Propos antisémites attribués à Jordan Bardella, budget 2027... Le "8h30 franceinfo" de Yaël Braun-Pivet
Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Yael Bonne-Pivet. Bonjour. Bonjour Yael Bonne-Pivet. Jordan Bardela et le Rassemblement National se défendent après les propos antisémites révélées par Mediapart Corrète écrit dans sa jeunesse le président du parti, alors qu'il faisait ses premiers pas de militant du Front National. Une manipulation, dit-il, qui viserait à l'assassiner politiquement et à entraver la marche du R&D vers l'Elysée. Est-ce que vous croyez Yael Bonne-Pivet à la thèse de la manipulation du complot ? Aujourd'hui, je ne crois rien et je vois, j'ai évidemment lu l'article, les accusations qui étaient portées. J'ai entendu les dénégations de M. Bardélat. J'entends qu'il entend porter plainte. Donc, nous verrons, la justice va se prononcer. Les journalistes ont probablement des éléments très concrets parce qu'autrement, ils n'auraient pas écrit ce qu'ils ont écrit. Donc, nous verrons bien. Maintenant, si ces faits sont avérés, c'est extrêmement grave et vous voyez moi aujourd'hui je voudrais penser aux électeurs du rassemblement national parce qu'il y en a beaucoup dans notre pays des millions de français qui ont cru sincèrement. On en a entendu ce matin qui ne croit pas ces théories qui attendent des preuves, qu'ils n'aient pas possible. Mais justement ils pensent que ça n'est pas possible parce qu'ils ont cru sincèrement qu'il y avait eu une dédiabolisation et que le rassemblement national n'était pas le front national et qu'il s'était débarrassé de cette haine anti-sémite et je sais pour avoir beaucoup échangé avec ces Français qui croient sincèrement qu'il faut voter rassemblement national, qu'ils ne sont pas anti-sémites. Et donc ça serait un coup de tonnerre pour eux d'apprendre qu'ils ont été mystifiés pendant des années et qu'on les a bernés en leur faisant croire qu'ils ne l'aimaient plus. Je pense à ces électeurs et j'espère en tout cas qu'on on saura très vite la vérité parce que si c'est avéré, c'est d'une gravité mais extrême. – Oui, elle brûle-pivez vous-même quand vous aviez organisé la marche contre l'antisémitisme après le 7 octobre 2023, Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient défilé à vos côtés, ça avait fait polémique, à l'époque certains considéraient que c'était une opération de blanchiment, de recevoir ce parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Est-ce qu'avec le recul, vous regrettez leur présence aujourd'hui ? – Alors vous savez, nous avions été très clairs avec le président du Sénat, nous n'avions appelé aucun parti politique à marcher, nous avions appelé les Français à marcher. Et donc nous avions souhaité faire une marche citoyenne, c'est ce que nous avions fait. Nous n'avions pas délivré de brevets, de bonnes présences ou de mauvaises respectabilités. Absolument pas. En tout cas, de notre part, nous nous étions adressés uniquement aux Français, et c'était plus de 200 000 Français qui avaient répondu à notre appel à marcher. C'était une marche républicaine, une marche citoyenne. – On peut se poser la question parce qu'aujourd'hui, par exemple, vous avez des membres du ARN, le porte-parole Laurent Jacobelli, qui dit sur France Info que Jordan Bardela est un rempart pour la communauté juive. La preuve, il s'est rendue en Israël en mars 2025 pour rendre hommage aux victimes du 7 octobre. Cette théorie du Rassemblement national bouclier de la communauté juive, vous n'y avez jamais cru ? – Moi, je n'y ai jamais cru parce que lorsque l'on regarde déjà l'histoire du Rassemblement national, on voit bien par qui il a été fondé et qu'elles ont été les acquaintances de ce parti pendant des années avec toute la sphère antisémite et complotiste. Après, on voit bien qu'à chaque élection, ils sont obligés de faire le ménage. À chaque élection, donc on ne peut pas imaginer que tout soit si clair que cela, si à chaque fois ils attirent des candidats qui tiennent des propos antisémites, qui s'exibent avec des casquettes de SS. Et encore récemment, moi, j'ai entendu un responsable du Rassemblement national sur une antenne expliquer que le travail rendait libre, c'est le slogan qu'on voit à Auschwitz, « Arbite, Mars, Frey ». Et c'est ça qui est dit aujourd'hui. Donc, moi, je veux bien qu'on entende tout et n'importe quoi, mais il y a des faits, il y a des actes. Donc, sur ce point-là, aujourd'hui, moi, j'attends la vérité, j'attends que Mediapart puisse nous montrer les preuves qu'il détienne. Jordan Bardella se défendra, c'est son droit, nous sommes en République, nous sommes dans un état de droit, mais les Français, la République, a le droit de savoir très concrètement qui se cache derrière ces responsables politiques. Nous ne pouvons pas tolérer en République des personnalités, qu'ils soient aux responsabilités et qu'ils soient antisémites, c'est contraire aux pactes républicains. Fabrice Arfi de Mediapart, qui était tout à l'heure avec nous, a assuré que le journal en ligne allait publier l'épreuve dans les prochains jours, vous disiez, on entend tout et n'importe quoi, il y a Elbron Pivet, est-ce que ce que dit le ministre Israélien chargé de la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, Amirai Shikli, qui défend Jordan Bardela aujourd'hui, disant que c'est l'une des voies les plus claires en Europe contre le Hamas, est-ce que ça aussi, c'est n'importe quoi, est-ce que vous comprenez cette défense de la part d'un ministre Israélien ? Mais je ne vois pas le rapport, on peut très bien avoir une voix très claire contre un groupe terroriste et antisémite, ce n'est pas antinomique. Et les brevets de bonne conduite qui viennent d'un tel ou un tel, pour moi, ça m'est égal. En fait, moi ce qui m'importe, ce sont les faits, ce sont les pensées. Qu'est-ce qu'il y a derrière ces hommes et ces femmes qui prétendent à gouverner notre pays ? Je suis une républicaine dans l'âme, je suis inquiète, parce que l'antisémitisme, le racisme, sont contraires à toutes les valeurs de la République. Et nous ne pouvons pas imaginer des personnalités politiques aux responsabilités qui porteraient des valeurs qui sont contraires à toute l'histoire républicaine. – Moi, il y a le brefifet. Est-ce qu'aujourd'hui, vous défileriez encore avec le Rassemblement national contre l'antisémitisme ou pas ? – Un nouveau madame Lambré, je n'ai pas défilé avec le Rassemblement national. – Est-ce que vous accepteriez le Rassemblement national ? – J'ai organisé une marche citoyenne pour la République et contre l'antisémitisme. Je n'ai pas défilé avec le Rassemblement national. Je n'ai fermé la porte à aucun citoyen, tous les citoyens de ce pays sont légitimes à se dresser pour défendre notre bien le plus précieux, la République. C'était une question. Marine Le Pen a riposté hier dans une conférence de presse à l'Assemblée nationale, on l'écoute. Donc maintenant, c'est à Mediapart, je crois, qu'il va falloir dire d'enfiler son costard en Kevlar, parce qu'il y aura évidemment une réponse à la manière dont il se comporte. Mediapart va devoir enfiler son costard en Kevlar, référence à la matière composant les gilets par balles. Est-ce que c'est une tentative d'intimidation ? Il y a le groupe PV, il y a une députée qui a assaisi le procureur. – Je voudrais vraiment qu'on fasse confiance à la justice, vous savez, j'ai entendu qu'il y avait une plainte en diffamation, les journalistes vont pouvoir prouver la véridité des faits allégés et donc… – Non, c'est pas du fond, c'est de la forme, c'est à la justice maintenant… – La députée Léa Balajeva, qui est députée écologiste, saisit, comme la dit Agathe, la procureur au titre de l'article 40, vous pourriez le faire vous aussi, pourquoi pas ? – Parce que en tout cas, à l'heure où je vous parle, ça ne me semble pas nécessaire, Ce qui me semble nécessaire, c'est que très rapidement, on puisse y voir clair dans cette affaire qui est d'une extrême gravité. Autre sujet à la une yelle bonne pivée présidente de l'Assemblée nationale. C'est le mouvement de blocage de certains lycées en France, avec parfois des violences, des affrontements entre forces de l'ordre et lycéen. Jean-Luc Mélenchon a pris la parole hier, en marge de la journée de mobilisation dans la fonction publique. Il s'est dit, « Fier de défendre nos gamins ». Parans militants insoumis, mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière. Ceux qui tabassent vos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme, vont bientôt nous retrouver sur leur chemin. Il n'y aura ni oubli, ni pardon pour personne. On parlait il y a un instant de Jordan Bardella autoproclamé bouclier pour les Français juifs fait ce que Jean-Luc Mélenchon est un bouclier pour la jeunesse ? – Oui, non, loin de là. Je suis également très inquiète, en fait, arrêtons-nous un instant sur ce qui est en train de se passer. On a des élus de la République, alors pas Jean-Luc Mélenchon, mais il est accompagné d'un certain nombre de parlementaires qui continuent à opposer les citoyens à leur police, une police républicaine. On entend le mot des mots très forts, sauvagerie policière. C'est un indigne de la part d'un responsable qui prétend à accéder aux plus hautes responsabilités. Il est candidat à l'élection présidentielle. Dans une République, nous avons besoin d'une police qui est assermantée et qui essaye de maintenir l'ordre. Là, on voit quelqu'un très concrètement qui jette de l'huile sur le feu, qui les appelle à la révolte, qui légitime la violence du côté des lycéens et qui considère que la police n'est pas dans son rôle. Je trouve ça très grave de la part de l'enfonçable politique. Mais c'est pas mon genre de jeter de l'huile sur le feu en utilisant tel ou tel terme. J'appelle simplement tout le monde au calme. Nous avons besoin, la jeunesse franchement n'a pas besoin de cette violence. La jeunesse, elle a besoin qu'on s'occupe d'elle. Elle a besoin, vous savez, moi je suis maman. Je suis préoccupée pour nos enfants. Et là, quand j'entends les revendications des jeunes, c'est quoi ? ils demandent plus de prof, on sait qu'il y a un problème de remplacement et on a essayé d'y faire face notamment avec les dispositifs pactes qui marchent plutôt bien. Ils ont besoin de moyens, il y a des grands programmes de rénovation faits par les régions. Ils ont besoin d'accéder à l'emploi, on a des chômages des jeunes les plus lourds en Europe, plus de 20% de chômages des jeunes. Donc évidemment qu'il faut entendre les revendications des jeunes, il faut être à leur côté, on est responsable de qu'on soit parent, qu'on soit citoyens, qu'on soit élus, mais c'est certainement pas en appelant à la violence, ça n'est certainement pas en étant de façon indiscriminée de leur côté ou en soufflant sur les braises. Mais vous dénoncez la violence de certains jeunes, il y a Elbron Pivet et de ceux qui les encourage. Est-ce que vous dénoncez aussi la violence de certains policiers ? Vous avez vu sans doute ces vidéos dans le Val d'Oise, un jeune homme qui met des coups de pieds à des policiers, mais qui sont casqués, équipés de boucliers, de matraques, l'un de ses policiers lui tire à moins de trois mètres une grenade lacrymogène en plein visage. Est-ce que vous contestez et condamnez aussi ces violences-là ? Mais quand il y a des faits qui semblent être hors dehors des cas d'usage et ça, je ne ne suis pas, je ne sais pas ce qui s'est passé concrètement, il faut toujours qu'il y ait une enquête et si le policier en cause n'a pas respecté les conditions d'usage de ce type de matériel, il faut qu'il soit poursuivi. Si la seule violence légitime est celle de l'État, ce type de comportement abîme cette légitimité. En tout cas, il faut toujours que la réponse de nos forces de l'ordre, et c'est le cas, moi je sais qu'elles sont très dévouées, soit proportionnées aux événements. Maintenant, il faut aussi qu'en face, on ait des enfants qui soient entendus et il faut qu'on ait des responsables politiques qui ne soufflent pas sur les braises mais qui, au contraire, apaisent la situation, c'est ça exercer un mandat politique. Il faut être responsable et je ne vois pas ce que l'on a à gagner en faisant cela, comme monsieur Mélenchon le fait avec ces parlementaires qui vont devant les lycées pour finalement encourager à la révolte. Moi je crois que les lycées, elles ont besoin de réponses concrètes, pragmatiques, donc mettons tout le monde autour de la table, dialogons, Par établissement, nous avons des organes de discussion, des conseils de vie lycéenne. Il y a, on peut organiser des assemblées, on peut discuter à chaque niveau. Moi, je suis prête, je vais souvent dans les lycées, dans les universités, etc. Mais il n'y a que par le dialogue qu'on améliorera réellement la situation de nos lycéens et de nos jeunes. On entend retrapel à l'apaisement. Le 8.30, France Info, Agathe Lambré, Simon Lebaron. Avec qui est le Bronpivé présidente de l'Assemblée nationale ? Édouard Philippe, le candidat Édouard Philippe lève enfin le voile sur son projet pour les retraites. Terminé les 67 ans, il avait laissé entendre cette petite musique. Il propose d'atteindre l'âge de départ de 65 ans et 45 années de cotisation progressivement d'ici dix ans. Votre réaction, il y a le Bronpivé, est-ce que c'est courageux ou suicidaire ? Je pense que le sujet de retraite, il nous concerne tous et donc il faut l'adresser. on voit bien que notre système est tellement déficitaire et ça plombe tellement nos comptes publics qu'il nous faut le réformer. Alors j'entends la proposition, on voit bien quand même qu'il y a 65 ans et 45 annuités, ce qui fait que si on commence à travailler à 22 ans, 23 ans, on va aller jusqu'à 67, 68 ans. On voit que tout va plus loin que la réforme borne, alors qu'elle a été suspendue lui dit on la reprend et on l'intensifie en fait. Ça va plus loin, mais à l'instar de tous les pays européens qui ont repoussé l'âge de de la retraite et ça ne me semble pas illégitime. – Ça ne va pas être trop loin. – Ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut pas adresser ce sujet uniquement sur le plan de la durée. Il y a une question d'assiette finalement. On sait qu'en France, on n'a pas assez de gens qui cotisent, parce que les jeunes, entre très tard sur le marché de l'emploi, et vous voyez, on parlait des jeunes, de nos lycéens. Il faut qu'on arrive à résoudre cette question de chômage des jeunes. On a un taux de chômage des jeunes qui a plus de 20% aujourd'hui, là où un certain nombre de pays européens sont entre 5 et 7%. Si nos jeunes n'ont pas capable de leur permettre de rentrer sur le marché de l'emploi assez tôt, on ne va pas leur dire qu'il faut travailler jusqu'à 65-67 avec 45 annuités, parce qu'ils ne les atteindront pas. Je vois que pour le premier CDI en moyenne pour un jeune, c'est 27 ans, c'est 27 ans. Donc il faut absolument qu'on élargisse l'assiette, que les jeunes puissent rentrer plutôt sur le marché de l'emploi et donc que les entreprises jouent le jeu. Il y a de la même façon, il faut qu'on travaille sur l'emploi des seigneurs. On entend ce que vous dites sur la durée de cotisation, vous dites qu'il faudrait travailler peut-être jusqu'à 67-68. Ça veut dire qu'il y a une forme d'hypocrisie, d'Edouard Philippe, qui ne donne pas un âge de départ, un âge pivot à 67 ans mais à 65 ans, mais en réalité, dans les faits, ce sera pareil. Mais je pense, c'est pas ça, je pense que le projet, il est posé et chaque candidat, on voit, pose un projet. J'observe que chacun pose un projet différent. Très différent. Marie-Marie Le Pen, c'est 62 ans, Jean-Luc Mélenchon, c'est 60 ans. Et puis Gabriel Atel, avec 65 ans au milieu. Et Gabriel Atel propose qu'il y ait un point en supprimant l'âge légal. On voit bien que sur ce sujet, vraiment, si on veut s'en sortir, avoir un régime de retraite qui soit pérenne, on doit absolument y arriver par la négociation syndicale. Moi, je pense qu'un homme ou une femme politique ne peut pas arriver demain au pouvoir et imposé, parce qu'il aurait une majorité à l'Assemblée nationale, un régime de retraite. Ça ne marche pas. – D'ailleurs, Edouard Philippe dit qu'il consultera les partenaires sociaux, notamment sur le sujet de la pénibilité. – Mais pas qu'il faut consulter. – Donc vous vous dites à Edouard Philippe, c'est très fort, mais le partenaire social de l'affaire. – Mais c'est pas simplement consulter, parce que je vous demande votre avis, et puis après je m'assois dessus, ça marche pas. – On l'a trop fait depuis 10 ans. – On l'a trop fait, mais c'est pas depuis 10 ans, depuis toujours, depuis toujours en fait. Et on voit bien que dans les pays où ils arrivent à avoir une réforme des retraites qui soit pérenne et qui peut-être peut retarder l'âge de la retraite, les syndicats ont été étroitement associés, concertés pour avoir un régime qui s'accorde avec tout le monde. C'est la question de la pénibilité qu'il faut traiter, c'est les carrières longues. Le travail des femmes, bon sang, on n'en parle jamais mais on sait que les femmes ont toujours une retraite largement inférieure à celle des hommes, c'est un facteur d'inégalité criant. Donc là aussi il faut y travailler et ça, ça ne peut se faire qu'avec les syndicats et en parlant, emploi des seigneurs, emploi des jeunes. Donc finalement, vous voyez bien que l'âge n'est qu'un paramètre parmi d'autres à l'intérieur d'une réforme qui doit être beaucoup plus large et qui doit absolument inclure le marché de l'emploi. Message passée à Édouard Philippe, dont l'absence de dynamique commence à se faire sentir dans les sondages d'une enquête toluna-actisse à rice interactive publiée lundi, montre que Jean-Luc Mélenchon est qualifié au second tour dans tous les cas de figure face à Marine Le Pen qui domine le match. Donc même dans le cas de figure où Gabriel Attal ne fait pas de concurrence à Édouard Philippe, vous et Elbron Pivet, vous ne soutenez personne pour l'instant dans cette campagne. Ça signifie qu'Édouard Philippe n'est pas l'homme de la situation pour vous. Ça signifie que je suis concentrée sur la mission que les Français m'ont confié et que les Parlementaires m'ont confié. C'est-à-dire présider l'Assemblée nationale. Nous avons des textes qui nous devons voter avant la fin du quinquennat. Nous allons examiner à partir de demain la proposition de loi intégrale sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Nous avons la question budgétaire après qui va nous occuper. Et on va en parler dans un instant. La France d'un budget. Et après, il y a des textes, le logement parcours sub. Justement, nous avons un texte formidable porté par le ministre Philippe Baptiste sur l'enseignement supérieur. Ça peut être une réponse aux jeunes qui manifestent. Ils manifestent avec les enfants du travail. Et c'est ça qui est le but pour aujourd'hui. Vous avez du travail, mais qu'est-ce que vous faites ? Alors, vous continuez à vous éparpiller, à vous regarder, vous éparpilliez, vous déchirez, vous sifflez pas à la fin de la récré ? Le bloc central, c'est parpillé ? Gabriel Attal, Bruno Rotaio et Edouard Philippe ? Nous ne sommes pas éparpillés, Bruno Rotaio ne fait pas partie du bloc central stricto sensu, s'il est président des Républicains et donc un parti de droite. Mais en tout cas, nous sommes concentrés. Après, vous savez, moi, j'ai toujours plaidé pour dire, il ne faut pas partir en silo avec un candidat par groupe politique, mais au contraire, il faut que nous accordions sur un projet. Je reste convaincu de cela. Donc moi, je continue à voir tout le monde. Je continue à échanger avec tout le monde. Je continue à souhaiter rassembler autour d'un projet d'une vision pour la France et pour les Français. Et donc, j'essaye de m'inscrire continuellement dans cette dynamique-là. – Vous évoquiez le budget, il y a Elbron Pivet. Le gouvernement doit présenter son projet demain en conseil des ministres. Vous avez plaidé il y a deux semaines, je crois, pour un recours au 49-3, c'est-à-dire une adoption sans vote. Est-ce que ce n'est pas un peu paradoxal pour la présidente de l'Assemblée nationale ? Mais en fait c'est juste être assez pragmatique, réaliste et tenir compte de la situation politique telle qu'elle est. Nous sommes en année pré-présidentielle, aucun parti politique de l'opposition ne va souhaiter s'associer avec nous pour voter positivement un budget. Donc après nous avons deux solutions, soit laisser traîner les débats pendant trois mois pour avoir un recours aux ordonnances qui ne tient pas compte du débat parlementaire puisque les ordonnances c'est le texte initial, celui qui va être présenté demain en Conseil des ministres, donc les ordonnances c'est la négation absolue du Parlement et en face, le 49-3, le 49-3 peut être, alors il y a un recours à la censure possible derrière, mais surtout le 49-3 peut tenir compte des propositions formulées par les uns et les autres, le 49-3 ça n'est pas le texte initial, en revanche le 49-3 est quelque chose, finalement, dans le contexte actuel. C'est prendre en compte une situation et être réaliste et dire, finalement, je suis responsable, je présente un budget qui correspond à la trajectoire que nous devons avoir. J'ai écouté les oppositions pour ne pas prendre ce qui était vraiment les chiffons rouges que vous aviez dont vous m'avez fait part. Mais je prends mes responsabilités parce que vous savez que si nous n'avons pas de budget, la situation financière de notre pays sera catastrophique et qui Mais donc vous misez sur l'abstention du rassemblement national. Mais je ne mise pas sur l'abstention d'un tel ou un tel. Je demande à ce que chacun après soit responsable et je n'ose imaginer, je suis une responsable politique, je n'ose imaginer que quelqu'un qui veut prendre finalement les commandes de l'avion France le précipite d'abord dans le précipit avant d'en prendre les commandes. Ce que ce serait si nous n'avions pas de budget. Il y a Elvonne Pivé, vous parliez de la loi sur la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles qui sera examinée demain, quatre mois après le traumatisme de l'affaire Liana, LFI dénonce une loi qui manque d'ambition, une loi plus répressive que préventive. Qu'est-ce que vous répondez ? Et sachant que le Premier ministre a budgété un milliard et demi par an, alors que les associations en réclament trois milliards, est-ce qu'elle est finie par raison ? En fait, cette loi, elle est issue d'un travail mené avec les associations. On a des dizaines et des dizaines d'associations qui s'occupent de ces sujets depuis, et qui s'occupent des femmes et des enfants depuis des années, c'est leur combat. Et elles ont construit cette loi intégrale, avec donc ces noix qui viennent du terrain. Elles ont été rejoignées par des parlementaires qui travaillent là aussi depuis des mois. Nous avons plus de 247 parlementaires de tout bord politique, sauf elle est fière à l'Assemblement national qui ont co-signé cette proposition de loi. Donc c'est un travail exemplaire. J'ai saisi aussi le CSEU qui a donné un avis, la vie de la société civile organisée et le conseil d'État que j'ai saisi également à plus donner un avis juridique. Donc c'est un processus de la vie exemplaire. Donc j'entends les critiques des uns et des autres, mais franchement qu'ils arrêtent un peu de critiquer et qui participent de façon positive à cette législation, ça commence demain, qu'il ne soit pas dans l'opposition complètement démagogique. Mais qu'au contraire, on a besoin de chacun pour protéger les femmes et les enfants de notre pays. On a entendu que vous la défendez sur le fond. Et donc, voilà, sur l'argent, Sébastien Lucanu promet de sanctuariser, de graver dans le marbre, un milliard et demi pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Chaque année, en effet, à Gatelady, les associations disent c'est 3 milliards minimum. C'est insuffisant, effectivement. Et donc, les discussions vont aussi être des discussions butiétaires. nous aurons ce débat dans l'hémicycle dès cette semaine puisqu'il pourrait y avoir des amendements gouvernementaux sur ce point. Il y aura les discussions. Vous allez demander plus au Premier ministre. Dans un 49-3, vous pouvez augmenter les sommes qui seront mises par la discussion. Si on passe par ordonnance et que le budget ne comporte pas ces sommes demain, c'est foutu. Merci beaucoup. Il y a Elbron Pivet, député ensemble pour la République. C'est le bloc central et président de l'Assemblée nationale. Bonne journée à vous. Merci, bonne journée à vous. Bonne journée à vous qui nous avez écoutés. Et un gât je vous dis à demain.
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