façon plus de liberté ?
LAURENT PANIFOUSSur la question des retraites, qui est une question majeure, puisqu'elle est en partie responsable des déficits que nous connaissons. Il y a une évolution démographique qui est ce qu'elle est. Il y a un décalage et un déficit dans le financement de retraite. C'est un fait que l'on soit de gauche, de droite. C'est un fait comptable. Est-ce qu'il faut une réforme de nos retraites ? Oui, il en faut une. Vous savez, j'ai fait partie de celles et ceux qui ont dénoncé la réforme des retraites, que je considère comme injuste.
JACQUES CARDOZEMais sur les ordonnances, monsieur Panifous, est-ce que vous pourriez y aller ?
LAURENT PANIFOUSLa question du moyen pour faire adopter le budget, on en a parlé à l'instant, il n'est pas fixé aujourd'hui. Il dépendra de la qualité des débats budgétaires pendant deux mois et de la capacité, ou non, à trouver un compromis. À la fin des fins, le Gouvernement prendra responsabilité pour faire en sorte que le pays ait un budget. Monsieur Retailleau cible le fait qu'il faut trouver une solution sur les retraites. Il a raison. Le moyen qu'il propose, c'est-à-dire passer en force aujourd'hui, je considère qu'il a tort. Nous avons trouvé de la stabilité politique il y a un an, justement, en suspendant, en renvoyant l'élection présidentielle. Écoutez, elle arrive, c'est dans quelques mois. Donc moi, ce que je veux dire à monsieur Retailleau, c'est laissez-nous faire ce budget. C'est un budget sérieux que nous allons présenter. Que le débat ait lieu, le compromis ait lieu. Ce n'est pas un budget fixé et ce n'est pas ça ou rien. Et l'élection présidentielle dans huit mois, j'ai cru comprendre qu'il était candidat. Il mettra, lui, sur la table ses propositions pour faire en sorte qu'on équilibre le régime des retraites.
JACQUES CARDOZEAlors, parlons de la colère sociale aujourd'hui. Beaucoup de responsables politiques ont appelé ou soutenu la possibilité d'un mouvement de type Gilets jaunes ou qui pourrait être de ce type-là en tous les cas. Est-ce que le Gouvernement est inquiet aujourd'hui ?
LAURENT PANIFOUSÉcoutez, moi, je regarde, et mes collègues du Gouvernement regardent avec beaucoup d'attention ce qui est en train de se passer. Vous savez, moi, je viens d'Ariège. C'est un milieu très rural. Et vous savez que la crise énergétique que l'on vit, elle n'est pas vécue de la même manière quand vous vivez dans un milieu rural où vous devez prendre votre voiture pour aller chercher le pain, pour amener les enfants à l'école, pour aller travailler, pour travailler, les aides-soignantes, les aides à domicile. La voiture est absolument vitale pour vivre en milieu rural, ce qui n'est pas forcément le cas en milieu urbain. Donc croyez-moi, au quotidien, je vois les difficultés que cette crise énergétique majeure que nous subissons.
JACQUES CARDOZEEst-ce qu'il faut s'attendre à d'autres aides que celles qui ont été annoncées hier ?
LAURENT PANIFOUSJe veux dire, on ne produit pas de pétrole en France, ça se saurait. Et aujourd'hui, on le voit clairement. Donc nous, on a deux solutions, en fait. Et puis il n'y a que deux choses à faire. Un, des actions concrètes, des aides. Il y a des aides qui ont été annoncées. Hier, le Premier ministre en a prolongé certaines. J'entends que ça ne suffit pas. Le Premier ministre a aussi dit, et la porte-parole du Gouvernement hier, que la porte restait ouverte et que nous étions attentifs. Et puis sur le long terme, il faut qu'on sorte…
JACQUES CARDOZELa porte ouverte, ça veut dire qu'il pourrait y avoir d'autres baisses ?
LAURENT PANIFOUSÉventuellement. De toute façon, depuis plusieurs mois, les Françaises et les Français le voient, le Premier ministre a fait le choix d'aides ciblées et pas d'aides généralisées, comme c'est demandé, qui coûterait des dizaines de milliards d'Euros, dont nous n'avons tout simplement pas les moyens. Il faut dire les choses tout simplement. Donc nous allons aider celles et ceux qui ont besoin d'être aidés. On essaie de le faire. Peut-être que ça n'est pas assez. Peut-être qu'il faudra aller plus loin, c'est la décision du Premier ministre. Je n'ai pas besoin d'être aidé pour faire le plein de ma voiture. Je fais le plein de ma voiture le week-end. Peut-être que d'autres ont plus besoin que moi. Une aide généralisée, ça voudrait dire que moi aussi, je suis aidé. Non, je crois qu'en ce moment, ce n'est pas à moi d'être aidé pour faire le plein de ma voiture.
JACQUES CARDOZEMonsieur Panifous, concernant le calendrier parlementaire, une confirmation, il sera bien présenté le 30 septembre ?
LAURENT PANIFOUSLe budget, 1er octobre, je pense.
JACQUES CARDOZE1er octobre, vous nous l'annoncez ce matin. La loi, quel sera le premier texte inscrit à l'ordre du jour ? On parle de celui concernant la cybersécurité, qui a évidemment défrayé la chronique cet été, notamment.
LAURENT PANIFOUSLe premier texte ne sera pas celui-là. Le premier texte, ce sera la loi intégrale. C'était un engagement du Premier ministre. La loi intégrale, c'est cette loi qui vise à prévenir les violences sexuelles et sexistes vis-à-vis des femmes et des enfants. C'est un texte transpartisan qui a rassemblé. Après l'affaire Lyhanna, il y a eu un émoi général dans notre pays, et donc le Gouvernement s'est engagé à le faire. Dès le 1er octobre à l'Assemblée nationale, ce texte sera sur la table. Ensuite, celui qui suivra immédiatement après, c'est celui sur la cybersécurité. Là aussi, ceux qui nous écoutent savent à quel point ce sujet devient majeur. On doit se protéger, nos administrations, nos entreprises, nous-mêmes en tant que particuliers. C'est quelque chose que l'on doit intégrer. Comment se protéger sur l'aspect cyber ? Tout est numérisé aujourd'hui.
JACQUES CARDOZECe sera l'objectif du texte ? Ce sera l'objectif du texte de mieux se protéger, ça paraît évident. Laurent Panifous, que se passe-t-il à gauche ? En tant qu'homme de gauche, vous suivez forcément ce qui se passe dans votre camp. Vous approuvez l'éviction brutale de Philippe Brun ces dernières heures ?
LAURENT PANIFOUSJe vais être prudent. Je ne suis pas membre du Parti socialiste. Je ne le suis plus depuis 2022. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je n'ai pas d'informations. J'ai constaté qu'il avait été écarté à la fois de la primaire et Philippe Brun, et à la fois même de son groupe à l'Assemblée nationale.
JACQUES CARDOZEMais sur le principe sans présomption d'innocence ?
LAURENT PANIFOUSJe n'ai pas d'informations. Cette décision est une décision majeure, forte, je dirais presque brutale, qui doit se baser sur des faits importants. Je n'ai pas le début d'une information, donc je dois être prudent sur la réponse que je vous fais. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé.
JACQUES CARDOZEEn tout état de cause, elle a été prise sans qu'il soit entendu et sans la présomption d'innocence. C'est ça aussi qui paraît un peu choquant.
LAURENT PANIFOUSOui, mais encore une fois, j'ai très peu d'informations, donc je ne serai pas à ma place en disant ce que je pense précisément de cette situation, puisque je n'ai pas d'informations.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 21 septembre 2026
La source —
vie_publique · nº 304665
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