Aides pour les taxis et auto-écoles face à la hausse des carburants
Éric Michoux (auteur)
M. Éric Michoux interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la situation des professions fortement dépendantes de leur véhicule et insuffisamment prises en compte par les dernières mesures de soutien face à la hausse du prix des carburants. Si plusieurs dispositifs ont été annoncés en faveur de certains secteurs économiques et des grands rouleurs, d'autres professions demeurent sans réponse adaptée. C'est notamment le cas des auto-écoles et des taxis, qui restent exposés à une augmentation importante de leurs charges. Ces professionnels jouent pourtant un rôle essentiel dans l'économie et dans la vie quotidienne des territoires. Dans les zones rurales, les taxis assurent la mobilité des personnes âgées, isolées ou dépourvues de moyen de transport. Les auto-écoles permettent quant à elles aux jeunes et aux demandeurs d'emploi d'obtenir leur permis de conduire, souvent indispensable pour accéder à une formation, trouver un emploi et rester vivre dans leur territoire. La hausse durable du prix de l'essence et du gazole fragilise directement ces petites entreprises, qui ne peuvent pas toujours répercuter l'intégralité de leurs coûts sur leurs clients. Elle risque ainsi d'entraîner une diminution de l'offre de services et d'accentuer l'isolement des habitants des territoires ruraux. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir spécifiquement les auto-écoles et les taxis. Il lui demande également s'il envisage une baisse, même temporaire, des taxes pesant sur l'essence et le gazole afin de réduire durablement le coût supporté par les professionnels comme par l'ensemble des Français.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L17QE18472
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