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24 septembre 2026 · None · transcription Radio

Carburants, situation économique, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Patrick Martin

Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ? Je suis chef d'entreprise et je passe trop de temps sur l'administratif. Heureusement, Banque Populaire propose un service accessible depuis mon espace client pour gérer facture et note de frais très facilement. Du coup, je commence à anticiper la réforme sur la facturation électronique et je me consacre à ce qui compte vraiment mes clients. Apporter des solutions innovantes, c'est ça, être la première banque des entreprises. Banque Populaire, la réussite est en vous. Étude Quantar, PME PMI 2025. 14 banques populaires, première banque des PME, voire condition générale de banque à distance et tarifaire faire sur banquepopulaire.fr ou dans votre agence. Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Patrick Martin. Bonjour. Bonjour Patrick Martin. Merci d'être avec nous. Les employeurs peuvent désormais verser une prime carburant non plus de 600 mais de 1000 euros, jusqu'à 1000 euros en tout cas, par an, à leur salarié. C'est l'une des annonces du gouvernement face à la flambée du prix de l'essence. Est-ce que vous dites ce matin aux entreprises, allez-y verser cette prime carburant à vos employés. Oui, évidemment dans la limite de ce qu'elles peuvent faire parce qu'on oublie dans ce débat, de dire que les entreprises, elles aussi, sont directement touchées par l'augmentation du prix du carburant. Moi, je cite un cas que je connais bien par définition celui de ma propre entreprise. On a un budget carburant qui a déjà augmenté d'un million d'euros, c'est autant d'argent qui ne serait pas disponible, par exemple, pour donner cette prime. Vous avez 3 000 salariés, je crois. Vous la donnez à combien et est-ce que vous avez jusqu'à 1 000 euros ? C'est quoi le budget ? Vous en donnez pas ? Pas pour l'instant. Alors j'ai beaucoup de salariés et c'est leur fonction qui veut ça, qui sont équipées de véhicules de société. Donc c'est nous qui prenaient en charge le carburant. – Est-ce que vous savez, dans le monde économique en France, combien d'entreprises versent cette prime ? Il y a des chiffres ? – Sincèrement non. – Mais vous les encouragez à le faire, en tout cas, et à aller s'ils le peuvent jusqu'à 1 000 euros. – Pardon, l'activité ralentive, vraiment. – Oui c'est ça. – Les marges des entreprises se dégradent. Elles supportent notamment l'augmentation du prix du carburant, le carburant lui-même et tous les produits dérivés du carburant. Et puis, on a une augmentation du coût du travail. Enfin, je veux pas noircir le tableau, mais refiler la patate chaude aux entreprises, c'est un peu gonflé. Vous avez l'impression que le gouvernement refile la patate chose aux entreprises là ou pas ? Ah c'est un peu excessive de ma part mais ce qui ne peut pas faire lui et réellement il ne peut pas le faire, il aimerait bien que les entreprises le fassent. On le fera dans la limite de ce qui est possible. Vous êtes à la tête d'une entreprise de 3000 salariés vous le disiez, votre entreprise familiale qui est spécialisée dans la fourniture de matériel pour le bâtiment et l'industrie, quelles conséquences a cette crise ? Globalement est-ce que ça impacte votre chiffre d'affaires, d'affaire votre quotidien, vos projets, vos investissements ? D'abord il y a deux crises dans la crise, il y a les facteurs mondiaux qui affectent tous les pays du monde et européens singulièrement, et puis il y a la crise spécifiquement française. Moi je suis très frappé par ça. Les pays européens actuellement sont en train de réviser à la hausse leur prévision de croissance. La France est devenue la lanterne rouge de l'Europe en matière de croissance, en matière de déficit, en matière d'endettement public. Donc, il y a une dimension singulière, je dirais qu'il n'y a pas ce qu'est la dimension politique. Et c'est à ça que nous on veut réagir en disant qu'il est grand temps, même s'il y a des élections, on sait que ça crée une ambiance particulière. Il est grand temps que les politiques prennent conscience de la grande fragilité de l'économie française qui commence à se traduire, y compris en termes d'emplois. La dimension politique, pour vous, c'est quoi ? C'est que la classe politique ne se saisit pas de ce déclin français ? Mais vous êtes mieux placés que moi pour corriger le cas échéant, peut-être pour savoir que dans les discours politiques qu'on entend actuellement, on ne parle pas de croissance, on ne parle pas d'investissement, on ne parle pas de compétitivité, de concurrence internationale, on ne parle même pas d'emploi, alors que le marché de l'emploi, c'est totalement inversé, singulièrement pour les jeunes. Nous, on vit ça comme un débat un peu hors sol, qui surajoute un autre stress, on se dit mais quand vont-ils enfin prendre conscience de la réalité de la situation ? La réalité sur l'emploi, c'est ce qui intéresse les gens qui nous écoutent, en particulier c'est quoi la réalité, le chômage vert parti à la hausse, ça va continuer ? Je crains que ça continue, mais j'insiste là-dessus, ça tient beaucoup au fait que, comme tous les agents économiques y compris les ménages, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé dans le cadre du budget, et des élections qui suivront, et on se dit il est urgent d'attendre. Et puis, il y a des secteurs qui, objectivement, sont à la peine, je pense au bâtiment, je pense à la chimie. Voilà, donc ça donne, comme on dit, un faisceau de facteurs d'inquiétude qui n'est pas bon pour l'économie et pour l'emploi. Vous dites, on manque de vision de long terme, et effectivement, pour l'instant, là, on parle d'annonce de court terme. Là, en l'occurrence, sur le carburant, sur l'aide, gros rouleur, donc le chèque de 100 € en une fois pour 3 mois pour les Français qui roulent 30 km par jour ou 8 000 km par an pour aller travailler. Il y a des conditions de ressources, évidemment. 40 millions d'automobilistes ont les entendais hier. C'est une association qui dit que c'est très insuffisant. Les transporteurs routiers sont mécontents par ce qu'ils en sont exclus, exclut des aides sur les carburants. Est-ce que vous dites au gouvernement, vous pouvez faire plus ? Il faudrait qu'ils fassent plus, ils ne peuvent pas faire plus. Et ça y est, on touche du doigt les incohérences de politiques antérieures, y compris dans le cas du dernier budget. Moi, je suis assez ébaillé de voir que certaines formations politiques qui ont empêché des économies sur les retraites, par exemple, en suspendant la réforme borne. Aujourd'hui, demandent à l'État de lâcher du leste, alors qu'on tape des taux d'emprunt historiquement élevés, qui témoignent aux yeux de nos bailleurs de fonds que la situation budgétaire de la France est critique. – Vous visiez le rassemblement national, la France insoumise, le rassemblement national, qui demandent, par exemple, de baisser la TVA, ils trouvent que même l'Allemagne baisse une taxe sur le carburant, – Quel est le taux d'endettement d'Allemagne ? – On n'a pas la même situation économique, c'est ça que vous dites ? – Le taux d'endettement public de l'Allemagne, qui est en Europe, c'est la moitié du taux d'endettement de la France par rapport à sa richesse, par rapport à son pays. Idem en Espagne, qui a fait des efforts pour redresser ses finances publiques. Idem au Portugal, qui dorénavant des excellents budgétaires. Idem en Grèce, qui était l'enfant malade de l'Europe. Nous, on n'a pas fait ses efforts. Je suis passé pour un père fouettard, pour un éternel génial, en disant depuis des années, il faut redresser les finances publiques. J'avais l'an passé alerté en disant, si il y a un accident, je ne savais pas quel accident adviendrait, je n'avais pas pronostiqué la crise au Moyen-Orient. Mais si il y a un accident, on est incapable d'y faire face. On y est. Certains disent que ce serait, il y a une solution de facilité, qui ne coûterait rien aux finances publiques, c'est de taxer total. La gauche accuse le gouvernement de bloquer une initiative européenne de plusieurs pays pour taxer les super-profits du pétrolier. Qu'en pense le patron du MDF ? Le patron du MDF, il pense qu'il faut arrêter le total bashing. Il n'a échappé à personne que le fait qu'on ait un des majeurs mondiaux du pétrole, ça permet à la France de s'approvisionner en Afrique de l'Ouest, au Nigeria, en Angola, au Gabon, au Congo, demain au Venezuela. Si on n'avait pas de compagnie pétrolière nationale, je ne pense pas qu'un majeur américain servira le marché français prioritairement. 11 milliards d'euros de bénéfices au premier semestre. 11 milliards d'euros de bénéfices au premier semestre. Est-ce que ça vous choque ? Mais d'abord, où sont fait ces bénéfices ? À l'étranger essentiellement. Il se trouve que mon entreprise est un peu dans ce secteur. Moi, je paye des impôts dans les pays, ou total, par ailleurs, extrait le pétrole. C'est normal que l'extraction soit taxée dans ces pays. Total fait peu de bénéfices en France. Il y a des règles fiscales internationales qui font que vous êtes taxés dans le pays ou vous réalisez les pranfils. On joue avec le feu par donc cette expression un peu maladroite. Le capital de total est détenu à 85% par des actionnaires étrangers. Pourquoi ? Parce qu'on était incapable de créer des fonds de pensions en France, mais c'est pas le sujet. Vous êtes un actionnaire étranger total. Vous dites, la France va me surtaxer, ou peut-être l'Europe d'ailleurs va me surtaxer sur des profits que je ne fais pas en France. Est-ce que vous croyez qu'un investisseur japonais, saoudien, américain dans total va supporter ça longtemps ? Et si à la fin des fins, on perd le centre de décision de total en France, notamment quand elle a possibilité de s'approvisionner dans certains pays hors Moyen-Orient, on prend un risque énorme. Donc il faut raison garder... Donc pas tous ces totales, vous dites ? D'une manière générale, aux grandes entreprises qui, je le dis, en moyenne sont majoritairement et malheureusement contrôlées par des actionnaires étrangers. Il y a des peufettes francophiles, mais ils ne sont pas français. Il y a des grandes entreprises, il y a des petites aussi qui sont mécontentes. des annonces, on le disait, du gouvernement sur les carburants, les transporteurs donc, les auto-écoles. On les entend toutes ces entreprises et leurs responsables sur l'antenne de France Info. Les artisans du bâtiment aussi, c'est un peu votre domaine qui sont pourtant aidés, 20 centimes par litre mais qui réclament désormais des bêtes de TVA sur la rénovation. Tous disent qu'ils envisagent des actions, une mobilisation. Est-ce que vous sentez cette colère monter dans le monde économique ? c'est pas un rat de marée, est-ce que je suis en montée sur une inquiétude, lié à ça, lié au fait que les coûts d'emprunt, les taux d'intérêt augmentent, et puis lié, j'insiste beaucoup là-dessus, sur le panorama politique qui en lui-même est très oxygène. Est-ce que ça règleraient quoi que ce soit ? De se mobiliser, de descendre dans la rue ? Il n'y a plus d'argent magique si jamais ça existait. Je ne sais pas où l'État pourrait les chercher, cet argent qui ne l'a pas économisé. Donc on est... Donc vous dites plutôt aux petits patrons, aux artisans, ce ne sera pas la solution de manifester ? Je crains qu'à nouveau je sens monter ici et là, ici et là cette inquiétude, voire cette colère. Mais je crains que ça surajoute encore à la confusion, au chaos et donc à la crise économique et sociale. Patrick Martin, le président Emmanuel Macron doit prendre la parole ce soir. En cette fin de mandat, est-ce que les patrons attendent encore quelque chose de lui ? Non, c'est dans l'ordre des choses. On regarde du calendrier, on se projette plutôt sur qui lui succédera. Et puis il n'y a pas de majorité parlementaire, ça n'a échappé à personne. C'est agérable pour le gouvernement, donc pour le président de la République. Et la situation, il dit que ce n'est pas de ma faute, si les prix augmentent, c'est la situation. Non, on est très respectueux de la fonction, ça va s'en dire. Mais du rôle qu'il joue sur le plan international pour essayer d'apporter un peu de sagesse et d'apaisement. Alors avec des résultats plus ou moins tangibles à ce jour, qu'on puisse dire et qu'ils se déploient, qu'ils s'emploient à ce que les choses s'apaisent. Mais je ne crois pas qu'ils puissent annoncer quoi que ce soit très concret qui viendrait répondre à toutes ces interrogations réelles s'agissant en particulier du prix du carburant. – Le 27 août, vous avez organisé au MEDEF un débat entre cette candidat à la présidentielle. Qui, parmi les candidats aujourd'hui, ils sont nombreux, incarne le mieux vos préoccupations ? – D'abord on a réussi, le MEDEF a réussi à poser le sujet de l'économie et de l'entreprise qui était jusque-là dangereusement absent du débat public. Bon, ensuite, il y avait sept intervenants. Il y en a qui ont assumé complètement leur positionnement. M. Mélenchon, qui est un positionnement anti-entreprise, avec des petits appels du pied aux petites entreprises qui ne trompent personne. Pour le reste, ça a été assez prudent de la part des uns et des autres. Pardon, sur aujourd'hui Mélenchon, la proposition qu'il a fait devant les entrepreneurs qui était d'augmenter le SMIC Donc, par effet d'entraînement l'ensemble des salaires, pour vous, c'est une position anti-entreprise ? – On ne sait pas comment économiquement, ça tient la route. Enfin, la France perdait par le marché. La France a une croissance atone, elle n'a plus de croissance. La France détruit des emplois. Donc, on veut augmenter les salaires. Et je vous le dis, les yeux dans les yeux, mais certainement pas autoritairement, en décrétant qu'on doit augmenter les salaires, sans savoir comment les payer. Moi mon pronostic, si ça devait advenir, et ça n'est pas mon souhait, ça ne vous a pas échappé. C'est que ça précipiterait vers la faillite un nombre incroyable d'entreprises. Et donc animé par une bonne intention, un peu électorale quand même, ça aurait un effet paradoxal. – C'est électorale peut-être mais c'est la réalité des gens. – Mais bien sûr, quand je vous dis sincèrement que nous on souhaite pouvoir augmenter les salaires, on a les solutions, on les a proposées. Je peux les développer. – Vous avez notamment parlé d'augmenter la TVA, mais au-delà de Jean-Luc Marchand Sachant que vous alliez parler des autres candidats, parmi les autres, vous aviez dit il y a un an que Gabriel Attal, Bruno Rotaillot et dans une certaine mesure Jordan Bardela étaient plus conscients des périodes économiques. Ça c'était il y a un an. Un an après, est-ce que vous rediriez la même chose ? Sachant que Bardela ne sera pas candidat. Non mais Mme Le Pen a été assez discrète dans ce débat. Elle nous a annoncé, ça c'était le scoop que pour le mois d'octobre elle produirait son position de budget pour faire 125 milliards d'économies. toujours pas en octobre donc on va voir. Non, nous ce qu'on regarde c'est qui prend en compte la situation internationale, qui a une approche libérale du sujet. Parce qu'il faut arrêter de se convaincre que la France est un pays ultralibéral, c'est absurde, c'est ridicule, un pays au monde où il y a plus de dépenses publiques. – Et donc il faut répondre à la question de Tagate, correspond le mieux à ce profil, qui, pour répondre à la question, correspond le mieux à ce profil ? – C'est le bloc central. – Édouard Philippe ? – Dont Édouard Philippe. Mais qui n'a pas fait à l'occasion de cette rêve, qui était un énorme succès, 21 000 cher. à rentrer des entrepreneurs de France. Il n'a pas fait quoi ? Il n'a pas fait d'annonce spectaculaire. Mais moi je crois comprendre qu'il retient ses coûts pour égrainer au fur et à mesure de la campagne un certain nombre de propositions. Donc nous notre satisfaction c'est qu'on a installé le sujet de l'économie et de l'entreprise dans le débat mais il n'y a pas eu de révélation je dirais. Il n'y a pas de surprise sur le camp qui s'attire vos préférences. Patrick Martin vous reste avec nous. On va parler des économies à faire, de vos propositions sur les arrêts maladies et de la jeunesse puisque c'est le thème du livre que vous publiez. Patrick Martin, patron du MEDEF, dans l'Huit trente France Info, l'info en une minute à 8h47 avec Maureen Swignard. Il s'agit de sa première interview à la télé depuis juin 2024. Emmanuel Macron sur TF1 et France 2. Ce soir, édition spéciale aussi à suivre sur France Info des vingt heures. Le chef de l'État va parler de la crise des carburants. Les prix sont toujours au plus haut, alors que la guerre au Moyen-Orient n'est pas terminée. Les professeurs d'une école d'Evry Courcouron sont en grève, ils dénoncent l'agression d'une enseignante, 7 jours d'incapacité totale de travail, c'est un enfant de 8 ans qui est accusé de l'avoir frappé le 11 septembre dernier, un élève en situation de handicap précise à France Info, le rectorat de Versailles. CNN, MSNOW et Politico, 3 médias américains pourront de nouveau avoir accès à la Maison Blanche, un juge américain l'ordonne ce matin, la semaine dernière Donald Trump avait décidé de les chasser en les accusant de relayer de fausses informations. Et puis il n'y a pas de menace caractérisée, affirme le ministre de l'Intérieur concernant la visite du pape Lyon 14. Il arrive en France demain. Le dispositif de sécurité sera très important. 14 000 policiers et gendarmes et militaires mobilisés. Un million de personnes sont attendues demain et samedi pour participer à l'événement. France Info. Le 8 30 France Info, Agathe Lambré, Simon Lebaron. Avec Patrick Martin, président du Ménève, vous publiez « Génération empêchée pourquoi la jeunesse doit être une grande cause nationale aux éditions de l'Observatoire ». On va en parler dans un instant, mais d'abord le budget pour 2027, le gouvernement prévoit 54 milliards d'euros d'économie à ce stade. A titre de comparaison, François Bayrou c'était 10 milliards de moins, 44 milliards et c'était déjà la purge pour les oppositions qui ont fait tomber l'ancien un premier ministre, 54 milliards pour le patron des patrons, c'est comment ? – Malheureusement, c'est nécessaire. C'est nécessaire. Nous on déplore que ces 54 milliards ne soient pas trouvés sur des économies structurelles de fonctionnement des sphères publiques, l'Etat lui-même, qui est un peu à l'aus. Le système de santé et les collectivités locales. Donc c'est un peu des mesures circonstanciels et d'urgence. Mais malheureusement, il faut aller chercher ces 54 milliards en évitant… – C'est énorme, c'est énorme. – C'est énorme. – Martin, c'est l'austérité, ça va encore plus ralentir la croissance, ça va coûter au plus faible. – Alors c'était la limite que j'allais apporter. Oui mais enfin je crois que dorénavant nos concitoyens sont conscients de la criticité de la situation des finances publiques et la situation des finances publiques, c'est la nôtre, c'est celle des citoyens français. Quand on va payer l'année prochaine 100 milliards d'intérêts sur la dette, c'est évidemment autant d'argent qui est plus disponible pour faire des chèques et sens, pour revaloriser le salaire des enseignants, pour remettre à niveau les urgences dans les hôpitaux. Donc on est complètement étranglé. Complètement étranglé. Qui à un moment donné aura le courage, c'était le thème de notre grande manifestation de fin août, le courage de dire les choses, de proposer des solutions qui ne passent pas pour être que de la sueur du sang et des larmes, mais de se projeter vers un avenir meilleur. Nous on a des solutions. Malgré cette situation et ces économies très importantes à faire, le Premier ministre s'engage à réduire le montant de la taxe sur les bénéfices des grandes entreprises qui devraient passer de 7 milliards et demi à 5 milliards d'euros, c'était une réduction d'un tiers. Est-ce que ça vous rassure plutôt ? Est-ce que vous vous dites merci au gouvernement de dépargner les grandes entreprises ? Non, il faut pas inverser les choses. Les entreprises concernées ou la 1 milliard et demi d'euros de chiffre d'affaires, donc c'est y compris des entreprises d'Etat intermédiaire, supportent de rénavant le taux d'imposition le plus élevé du monde, du monde avec cette surtaxe, yes, premier point, deuxième point. Il avait été décidé à l'origine qu'elle durait un an. – En 2025. – Ça ferait trois ans. Ça pose un problème, bien sûr, d'argent. Ça pose surtout un problème de confiance. Si on ne peut plus avoir confiance dans la parole de l'État, il faut s'étonner de rien. – Est-ce que ça ne pose pas un problème de justice aussi, à partir du moment où le gouvernement va même demander aux bénéficiaires des APL de faire un effort ? – Mais ça pose un problème de justice, mais la justice ne s'apprécie pas uniquement à l'intérieur des frontières françaises. Il y a une compétition internationale, y compris fiscale, on peut s'en désoler, c'est un état de fête. Donc si vous mettez la tête sous l'eau de ces entreprises qui ont le choix d'arbitrer leurs investissements, leur création d'emplois, mais pas pour aller dans des paradis fiscaux, pour aller en Italie, pour aller en Allemagne, pour aller au Pays-Bas, bah écoutez, faut pas s'étonner et ça se vérifie dans les chiffres que ces entreprises investissent moins en France, emploient moins en France. Tout ça est parfaitement logique et cohérent. Les arrêts maladies, c'est un autre sujet de ce budget, c'est un domaine dans lequel le gouvernement cherche de l'argent. Les dépenses des arrêts maladies ont considérablement augmenté. La facture a dépassé 16 milliards d'euros en 2025 pour la sécurité sociale. Mais vous, vous dites carrément qu'il faut dérembourser les petits arrêts maladies ? Je suis bien conscient que comme la désindexation ou sous-indexation des retraites, ce sont des expédients. Ce sont des mesures d'urgence et que la vraie solution, c'est de créer de la richesse. il y aura de l'emploi des jeunes en particulier, tout à l'heure. Mais on est le dos au mur. On est le dos au mur. Donc on peut continuer à augmenter la fiscalité des entreprises. Elles partiront ou elles feront faillite. Hardy-petit. Mais à un moment donné, il faut donc prendre des mesures d'économie urgente, quitte... – Sur les malades ? Sur les travailleurs ? – Non, pas sur les malades. On parle des arrêts maladies de courte durée, sur lesquels il y a une augmentation assez rapide, et on sait que marginalement, mais quand même, il peut y avoir un peu de laxisme, je dirais, sur ces sujets-là. Moi, c'est mes salariés qui me le disent. – C'est-à-dire que... – Mon collègue Tartemuche, mais c'est insurcent, je... – Donc vous vous reconnaissez que c'est marginal, parce que certains candidats, par exemple, Édouard Philippe, il y a beaucoup de candidats qui veulent s'attaquer aux arrêts maladiers, Édouard Philippe, lui, il parlait d'open bars, son démo que vous n'avez pas repris, mais ça laisse un pensée que la fraude est massive. – Écoutez, est-ce qu'il vous est arrivé de téléconsulter ? – Oui. – Je vous cite un cas, c'est une monde épouse qui me rapportait l'autre jour que pour un petit Bobo, elle-même a qualifié ça de petit Bobo, a téléconsulter. à 4 heures reprises, il lui a été dit « est-ce que vous voulez un arrêt maladie ? » Elle a répondu 4 fois « non, enfin si ça continueait, c'était ça. » – C'est une expérience personnelle, mais ce que vous avez dit, c'est la vraie fiche. – Mais la positive des études… – Les médecins, ce sont les médecins qui proposent ces arrêts maladiers à votre épouse, certains médecins. – Certains. Non, mais moi je le vois dans mon entreprise. Mais je me garde à nouveau d'en faire une généralité et je redis que la vraie solution n'est pas là. La vraie solution, c'est qu'on travaille plus dans ce pays, qu'il y ait plus de gens qui puissent travailler et qu'on produise plus de richesse. On effacera beaucoup de ces débats-là. Mais à un moment donné, on ne s'est plus payés. On ne s'est plus payés. Alors on nous dit, on va effacer la dette. Ecoutez, essayez de faire ça à titre personnel. Normalement, vous êtes interdit bancaire et vous bien s'en saisis. Donc c'est des fausses solutions. Donc on en est à devoir prendre des solutions pénibles, douloureuses et au cas par cas injustes. Donc sur les entreprises. – La gauche a déjà annoncé qu'elle censurait sans doute le gouvernement. Est-ce qu'une nouvelle crise politique, la perspective d'une paralysie budgétaire au-delà du tableau assez sombre que vous avez dépeint, vous inquiète ? Bien sûr. Bien sûr que ça nous inquiète. Mais j'insiste, c'est déjà un peu pris en compte dans la marge de l'économie française. Non, ce qui nous inquiète, c'est l'IA qui va falloir franchir ce budget, l'élection présidentielle, et derrière quand même des législatives, parce qu'il y a un scénario... Où il n'y a pas de majorité. Où il n'y a pas de majorité. Et là, là, on part complètement en vie. La France est en train de... On risque de partir en vrille ? Mais oui. Mais oui. On est... Pardon, de réinsister là-dessus. Nos finances publiques sont dans un état critique. On emprunte chaque jour un peu plus cher. Sur des montants de plus en plus élevés. On ne produit plus de croissance. On ne crée plus d'emplois. On est en train de détruire des emplois. Et donc, à un moment donné, si l'horizon est complètement bouché, ça va être panique à mort. Vous vous dites à la classe politique aujourd'hui, soyez responsable et laisser passer ce budget, ce budget ne s'en surait pas. Je veux dire la classe politique, regardez ce qui se passe autour de nous. Nous, on ne demande pas d'inventer le fil à couper le beurre. On demande de s'inspirer, de recettes qui ont bien marché, sans que ça crée de psychodrames, de crises sociales et de violences dans des pays. Vous as un, inspirez-vous de ça. Et prenez acte du fait qu'on a trop tiré sur l'appareil productif. Donc les entreprises françaises se sont repliées dans leur coquille. Un nombre de faillites qui augmentent. Elles empruntent de plus en plus cher aujourd'hui. Il faut sortir par le haut. Patrick Martin, patron du Medef, vous plaidez pour la jeunesse ? dans votre livre. Vous voulez en faire une grande cause nationale, vous en appelez aux entreprises aussi sur la formation des jeunes, sur l'accueil des stagiaires. Les jeunes sont les grands oubliés de nos politiques aujourd'hui ? – C'est scandaleux. C'est scandaleux qu'on ait 35% de jeunes en emploi, les Allemands, c'est 51%, les Hollandais, 75%. On a un taux de chômage des jeunes en France qui est 7 fois supérieur à celui de la Suisse. – Vous dites si on règle le problème des jeunes, on règle tous les problèmes. On règle, y compris des problèmes sociétaux et sociaux, de santé mentale, d'accès au logement, de natalité, des problèmes économiques aussi, parce que par définition, si parce qu'on les aura mieux orientés, mieux formés, mieux accompagnés, de la part des entreprises, singulièrement. Ces jeunes accèdent à l'emploi, en termes d'épanouissement personnel et de revenus, c'est évidemment mieux pour eux, mais ça crée de la richesse, ça finance nos régimes sociaux. C'est ce que j'appelle sortir par le haut. Moi, je ne comprends pas que ce sujet ne soit pas en haut de la pile. Il l'a pour le MEDEF. – Oui, pourquoi des patrons écrient tout un livre sur la jeunesse et on voit que le sujet vous tient à cœur, c'est lié à une expérience personnelle ? Vous avez vous-même des enfants qui ont été confrontés à... – Oui, alors je suis père, je suis grand-père, ça se voit. Donc ça me parle à titre personnel, il se trouve que par ailleurs j'ai une fille aînée qui est formidable, qui a fait des études assez poussées en sociologie, qui est partie pendant cinq ans s'occuper d'inclusion au Guyane. Donc tout ce dont je parle, je ne l'ai pas appris dans les livres. J'ai élevé qu'une ma fille qui, à la fin, est revenue en hexagone au métropole, parce qu'elle était plus payée par une association qui n'avait plus de subvention. Donc la situation de la Guyane, comme celle de Mayotte et d'autres encore, est extrême. Mais tout ce qu'elle a vécu, ça existe en métropole. Donc on ne peut pas rester indifférent à ça pour des raisons humaines, d'abord, mais également pour des raisons sociales et économiques. Quel est l'état d'esprit de ces jeunes, notamment du million et demi de jeunes, qui sont totalement exclus, qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en étude. C'est un sentiment de désespérance, enfin ça va de la désespérance jusqu'à la colère. Et moi d'une certaine manière je le comprends. Donc pour eux, mais pour le pays et pour les entreprises d'ailleurs qui sont confrontés à des tensions de recrutement croissante et qui font encore s'aggraver du fait de la démographie, c'est une évidence qu'il faut s'occuper de ça. Je dis pas qu'il faut pas s'occuper des seigneurs. Mais les jeunes, proportionnellement... – Priorité à la jeunesse et il faut utiliser par deux le chômage des jeunes en France en 5 ans, juste vous faites comment ? – Bah précisément, on décloisonne en beaucoup plus qu'on le fait jusque-là l'école et l'entreprise. Et encore des esprits que je qualifie d'un peu dogmatique pour d'autres un peu corporatistes qui disent il faut tenir l'entreprise à l'écart de l'enseignement, comme si on avait une approche mercantiliste, comme si on voulait acquérir de la madeuvre à ma prix et desserveler les jeunes. C'est absolument faux, on a besoin de jeunes intelligents et cultivés en Suisse. J'éloquais le taux de chômage de 3,2%, 70% des jeunes passent par l'apprentissage. Il y a des patrons dans beaucoup. Et en France, les aides ont été rabotées. Les aides sont rabotées, mais c'est dingue, on marche sur la tête. Merci beaucoup Patrick Martin, je rappelle le titre de ce livre aux éditions de l'Observatoire, donc un plaidoyer pour la jeunesse. Il s'appelle Génération Empêchée. Merci d'avoir été avec nous dans l'Huit trente-françins fausse matin, et merci à vous Agathe. Bonne journée.
La source — radio_franceinfo · nº b985262a-8abd-4d81-b457-9dcd2a3cf748
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/situation-economique-presidentielle-le-8h30-franceinfo-de-patrick-martin_8185511.html
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