Pollution aux fibres de polypropylène à Saint-Sorlin-d'Arves
· Réponse publiée
Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature (repondant)
Le Gouvernement suit avec attention la situation constatée dans la commune de Saint-Sorlin-d'Arves, liée à la présence de fibres de polypropylène issues de bétons concassés et aux risques de dispersion de ces matériaux dans l'environnement. Les services de l'Etat agissent en faveur d'une solution respectueuse des exigences environnementales, rapide et opérationnelle. La réutilisation d'environ 800 tonnes de béton fibré pour la réalisation de plusieurs aménagements dans la commune a été portée à la connaissance des services de l'État le 24 août. Ces matériaux avaient été traités par l'entreprise Baudray TP, autorisée par arrêté préfectoral du 4 mai 2026 à exploiter une installation de broyage, concassage et criblage ainsi qu'un site de transit de déchets et matériaux inertes. Dès qu'ils ont eu connaissance de cette situation, les services de l'État ont engagé les vérifications nécessaires. Le maire de Saint-Sorlin-d'Arves, par ailleurs exploitant de l'entreprise concernée, a été reçu par la sous-préfète de Saint-Jean-de-Maurienne le 26 août et une inspection de l'installation classée a été réalisée par la DREAL le 31 août. Ces vérifications ont permis de préciser les conditions dans lesquelles ces matériaux peuvent être réemployés. Le béton fibré est en effet un matériau couramment utilisé dans le secteur de la construction et sa valorisation est possible dans le cadre de la réglementation applicable aux déchets inertes. Cette démarche s'inscrit dans l'objectif de favoriser le réemploi des matériaux issus du BTP et de préserver nos ressources naturelles, dès lors que toutes les garanties environnementales sont apportées. Les fibres de polypropylène utilisées dans ces bétons sont chimiquement inertes et leur présence ne signifie pas, en elle-même, un risque pour l'environnement. Il convient de garantir des conditions de réemploi permettant d'éviter leur fragmentation et leur dissémination dans le milieu naturel. Les expertises techniques conduites établissent que les bétons fibrés peuvent demeurer sur place, sous réserve que soient apportées de solides garanties en matière de stabilité et d'étanchéité. Concrètement, ces garanties impliquent le recouvrement et le bitumage des zones concernées. Le maire de Saint-Sorlin-d'Arves a fait savoir à Madame la Préfète qu'il était disposé à engager rapidement ces travaux. Afin de finaliser cette opération dans les meilleures conditions, la direction générale de la prévention des risques poursuit son travail avec les services de la DREAL afin de sécuriser les modalités techniques de mise en oeuvre. L'exploitant doit également préciser les modalités techniques de traitement de ces matériaux dans un porter à connaissance, qui permettra aux services de l'État d'en apprécier la conformité. Sur cette base, la préfète de Savoie pourra prendre, le cas échéant, un arrêté préfectoral complémentaire permettant de formaliser les mesures à mettre en œuvre et d'assurer leur suivi. Le Gouvernement est soucieux de prévenir durablement toute dispersion de ces fibres dans l'environnement et de permettre, lorsqu'il peut être réalisé dans des conditions parfaitement maîtrisées, le réemploi de matériaux issus du secteur du bâtiment et des travaux publics.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L17QE18345
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