Élections sénatoriales, visite du pape en France... Le "8h30 franceinfo" de Sébastien Chenu
Depuis le 1er septembre, tout le monde veut que vous leur confiez vos factures. Des plateformes qui ne vous connaissent pas. Des logiciels qui viennent de vous rencontrer. Face à cela, quelqu'un qui vous connaît déjà. Avant de choisir votre plateforme agréée, parlez-en avec votre expert comptable. Income, la plateforme où l'expert fait la différence. Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Madame. Le Rassemblement National va donc avoir un groupe au Sénat. Sénat qui était renouvelé hier pour plus de la moitié de ses 348 sièges, vous n'aviez que 3 Sénateurs, votre objectif était d'atteindre au moins les 10 pour pouvoir former ce groupe, objectif atteint. Marine Le Pen parle d'une victoire historique d'une étape majeure dans la route vers l'Elysée. Pourquoi une étape majeure ? Oui Marine Le Pen, à raison, c'est une victoire historique de nos idées, du rassemblement national. Nous avons au moment où nous parlons 15 Sénateurs qui formeront ce groupe patriote avec nos alliés de l'UDR, et qui rejoignent... – C'est le parti d'Eric Ciotti ? – Oui. – Vous, c'est 15 ce matin, le chiffre... – Oui, c'est 15. – Ouais. – C'est 15, nous nous parlons. Avec le ralliement d'une sénatrice LR, je crois, de l'I, Mme Gouache-Avant. Donc, nous sommes à 15. Au moment où nous nous parlons, vous savez qu'il y a toujours au Sénat ensuite une organisation qui peut permettre à des sénateurs élus d'hiver quelque chose de rejoindre des groupes. Donc, on verra. Mais c'est un phénomène politique manifeste. puisque nous n'avions pas de groupe et que notre partie premier, partie politique de France, réparla quelque part quelque chose qui était assez non pas injuste, mais en tous les cas qui était une anomalie démocratique. Et donc les grands électeurs ont réparé cela. Et puis surtout, c'est la multiplication par cinq de nos voies dans tous les départements où nous avons présenté des listes par rapport aux scrutins précédents. Que ce soit la proportionnelle ou que ce soit aux scrutins majoritaires, nous multiplions par cinq nos voies et nos élus par cinq. C'est un phénomène assez naturel entre guillemets compte tenu de vos résultats aux élections municipales puisque ce sont en grande majorité les conseillers municipaux qui élisent les sénateurs, mais en quoi c'est une étape majeure pour la présidentielle ? Mais parce qu'on nous a longtemps dit qu'il y avait des plafonds de verre. Nous nous avons toujours expliqué, défendu la position et l'idée que le plafond de verre n'existait pas, qu'il était une invention pour essayer d'empêcher nos électeurs d'aller vers nous en disant mais n'y arriveront jamais. Mais nous avons, évidemment, franchi toutes les étapes et celle-ci était l'ultime. Donc nous avons, depuis un certain nombre d'années, des sénateurs. Messieurs Zurek, Auchard et Duroc étaient nos trois sénateurs sortants. Ils sont aujourd'hui rejoints par une douzaine d'autres qui leur permettent de faire groupe. Et cette dernière étape parachève notre présence dans l'ensemble des institutions des monstres d'un pays. – Jean-Diane Bardella dit, ce sont les élus proches de LR qui ont voté pour nous. Comment vous l'interprter pour vous, c'est quoi ? Il y a une digue qui est tombée et se soutient de potentiel LR en préfigure peut-être un autre pour la présidentielle. C'est davantage qu'une digue. C'est-à-dire que, je rappelle que nous nous défendons, alors ça apparaît parfois peut-être pour certains anachroniques, nous défendons des idées. Et les idées que nous portons, nous comptons les faire aboutir. Et nos idées, nos élus sont élus sur un programme. Et ce que je crois, c'est que les LR qui ne savent plus où ils habitent, les élus ou les électeurs traditionnels des LR sont perdus par les prises de position totalement, je veux dire, le taux hubeauu incessant de LR qui un coup sauve Macron, un coup appel à voter Macron, un coup s'y oppose. Mais donc le LR est un refuge pour les LR qui savent plus. Bien sûr et nous tendons la main. Mais pas uniquement à LR d'ailleurs parce qu'il y a des départements, vous le voyez dans les rôles ou en Gironde, On peut imaginer puisque, par exemple, je prends la Géonde où les LR font trois sièges tout de même, et nous nous faisons un siège avec la très belle victoire des Dijdiases, où en scène maritime, nous pouvons penser qu'il est aussi des élus de gauche qui votent pour nos idées patriotes. Donc nous tendons la main à tous les patriotes. Comme d'habitude, eh bien entendu, ceux de LR sont certainement les premiers qui répondent, mais notre mouvement qui est celui de tendre la main et de dépasser l'éclivage, il est bien en marche. Le Sénat, dans l'histoire, est perçu comme le temple de la pondération du compromis. Est-ce que c'est compatible avec le fait de revendiquer être un parti anti-système ? Mais c'est surtout aussi souvent perçu comme un club d'habitué, comme un club d'élus d'entre-soi qui s'arrange et qui parfois oublie un certain nombre de convictions. Il ne s'agit pas de l'élu. Vous les bousculer, le système du Sénat. Vous dites comme érixiotique que vous allez marquer une opposition à ce conformisme immobile et impuissante caractéristique de Sénat ? C'est vrai que nous ne sommes pas conformistes. C'est vrai que nous défendons, je le rappelais il y a quelques instants, des idées. Ces idées, elles sont différentes et je crois ce qui fait notre succès. Mais pour répondre à la question d'Aguette, Sébastien Chennu, vous avez choisi, vous avez souvent été cartelés ces dernières années entre votre stratégie de respectabilité et votre positionnement anti-système. On croit qu'à l'Assemblée nationale, on a montré qu'on était capables d'avoir un positionnement qui était hostile à ce système, qui fait tant de mal aux Français, les résultats sont piteux et pitoyable de tous ceux qui nous gouvernent depuis tant d'années ont échoué. Donc nous continuerons à être hostiles à ce système qui abîme le pays, mais nous montrerons notre parfait attachement aux institutions. Je crois que ça s'est vu à l'Assemblée nationale. On a été des députés parfaitement responsables, qui ont pris des responsabilités mais qui les ont surtout assumées. Ce sera pareil au Sénat. Et c'est vrai que nous ne sommes pas là pour perturber les institutions, nous sommes là pour parfois les faire évoluer. – Malgré une étiquette anti-system, vous n'êtes pas là pour perturber. Sébastien Chenus, les derniers jours ont été marqués par la visite du pape Léon XIV, ce qui achève son déplacement aujourd'hui à Metz. Qu'est-ce que vous inspire cette ferveur qu'on a pu constater depuis trois jours ? C'est évidemment un événement fédérateur de grande ampleur. Je crois qu'il dépasse évidemment les catholiques de notre pays, l'avenue du pape, les messages qu'il véhicule et qui peuvent être sources d'interrogation pour toute la classe politique parce que le pape n'est pas enfermable heureusement par une sensibilité politique ou une autre. Le pape dit ce auquel il croit, ce qu'il pense, la parole effectivement de l'église. Et ce discours vous touche, Sébastien Chenoux ? Mais comment ne pas être touché ? La parole du pape, je disais chez un de mon confrère, le pape est un sniper. Le pape dégagne très vite. C'est une image audacieuse, mais... Oui, mais le pape ne cherche pas... C'est l'intérêt d'une parole spirituelle, c'est qu'il ne cherche pas à plaire. Il dit exactement une parole de conviction et face à une parole de conviction et de sincérité, vous êtes obligé de vous interroger. Par exemple sur l'accueil des migrants, qui l'a défendu comme le faisait son prédécesseur, en disant que c'était finalement l'esprit du catholicisme que d'accueillir les personnes exilées. Il s'est rendu dans une maison qui accueille notamment des Afghans, des Nigeriens, qu'il a rencontré vendredi à Paris, la preuve a dit, Léon XIV, qu'il est possible de se rencontrer et de vivre ensemble dans la dignité et la paix. Ce message, qu'est-ce que vous en pensez ? – Alors les messages d'ailleurs de l'église catholique ne sont pas nouveaux. L'église catholique est attendue, que ce soit sur les migrants, sur la fin de vie, etc. On connaît le discours de l'église catholique. Nous, lorsqu'on est politique, on gère le temps pour elle, l'organisation du temps et de la société. Le Saint-Père gère le spirituel. Et moi, j'entends très intellectuellement, j'entends tout à fait qu'un homme ou une femme qui veut changer le cours de sa vie, qui croit qu'il y a un meilleur avenir ailleurs, soit capable de dépasser des océans, des déserts pour essayer de s'en sortir. Je dis simplement que lorsqu'on a en charge l'organisation de la vie de la société, on ne peut pas dire en étant responsable au monde entier, en tout cas par exemple au continent africain, de venir déménager sur le continent européen. Ce n'est pas une perspective. La perspective de la dignité, ce n'est pas d'entasser des gens sur les côtes du nord de la France. – Vous avez quand même... – Il va l'année en Angleterre. La perspective de la dignité, c'est de régler le problème migratoire, de le gérer avec une vraie fermeté dans cet esprit. – Vous dites que le pape est dans son rôle et que les politiques sont dans l'heure. Jordan Bardella avait quand même sèchement critiqué le pape François, à l'époque, il lui avait reproché de tenir des discours déconnectés des réalités. Pourquoi cette mensuétude vis-à-vis de Léon XIV ? Vous trouvez qu'il est moins clivant que ce qu'on connaissait, c'est ça ? Exactement. Moi, j'avais trouvé le pape François qui est persel, mais quelque part, on se moque de mon avis persel, me touchait assez peu parce que je le trouvais clivant, parfois très dur, presque parfois avec une certaine forme dans l'expression de brutalité et qui avait mis, je crois, beaucoup de catholiques mal à l'aise. Bon, c'était un pape qui avait une personnalité telle que celle-ci. Ici, on a un Pape dont on sent un accueil, en tous les cas, une sorte de bienveillance avec une ligne qui reste très proche de l'Eglise catholique. On n'attend pas du Pape qu'il soutienne la Gay Pride, la fin de vie, etc. Enfin, je veux dire, évidemment, la parole de l'Eglise catholique, elle est traditionnelle et c'est en cela qu'elle est un phare intéressant dans une pensée politique ou une pensée ou un débat de société. Il ne soutient pas non plus l'interdiction du voile dans l'espace public, visiblement, parce qu'elle est lisée, vendredi. – C'est autre chose, ça. – Alors il a eu cette phase, une juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public, mais à travailler pour que l'État et les institutions religieuses dialoguent ensemble. – C'est intéressant. – Vous êtes sensivisées ? – Non, parce que nous, on n'interdit pas une religion, et l'expression d'une religion, on combat l'islam politique. Et j'ai déjà eu l'occasion de le dire, y compris sur votre antenne, que nous ne faisions pas, nous faisions une différence. on ne mélange pas une religion et l'idéologie islamiste qui fait des morts. Donc l'idéologie islamiste, elle a des signaux, elle a des signes. – Le voile, ce n'est pas ce que vous faites quand vous promettez de sanctionner des femmes qui portent le voile. – Je suis en train de vous expliquer, je suis en train de vous expliquer que le voile est un étendard et qu'aujourd'hui, lorsqu'on fait le choix de se couvrir, de couvrir son corps et de couvrir finalement aussi d'une certaine façon, ces idées, on se met en rupture avec la société dans laquelle nous sommes. C'est un message politique qui est envoyé. Il n'y a pas une violence à l'égard de ces femmes, à dire ça ? Non, non, la violence, c'est celle de l'idéologie islamique. C'est elle qui fait des morts. Le fil info tout de suite. L'info en une minute, Sébastien Chenu, bien sûr, vous restez avec nous. Vice-président du groupe Rassemblement national à l'Assemblée. Et député du Nord, il est 8h44. Et c'est avec Maureen Suignard. L'avion du pape est en route vermet. C'est là que se déroule la fin du voyage du Souverain Pontif en France. une déambulation des Lyon XIV est prévue dans la ville, une messe aussi, où se rendra finalement Emmanuel Macron. Hier, le Pape a aussi rencontré plusieurs victimes de pédocriminalité dans l'église. On a tous eu le sentiment d'un niveau d'écoute et d'une compassion réelle témoigne sur France Info, l'une des personnes qui a pu échanger avec lui. Alors que les prix à la pomme sont déjà à des niveaux record, voici un mauvais indicateur. Le prix du baril augmente encore ce matin de 3% et se situe à plus de 107 dollars conséquence de la situation incertaine au Moyen-Orient. Quelles seront les réquisitions du parquet Rachida D'Ati les connaîtra tout à l'heure ? Le procès de l'ancienne ministre de la Justice est sur le point de se terminer. Elle est soupçonnée de corruption et trafic d'influence, accusée d'avoir fait du lobbying pour Renault alors qu'elle était députée européenne, ce qui est interdit. Et puis la rencontre sera à suivre sur France Info, Belgique, France, début du match à 20h45, deuxième match de Ligue des Nations de foot pour les Bleus. Avec Sébastien Chenevis, président RN de l'Assemblée nationale, on va parler dans un instant de la menace ruse et de la position de votre partie, mais on parlait du pape Emmanuel Macron qui n'a pas assisté à la messe place de la Concorde, va finalement assister à la messe à la cathédrale de de Messe, c'est quoi pour le président, c'est une séance de rattrapage ? – Il y a peut-être un petit peu de ça, mais moi je ne veux pas ouvrir de polémique dans un événement fédérateur, je trouve que le président de la République avait sa place évidemment à l'assisté à la Messe parce que la place de la France vis-à-vis de l'église catholique est assez singulière, le président de la République d'ailleurs est chanois d'un horaire de la trans, c'est un titre un peu, peut-être qui peut paraître un peu dézoué, mais il y a un lien en tous les cas, donc ça ne semblait pas… – Vous fallait atteindre la laïcité, bon ? L'aïcité, c'est pas interdire. Ça n'a pas de lien avec la l'aïcité. Et Marine Le Pen, j'en ai parlé là, était à la messe... Oui, il y avait des hommes et des femmes politiques de tous les bords. À la messe, j'avais devant moi des collègues socialistes et écologistes. Simplement écommunistes. Simplement, je trouve que c'est plutôt un signe sympathique de la part du président d'assister à la messe. Peut-être, veut-il aussi profiter un peu de cette lumière dont il a perçu qu'elle se dégagait fortement de la visite papale dans le pays, parce que la visite du Saint-Père, je crois, produit un effet très positif dans le pays, un effet d'unité, une ferveur populaire. Peut-être veux-il profiter un petit peu de cette lumière aussi. C'est bastion chenu. Alors que les tensions entre l'Europe et Moscou s'intensifient, Emmanuel Macron estime que la France pourrait être visée par une attaque de drones chargées d'explosifs, comme l'a été l'Allemagne début août. Dans ce contexte, le Rassemblement National pointe la menace russe, tout en jugeant qu'on ne peut plus aider financièrement l'Ukraine, Ce qui fait dire ceci au ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barot, hier sur France 2 et France Inter. Jean-Luc Mélenchon a enlevé les gants pour taper dans la figure des Ukrainiens, Marine Le Pen, elle les a conservés. Mais au fond, c'est le même message. C'est une défiance vis-à-vis de l'Union européenne, de notre organisation politique, et c'est une complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine. Est-ce que vous complézeraient avec Vladimir Poutine, Sébastien Chenu ? Non, pas du tout, mais j'aimerais que Jean-Noël Barot, au lieu de se commettre dans des commentaires un peu oiseux, prennent des initiatives, voyez-vous je sais pas bien ce que faire Jean-Noël Baraud de ces journées, mais moi ce que j'espère... La France aide l'Ukraine financièrement, militairement, vous vous proposez de réduire l'aide à l'Ukraine ? J'ai terminé ma phrase, vous n'y voyez pas d'inconvénient. Et là on a entendu tous le discours du pape, là aussi, qui appelle à la paix. Moi je pense qu'il faut prendre des initiatives qui vont vers la paix. Sur l'aide à l'Ukraine, nous l'avons déjà dit. La France aide à hauteur de aujourd'hui 8 milliards, si on prend les aides financières, techniques, matériel, etc. d'euros l'Ukraine depuis le début du conflit, mais bien au-delà, si on prend la côte part qu'on verse à l'Union européenne, ça fait monter notre aide à 26 milliards d'euros. Ce sont des prêts essentiellement. Oui, des prêts, mais enfin bon, c'est quand même de l'argent, c'est pas de l'argent magique. Donc nous, ce que nous avons dit Marine Le Pen, l'a rappelé, nous continuerons à aider l'Ukraine dans les engagements qui sont ceux, j'allais dire, pris par la France. Aide matériel, aide militaire, aide de formation, aide humanitaire pour le reste demain. Nous sommes capables d'engager de nouvelles dépenses financières. Nous n'en avons plus les moyens. Nous sommes encore... Mais vous pouvez dire que la menace russe est très grave, c'est la sanctionnée qui vient communiquer et en même temps dire mais on va couper le revenu à l'Ukraine. Est-ce que c'est un peu incohérent? Mais nous allons dans quelques semaines, dans quelques jours... Si la menace est grave, il faut aider l'Ukraine à gagner cette guerre. Nous allons dans quelques heures étudier le budget de la France. J'aimerais qu'on nous dise à quel endroit du budget, à quel moment du budget, sur quelle restriction budgétaire il faudrait faire pour continuer à trouver de l'argent pour aider l'Ukraine. Nous n'en avons pas, en tous les cas, j'entends matin, midi et soir, y compris ce gouvernement qui a mis la France en faillite, nous dire que nous n'avons plus un rond. Sur le reste, oui, la menace russe est importante. Oui, il faut aller vers la paix. Mais pour ça, il faut prendre des initiatives. C'est pour ça que je vous dis que ces discours qui sont mes commentaires, et bien essayer de mettre les belligeants autour d'une table. Regardez, Trump va inviter Poutine au G20. Moi, je n'ai de sympathie, ni pour l'un, ni pour l'autre, à titre personnel. Mais je trouve que c'est une initiative qui essaie de faire rentrer, évidemment, des gens qui ont des intérêts assez contradictoires autour d'une même table. Vous n'entendez pas le gouvernement russe, le ministère des Affaires étrangères, Lavrov dire la Russie ira au bout de ses objectifs en Ukraine, quoi qu'il arrive, vous ? Vous pensez qu'il n'y a pas une naïveté à penser que la Russie peut être prête à la paix ? Non, je crois pas qu'il y ait de naïveté. En tout cas, c'est à nous de les inciter à la paix. Je pense que d'ailleurs, la Russie aurait beaucoup pas gagné également à ce que la paix s'instorte. Je ne suis pas persuadé que les centaines de milliers de morts russes soient particulièrement réjouissantes pour la Russie. – C'est en arrêtant, en réduisant l'aide à l'Ukraine, que l'on va forcer la Russie à discuter ? – C'est en prenant des initiatives de paix, c'est en prenant des initiatives qui amènent les gens autour de la table. De toute façon, et Marine Le Pen l'avait dit très légitimement il y a quelques temps, où cette guerre, l'OTAN entre dedans, et c'est la troisième guerre mondiale avec ce que ça a comme conséquence, c'est la guerre de cent ans, c'est un enlisement, nous y sommes. Donc, évitons cet enlisement parce que ça a des conséquences au-delà même des morts, qu'il y a en Ukraine, qu'il y a en Russie des êtres humains qui meurent, il y a évidemment, pour nos économies européennes, des conséquences très manifestes que les Français payent. Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde a envie que ça s'arrête. Et dans un contexte où nombreuses Français sont étranglées par la hausse des prix du carburant, Emmanuel Macron promet de tout faire pour baisser des prix, et notamment d'envoyer des moyens militaires en Arabie Saoudite pour protéger un site pétrolier stratégique menacé par les outils. Jean-Noël Barrault, ministre des Affaires étrangères, a précisé hier que les moyens engagés seront strictement défensifs pour protéger les exportations de brutes sur la mer rouge. Il explique aussi que cela fait deux ans que nos moyens militaires sont déployés en mer rouge pour protéger notamment la circulation. Est-ce que vous êtes rassurée, parce que vous avez critiqué cette initiative ? – Je ne comprends pas cette initiative. – Vous dites que le ministère des Affaires étrangères – doit agir et… – Non mais je ne comprends pas cette initiative. L'Arabie Saoudite a des accords de défense avec des pays qui sont de mémoire la Turquie et le Pakistan. Et pourquoi est-ce que l'Arabie Saoudite ne s'appuie pas sur ses partenaires historiques ? Nous, on a des accords de défense, non pas avec l'Arabie Saoudite, mais avec les Émirats Arabes Unis. Il est normal, c'est fait pour ça, un accord de défense. C'est pour s'appuyer dans ces cas-là. – Sauf que la France est directement concernée par la hausse du menu gardera. Donc là, il s'agit d'agir sur la circulation pour faire baisser les prix à l'âge. Même l'embray. Les intérêts économiques de la France dans des pays du monde entier, il y en a de multiples. Nous avons des intérêts et ce que nous faisons, c'est que nous passons des accords de défense dans ces cas-là. Nous n'en avons pas avec l'Arabie saoudite, si on se met à intervenir. Et d'ailleurs, je reprends la position de Dominique de Villepin aussi, qui n'est pas connu pour être seulement qu'on puisse dire un allié du Rassemblement national, qui trouvait qu'effectivement, c'était une position dangereuse, une position et qu'il fallait demeuré excessivement vigilant sur cette initiative gouvernementale. Et je pense que Dominique de Villepin, en cela, dit aussi, dit aussi la vérité. Oui, enfin, je ne comprends pas ce que ce gouvernement fait à s'agiter tous azimuts dans des domaines et... C'est de l'agitation tous azimuts de sécuriser les routes du pétrole qui permettent si les navires sont en mesure de naviguer, qui pourraient permettre de faire un peu baisser la pression sur les prix. – Là encore, nous attendons du gouvernement qu'ils prennent des décisions et des actes forts, notamment nous l'avons dit sur la baisse de la TVA, ce que font tous les autres pays européens désormais. Quel que soit leur type de gouvernement, quel que soit leur type d'économie. Tous les gouvernements baissent la TVA et baissent les taxes sur… – Ou baissent certaines taxes, mais pas forcément la TVA. – Oui, bien sûr. – Parce qu'il y a des règles européennes qui empêchent de baisser la TVA de façon pérenne. – Oui, mais vous avez raison, mais vous savez que nous avons souhaité et que nous souhaitons positionner les énergies comme étant des biens de première nécessité. C'est ce qui nous permettrait, évidemment, de faire pression sur l'UE pour baisser la TVA et aller au-delà de ce qui est possible sans faisant rentrer les énergies comme biens de première nécessité. – On n'avait toujours pas dit comment vous financer cette baisse de la TVA. – Bien sûr, on le dit tous les jours matin, midi et soir. – Vous êtes censé présenter votre compte budgien en octobre. Nous y sommes quasiment. – Oui, enfin on va attendre le… – 28 septembre. – On va attendre, permettez qu'on attend le projet de budget du gouvernement dont on ne connaît rien. Aujourd'hui, il y a probablement une attaque en règle contre les retraites que nous ne laisserons pas faire. Nous ne laisserons pas se désindexer les retraites ni se geler les petites retraites. À partir de 1200 euros, le gouvernement veut revoir l'indexation des retraites. Nous nous y opposerons. – C'est une ligne rouge ou pas ? Est-ce que c'est un motif de censurer, de censure du gouvernement ? – On va voir comment s'organise ce budget. Nous ne le voterons pas. Je veux dire, on s'opposera à la désindexation des retraites. On s'opposera à la baisse des retraites. Et ensuite, on verra ce que ce gouvernement propose, parce que vous pourrez vous abstenir. Non, non, non, non, on ne s'abstiendra jamais sur une base d'attrête, jamais. Nous nous opposerons à la baisse des pensions de retraite des Français. Vous avez censuré ? On a juste pour concours. Ça, c'est autre chose, mais monsieur. Vous ne votez pas le budget, mais vous n'expliquez pas de censure. Vous avez le vote du budget, qui est sur le cadre, je vous dis, nous voterons contre. Et ensuite, vous avez la censure, parce que le gouvernement veut passer en force. Et c'est une autre étape. Si, pardon, ma question, si la désindexation ou le gel des pensions de retraite est une ligne rouge, est-ce que ça vaut censure ? Alors, c'est une autre étape parce que ce budget peut, le seul intérêt de ce budget, c'est qu'il soit réversible. C'est-à-dire qu'en fait, ça ne dure que six mois, six d'autres, c'est-à-dire nous, ce que nous espérons, arrivions aux responsabilités, à partir du mois de mai, c'est qu'on puisse changer le cours des choses. Donc, on ne veut pas se laisser enfermer... C'est une loi spéciale. Ben voilà, on ne veut pas se laisser enfermer parce qu'on appelle une loi spéciale qui nous empêcherait de changer le cours des choses, y compris sur les retraites, ce qu'on veut c'est avoir de la latitude, de la marge de manœuvre pour pouvoir si le gouvernement impose une baisse des retraites contre laquelle nous voterons, eh bien nous pouvons changer les choses à partir du mois de mai. Donc il faut faire très attention à ça. Mais alors que vous aviez censuré Michel Barnier sur ce sujet de la désindexation des retraites, cette fois vous pourriez malgré la désindexation, ne pas censurer parce que vous vous dîtes on pourrait revenir... Parce qu'il y a la possibilité dans 6 mois de changer le cours des choses, de mener une autre politique de faire baisser la TVA sur les biens de première nécessité, de revenir sur la revalidisation des retraites. Oui, dans six mois, il y a la possibilité de changer le cours des choses. On ne va pas s'en priver. C'est même le but de notre action. – Sébastien Chenu, votre collègue, le maire rassemblement national de Carcassonne-Christophe Barthès, est de nouveau dans la tourmente. Après, vous en souvenez évidemment la diffusion de cette vidéo dans laquelle on entente un policier municipal et ses collègues des Blatérés pendant de très longues minutes des propos racistes, misogynes, complotistes, etc. Ce policier municipal était membre du service de l'URN militant de votre parti, vous l'en avez exclu, l'indépendant, qui est un journal local, et Mediapart affirme que le maire de Carcassonne donc avait reçu plusieurs signalements dans les mois qui ont suivi ses élections et il n'a rien fait, il a laissé ce policier en poste. Est-ce que c'est normal, vu la gravité des propos ? De choses, bon, j'ai beaucoup de réserves sur l'indépendant et les médiapartes, qui sont des journaux militants contre le rassemblement national, donc je vous dis que pour moi ce ne sont pas des références, et je prendrai ça avec des principes. C'est régulièrement, ils sortent des infos qui sont vérifiés ? Oui, enfin bon, j'ai beaucoup de réserves. La deuxième chose... Il lui-même a eu un rapport d'enquête administratif sur ce sujet. La deuxième chose, le maire de Carcassonne n'est pas à l'origine de l'embauche, il a ensuite procédé, je crois, je connais pas le dossier, au fond, j'allais dire, tout ce qui se passe administrativement dans ce cas de figure, donc il a sanctionné le policier municipal. Il ne l'a pas embauché. Cette vidéo est très ancienne d'ailleurs. Mais quel rapport avec le fait qu'il n'ait pas embauché ? C'est bien surchaînu parce qu'une fois qu'il est maire, il est en responsabilité. Vous ne pouvez pas dire qu'il est élu. Non mais cette vidéo, elle est ancienne, il n'était pas maire. Mais il sort les mains parce qu'il n'était pas maire lorsque la vidéo a été tournée et lorsqu'elle est sortie, il n'était pas maire. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui, il a enclenché un certain nombre de procédures administratives d'après ce que j'ai compris, qui iront évidemment jusqu'au bout, puisque le souhait de Christian Barthès, ça ne donne pas à voir ce policier municipal dans ces années. Donc il ne peut réagir avant la publication de la vidéo, ce n'est pas un problème pour vous. Avant la publication de la vidéo, encore faut-il qu'il le sache. Vous avez dit même qu'il était au courant d'enquête administrative. Eh bien il a enclenché les procédures administratives. Normal, mais j'arrive même pas à voir ce que vous essayez de démontrer. Nous ne voulons pas de gens pareil dans nos policiers. Justement, vous dites que vous ne voulez pas ce type de personnes au Rassemblement Réational, Et en même temps, vous avez un élu R.N. qui potentiellement a couvert ces faits, parce qu'il les a connus sans les dévoilés et sans sanctionner l'agent. Il a, je crois, suivi les procédures administratives classiques. Donc circuler, il n'y a rien à voir pour eux. Bah non, pas circuler, il n'y a rien à voir. Circuler dehors, monsieur l'agent. Et vous ne lui demandez pas de comptes, vous ? Au maire. Qu'en tant que membre du rassemblement national, de maire du rassemblement national, maire rassemblement national, de Carcassan. Je pense que les habitants ne sont pas contents de demander des comptes au maire de Carcassan. Mais si j'en crois les résultats des séatoriales, visiblement les habitants et les électeurs de l'Ode ont été très en support des élus RN de l'Ode dimanche dernier. Mais Julien Rancoul n'a pas été élu dans l'Ode. Ben oui, c'est pas un scrutin proportionnel, mais on a multiplié nos voies par cinq. Tu penses que c'est à cause de ça, c'est pas à cause de cette polémique qu'arcassonne étant dans l'Ode également ? Non, non, non. On a multiplié nos voies par cinq, ça veut dire qu'effectivement je pense qu'on a beaucoup de succès aussi dans l'Ode. Sébastien Chenu, vice-président rassemblement national de l'Assemblée et député du Nord. Merci Agathe, je vous dis à demain. Merci pour être en chaine, à demain Simon.
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