Concurrence déloyale des tomates marocaines
Séverine Werbrouck (auteur), Valérie Deloge (cosignataire), None (cosignataire), None (cosignataire), Pierre Pimpie (cosignataire), Gilles Pennelle (cosignataire), None (cosignataire)
Question avec demande de réponse écrite E-003789/2026
à la Commission
Article 144 du règlement intérieur
Gilles Pennelle (PfE), Pierre Pimpie (PfE), Valérie Deloge (PfE), Séverine Werbrouck (PfE), Jorge Martín Frías (PfE), António Tânger Corrêa (PfE), Mireia Borrás Pabón (PfE)
Objet: Concurrence déloyale des tomates marocaines
Les échanges agricoles entre l’Union européenne et le Maroc sont régis par l’accord d’association UE-Maroc, complété en 2012 par une libéralisation accrue des échanges agricoles. Au cours de la campagne 2024-2025, le Maroc a exporté environ 570 000 tonnes de tomates vers l’Union, soit 70 % des importations européennes en provenance de pays tiers, en hausse de 8 % sur un an.
Cette concurrence devrait encore s’intensifier: à Dakhla, un nouveau périmètre de 5 200 hectares, irrigué grâce au dessalement de l’eau de mer, doit être consacré majoritairement au maraîchage, notamment à la tomate, avec une production destinée largement à l’exportation. Ce modèle pose de graves questions environnementales du fait notamment du dessalement et du transport vers l’Europe, mais aussi sociales au regard des conditions de travail et des écarts de coûts salariaux.
Les organisations de producteurs européens dénoncent pourtant depuis des années cette concurrence déloyale, sans être entendues par la Commission.
Quand la Commission compte-t-elle enfin réagir et prendre des mesures concrètes pour protéger les producteurs européens face à cette concurrence qui est en train de détruire leurs filières et leurs emplois?
Soutien1
Dépôt: 22.9.2026
La source —
parlement_europeen · nº E-10-2026-003789
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