La visite du pape en France ... Le "8h30 franceinfo" de Monseigneur Pierre-Antoine Bozo
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Valable uniquement en fibre, sous réserve d'éligibilité et de raccordement. conditions et l'éligibilité sur freeprop.fr France Info Bonjour Camille Bonjour Benjamin Bonjour mon Seigneur Pierre-Antoine Bozot Bonjour monsieur Porte parole de la Conférence des évêques de France Évêques du diocèse de La Rochelle Le pape Lyon 14 Et donc dans les airs Il arrive sur le sol français d'ici une heure et demi Pour une visite historique dans notre pays Qui va durer quatre jours d'abord à Paris Puis il sera lourd au CIMS jusqu'à lundi Ce pape Lyon 14 on le connaît encore assez mal assez mal et lui il y a près d'un an et demi vous allez nous aider à mieux le cerner d'abord un mot sur la ferveur qui accompagne cette visite plus de 600 000 personnes attendues demain à place de la concorde sur les Champs-Élysées pour une messe géante des milliers de personnes aussi dès cet après-midi dans les rues de Paris pour une une délégation avec le papa en papamobile comment vous interprétez cette ferveur très important ? Alors elle nous réjouit, elle nous surprend un un peu, il nous réjouit. On avait prévu une jauge un peu plus basse. Donc on est heureusement surpris par cette ferveur, cet engouement, cet enthousiasme. Alors je pense qu'il y a les chrétiens catholiques qui sont heureux de recevoir le succès de Pierre, c'est quand même pas tous les matins. La dernière visite c'était le pape officiel, comme ça c'est le pape Benoît XVI en 2008. Donc c'est un événement rare. Là le pape reste quatre jours, donc vous voyez c'est un bel investissement de sa part. Assez vite après le début de son pontificat, c'est son cinquième voyage à l'étranger seulement, donc les catholiques sont heureux de le rencontrer. Et puis, je pense que le pape, c'est aussi une figure un peu curieuse pour les gens qui ne sont pas chrétiens, vous voyez, parce qu'en fait, c'est un chef religieux qui n'a pas tellement d'équivalent dans le monde. Et donc, il intrigue un peu, je pense. – C'est une figure qui attire. Est-ce que le pape Lyon XIV, en particulier, attire peut-être plus qu'un autre, peut-être plus que François Aupraves ? – Alors ça, je ne sais pas. Chacun, vous voyez bien que les marques de personnalité sont quand même très repérables entre le pape François qui était un homme un peu sanguin, un peu disruptif, qui a secoué un peu l'église et certainement c'est ce qu'il fallait à ce moment-là, et puis le pape Leon XIV, ce qui est un homme assez posé, on s'en est très très unifié, un homme vraiment très paisible intérieurement, ça se voit dans sa manière d'être. Et donc je pense que cette nouvelle figure aussi attire les gens. – Mon Seigneur Beuzot, vous disiez vous-même votre surprise face à cette ferveur, est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe entre cette ferveur affichée et des Français qui se disent de moins en moins cathodiques. – Alors on dit beaucoup que la France est un pays très sécularisé et c'est vrai que les indicateurs, vous voyez que pour nous qui sont assez objectifs, le nombre de baptèmes d'enfants, de mariages à l'église, même d'obsèques à l'église, est en baisse. – Le baptême d'enfants, c'est assez, les chiffres sont assez flagrants, un bébé sur deux était baptisé au début des années 2000 et désormais c'est seulement deux sur dix. – Oui, c'est vrai. importante. Alors il reste qu'il y a statistiquement à peu près 60% de français qui sont des baptisés, ce ne veut pas dire que ce sont des pratiquants mais des baptisés. 2% de français qui vont à l'église par exemple tous les dîmes. Alors c'est ça, voilà. Donc vous voyez un sondage d'Odoxa du Figaro qui est paru hier au inventaire qui dit que 82% des français, toutes catégories confondues, ont une bonne image du pape. Ils sont heureux qu'il y a d'enfants d'Odox. Donc c'est assez c'est étonnant. Donc, au fond, c'est une figure assez consensuelle parce que je crois que les gens repèrent que c'est un homme de paix, c'est un homme qui cherche l'unité, qui est plutôt un homme de dialogue. Moi, je suis très touché. J'ai vu ce matin que les autres religions en France, vous voyez, les Juifs, les bouddhistes, protestants, musulmans, ont écrit un message de bienvenue pour le Pape. Ça veut dire qu'il le voit aussi comme un homme de dialogue. Mais ça ne suffit pas à cacher la secularisation de la société dont vous parlez, Pierre Est-ce que pour l'Église, il y a tout de même un enjeu d'attirer des fidèles, d'attirer de nouveaux prêtres aussi ? On sait que c'est un moment qui est difficile pour l'Église de France. Oui, l'Église, c'est pas une société commerciale. Elle n'est pas là pour faire du chiffre, elle n'est pas là pour se compter, donc on se méfie un peu. C'est dans la Bible, il y a un petit peu de mise en cause quand on essaie de justement de... Le but de l'Église, c'est pas de prospérer pour son propre intérêt. Le but de l'Église, c'est d'annoncer le message de Jésus-Christ, c'est d'annoncer l'Évangile. Donc elle reste avec cette dimension missionnaire qui n'est pas du prosélytisme qui est nous annonçons ce qui nous fait vivre parce qu'on pense que c'est un trésor qui peut aider les hommes à vivre en paix. – Monsignor Bozo, il y a un détail qui montre l'ampleur de la messe demain. Des hosties en quantité industrielle. 500 000 hosties sont prévues, consacrées par 3 000 prêtres. – Je rommage aux soeurs carmelites en général qui façonnent, qui préparent ces hosties. – Voilà, avec 3 000 prêtres qui, demain matin, vont les consacrer. Et on se pose cette question, ce super chaud, c'est pour quel message ? Vous voulez encourager les Français à revenir dans vos églises ? – Alors, c'est pas un chaud, c'est une messe. Donc, vous voyez, pour nous, c'était un accord. – Mais on est entre les deux, hein ! – Avec 600 000 personnes. – Peut-être que la dimension le plus chaud, ce sera le Stade de France avec les jeunes, parce que, vous voyez, ce Stade de France, là, mais la messe, c'est vraiment la messe. Donc, c'est un temps, vous voyez, ce sera la liturgie officielle de l'église, ce sera recueilli, il y a beaucoup de gens, parce que là, ce sera plutôt des catholiques. Peut-être qu'il y aura des curieux, on peut venir, voilà, qui ne communieront pas, c'est pour ça qu'il y a qu'un seul soumise. Et pour quel message la part du pape ? Alors le pape, lui, c'est peut-être qu'il faut dire un mot pour nos éditeurs, parce que le pape, c'est le successeur de Pierre. Pour dire la chose très simplement, Jésus Christ, il a choisi 12 apôtres, et parmi eux, il y en a un qui s'appelait Pierre. Les successeurs des 12 apôtres, ce sont les évêques. Et le successeur de l'apôtre Pierre, c'est l'évêque de Rome, parce que c'est là que Pierre est mort, qu'il a versé son sang dans le cirque de Néron, de Néron autour de l'an 64, et donc le successeur de Pierre s'est devenu le pape. Et donc le pape, il reçoit la mission que Jésus a confié à Pierre, et Jésus a confié une mission très simple à Pierre. Il va dire « Toi confirme affermis tes frères dans la foi ». Donc le pape, il vient pour ça, pour nous affermir, c'est-à-dire pour nous encourager dans notre foi. – Il va tout particulièrement s'adresser aux jeunes. Donc ce soir, au Stade de France à Saint-Denis, pourquoi avoir choisi Saint-Denis ? Est-ce que c'est aussi un message que le pape veut envoyer pour une église française fait de plus de différences et de mixités ? – Alors, il se trouve que le stade de France est en scène Saint-Denis, donc voilà... – Mais qu'il n'y a pas un message, un double message. – Alors peut-être qu'il y a un message, en tout cas, moi je suis très heureux de savoir que, par exemple, il y a 1500 jeunes du diocese de Saint-Denis qui sont envoyés, alors très métissés, voilà, qui ont invité des amis bouddhistes, musulmans, non croyants, à venir avec eux. Donc, il y aura dans ce stade de France, non seulement des catholiques, des autres catholiques fervents, il sera plein, il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas venir, qui sont très frustrés. Donc, oui, il y aura aussi cet aspect-là d'une église très variée. Il est curieux de ça, le pape Louis XIV, on dit beaucoup que ça l'intrigue, ce qui se passe en France. C'est vrai qu'il y a une remontée des baptèmes de jeunes adultes ou d'adolescence qui en effet entrent en contraste... Avec ce que vous le disiez sur la séculérisation, oui. Peut-être qu'on est arrivé dans un point bas où, au fond, on s'aperçoit que la vie, enfin, de la société de consommation on ne suffit pas à remplir le cœur de l'homme et qu'il y a aussi peut-être dans une société un peu anxiogène, il y a une recherche aujourd'hui et qui fait que de fait on est une remontée quand même très significative du nombre de jeunes, de jeunes adultes qui demandent le baptême. Et donc ça, ça nous marque et c'est un truc que je pense un peu le pape, c'est pas propre à la France, mais ce phénomène a commencé peut-être en France. Et est-ce que aussi avec une jeunesse parfois plus identitaire, avec une version plus une vision plus politique qui crée des divisions aussi au sein de l'église. – Oui, alors moi, vous voyez ce que je vois comme évêque, parce que je rencontre les jeunes dans Charente-Maritime, comme je l'ai fait avant, comme j'étais évêque de Limoges, je vois des jeunes catholiques, j'allais dire qu'ils sont, alors c'est un mot qui peut faire un peu peur, parce que ce mot de radicalisme, il est un peu connoté, mais je vois des jeunes qui sont assez radicaux dans leur foi, c'est-à-dire qu'ils veulent vraiment vivre l'évangile à fond. Et donc, ça se traduit par des engagements extraordinaires de colocations, de jeunes actifs avec, vous voyez, des gens de la rue. Voilà, une manière de vivre, la fois très belle. Mais par exemple, Pierre-Antoine Bozo, les jeunes étaient mobilisés des hier soir avec une veillée dans l'église Saint-Sulpice à Paris. Plus de 2000 personnes étaient réunies, organisées par des youtubeurs, prêtres. Ça a été diffusé sur les réseaux sociaux aussi, avec parmi ses influenceurs, aussi des figures proches en effet de mouvement plus identitaire, ultra-conservateur. Ça a même créé un malaise au sein de l'église. certains collectifs de catholiques plutôt de gauche aussi, le dénonce. Est-ce que là, il n'y a tout de même pas une fracture qui apparaît, en tout cas, chez ces jeunes publics ? – C'est-à-dire que l'église n'est pas à part de la société, donc elle est composée de gens, et c'est très beau que dans l'église, il y ait des gens de gauche, il y ait des gens de droite. Alors ça, c'est des influenceurs. Vous voyez, donc les influenceurs, par principe, ils ne sont pas très institutionnels. Donc ce n'est pas organisé par la conférence des évêques. C'est eux qui ont décidé de faire une veillée de prière. Et ils se trouvent que de fait, il y a des figures très variées. – Alors écoute, vous êtes à l'aise avec ça justement, que ces contours-là ? – On dialogue avec tout le monde. Il y avait un évêque qui était là, monsieur Valentin, qui montrait que les évêques se sont attentifs à ça, et c'est de parler avec tout le monde, et c'est de comprendre aussi ces chrétiens qui sont plus ancrés à droite, qui ont le droit d'exister, qui faut essayer d'entendre et de donner leur place. Mais en tout cas, le catholicisme n'est pas une option politique, ou alors normalement il intéresse et des gens de gauche et des gens de droite, et on le voit bien, qu'il y a des chrétiens de gauche et des chrétiens de droite, ça c'est très beau. – Alors justement, M.Boseau, sur cette question politique, quelles sont les relations entre le Pape Léon et Emmanuel Macron ? On a entendu qu'Emmanuel Macron aurait voulu faire visiter notre dame au Pape, ce que le Pape n'a pas souhaité faire. Est-ce qu'il y a un froid entre le président de la République et le Pape Léon ? – Non, je ne pense pas du tout. Je pense que vraiment, le Pape, il est venu pour ce qu'on appelle un voyage apostolique. Vous voyez, je vous disais qu'il était successeur d'apôtre, de l'apôtre Pierre. Donc apostolique, c'est-à-dire qu'il vient pour confirmer ses frères dans la foi, Donc il vient vraiment en tant que chef religieux. Il se trouve que pour être un bon chef religieux capable d'être présent dans le monde entier, il est aussi chef d'État. Mais c'est secondaire qu'il soit chef d'État. Et donc il est accueilli par le président Macron comme un chef d'État. Et le président Macron l'accueille le mieux possible à proposer un dîner à l'Élysée, à proposer de l'accueillir à Notre-Dame. Et le pape a choisi la version basse pour pouvoir se déployer complètement dans sa mission et dans son voyage apostolique. – Je vous posais cette question d'un froid potentiel entre le pape et la France, parce qu'il y a la loi sur la fin de vie qui vient d'être votée en août. Le pape va se rendre à l'ourde. Est-ce que c'est une manière de dire sans le prononcer son désaccord par rapport à la France et cette loi sur la fin de vie ? – Vous savez, je pense que ce désaccord, il est connu largement. Les évêques se sont exprimés là-dessus très abondamment. Ils se sont engagés dans ce débat grave et important sur la fin de vie. Vous savez que l'Église en France a été en désaccord et que le Pape l'aille, il l'a dit à plusieurs reprises. Donc le président Macron n'a pas besoin de l'apprendre, il le sait déjà. – Mais ce choix de Lourdes, c'est un symbole par rapport à de cette loi ? – Oui, c'est ça. C'est-à-dire que le Pape, au fond, il vient pas l'enchef politique, donc il ne va pas délivrer un message. Peut-être qu'il en parlera en tête-à-tête avec le président Macron, mais il vient vraiment pour délivrer un autre message. Et alors c'est beau qu'il parle de cette question de la fin de vie plutôt à Lourdes, qui est le lieu où on accueille des personnes vulnérables, des personnes fragiles, des personnes malades. Et c'est là qu'il parlera, au fond, la loi est votée maintenant, la loi sur la fin de vie. Donc nous, on est obligé d'en prendre un acte, et l'asse, mais ça nous oblige à être d'autant plus attentifs à accompagner les personnes seules, les personnes malades pour leur montrer qu'elles comptent à nos yeux. – D'un mot, on parlait de politique, il y a un instant, M. Bozo, la fin de vie, c'est un débat politique. La question du timing de ce voyage a fait débat parce que le pape ne veut pas venir trop proche d'élections ou d'échéances électorales, il y aura une élection présidentielle dans huit mois en France. Donc ça passe tout juste. Est-ce qu'il vient aussi porter un message à ce sujet-là, à l'approche de la présidentielle justement ? – Peut-être qu'en tout cas, à l'approche des présidentielles et à la destination de tous les candidats, son message, c'est un message de paix, c'est un message sur l'importance du dialogue. Vous savez qu'il a publié une très belle encyclique, je trouve, Magnifica Humanitas sur la doctrine sociale de l'Église à l'ère de l'intelligence artificielle et qu'il y a ainsi sur la nécessité du dialogue, sur le multilatéralisme, vous voyez que alors ça c'est au niveau de la géopolitique, mais qui a été remplacé par ce qu'il appelle un multipolarisme conflictuel. Donc le pape c'est un homme de dialogue et peut-être que ce qu'il dit aux candidats, sans leur dire directement, c'est « soyez des artisans de dialogue, de paix, d'unité et non pas des vats en guerre ». Non, Seigneur Pierre-Antoine, Beauzo porte-parle de la Conférence des Evêques de France-Voreste. Avec nous, On va évoquer, dans un instant, la rencontre aussi prévue dimanche à l'ordre du pape Lyon 14 avec des victimes de violence sexuelle. C'est juste après l'info en une minute. Il est 8h46, Antoine Joffin. Les 720 000 clients d'NJ qui ont touché le chèque énergie cette année vont recevoir une aide de 75€ sur leur prochaine facture, annonce le groupe. Ce matin, il dit poursuivre son engagement en faveur des ménages les plus fragiles les clients éligibles, les ménages dont le revenu fiscal de référence est de moins de 11 000 euros, n'ont aucune démarche à faire. Dans un peu plus d'une heure, le pape Léon XIV posera le pied sur le tarmac de l'aéroport d'Orly, où il sera accueilli par Emmanuel Macron à 10h. Les cloches des églises de Paris vont sonner pendant 7 minutes pour célébrer sa venue en France pour 4 jours. Le chef de l'église catholique prononcera un discours à l'UNESCO avant une déambulation en papa mobile jusqu'à Notre-Dame de Paris cet après-midi. Il est soupçonné de viol et agression sexuelle sur 22 enfants d'une école maternelle de Paris, un professeur d'anglais mis en examen et placé en détention provisoire hier, accusation qui porte sur la dernière année scolaire. Cinq départements en risque élevé feu de forêt, aujourd'hui niveau orange, qui concerne l'Aude, l'Ardèche, l'Averon, l'Héro et le Gare. Mon Seigneur Pierre-Antoine Pozo, vous êtes porte-parole de la conférence des évêques de France et évêque du dieu XVI de la Rochelle et vous êtes donc notre invité ce matin du 8-30 France Info à l'occasion de la visite historique du pape Léon XIV en France. Ce pape, est-il un pape anti-Donald Trump ? La question s'est posée dès son élection, il y a donc un peu plus d'un an, Léon XIV est le premier pape américain et qui n'a pas peur de dire ce qu'il pense. On voulait vous faire écouter, c'était en avril dernier, un appel à la paix depuis la basilique Saint-Pierre. Et vous allez l'écouter aussi, qui n'a pas plu à Donald Trump. Assez avec l'idolâtrie de soi-même et de l'argent. Assez avec la démonstration de force. Assez avec la guerre. Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très libéral et c'est un homme qui ne croit pas la lutte contre la criminalité. Je ne suis pas un big fan dit Donald Trump à propos du pape. Le pape Léon XIV est-il un pape anti-Trump ? Alors je pense que le pape n'est contre personne. Le pape il essaie de vivre évangile donc il essaie d'aimer tous les hommes et y compris Donald Trump et je pense que peut-être il prise spécialement pour lui, bah je pense qu'il l'aimait mais ça ne veut pas dire qu'il adhère à ce que dit Donald Trump. Il est américain le pape, il faut le rappeler aussi, parce que ça ajoute quelque chose là. On peut dire que quand même les deux grandes figures américaines, c'est Donald Trump et le pape Lyon 14. Et donc c'est... Douce match, mais alors qui a été déclarché par Donald Trump et il n'y a pas d'escalade de violences verbales chez le pape Léon XIV, même si ces mots là qu'on a entendu sont quand même fermes, et en effet, c'est là qu'on dit que le pape Saint-Papapeu effacé par rapport au pape François, ce que vous avez entendu, montre qu'il n'a pas peur de dire les choses. Oui, parce qu'il est allé même jusqu'à dire, je n'ai peur ni de l'administration Trump, ni de dire le message de l'Évangile. Bien sûr, il est libre. C'est pour ça que le chef d'État, oui, c'est pour pouvoir être complètement libre dépendre de personne pour pouvoir dire ce message de l'évangile qui est la sa raison d'être et le Vatican c'est aussi de la diplomatie souvent les papes essayent de peser dans les négociations dans les conflits est-ce que cette parole elle peut se faire entendre encore aujourd'hui dans un monde qui est rattrapé par autant de conflits aux quatre coins du gréu. Oui encore une fois vous voyez dans Magnifica ou Magnitas le pape plaide pour le multilatéralisme contre le multi polarité Alors je pense qu'il va venir à l'UNESCO dans son voyage, donc c'est un agence des nations-unies, donc il y a toutes les lourdeurs de l'administration et de ses grandes organisations, mais cependant il n'y a pas d'autre solution que le dialogue pour que les hommes puissent vivre en paix, sinon on voit bien que la force du droit est remplacée par la loi du plus fort et c'est ça que le pape combat, et c'est en cela que de fait il est aussi un diplomate. Et d'ailleurs, la dernière étape de ce voyage, le pape Lyon 14 se rendra lundi à Metz, Pourquoi est-ce qu'il a choisi cette ville et quel est le message qu'il va vouloir y délivrer ? – Alors ça c'est assez beau dans la construction de ce voyage parce que finalement le pape a peut-être désireux de faire davantage, a rajouté une journée, il a beaucoup cherché ce qu'il pourrait en faire et au fond je pense qu'il est très attentif à la question de l'Europe, vous voyez, et de l'Europe comme le lieu où on va vénérer pas mal la figure de Robert Schumann à Metz. – Des pères fondateurs. Et alors Robert Schumann, c'est quand même très marquant, cet homme-là, juste après la guerre, qui plaide pour la réconciliation franco-allemande, ce qui était quasiment irrecevable, tellement la France avait souffert de cette agression allemande. Et donc, au fond, répondre au mal par le bien pour ne pas s'enfermer dans une spirale de la violence. Et c'est ça qu'au fond, un messe, le pape honoré, c'est les intuitions, Vous voyez, ces grands fondateurs Schumann, de Gasperi, Adenawer, qui sont tous des chrétiens, ils se trouvent et qui ont voulu construire une Europe de la paix. Donc c'est un pape qui véritablement veut peser face à ces menaces de guerre ? Oui, je pense que c'est sa responsabilité et qu'il ne déroge pas. Est-ce qu'il pourrait y avoir une rencontre avec Volodymyr Zelensky, le président ukrainien ? On en parle en coulisses. Oui, alors dans l'organisation, non, j'ai pas d'informations parce que ça, c'est la responsabilité de l'Elysée qui est chargée d'inviter les chefs d'État étranger. Je sais, le président Macron a dit qu'il l'avait fait, mais je ne sais pas qui viendra. Ce que je sais, c'est que le pape ou la conférence d'évêque a invité les présidents des conférences épiscopales qui répondent très positivement à cette invitation. Et puis aussi, ce qui est assez beau, il y a une quinzaine de dabbés et d'abbesses bénédictines. Parce que les bénéductins, vous voyez, ils ont aussi contribué à façonner la culture européenne. Donc, il y aura cette belle séquence européenne. Et avant ce moment fort pour la diplomatie aussi lundi, À messe, dimanche avant cela, le pape Léon 14 sera donc à l'ourde. Il y rencontrera notamment des victimes de violence sexuelle commises par des hommes d'églises, sept victimes au total. Pierre-Antoine Beauzo, qu'est-ce qu'on peut attendre de cette rencontre ? Est-ce que le pape vient leur dire que l'église assume toute sa responsabilité ? Alors je pense que le pape leur dira cela, que l'église assume sa responsabilité, que l'église a honte de ce qui s'est passé, peut-être que le pape au nom de l'église demandera pardon. Je pense que le pape, on le dit vraiment beaucoup et c'est un homme d'écoute. c'est pour ça qu'il a choisi ce format d'un petit nombre d'interlocutifs. – Un format qui a été critiqué justement dans des collectifs de victimes comme celui de l'Écrame de Bétharame, avait demandé à la rencontrer, ce qui n'a pas été accepté. – On peut le comprendre, il y avait différents formats possibles. – Dément, c'est un rendez-vous manquer les collectifs de victimes. – Eh bien, en fait, s'il y avait eu un rendez-vous avec les collectifs de victimes, il y aurait eu 50 personnes présentes, il y aurait eu un échange de discours. Voilà, c'est pas du tout ça que le papa a voulu, c'est pouvoir écouter. Vous voyez, les gens qui ont été victimes ont eu une expérience unique, Moi, j'ai été arrivé comme évêque, et là, d'avoir rencontré des personnes victimes d'abus. Et depuis que je les ai rencontrées, mon regard a complètement changé. C'est-à-dire, quand on comprend un peu de l'intérieur, comment ces gens sont abîmés, voire détruits, enfin, en tout cas... Le pape, il a besoin aussi de cela, c'est lui qui veut écouter aussi avant de parler. Cette réunion, il se fait à huit clos. Est-ce que ça veut dire que ça reste un sujet tabou dans l'Iglise ? Non, ce n'est pas respect des personnes victimes. Vous voyez qu'ils ne veulent pas forcément que leurs noms soient connus. Alors au fond, la politique de communication autour de ça, c'est qu'on ne dit pas qui est invité, mais les gens sont libres de le dire. Donc il y a cinq des sept victimes qui se sont manifestés. Et après la rencontre avec le pape, ils feront absolument ce qu'ils voudront. Ils feront un commun qui est commun. Ils y répondront à des informations, à France Info et voilà. Mais c'est vraiment par respect des personnes. – Le pape, lors d'un précédent déplacement au joint à Madrid, avait parlé à propos des abus sexuels commis au sein de l'Église. d'une plaie ouverte. Ça veut dire qu'il reste beaucoup pas faire et que notamment vous à la conférence des évêques de France, il vous envoie ce signal et ce message fait plus et plus vite. Oui, en même temps l'église de France je vais, je pense, faire quelque chose d'un peu unique encore dans l'église universelle avec la commission sauvée, la siase avec la mise en place de l'unir. Mais donc tout n'a pas été appliqué, donc toutes les recommandations du rapport. Alors c'est en cours je veux dire qu'il n'y a pas une assemblée des évêques où nous ne parlons pas de cela cela et où nous continuons d'essayer de mettre en oeuvre le maximum de choses pour que l'église soit une maison sûre et pour que les victimes soient accompagnées, reconnues de leur souffrance et que des réparations soient proposées. – Il y a la réparation, mais il y a aussi ce que vous dites, essayer de réformer l'église ou en tout cas de changer les choses pour casser ce système qui a protégé pendant autant de décennies des dizaines et des dizaines d'agresseurs. Est-ce que, à ce niveau-là, vous arrivez justement à faire avancer les choses suffisamment ? – Oui, je pense vraiment que ça, on est sorti de la dimension systémique. vous voyez tellement les choses sont venues au jour et que ça nous a... Des décennies passées sous silence quand même, vous avez du temps à 100 ans. Oui, alors c'est des années 50, 60, 70, vous voyez... 330 000 victimes, comptées par la siace depuis les années 50. Alors ça c'est une projection statistique, c'est pas de 330 000 victimes avérées, c'est une projection statistique, nous avons reçu à l'instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparations que nous avons mises en place, 1900, à peu près 1900 personnes victimes qui ont demandé reconnaissance et réparations. Mon Seigneur Beauzeau, c'est intéressant, le terme que vous avez prononcé systémique, est-ce que selon vous, il y a un problème systémique structurel dans l'église en France qui a pu permettre ses abus et qui les permettent encore ? Alors oui, pas au sens où c'est un système organisé par l'église, c'est une espèce de déco-système qui a permis cela. Le silence ? Le silence, le fait qu'on déplaçait les gens, mais il faut pas faire d'anachronisme, c'est ce qu'on faisait partout à l'époque, vous voyez ? Et ce n'est plus du tout le cas vous ? Je pense vraiment qu'on est complètement sortis de cela et qu'aujourd'hui on est extrêmement vigilant, qu'on forme les jeunes séminaristes à toutes ces questions, qu'on a pris des mesures. Aujourd'hui, un prêtre ne confesse pas à quelqu'un tout seul, à un jeune, sans qu'il ait une porte ouverte, etc. Donc je pense vraiment qu'on est sortis de cela, mais il faut rester extrêmement vigilant. C'est une question qui nous préoccupe beaucoup. Alors quand on a un nouveau pape, vous savez, on se pose toujours la question est-ce qu'il sera plus moderne que le précédent, comment est-ce qu'il va vouloir changer les choses. C'est la place des femmes dans l'église, la question de l'ordination. Est-ce que ce pape Léon XIV est animé par une envie de faire bouger les choses pour les femmes ? Alors, en tout cas, il a marqué en nommant deux femmes à des instances les plus hautes de gouvernement de Dicaster qui sont un peu les ministères de l'église, qu'il était attentif à cette question et sensible à cela, et qu'il veut vraiment donner leur place dans le respect des différentes vocations aux femmes dans l'église. – Jusqu'à l'ordination des fois ? – Ah non, ça je ne pense pas parce que c'est une chose différente sur laquelle j'ai peut-être pas le temps de m'expliquer aujourd'hui, mais en tout cas, vous voyez, au fond, on vit dans une société qui est où on a du mal à comprendre le sens symbolique de la différence sexuelle, dans l'Église il est assez marqué symboliquement et donc les prêtres qui représentent Jésus, qui est Dieu fait homme masculin, ceci est mon corps livré pour vous, c'est le corps d'un homme, voilà. Et donc l'identification du prêtre à un homme, un sens symbolique fort face l'église féminine. C'est difficile à comprendre dans la culture actuelle, mais je pense que les croyants le comprennent de l'intérieur. Merci mon Seigneur Pierre-Antoine Beauzeau, porte-parle de la conférence des évêques de France, évêques du dieu cesse de La Rochelle. Merci à vous. Merci d'avoir été invité d'une 830 France Info, l'occasion de la visite du pape, Leon XIV, ce qui commence ce matin et construit ensemble la vidéâment sur France Info.
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