Jordan Bardella accusé d'écrits antisémites, grève dans la fonction publique, budget, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Dominique de Villepin
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Il parle de faux grossiers et assure qu'il va déposer une plainte, une plainte qui l'a déposée d'ailleurs une plainte en diffamation contre Médiapartes. Est-ce que vous lui accordez, vous, Dominique de Vilpain, le bénéfice du doute ? Si ces propos ont été tenus, ils sont bien sûr inacceptables. Dans un pays qui connaît une montée forte de l'antisémitisme, à aucun moment on ne peut souscrire à de tels propos. Mais vous permettrez ce matin de ne pas me placer sur un terrain personnel, mais sur un terrain politique, parce qu'il y a matière de ce point de vue à dire des choses très fortes sur le Rassemblement national et qui malheureusement ne sont pas dites depuis un certain nombre de semaines et un certain nombre de mois. Le Rassemblement national défend une politique qui est contraire à tous nos principes d'égalité et met en place une mécanique qui a vocation à changer notre constitution et à terme à changer notre régime. La République est et nous faire rentrer dans une démocratie libérale. C'est ça, la mécanique mortelle qui est en train de se mettre en place. Par ailleurs, le Rassemblement national porte un héritage. Et cet héritage, tout le monde le connaît. C'est celui de l'axélofobie, c'est celui du racisme, c'est celui de l'antisémitisme et les dernières élections. 2022-2024 ont montré que les brebilles alleuses étaient encore très nombreuses. Dans ce contexte, dans ce contexte, la vigilance, bien sûr, est nécessaire, mais nous voyons bien aujourd'hui que dans la politique de surenchère, qui est celle du Rassemblement national, ces ambiguïtés sont aujourd'hui extraordinairement dangereuses. – Justement, dans l'enquête de Mediapart, vous parlez du fond idéologique du Rassemblement national. Dans cette enquête, Jordan Bardella dit ou dirait que l'important est d'être irréprochable médiatiquement, mais il se réjouit que le fonds idéologique du parti reste le même depuis 40 ans. Vous qui avez été plusieurs fois épinglé, vous-même, Dominique de Villepin par Mediapart, est-ce que vous avez un doute sur le sérieux de leur enquête, puisque c'est la ligne de défense du rassemblement national ce matin ? Je n'ai pas vocation à me poser en témoin de moralité, de quoi que ce soit, ni de juger de la qualité de l'enquête faite par Mediapart. Nous savons qu'ils ont fait dans le passé des enquêtes très sérieuses, Mais il est important d'apprécier sur la réalité des faits précisément évoqués, et la justice est saisie, je n'irai donc pas plus loin sur ce terrain personnel. – Est-ce que vous pensez que, de toute façon, même si Jordan Bardella arrive à se défendre et à prouver qu'il n'a pas tenu ses propos, c'est un fait-campagne qui poursuivra le Rassemblement national ? – Mais ce qui est un fait-campagne et qui poursuivra le Rassemblement national, c'est l'héritage qui est le sien et la politique qui l'entend mener. Moi, j'attache de l'importance à la réalité de la politique. La dédiabolisation, c'est une imposture de Munich et de l'Illipat. La dédiabolisation suppose que la politique menée sur le fond par Israël, par le Rassemblement national... L'absence, on va en parler de l'Israël d'ailleurs, de la politique étrangère. ... par le Rassemblement national soit une réalité. Et je trouve étonnant que le Rassemblement national puisse aujourd'hui se présenter en protecteur d'Israël et des Juifs de France, compte tenu de l'héritage qui est le sien et compte tenu des manifestations qui continuent de s'exprimer à l'intérieur de ce parti. – Dominique de Villepin, l'autre actualité aujourd'hui, c'est la mobilisation dans la fonction publique et dans les lycées. Un mouvement de blocage parti des lycées d'Ile-de-France contre le manque de moyens ou l'absence de professeurs, notamment. Est-ce que, comme la France Insoumise, vous soutenez l'action de ces lycéens ? – Alors je prends très au sérieux les revendications qui sont celles des lycéens et qui s'expriment un peu partout dans les lycées de France. D'abord parce que nous le voyons, il y a une surcharge importante dans certains établissements. Il y a des conditions d'études et de travail qui ne sont pas du tout satisfaisantes, de chaleur, d'insalubrité, de manque de personnel. Et une inégalité qui s'exprime sur notre territoire, une égalité sociale, une égalité territoriale et une égalité générationnelle. Donc sur le fond, ce mouvement est légitime, dit-donc ? Oui, je ne dis pas que le mouvement est légitime, d'abord parce qu'aucune violence n'est légitime. Mais qu'il y ait aujourd'hui des revendications, il faut les prendre au sérieux, comme il faut prendre au sérieux les revendications des enseignants et d'une manière générale de la fonction publique, quand on sait que le GL du point d'indice, en gros depuis 2010, est une constante. Sur le fond, mais moi je peux vous interroger aussi sur le bras de fer qui est en train de se jouer. Le maire LFI de Saint-Denis-Bali-Bagaioko c'est rendu hier devant un lycée de sa ville pour soutenir ses jeunes. Vendredi, c'était un autre député, enfin un député LFI qui postait sur « Est-ce que le mouvement lycéen doit s'étendre ? » Le premier ministre fustige une surenchère irresponsable. Instrumentaliser leur colère à des fins partisanes est une faute, est-ce que vous êtes d'accord avec le premier ministre ? Vous, l'homme du CPO, vous savez ce que c'est de mettre les lycéens dans la rue. Pour autant, est-ce qu'on peut cautionner le fait que des élus… Les élus ont vocation à défendre des politiques susceptibles, à porter des réponses aux problèmes rencontrés par nos concitoyens, y compris bien sûr les plus jeunes, ils n'ont pas vocation à mettre de l'huile sur le feu. Nous sommes dans un contexte extrêmement dangereux et il faut être extrêmement vigilant, car l'on sait que des manifestations, dès lors qu'elles se poursuivent dans la durée et qu'elles trouvent des motifs pour continuer sont susceptibles de devenir hors de contrôle personne de souhaite aujourd'hui que notre jeunesse puisse se mettre ainsi en danger et donc il faut veiller à la fois à calmer les esprits, à la fois à calmer les esprits et en même temps à veiller à la plus grande sécurité de ces jeunes. Et les filles Dominique de Villepin qui sur un tout autre sujet remettent en cause ou contestent comme le rassemblement national l'envoi de moyens militaires français en Arabie-Saudite pour protéger un site pétrolier stratégique menacé par les outils du Yémen, LFI et le R&N juge que des militaires français n'ont rien à faire là-bas. Sébastien Chenu, vice-président rassemblement national de l'Assemblée est-être à votre place ici dans l'Huit trente francs info hier matin, il assure que la position de son parti finalement est la vôtre Dominique de Villepin, écoutons-le. Je veux dire quoi est-ce que l'Arabie Saoudite ne s'appuie pas sur ses partenaires historiques. Nous on a des accords de défense, non pas avec l'Arabie Saoudite, mais avec les Émirats Arabes Unis. Nous n'en avons pas avec l'Arabie Saoudite. Je reprends la position de Dominique de Vilpain aussi qui n'est pas connue pour être seulement qu'on puisse dire un allié du Rassemblement National qui trouvait qu'effectivement c'était une position dangereuse et je pense que Dominique de Vilpain en cela dit aussi la vérité. Il a raison Sébastien Chenu, vous êtes d'accord ? Il y a besoin d'une très grande vigilance dès lors qu'il s'agit d'envoi de force sur les théâtres extérieurs, et en particulier sur un théâtre de guerre. Le président de la République a jugé que nous pouvions apporter quelque chose à la sécurisation d'une infrastructure énergétique. En l'occurrence, la mer rouge, sachant que le détroit dormus est bloqué, Il y a 5 millions de barils qui passent par ce chemin-là. Donc il y a un enjeu que nous soyons vigilants, même s'ils nous avons participé, à une même opération en 2019 avec l'envoi de radar et de soldats. Mais dans un contexte qui est différent. Aujourd'hui, il faut prendre en compte le fait que nous sommes en situation de guerre dans cette région, avec un mouvement autiste qui tient les rebelles du Yemen, qui tiennent les positions qui, aujourd'hui, tirent sur le terminal de Yambu. Donc, soyons extraordinairement vigilants. Nous n'avons pas à entrer à aucun moment dans une logique d'engrenage. Que nous puissions, et c'est l'ambition du président de la République, apporter notre concours à la sécurisation de ce terminal de façon défensive, c'est une chose. Que nous puissions rentrer dans une logique d'engrenage et devenir partis intégrants de cette guerre. Si vous étiez à la tête de l'État aujourd'hui, Dominique de Villepin, est-ce que vous auriez fait comme le président, c'est-à-dire envoyer des moyens pour sécuriser et agir sur les prix du carburant en France ? L'objectif, l'objectif est légitime. Les modalités et les précautions qui doivent être prises pour accompagner ce dispositif sont absolument indispensables. Donc nous devons nous tenir loin de ce théâtre de guerre et à aucun moment prendre le risque de rentrer dans cette logique d'escalade. Dominique de Villepin, sur un autre front, les tensions entre l'Europe et Moscou s'intensifient. Une réunion a eu lieu à l'Elysée pour informer les candidats que la France pouvait être visée par une attaque notamment de drones chargés d'explosifs, comme l'a été l'Allemagne début août. C'est la mise en garde du président. Est-ce que la Russie nous fait la guerre ? Nous ne sommes pas du tout en guerre avec la Russie. La Russie cherche à tester les réactions de l'UE et de l'OTAN. dans le cadre de ce qu'on appelle un conflit hybride. Chaque initiative de la Russie, chaque agression, nous l'avons vu en Pologne sur le terminal ferroviaire, nous l'avons vu à l'aépsique sur un aéroport. Chaque attaque de la Russie doit comporter une réponse mesurée de notre part. C'est la règle de tout conflit hybride. sans pour autant nous placer dans une logique de guerre ouverte. Nous sommes dans le cadre de seuil en-dessous du seuil de la guerre, et il est évidemment, par question, d'en sortir. Conflict hybride. Jean-Luc Mélenchon se demande si l'intensification de cette menace russe n'est pas liée au tir en profondeur que fait l'Ukraine sur le territoire russe, des propos qui ont été très critiqués, notamment à gauche, qui ont réactivé la suspicion de complaisance de LFI vis-à-vis de la Russie. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon reprend la rhétorique de Moscou ? Il y a le risque en permanence de vouloir, en quelque sorte, légitimer la réaction de Moscou sur le territoire ukrainien et expliquer que la surenchère de Moscou viendrait des erreurs de l'Ukraine. L'Ukraine ne l'oublions pas est victime dans cette affaire d'une agression qui est celle de la Russie. Donc renvoyons chacun à ses responsabilités. En l'occurrence, l'auteur de l'agression, c'est Vladimir Poutine. Et de ce point de vue-là, nous devons marquer clairement nos positions et marquer clairement notre soutien à l'Ukraine. Je crois qu'il ne faut changer en rien la stratégie qu'il y ait à l'autre. Vous êtes d'accord avec le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marie Le Barot, quand il juge que si Jean-Luc Mélenchon a enlevé les gants pour taper dans la figure des Ukrainiens, Marine Le Pen, elle les a conservées, mais au fond, c'est le même message. La défiance vis-à-vis de l'Union Européenne Et la complaisance, vis-à-vis de Vladimir Putin ? Oui, complaisance vis-à-vis des nouveaux empires, qu'il soit américain ou russe. Il y a clairement, du côté des partis qui se soient à l'extrême droite ou la gauche radicale, il y a aujourd'hui un deux-poids de mesure que, pour ma part, je regrette. Il faut être capable de nommer, il faut être capable de défendre le droit international en toute circonstance. Et quand on défend le droit international au Moyen-Orient, il faut aussi le défendre sur le théâtre ukrainien. Il n'y a pas de règles à appliquer. Dominique de Villepin, vous restez avec nous. Évidemment, le 8 de 30, France Info continue. Voici l'info en une minute à 8h46 avec Maureen Suignard. C'est soit une manipulation, soit un faux grossier, assure Laurent Jacobéli, le porte-parole du Rassemblement national sur France Info ce matin. Mediapart a publié une enquête hier attribuant des messages antisémites à Jordan Bardela, Dès là, datant de 2013, le président du RN porte plainte en diffamation contre le site d'investigation. Manuel Bonpart, le co-ordinateur de la France Insoumise, appelle à ne pas déligitimer les lycéens qui portent des motivations justes, selon lui, le fonctionnement de dizaines d'établissements perturbés depuis plusieurs jours, surtout en Île-de-France. Des lycéens dénoncent notamment des classes surchargées, mais il y a eu des violences et le ministre de l'Intérieur accuse certains élus de la France Insoumise de surenchère irresponsable. Pour le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, un acteur étranger est clairement impliqué dans le projet d'attaque contre une base américaine en Angleterre. Il n'en dit pas plus. 5 Britanniques ont été arrêtées dimanche, soupçonnées de préparer un acte terroriste. Ils ont été remis en liberté sous caution hier. Et puis l'ouragan Polo touche Terre-au-Mexique, la côte ouest, un ouragan de catégorie 3 sur 5, un peu plus tôt la garde nationale à parcouru les rues, pour alerter la population. Le centre américain des ouragans a mis en garde hier contre des vents potentiellement mortels et des crues éclaires. France Info. Le 8 30 France Info, Agathe Lambré, Simon Lebaron. Avec Dominique de Villepin, ancien premier ministre. Dominique de Villepin, des propos récents d'Emmanuel Macron aussi ont fait polémique à la tribune des Nations Unies mardi dernier. Le président, dans un discours virulent contre la politique israélienne, a affirmé que le Hamas n'avait jamais sévi en six Geordanni. Est-ce que le chef de l'État a commis une erreur, a commencé par une erreur factuelle ? Oui, c'est une erreur factuelle. Le Hamas, certes, n'a pas dirigé la six Geordanni et je pense c'est ce que vous voulez dire Emmanuel Macron. – Vous croyez à sa bonne fois sur ce sujet comme… – Oui, je n'ai aucune raison, mais je crois que le président de la République, pour être franc avec vous, a souhaité, dans la dernière intervention qui est la sienne devant les Nations Unies, marquer très clairement son rejet et sa condamnation de la politique qui est menée aujourd'hui au Proche-Orient par le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Et cette indignation est d'autant plus forte que nous sommes de longs mois après le CCL Feu qui a été déclaré à Gaza et pourtant Gaza n'est toujours pas ouvert, l'injustice faite aux Palestiniens, la situation tragique qui est la leurre continue et la situation en cisjordanie se dégrade. Donc le président de la République a voulu insister sur cela et sur la nécessité. Mais c'est vrai qu'Ottawa a détourné en fait le sens de son propos. On a retenu que ça et Israël s'en est servi contre l'Ottawa. Malheureusement, mais la réalité, vous savez, elle est au-delà des erreurs factuelles. La réalité, elle est là et elle pèse lourd dans le fait que cette question de la Palestine reste une question ouverte et que la question de l'instabilité aux proches et Moyen-Orient reste aussi une question ouverte. La situation tragique du Liban, la situation de la Syrie, la gravation. Qu'est-ce qu'on constate quand on regarde cette région aujourd'hui, des mois après l'intervention des États-Unis et d'Israël. C'est que cette région est un véritable désert de puissance. Personne aujourd'hui n'est en situation de maîtriser ce qui s'y passe, ce qui veut dire que nous sommes à la merci du jeu des puissances et en particulier à la merci des gardiens de la révolution iranien, ce qui veut dire que l'économie mondiale et la stabilité de cette région sont en gros jour après jour et que nous en payons le prix. Il est quand même tragique de voir une grande puissance comme les États-Unis ouvrir un conflit de cette importance et tout à coup se retirer et s'enlaver les mains. Nous sommes devant un vide de la puissance que je trouve pour ma part tragique parce que à tout moment, ce vide de la puissance peut être occupé par des forces de destruction. C'est le cas du risque terroriste. C'est le cas du risque de prolifération parce que la nature a horreur du vide, Donc il est essentiel que l'Europe se réinvestisse, que la diplomatie française se réinvestisse, et chaque fois qu'on peut le faire, et c'est sans doute le geste que le président de la République a voulu faire vis-à-vis de l'Arabie c'est-ou-dite, qui se sent bien évidemment orpheline face à la désertion américaine. Dominique Deville, pas pour revenir à la politique que vous dénonciez du gouvernement de Benjamin Netanyahou, 12 pays dont la France, le Royaume-Uni, le Canada ont récemment annoncé des sanctions contre les colons. vous en parliez, de la cis-geordanie illégalement occupée. Sanction essentiellement symbolique, puisqu'il s'agit d'arrêter le commerce avec les colonies, ça ne représente pas grand-chose, mais l'idée est de protester contre les violences de ces colons contre les populations palestiniennes et de condamner les projets d'extension des colonies, quand une fois illégales, qui sont soutenues par le gouvernement israélien et qui vise à rendre impossible la solution à deux états. Est-ce qu'il faut aller plus loin dans ces sanctions Dominique de Vilpin ? Alors il faut dire le droit, fixer la limite et essayer de renverser cette politique aujourd'hui d'interventionnisme militaire permanent qui contribue à la déstabilisation de la région. Et c'est pour cela que j'ai plaidé depuis maintenant plusieurs années pour que nous marquions une autre limite qui est celle de la dénonciation, de l'accord d'association que nous avons entre l'Europe et l'Israël qui, dans l'un de ces premiers articles, prévoit le respect d'un certain nombre de principes – Il faut le support. – aujourd'hui, manifestement bafoué, et qu'il faut donc suspendre de façon à ce que cette politique, et nous sommes dans un temps important qui est celui des élections israéliennes, que nous marquions clairement ce que nous ne pouvons pas accepter. – Dominique de Villepin, vous parliez du vide de la puissance, il y a le vide du politique aussi, vous répétez que vous jouerez un rôle dans cette présidentielle, clairement, vous laissez entendre que vous serez candidat, mais vous attendez le bon moment pour vous déclarer. Sauf que dans les sondages, vous avez donné autour de 3% en moyenne dans les sondages, au mieux 5%. Vous trouvez qu'il n'y a pas assez de candidats ou c'est qu'ils sont tous mauvais ? Agathe Lambré, j'ai été plus précis que cela. Je ne cherche pas à jouer un rôle, c'est pas l'ambition qui est la mienne. Je participe à un combat. Donc je dis clairement les choses. Je participe à un combat qui est le refus de voir la France en 2027, confier à un parti politique qui aujourd'hui fait la course nettement en tête, à un parti politique qui a l'héritage, qui est celui du Rassemblement national, et qui n'a aucune solution pour la France si ce n'est d'aggraver un peu plus le désastre français. Je ne crois pas qu'il y ait de fatalité. Et je fais partie de ce… Mais il y a énormément de candidats, Dominique de Villepin. Et c'est très bien, et je m'en réjouis. Mais vous allez voir que le jeu va se déconter. Nous commençons à voir l'espace central, la droite républicaine et la gauche commencer à travers les primaires qui sont ouvertes pour la droite et organisées pour la gauche. Nous commençons à voir un peu plus clair un certain nombre de candidats, et je le regrette pour eux. Commencent à descendre et à découvrir que les positions qui ont la ravée prêtées sont peut-être moins enthousiasmants qu'ils ne le pensaient. Donc, il y a un principe de réalité qui va se produire dans cette élection. Nous sommes encore à 8 mois, 7,5 de l'échéance. Vous avez cette phrase de Dominique de Villepin, il arrive parfois qu'on dévisse malgré soi et qu'on se retrouve dans une situation où ça n'a pas beaucoup de sens de maintenir sa candidature. Ça veut dire quoi ? Vous pensez qu'Édouard Philippe va dévisser notamment ? Je pense que vous avez regardé comme moi les derniers sondages. Ils sont pas très bons pour Édouard Philippe. mais pas très bon pour les autres non plus. Nous sommes dans une situation où aucun des candidats qui sont aujourd'hui déclarés ne font la maille. Aucun ne donne satisfaction et dans le fond, les Français ne mordent pas à l'amson qui leur étendu. Donc l'offre politique va se renouveler dans les prochains mois. Et il y aura donc d'autres candidatures qui se déclareront à ce moment-là, mais surtout d'autres projets. On voit bien que le projet de ceux qui sont aujourd'hui déclarés, c'est le projet peu ou prou de reconduite de la politique qui a été menée. Et c'est pas étonnant, ce sont les héritiers de la politique qui a été menée depuis dix ans. Alors certes, ils changent quelques mesures, ils adaptent quelques dispositifs. Moi, je fais partie de ceux qui pensent qu'il faut un changement radical de politique. et il faut le faire à travers un principe qui doit gouverner tout, et c'est ce qui explique que certains ont du mal à me classer sur le jeu politique. Le principe qui doit tout dominer, c'est celui de la justice sociale. Nous sommes dans un pays qui souffre, nous sommes dans un pays qui a le sentiment permanent du deux poids de mesure, tout le monde n'est pas traité de la même façon, et c'est pour ça que je dis, clairement, faisons, Placenet, nettoyons les écuries d'Ogiace, faisons en sorte d'ouvrir la boîte noire fiscale et sociale. – Vous les supprimez notamment, certaines niches fiscales ? – J'organise une loi d'extinction. Je mets en place une conférence fiscale. Je simplifie notre dispositif fiscale à travers neuf impôts, c'est-à-dire que je supprime progressivement – je ne fais pas les choses brutalement – les niches fiscales et sociales qui représentent 180 milliards d'euros, ce qui permet déjà d'engager un mouvement de remboursement de notre dette. Et nous en avons besoin, nous devons à la fois redresser les finances publiques et en même temps investir si nous voulons rester dans la course des puissances. La France n'a pas vocation à être une variable d'ajustement, nous n'avons pas vocation à manger dans la main des empires qui nous menacent. Nous devons défendre la puissance française et nos concitoyens. Ça veut dire mener la grande transformation écologique, ça veut me dire mener la grande transformation technologique et donc faire les investissements. – Vous venez de dire Dominique de Villepin et de vous amuser du fait qu'on avait un peu de mal à vous classer. Est-ce que vous pouvez nous aider à vous classer, vous parlez de justice sociale ? Libération raconte qu'en privé, vous dites que vous êtes plus à gauche que Raphaël Glucksmann. Vous êtes où ? – Moi, je n'ai pas été sarcosiste, contrairement à Raphaël Glucksmann. – Oui, enfin, vous avez appartenu au même gouvernement ? – Il a appartenu au même gouvernement, que moi. Je n'ai jamais appartenu au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Je crois qu'il faut remettre les pendules à l'heure, la jeunesse justifie peut-être des erreurs de perspective. Mais là, les choses sont claires. S'il y en a un qui a travaillé avec Nicolas Sarkozy entre vous et Raphael Glucksmann, c'est vous, lui, il a insisté à un meeting, il l'a soutenu en 2017. Il était ministre de l'Intérieur dans mon gouvernement. Il a adhéré un certain nombre de visions et de propositions auquel moi-même je n'adhérais pas et j'ai clairement marqué à quel point la politique qu'il a suivie, en particulier sur l'identité nationale, était insupportable à mes yeux. – On a connu la pique. – Vous êtes aussi qualifiée d'hommes de droite préférés de la gauche. Et vous savez comment vous surnomme François Hollande, Dominique de Vilpain ou pas ? – Non mais je sais, toujours honneur. Des bons mots de François Hollande. – Candida, elle est fibisse. C'est presque le candidat, elle est filmastée. Qu'est-ce que vous répondez ? – Bah écoutez, de la part de quelqu'un qui aujourd'hui fait partie sans doute d'autres inclassables du jeu politique. Je crois qu'en tout cas il est nettement plus marqué comme moi dans la volonté d'un recentrage. Moi ce qui m'intéresse c'est la justice sociale, de la façon la plus claire. Quand je vois les propositions de François Hollande sur la TV à social par exemple, il semble oublier que la TV à social ça touche à la consommation et donc ce sont malheureusement les plus défavorisés qui vont empatir. Moi j'ai d'une toute autre proposition dans le basculement du financement de la protection sociale qui doit permettre d'alléger le travail à travers la CSG qui touche l'ensemble des revenus, y compris les revenus de l'intelligence artificielle. On a compris en tout cas que sur votre positionnement politique, il n'était pas dans votre intérêt pour l'instant de sortir de l'orbité Dominique de Vilpin. Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans le but de sortir de l'orbité mes combattants. Je n'entends pas comme d'autres de venir le nouveau René Cotty de la politique française. Merci Dominique de Villepin, merci Agathe, je vous dis à demain et merci à vous, bonne journée. Merci.
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