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2 octobre 2026 · None · transcription Radio

Mouvement lycéen, révélations sur Jordan Bardella, préparation du budget... Le "8h30 franceinfo" d'Éric Coquerel

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On va donc naturellement évoquer avec vous tout à l'heure le budget présenté hier par le gouvernement et l'une des actualités du jour, ce qui est devenu l'affaire Bardela avec de nouvelles preuves avancées par le site d'investigation médiapartes, mais tout d'abord évidemment cette colère lycéenne qui enflamme de nombreux établissements France, mille lycées bloquées hier, près de 2000 interpellations. On a vu ces images choquantes à Nantes hier, à Marseille, d'un établissement feu de bus en feu. Est-ce que ce matin vous appelez au calme ? J'appelle surtout à continuer à soutenir ces mobilisations, j'appelle les parents d'élèves, les enseignants, parce qu'avant de venir aux quelques débordements qu'il y a eu, et on pourra aussi venir sur les violences graves qu'on subit plusieurs lycéens à Tours, à Argenteuil, à Sovran, à Saint-Touan-le-Monde, avec des jeunes qui ont été éborgnés, voire défigurés. Il faut peut-être d'abord écouter ce que disent ces jeunes. – Moi, je lance là, avant de parler de revendication. – Non, non, non. – Je vais parler d'abord des revendications. – Je l'ai bien compris. J'ai bien compris que vous m'emmeniez d'abord sur les images spectaculaires qui passent sur les télé. – Parce que c'est ce qu'il y a marqué hier. – Des télé qui parfois filment pendant 40 minutes, un feu de poubelle, etc., comme si on était en guerre. Je voudrais d'abord parler des revendications Parce que figurez-vous, si la plupart des médias faisaient leur métier, au lieu d'aller, j'allais dire, saisir tout de suite au sitôt qu'il y a un bruit, etc., dans la rue et d'aller vite avec une caméra, ils allaient interroger ces jeunes, ils verraient que ces jeunes ont des revendications très précises, de conditions d'études, de cours surchargés, de manque d'infirmiers, de manque de médecins scolaires dans tous les lycées, de l'angoisse, de parcours suble qui les attend et qui cette année est une vraie boucherie avec des centaines de lycéens qui n'ont pas de faculté. Donc on a des revendications très précises qui montent et d'abord il faudrait peut-être avant de traiter la question d'événement effectivement spectaculaire que le feu annante. Évidemment qu'on a condamné parce que la plupart du temps en plus c'est des éléments extérieurs aux lycéens qui font ça mais avant ça il faudrait les écouter parce que si vous les écoutez pas Je parle vous, globalement, mais je parle surtout du gouvernement, en réalité, ce mouvement va continuer à s'étendre, parce que ce qui se passe dans les lycées, dans les facultés, est insupportable. Et donc, en essayant de convoquer, moi je connais bien, j'ai fait des mouvements lycéens étudiants dans mon passé, c'est une classique, en essayant de convoquer une répression tous azimuts. Darmanin qui dit, il faut une réponse pénale par rapport à tout, donc on va envoyer, on va défaire tous les gens qui ont pris. Il dit ce matin Gerard Darmanin qu'il faut faire payer les réparations par an. D'avoir une vision complotiste de l'histoire en laissant penser qu'il y a évidemment un mouvement qui serait à l'origine de tout ça, sans comprendre qu'en réalité les jeunes n'en peuvent plus dans leur lycée. Et bien ce qui va se passer c'est que ce mouvement va continuer à se propager. Alors Éric Coquerel, prenez-vous au mot, on vous prend au mot, on va parler du fond, et on parlera aussi quand même de la France insoumise qui est accusée, montrée du doigt justement, et par le gouvernement et par d'autres partis politiques. Le ministre de l'Education va recevoir les organisations de jeunesse ce matin. Qu'est-ce que vous attendez de ça par qu'est-ce qu'il doit annoncer au jeune ce matin ? Déjà, à l'inverse de ce que fait le budget, parce que furez-vous à des postes qui baissent le plus dans le budget qu'il nous a été présenté hier, c'est celui des collèges et des lycées. Moins 840 millions d'euros. Voilà pour l'instant la réponse, plus le gel des APL. C'est presque un milliard qu'on va prendre à la vie des lycéens, de leurs enseignants, des étudiants au pays. Donc, déjà, il faudrait un plan d'urgence pour les écoles, pour l'éducation, pour le lycée. Il faudrait un plan d'urgence pour faire ça à la canicule. Il faudrait supprimer parcours supe, voilà, par exemple, des choses qui seraient peut-être, à même, j'allais dire, de ramener une certaine confiance. Sur le budget, le ministre de l'éducation l'a dit hier que le budget de l'éducation nationale, globalement étant hausse, 64 milliards d'euros, c'est une hausse de 1,2 milliard d'euros par rapport à l'année dernière, est-ce qu'il ne s'agit qu'une question de moyenne dans cette crise gélissante ? – Non, il n'est pas en hausse, parce que si vous regardez, si vous comptez l'inflation et vous êtes obligé de compter l'inflation, le budget d'enseignement scolaire baisse de 643 millions d'euros, et le budget recherche d'enseignement supérieur baisse de 91 millions d'euros, et je vous ai dit… – Alors pourquoi dit-il qu'il monte d'un milliard d'euros ? – Comment ? – Pourquoi dit-il qu'il monte d'un milliard d'euros, le ministre ? – Parce qu'il ne prend pas en compte l'inflation, c'est-à-dire qu'il qui ne prend pas en compte le fait qu'il y a 2% d'inflation. Si vous tenez en compte qu'il y a 2% d'inflation pour ramener les sommes équivalentes par rapport au dernier, évidemment, vous avez les baisses que je vous ai dit et qui sont, j'insiste, les plus importantes, c'est les collèges et les lycées qui subissent 840 millions d'euros. Donc c'est un espèce d'habillage d'une coup budgétaire qui frappe une fois de plus ces établissements, alors qu'en réalité, il faudrait un plan d'urgence. Moi, j'habite en Seine-Sanie, je suis député de cette Seine-Sanie. La dernière, tous les enseignants, ça fait deux ans qu'ils demandent un plan d'urgence, parce que déjà ce sur quoi revendiquent les lycéens est évident depuis des années. Des profs absents qui ne sont pas remplacés parce qu'il n'a pas suffisamment des classes surchargées, des emplois du temps, du fait du manque d'enseignants qui sont absolument dingues pour les lycéens. Des conditions, je dis d'études. Je voyais que Mme Pécresse se permettait de faire des leçons sur les lycées. Mais est-ce que vous savez qu'Apollé Loire, par exemple, le lycée de Saint-Ny, qui a été une ville de ma circonscription, y a des rats dans les toilettes, d'accord ? Les toilettes sont dans des états absolument lamentables. Et vous parlez de Valérie Pécrac, qui est la présidente de la région, car ça, c'est les établissements scolaires, doivent être entretenus et maintenus par la région. C'est pour ça, pour préciser, c'est pour ça que vous parlez de Valérie Pécrac. Merci de vous avoir raison de le préciser. Et puis, parce qu'elle s'est illustrée en disant, je vais envoyer la facture de 100 000 euros d'une grille. Donc vous dites que la région ne fait pas son travail. Il y a des prénères de 5 000 euros, la grille. Donc au lieu de faire ça, elle devrait pas baisser la dotation de la moitié des lycées, comme elle l'a fait l'an dernier. Tout ça, c'est des rendications précises qui peuvent être mis en place. Donc je suis ravie que le ministre les accueille. Mais si c'est pour les accueillir en disant, alors qu'en même temps, vous avez un ministre de la Justice, vous avez le ministre de l'Intérieur, vous avez le Premier ministre qui ne voit ce mouvement qu'à travers la répression qu'on leur envoie, ça ne va pas le faire. Un dernier point, Eric Coquerel, le ministre de l'Education a également dit que certes, il y allait y avoir moins de postes d'enseignants prévus dans le budget, mais aussi parce qu'il y a, vous le savez, une baisse démographique, il y aura moins d'élèves à la rentrée de 2027, et proportionnellement, dit le ministre, en fait, la baisse est moins importante qu'elle aurait dû être. Est-ce que là-dessus, oui, le ministère de l'Education, mais suffisamment de professeurs devant les élèves ? Non, parce qu'on a une des plus mauvaises moyennes de l'OCDE en termes d'effectifs par classe. Voilà, c'est une des plus mauvaises. Donc on devrait au contraire en profiter pour baisser les effectifs. Et ce n'est pas ce qui se fait dans la plupart des différents... Je voudrais revenir sur un petit point quand même. Je m'adresse à monsieur le cornu. J'ai entendu qu'il avait une fois de plus, il utilisait une fois de plus un langage guerrier militaire vis-à-vis d'une opposition, parce qu'il a parlé de proxies, c'est-à-dire qu'on utiliserait des proxies, les Léphys, vis-à-vis des lycées. Ça fait la deuxième fois qu'il utilise des langages qui, d'habitude, sont vis-à-vis d'organisations comme le S.B.O.L.A. et autres, sont des langages militaires. En dernier, sur le budget, il avait dit qu'on était des tireurs dans le dos parce qu'on osait s'opposer au budget. Il faudrait se calmer là-dessus, d'accord ? Je voudrais savoir ce qu'il fait. Il déclenche une guerre par rapport à ses oppositions, et puis au-delà, il déclenche une guerre par rapport au lycéen. Je veux dire, qu'il se calme, qu'il s'apèse, parce que ça, ça ne rend pas service à la démocratie et à la situation. Vous estimez que le langage guerrier est plutôt du côté du gouvernement si je vous écoute. D'ailleurs, Matignon affirme que le mouvement lui a changé de nature qu'on ait pu sur un sujet de blocus mais de violences urbaines. Clairement, votre parti est tenu responsable des violences commises lors de ces blocages, parait d'ailleurs une grande partie de la classe politique. Le ministre de l'éducation Edouard Géfret était l'invité hier soir du GT de France 2. On a un mouvement lycéen qui est pris en otage par des groupes uscules ultra-violents. Indénablement, d'abord, ça a été, au départ, attisé et récupéré par la province insoumise en termes de blocage. Et puis vous avez, évidemment, des groupuscules d'ultra-gauche, qui aujourd'hui ont des comportements violents et qui ont été mettent en péril la santé de nos aides et de nos personnels. Groupuscules d'extrême-gauche, proxies, on y revient. Est-ce que, si vous n'avez pas déclenché le mouvement, est-ce que vous l'attisez aujourd'hui et récoccupez ce que dit le ministre ? Franchement, en fait, le 40e anniversaire du mouvement de vacay, je dis ça parce que je l'ai vécu, malheureusement qu'il s'est terminé par un mort, Malik Usekin il y a 40 ans. C'est exactement les mêmes termes. C'est-à-dire que quand ils ne comprennent pas pourquoi un mouvement se développe, il faut essayer d'agiter une main invisible. Mais qu'est-ce qu'ils croient ? Ils croient que même un mouvement comme France Insoumise, qui est dans son, je veux dire, pour un mouvement de gauche, soutient des mouvements sociaux, soutient des mouvements de la jeunesse qui mettent en question les conditions de leurs études, c'est on ne peut plus naturel. On a vu plusieurs élus de la France Insoumise, 2e, c'est une naturelle, ça a toujours été, c'est le rôle, quelque part de mouvement à gauche qui respecte leurs engagements de venir soutenir comme on soutenait les syndicalistes l'autre jour qui combattent pour le pouvoir d'achat, pour des meilleurs services publics bien. Donc laissez penser que vous avez un mouvement de base parce qu'il ne faut pas l'oublier, là il parle de quelques agitateurs mais allez devant les lycées, c'est pas quelques dizaines de lycées qui bloquent, c'est quasiment tous les lycées. Donc au lieu d'avoir cette réflexion, parce que ça m'inquiète si lui reçoit les organisations syndicales tout à l'heure avec ce genre d'état d'esprit, ça va encore une fois, ça ne va pas aller loin. Donc tout ça, tout ça, c'est une manière d'opposer par rapport à un mouvement une ultra répression, parce que vous me parlez des événements, vous avez raison sur le feu à Nantes ou à Marseille, mais au-delà de ça, parce que vous savez que vous avez une répression vis-à-vis de deux enfants qui est absolument terrible. Mais là, par exemple, il y a un nouveau chien qui est donné par le ministre de l'Education 40 proviseurs ont été blessés. Ce qui se passe autour de ces mobilisations, c'est aussi une violence inhabituelle, des proviseurs apparemment qui sont obligés à cibler et des élèves aussi qui sont blessés. D'abord, c'est pas une violence inhabituelle. Ils le disent eux-mêmes, les proviseurs, qu'ils n'ont jamais vécu. Oui, mais c'est pas une violence inhabituelle. La plupart du temps, vous célébriez mes 68 par exemple. Est-ce que vous voulez qu'on compare les violences aujourd'hui et les violences des 68 ? Est-ce que vous voulez qu'on les compare ? Est-ce que des proviseurs avaient été visés cette façon-là lors de mai 68 avec cette violence-là ? Bien sûr, en mai 68, il y aurait vous, les policiers, c'était pas quelques tiers de mortiers qui lui recevaient, c'était des pavés, etc. C'était de l'huile bouillante à certains moments. Donc je dis ça pour remettre un peu en mesure... Donc on en fait trop, on en fait trop aujourd'hui sur sa violence ? Oui, on en fait trop par rapport, c'est-à-dire, on a un trop gros décalage entre ce que disent les lycéens et les étudiants qu'il faudrait écouter et des images spectaculaires, certaines qu'on peut évidemment condamner, mais qui sont largement exacerbées, Et encore une fois, moi je l'ai vécu parce que vous oubliez de dire que la plupart des élus, tous les élus font s'insoumise qu'ils vont dans ces mobilisations, ils vont les soutenir, mais ils vont essayer de faire en sorte que justement les choses se passent de la meilleure, la plus calme possible. Ils s'interposent entre la police et les lycéens et ils d'invitent les lycéens à revenir dans leur réunion qu'ils font devant les lycées, donc on n'arrête pas de le faire. Parce qu'on sait bien que la violence, le mouvement sera toujours perdant par rapport à ça. Donc, c'est ça le rôle qu'on se donne, mais c'est un mauvais procès fait par des gens qui ne comprennent pas et qui n'ont que depuis maintenant plusieurs années, on l'a connu avec les gélés jaunes, qui n'ont qu'un mot à la bouche, c'est-à-dire la répression, et puis, je vous le dis, une vision complotiste de l'histoire. Moi, je voudrais parler aux policiers, je vais vous dire une chose, d'accord ? On sait très bien que, parmi les policiers, on a des éléments, y compris avec une idéologie d'extrême droite qui sort de l'OLBD très rapidement, par rapport aux mômes qui sont en face. Mais moi, je suis sûr que la plupart, c'est pas ça. Et on leur donne, le gouvernement leur donne un rôle, un mauvais rôle. C'est-à-dire, par exemple, d'aller sans arrêt au contact des lycéens, au stoc, qui a un problème, c'est-à-dire... – Jean-Luc Mélenchon a parlé d'une troupe qui t'abase dans son fonds à propos de la police. – Et vous avez... – Est-ce que vous avez vu le décalage ? – C'est bon, bon, hein. – Est-ce que vous avez vu le décalage entre un lycéen de 16, 17, 18 ans, voire plus jeune, d'accord, qui absolument n'est pas protégé, Et les policiers qui leur sont envoyés en face, moi je l'ai vu. – Ça veut dire que là vous jouez un peu l'apaisement avec les policiers aussi après ces propos. – Moi je dis aux policiers qu'ils arrêtent de jouer le mauvais rôle que le gouvernement leur donne depuis maintenant plusieurs années pour mettre fin aux mouvements sociaux, les gilets jaunes, aux mouvements des retraites, là aux mouvements des jeunes, parce qu'en face d'eux, pour la plupart, c'est leur môme qu'ils ont en face. Voilà, donc je dis, je trouve que ce gouvernement eut instrumentalisme de la police pour essayer de tenir tout simplement, parce qu'il a une politique qui ne fait qu'exacerber les revendications des jeunes qui sont légitimes. Voilà, donc écoutons leurs revendications d'abord. Et le 6 octobre, parce que vous nous dites la plus part de la craquement politique. Crochette mobilisation d'apparition. Il n'y a que la droite. Il n'y a que la droite, monsieur Rotaio, qui demande notre interdiction, qui montre l'inquiétude que ce serait si le demain il le gouvernait. Mais tous les syndicats appellent le 6 octobre à manifester avec les organisations étudiantes. Et c'est la première fois depuis 1986. Donc vous avez à se rassembler ce jour-là au-delà de ce mouvement lycéen. Et en attendant, j'habite les parents, les professeurs à être aux côtés de leurs lycéens, de leurs étudiants, de façon à ce que les choses se passent le plus pacifiquement possible, mais que le mouvement l'emporte. Éric Coquerel, député France Insoumise de Saint-Denis, vous restez avec nous pour la suite de ce 8.30. On va évoquer les révélations de Média Part autour de ses messages anti-sémites de Jordan Bardella. Le 8.30 France Info, Camille Girer, Benjamin Fontaine. Éric Coquerel, député de la France Insoumise de Sainte-Santine et président de la Commission des Finances, vous êtes notre invité ce matin du 8h30 France Info. On va dans un instant évoquer avec vous les propositions sur le budget 2027 présenté hier par le gouvernement, mais tout d'abord cette dernière révélation de Média Pardre dans l'affaire Jordan Pardella, le président du Rassemblement national. Hier soir, le site d'investigation a publié les preuves sur lesquelles se base son enquête des conversations privées sur Facebook dans lesquelles Jordan Bardella tait les propos antisémites, il a réagi, il conteste la fiabilité de cette enquête, on l'écoute. Je suis concerné par la légèreté de cette enquête, Mediapart n'a avancé absolument aucun argument, donc nous nous en expliquerons devant la justice et je pense que Mediapart pourrait se renommer Mediaflop. Éric Coquerel, est-ce que vous vous êtes convaincu de l'authenticité des preuves apportées par Mediapart ? Écoutez, votre confrère Mediapart, en général, quand il lance des affaires, il a tous les éléments derrière pour valider ses informations. Voilà, c'est des journalistes d'investigation. Et on sait bien qu'en général, il lance une affaire. Il y a une riposte du mouvement ou de la personne qui est mise en cause. Et puis après, il y a les éléments qui sortent, les éléments, moi je les élus. Ils sortent, moi je vais bien que M. Bardela dise « mediaflop », mais c'est quand même mieux que de leur proposer de se mettre avec du Kevlar et un gilet barballe comme l'a fait Mme Le Pen, mais les éléments sont quand même assez probants. C'est-à-dire que c'est des échanges où effectivement M. Bardela fait preuve de tous les pires clichés antisémites qui existent, les plurances, etc. Moi, ce que je crois, ce qui est intéressant, c'est le fait qu'il nie, parce qu'après tout... Pourquoi ça, c'est particulièrement intéressant ? C'est-à-dire que Gérald Darmanin dit qu'il ment et honte et ment. Oui. Pourquoi c'est intéressant ? Alors, au-delà du mensonge, mais c'est parce qu'il n'assume pas ça. Parce qu'il pourrait dire, j'étais jeune, j'ai commis des choses absolument insupportables. Ce serait audible, selon vous, l'argument de l'erreur de Jeunesse. Ce qui m'intéresse, c'est qu'il ne le fait pas. – Non, non, non. – Juste, Éric Okrel, pour préciser, c'est des écrits. Il avait 17 ans à l'époque, entre 17 et 19 ans. – Moi, je vais dire pourquoi ce n'est pas des arguments. Mais lui, il pourrait tenter de faire ça, parce qu'à mon avis, ça va sortir et ça va se faire conflir, mais il ne le fait pas, pourquoi ? Parce qu'en réalité, il ne veut pas révéler la nature même profonde du Front national et du Rassemble national. Il rentre dans un mouvement où le fondateur de ce mouvement, d'accord, expliquait, je vous rappelle, que les Chambragas étaient un détail de l'histoire. On a peut-être tendance à l'oublier, et il rentre dans ce mouvement à ce moment-là. Que croyez-vous que face à un jeune qui rentre dans un mouvement qui est antisémite de manière évidente ? Vous croyez qu'il s'est rendu décalage et que déjà le Bardela jeune serait rentré dans un mouvement qu'on essaye aujourd'hui de banaliser ? Non, ça indique en réalité la profonde nature du Rassemblement National, la seule différence avec l'époque, cette époque-là. c'est que, comme tout mouvement qui prône le racisme pour diviser, pour susciter l'année de l'autre, à certains moments, dans l'histoire, ils changent leur racisme. Alors, le racisme dominant du rassemblement national sous Jean-Marie Le Pen, c'était l'antisémitisme. Moi, je pense qu'il est toujours, il veille toujours, et d'ailleurs, c'est l'essentiel, il y a un terme où il explique que, dans ses écrits, en termes de communication, il faut faire attention. – La politique et la communication. – Oui, aujourd'hui, effectivement, c'est davantage les musulmans, c'est davantage les Noirs, les Arabes, qu'ils le pointent. Bon, ils l'ont toujours fait, mais ils le pointent davantage aujourd'hui. Mais c'est la même nature, et c'est ça qui... Mais aujourd'hui, dans ce cadre-là, leur pose problème, c'est que lui a été à l'aide, et ça pointe la responsabilité, j'en suis tombé, parce que vous parlez de Monsieur Bedarman, de tous ceux qui depuis des années banalisent leur Assemblée Nationale, pourquoi ils le banalisent ? Parce qu'à droite, certains pensent qu'ils vont pouvoir gouverner avec lui, comme certains dans les années 30 ont pu le faire avec l'extrême droite. Voilà la raison, et tout ça est en train de se fracasser Ils ne savaient pas forcément les écrits qu'avaient pu avoir Jordan Bardela dans sa jeunesse pour terminer sur ce sujet. Oui c'est à jeunesse, il a dit 7 ans, il rentre dans un mouvement, d'accord, et il a à l'époque, il est entièrement, je vous rappelle, que le ceutoral est encore en rassemblement. En un moment, en amour hérico-crêle car il faut qu'on avance, est-ce que vous estimez que ces révélations doivent avoir des conséquences que Jordan Bardela doit démissionner de la tête du rassemblement national, ou qu'il ne peut plus aller à Matignon comme apparemment... Mais je n'ai pas de conseil, j'ai pas de conseil à donner au rassemblement national, que je pense simplement, c'est que ça éclaire la nature profonde, toujours, du rassemblement national et ça, les Français doivent l'écouter. – Érico Crelle, je rappelle que vous présidez la Commission des Finances à l'Assemblée nationale, le gouvernement a dévoilé sa copie hier pour le prochain budget, 43 milliards d'euros de nouvelles économies avec un déficit qui a atteint 3 600 milliards, du jamais vu depuis 1946 avant de parler de certaines mesures. Est-ce que vous considérez qu'il faut bien faire un effort aujourd'hui pour réduire la dette ? Écoutez, c'est l'effort le plus élevé que va demander un gouvernement à sa population de toute la cinquième république. – Nécessaire. – C'est 43 millions d'euros. – 43 milliards. – 43 milliards, pardon, c'est vrai. Merci de la correction. 43 milliards d'euros sur les services publics, les ministères, 7 milliards sur les collectivités, 7 milliards sur la santé et les hôpitaux. Et je vais vous donner ma réponse. Je pense que, par rapport à tous les objectifs que se gueule le gouvernement, c'est, puisqu'on est dans un mouvement lycéen, c'est un zéro pointé que mérite ce budget, un zéro pointé. – Pourquoi ? Parce qu'ils ciblent les retraités, parce qu'ils gelent les prestations… – Parce qu'auquel sont aujourd'hui les priorités des Français ? Première priorité, le pouvoir d'achat. C'est une catastrophe, ça fait deux ans maintenant que le pouvoir d'achat des Français baissent. Avant, ils baissaient au niveau des salariés, mais il augmentait tellement pour le patrimoine que ça équilibrait. Maintenant, c'est fini, d'accord ? Quelles sont les réponses ? Gel des APL, primes d'activité, des des indexations des retraites, fin de l'universalisation des APL, coupe sur l'allocation de rentrées scolaires, déramboursement des soins, etc., autrement dit, non seulement il prend des mesures injustes, il y a des mesures fiscales ou des mesures de revenus qui touchent quasiment l'ensemble des Français. Les cibles ne sont pas les bonnes. Mais non, elles ne sont pas les bonnes. Pourquoi elles ne sont pas les bonnes ? Parce que non seulement, justement, ça laisse de côté tranquille, puisqu'il n'y a pas un euro d'augmentation, au contraire même, baissent sur les grandes entreprises. Ceux qui depuis 2017 s'enrichissent éhontément et captent une trop grosse part de la richesse produite. Mais en plus de ça, figurez-vous, ce genre de mesure, c'est un effet récessif sur l'économie. Chacun comprendra. C'est-à-dire que si vous avez un problème de pouvoir d'achat et de consommation intérieure sur lequel repose à 50% l'économie française et que vous prenez à ceux qui consomment, notamment les plus défavorisés, les retraites, etc., vous portez un mauvais coût sur l'économie. Pourtant, le MEDF n'est pas content non plus. Il estime que l'effort repose trop sur les entreprises avec 20 milliards d'euros de taxes. Le MEDF est bien gentil, mais ce que je remarque, c'est que, par exemple, la taxe sur les grandes entreprises baisse par rapport à l'année. Baisse, mais est maintenue alors que c'était une taxe qui était censée être exceptionnelle, et elle baisse en effet de 7,5 milliards. D'accord, mais c'est pas ça qui s'illustre le plus. Vous me permettrez d'y dire une deuxième chose, quand même, avant. C'est que les deuxièmes problèmes des Français, c'est le logement. Le budget du logement baisse de 448 millions d'euros. Le troisième problème du français, c'est le chômage. Le budget du ministère du Travail baisse de 2,5 milliards. Et quant à l'écologie, après l'année qu'on vient de vivre, il y a en tout et pour tout 60 milliards d'augmentations... 60 millions, pardon, 60 milliards, ça serait rêvé. D'augmentation du budget de l'écologie, ce qui fait que c'est 80 fois mieux que ce que demande la plupart des économistes responsables pour faire face à la question de l'évolution écologique. Donc c'est un budget qui ne répond à aucune demande des Français et le pire. et je vais venir à votre question, c'est qu'il va même se planter sur la question des déficits. C'est-à-dire qu'on a un gouvernement qui nous dit « au nom des déficits, il faut faire tout ça ». Ça peut être plusieurs années. Et qu'il chaque année voit les déficits augmenter. – Éricot Creil, c'est ce qu'il va vous dire le gouvernement. Il y a une pression aussi de la part des marchés. La France n'a jamais emprunté aussi cherment sur les marchés à l'extérieur, après les 5 %, et que donc il faut montrer une forme de rigueur rassurer les marchés. Mais vous entendez ce message là ? – Mais si c'est une politique qui ne fait qu'accroître le problème, En quoi est-elle la solution ? Vous savez que l'année dernière, on a annoncé 4,9% de déficits. On va terminer à 5,4,5,5. 5,4,5,5,5,5. Chaque année, c'est comme ça. Donc si vous faites une politique qui est l'inverse de ce que vous annoncez, non seulement elle est injuste, non seulement elle reproduit les égalités, non seulement elle attaque le pouvoir d'achat, elle attaque les services publics, elle ne fait rien au niveau de l'écologie. Je les disais tout à l'heure sur les collèges et lycées, moins 840 millions. Mais en plus, elle se plante parce que tous les signaux économiques sont mauvais, sont faits dividendes qui explosent. Voilà, ça, c'est ça que se sert ce budget. Et en plus, encore une fois, ils se planquent même sur la question des déficits. On peut faire mieux. C'est ce que nous ferons dans un an. Et on aura l'occasion d'y revenir largement lors des débats à l'Assemblée nationale. Merci beaucoup Eric Coquerel, député François Soumise d'avoir été avec nous. Merci Camille. A demain. L'info continue sur France Info.
La source — radio_franceinfo · nº 1851747d-e978-4c86-b41d-f7e69f15f62b
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/le-8h30-franceinfo-d-eric-coquerel_8198294.html
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