Absence de campagne nationale de prévention du VIH à l'occasion du 1er décembre 2026
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Marie-Claude Lermytte (auteur)
Mme Marie-Claude Lermytte attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'absence annoncée de campagne nationale de prévention du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre 2026.
Plusieurs associations engagées dans la lutte contre le VIH ont récemment alerté sur le fait que, contrairement aux années précédentes, aucune campagne nationale de communication portée par Santé publique France ne serait prévue à l'occasion du 1er décembre 2026, cette décision étant notamment justifiée par des contraintes budgétaires. Cette situation interroge alors que la lutte contre le VIH demeure un enjeu majeur de santé publique. Selon les dernières données disponibles de Santé publique France, environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité en France en 2024 et 43 % des infections ont encore été diagnostiquées à un stade tardif. La prévention et le dépistage demeurent pourtant essentiels pour réduire les contaminations et permettre une prise en charge précoce. La Journée mondiale du 1er décembre constitue, à cet égard, un temps fort permettant de sensibiliser largement la population aux différents moyens de prévention et de dépistage. Cette décision interroge également au regard des objectifs récemment réaffirmés par le Gouvernement. La nouvelle feuille de route de la stratégie nationale de santé sexuelle pour 2026-2030 maintient en effet l'ambition d'éliminer la transmission du VIH à l'horizon 2030 et prévoit notamment de renforcer le dépistage et la prévention. Au-delà de l'enjeu sanitaire, la réduction des moyens consacrés à la prévention pose également une question d'efficience de la dépense publique : prévenir de nouvelles infections et favoriser leur dépistage précoce permet d'éviter des prises en charge ultérieures plus lourdes et plus coûteuses pour notre système de santé. L'économie réalisée à court terme doit donc être mise en regard de ses éventuelles conséquences sanitaires et financières à plus long terme.
Elle lui demande donc de bien vouloir préciser les raisons ayant conduit à ne pas prévoir de campagne nationale de prévention du VIH à l'occasion du 1er décembre 2026, le montant des économies budgétaires attendues de cette décision ainsi que le coût des campagnes organisées à l'occasion du 1er décembre au cours des dernières années. Elle lui demande enfin si le Gouvernement entend revenir sur cette décision afin de maintenir une campagne nationale de sensibilisation à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.
La source —
senat_questions · nº -1d25e5a3:1a0d9690285:-7fff
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