Interview de M. Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace, à France Info le 2 octobre 2026, sur la mobilisation des lycéens et des étudiants, la vétusté de certaines universités et le budget 2027.
Philippe Baptiste (auteur), Antoine Comte (intervenant)
ANTOINE COMTEBonjour, Philippe Baptiste.
PHILIPPE BAPTISTEBonjour.
ANTOINE COMTEMerci d'être avec nous ce matin dans le 7 h 40 Franceinfo. On va parler, bien évidemment, de cette mobilisation lycéenne et étudiante. 900 blocages d'établissements ou incidents recensés, soit près d'un lycée sur trois concernés à travers tout le pays, 400 lycées qui ne sont pas en mesure de rouvrir ce matin. La mobilisation des lycéens a pris une nouvelle dimension, notamment hier, et elle s'étend désormais aux étudiants, aux universités. Philippe Baptiste, vous êtes ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, quel message souhaitez-vous adresser aux étudiants ce matin sur Franceinfo ?
PHILIPPE BAPTISTEDéjà, peut-être un tout petit bilan sur… Enfin, effectivement, hier, on a eu une mobilisation étudiante avec une quarantaine de sites, c'est-à-dire soit des bâtiments, soit des morceaux de campus qui se sont mobilisés. Quasiment aucune violence. Je voudrais saluer ça parce que je pense qu'être jeune et avoir des revendications, avoir des choses à dire sur l'état de la jeunesse, etc., c'est légitime et c'est à nous aussi de l'écouter. Je pense que vraiment… Mais ça doit se faire sans violence. Et ce qu'on voit aujourd'hui, à ce stade, dans les universités, c'est le cas. Et je voudrais souligner la responsabilité de tout le monde et le travail aussi des présidents d'université, des enseignants-chercheurs qui sont à l'écoute et qui sont sollicités. Maintenant, évidemment, on voit qu'il y a un mouvement lycéen qui ne ressemble pas du tout à ça, évidemment, et qui est extrêmement massif. Et, pour le coup, les violences sont terribles. Mais je pense que ces violences, elles sont terribles et, quelque part, elles ne servent aucune cause puisqu'on a basculé dans un phénomène de violence urbaine. Et je pense vraiment que c'est quelque chose qui n'est pas productif, qui, en plus, est récupéré de manière assez lamentable, par La France insoumise, pour dire les choses un peu brutalement. Et donc tout ça ne sert en rien, je crois, la cause de la jeunesse et la cause des lycéens.
ANTOINE COMTEAlors on va parler, bien sûr, de cette mobilisation des lycées, des lycéens, mais restons sur les étudiants. Donc vous nous dites ce matin une quarantaine de sites universitaires concernés par ces blocages ou ces incidents sans violence. C'est ce que vous nous dites. Est-ce que vous comptez rencontrer les représentants étudiants ?
PHILIPPE BAPTISTEOui, bien sûr. Mais d'abord, je les rencontre régulièrement et évidemment, je vais en rencontrer aujourd'hui, je les rencontrerai la semaine prochaine. Je pense que c'est très important d'avoir un dialogue permanent. Ça ne veut pas dire qu'on est d'accord sur tout. Ce sont souvent des réunions qui sont des réunions très vivantes, on va dire.
ANTOINE COMTEPhilippe Baptiste, est-ce que vous les rencontrez parce que vous craignez ce risque de contagion ? On a parlé des lycées, un sur trois qui sont concernés par ces mobilisations, ces blocages en France. Un lycée sur trois, c'est énorme. 400 qui ne peuvent pas ouvrir ce matin. Mais est-ce que vous craignez une contagion sur les sites universitaires ?
PHILIPPE BAPTISTEMoi, ce que je crains, c'est… Enfin, je ne veux pas de violence, c'est ça qui me semble être essentiel. Maintenant, est-ce qu'aujourd'hui on ne peut que constater que… Moi, je crois qu'il y a un sujet autour de la jeunesse en général, et je pense qu'il faut qu'on arrive effectivement à dialoguer et à comprendre, à expliquer et aussi, quelque part, à faire des propositions. Donc je pense qu'il faut qu'on arrive à avancer sur ce sujet-là. Pour ça, il faut qu'il y ait un dialogue. Et pour ça aussi, il faut aussi que, quelque part, les violences qu'on a pu voir ces derniers jours, mais qui sont quand même abominables… Pardon de revenir là-dessus. Enfin ce qu'on a vu dans les lycées, où on a vu des professeurs, des enseignants, des proviseurs, des lycéens se faire blessés. Mais des pompiers aussi. Enfin, tout ça est quand même abominable, quoi.
ANTOINE COMTEJustement quelques chiffres, peut-être là-dessus des dégradations, des jets de mortiers, des pillages, des violences généralisées. On pense notamment au lycée Nelson-Mandela, qui a été incendié hier matin à Nantes. Au total, 2 000 interpellations hier. C'est un chiffre énorme. Trois fois plus que la veille. 65 personnels enseignants blessés, 170 élèves aussi blessés lors de ces incidents, lors de ces débordements. Quand même, on a l'impression que la situation est un peu hors de contrôle, que l'État ne maîtrise plus grand-chose.
PHILIPPE BAPTISTENon, mais moi je crois qu'il y a une forme de déchaînement de violence. On a basculé un peu dans le terme de violence urbaine, c'est-à-dire que c'est un phénomène qui est assez inédit, assez complexe, avec des revendications qui ne sont pas toujours très structurées. Je parle pour les lycéens. Dans le supérieur, c'est différent. Je pense que les revendications sont très structurées, au contraire. Des revendications qui ne sont pas toujours très structurées. Et puis, à côté des lycéens qui, quelque part, enfin, être lycéen et revendiquer, pardon, mais enfin, on l'a tous fait à un moment ou à un autre. Enfin, j'espère qu'on l'a tous fait. Mais par contre, ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est le déchaînement de violence, c'est la récupération, voire parfois LFI qui allument des mèches à droite à gauche. Et puis à côté de ça, c'est aussi, on voit qu'à côté des lycéens, il y a aussi des gens qui ne sont pas des lycéens, qui peuvent être des casseurs, qui peuvent piller. Et puis on a aussi maintenant l'apparition de black blocs. Donc ça, c'est évidemment aussi une difficulté.
ANTOINE COMTEMais est-ce qu'il y a une impuissance quand même de l'État face à ça ? On a l'impression qu'aujourd'hui, si des casseurs veulent incendier un établissement scolaire, ils peuvent le faire.
PHILIPPE BAPTISTENon. Je crois que jusqu'à maintenant, il y a eu une réponse qui a été une réponse qui a été très proportionnée de la part du ministre de l'Intérieur et de la part des forces de l'ordre qui, à la fois, essayent de protéger, mais en même temps avec mesure, comme ça a été fait. Et je pense qu'il faut saluer le travail. Enfin, il faut aussi dire que les forces de l'ordre aujourd'hui, ce sont plusieurs centaines de forces de l'ordre qui ont été blessées. Donc quelque part, on est quand même sur un sujet qui est… Et elles ont agi avec quand même mesure. Il y a bien sûr eu quelques incidents qu'on a tous en tête.
ANTOINE COMTEAlors justement des violences policières aussi, des enquêtes ouvertes par l'IGPN, la police des polices. On voit des…
PHILIPPE BAPTISTEJe ne comprendrais pas le terme de violences policières. Par contre, effectivement, je crois qu'il y a trois cas où il y a des enquêtes qui ont été ouvertes par l'IGPN et je pense qu'il faut attendre les résultats de l'enquête.
ANTOINE COMTEMais est-ce que vous constatez qu'il y a quand même aussi des débordements policiers, des violences policières, une répression policière ?
PHILIPPE BAPTISTENon, je crois. Non, absolument pas. Le terme de répression policière ne me semble pas du tout être le terme adapté. Je crois qu'au contraire, il y a eu une très grande maîtrise des forces de l'ordre aujourd'hui. Il faut voir la massification de ce qui se passe aujourd'hui, le fait que c'est quelque chose d'extrêmement… des comportements qui sont parfois extrêmement violents. Et, encore une fois, pas toujours de lycéens, de personnels qui sont très souvent en dehors de l'établissement et qui sont d'une très grande violence aujourd'hui, d'une très grande agressivité. Et je crois qu'il y a eu beaucoup de mesures jusqu'à maintenant. Mais voilà, il faut être extrêmement prudent. Et puis il faut ouvrir le dialogue. C'est ce qu'a fait Édouard Geffray, il l'a annoncé hier, le ministre de l'Éducation nationale. Et je pense que c'est extrêmement important que ce dialogue se tienne.
ANTOINE COMTEQui porte la responsabilité, finalement, de tous ces débordements ? Matignon et l'entourage du Premier ministre parlent, je cite, de "manoeuvre organisée par La France insoumise et ses proxies de l'ultra-gauche". Les mots sont très forts. Jean-Luc Mélenchon, bien évidemment en amont, a répondu, tout comme Manuel Bompard, le coordinateur de La France insoumise, qui parle d'accusations complotistes de la part du Gouvernement. Est-ce que ce qui ne vous gêne pas, c'est que, finalement, ces responsables, ces cadres de LFI se rendent auprès des lycéens pour soutenir leur cause ? Est-ce que ce n'est pas ça, finalement le problème ?
PHILIPPE BAPTISTEMais bien sûr que si ! On a à la fois des responsables LFI qui, effectivement, viennent allumer quelque part le feu à droite, à gauche et après tentent de récupérer le mouvement. Et très souvent, d'ailleurs, les lycéens n'aiment pas ça. Mais enfin, il y a une tentative de récupération. Mais au-delà de ça, moi, ce qui me choque profondément, mais vraiment, qui me choque profondément, c'est quand j'entends des responsables de La France insoumise expliquer de manière… Alors parfois en utilisant quelques… peut-être pas de manière complètement directe, mais que la violence est légitime. Eh bien non. Non.
ANTOINE COMTEVous parlez du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
PHILIPPE BAPTISTEOui. Mais la violence, on est… On est dans un État de droit. Et dans un État de droit, la violence n'est pas légitime. Si on conteste ça, ça veut dire qu'on conteste même le principe de l'État de droit. C'est un parti qui est quand même un parti qui est représenté au Parlement, qui se veut être un parti de Gouvernement. Tenir ces propos-là…
ANTOINE COMTEMais ils font de la récupération politique ou pas, selon vous ?
PHILIPPE BAPTISTENon, mais c'est une irresponsabilité profonde.
ANTOINE COMTEPire que ça.
PHILIPPE BAPTISTEMoi, ça me choque profondément. Et j'attends quelque part une condamnation ferme et claire, de la part de Jean-Luc Mélenchon, de la part de tous ces responsables de La France insoumise, des violences. On a le droit de revendiquer, on a le droit de ne pas être d'accord, évidemment. Je veux dire, on… Mais là, on est, on est dans autre chose. Et faire basculer les lycéens dans autre chose, c'est de la manipulation.
ANTOINE COMTEEt en même temps, il y a des revendications louables de la part de ces lycéens et de ces étudiants qui, en effet, se mobilisent au départ parce qu'il y a énormément de problématiques : les bâtisses scolaires qui sont vétustes, qui ne sont pas adaptés au dérèglement climatique, aux fortes chaleurs comme on a connu cet été, et même à la fin du printemps, des coupures d'électricité fréquentes. Des problématiques aussi autour des emplois du temps. Est-ce que ça, ce sont des revendications que vous entendez aussi ?
PHILIPPE BAPTISTEOui. Je ne vais pas me prononcer.
ANTOINE COMTEAlors vous, vous entendez ça, merci. Mais il y a le même type de revendications aussi. Des bâtiments vétustes aussi, il y en a aussi.
PHILIPPE BAPTISTECe que je peux vous dire, c'est que le bâti universitaire, vous savez, c'est le deuxième bâti de l'État, c'est-à-dire qu'on a beaucoup, beaucoup de surface, etc. Et on est dans une situation qui est extraordinairement hétérogène. Vous avez des bâtiments qui sont flambant neufs, je ne sais pas, vous allez à l'Université Paul-Valéry, par exemple, les bâtiments sont magnifiques. Vous avez… Voilà, il y a…
ANTOINE COMTEQuand moi, je suis intervenu en tant que journaliste dans des universités, par exemple… de Nanterre où ce n'est pas…
PHILIPPE BAPTISTEEt il y en a d'autres. Absolument. Vous avez absolument raison.
ANTOINE COMTECe n'est pas la plus grande modernité qui soit.
PHILIPPE BAPTISTEC'est extrêmement hétérogène. Absolument. Mais vous avez aussi le campus de Saclay qui est magnifique. Ce que je veux dire, c'est que c'est extraordinairement hétérogène. Donc maintenant est-ce qu'il faut poursuivre les efforts, est-ce qu'il faut poursuivre le plan campus ? Oui, bien sûr, évidemment. C'est ce qu'on essaie de faire. A côté de ça, il y a des revendications sur la précarité étudiante qui sont aujourd'hui, je crois, des vraies revendications, des vraies questions. C'est pour ça en particulier, vous savez, que j'ai annoncé hier qu'on allait faire un effort significatif de plus sur le repas à 1 euro. C'est-à-dire que le repas à 1 euro…
ANTOINE COMTEÇa veut dire quoi un effort significatif ? De quel ordre ?
PHILIPPE BAPTISTEÇa veut dire qu'on a déjà annoncé 200 emplois de plus pour les restaurants universitaires. Au-delà de ces 200 emplois, on pourra en mettre 600 autres de plus. Donc au total, c'est 800 personnes en plus qui vont venir renforcer les restaurants universitaires. Pourquoi ? Parce qu'avec le repas à 1 euro, on est face à un afflux gigantesque aujourd'hui d'étudiants. Certains restaurants universitaires ont vu leur taux de fréquentation progresser de 140 %. Donc vous imaginez bien que c'est très difficile de suivre. On met aussi beaucoup d'argent sur la table pour l'an prochain, près de 150 millions d'euros en plus pour les restaurants universitaires. Donc on sera mobilisés. C'est un exemple. Et après, je pense qu'il y a d'autres sujets. Il faut qu'on les ouvre, il faut qu'on les discute. C'est vrai. Voilà.
ANTOINE COMTEPhilippe Baptiste, je voudrais qu'on parle finalement de ce renoncement de votre collègue, ministre de l'Éducation nationale, hier, sur le JT de 20 heures de France 2, qui a dit finalement qu'il revenait sur la mesure qui visait à rendre payante l'inscription en BTS et en classe prépa pour les étudiants non-boursiers. Donc cela sera retiré, cette mesure, du budget 2027. Est-ce que vous pensez que cela peut faire retomber la pression ?
PHILIPPE BAPTISTEJe pense, mais en tout cas, c'est de nature à montrer simplement qu'effectivement le Gouvernement est à l'écoute. Et moi, je pense qu'effectivement c'est une bonne décision d'Édouard Geffray sur ce sujet-là.
ANTOINE COMTEEt sur le gel des APL qui est maintenu, en tout cas qui serait maintenu dans le prochain budget, ça concerne beaucoup d'étudiants, les APL, est-ce que c'est une mesure qui pourrait à terme être retirée aussi pour justement faire baisser la pression ?
PHILIPPE BAPTISTEDe manière générale, vous savez, le budget, c'est un budget et le budget est discuté au Parlement. Donc il y a une copie initiale qui est une présentation initiale par le Gouvernement. Et puis après, il y a une discussion parlementaire.
ANTOINE COMTEEnfin là, le retrait de la première mesure sur les BTS et les prépas, cela a été avant la discussion budgétaire.
PHILIPPE BAPTISTEMais il faut qu'on ait la discussion sur l'ensemble des sujets. Voilà. Je pense que c'est…
ANTOINE COMTEVous êtes favorable au gel des APL ou pas ?
PHILIPPE BAPTISTEAprès, moi, je pense qu'il faut… Je vais vous dire une chose, c'est qu'aujourd'hui on est quand même… Parce qu'il ne faut pas l'oublier, on est dans une situation qui est, dans une situation budgétaire, qui est extrêmement tendue, avec un niveau d'endettement de la France qui est très élevé, comme vous le savez, des taux d'intérêt qui montent aussi régulièrement. Donc aujourd'hui, on a un devoir de responsabilité. Et ce devoir de responsabilité, je sais que ça peut paraître extrêmement abstrait pour beaucoup des auditeurs, mais pardon, je veux dire, c'est vraiment quelque chose de fondamental. Si on n'a pas cette responsabilité, et bien derrière, en fait, rien ne sera possible. Donc il faut qu'on soit responsable et donc il faut aussi qu'on trouve des mesures d'économie.
ANTOINE COMTEPhilippe Baptiste, je voudrais qu'on parle de Jordan Bardella et ces nouvelles révélations de nos confrères de Mediapart. Ils persistent et signent, ils ont publié hier des preuves accablantes concernant le président du Rassemblement national, à qui on attribue donc des propos antisémites. Ils ont fait notamment authentifier certaines de ses déclarations par un huissier et aussi par le groupe Meta, qui détient Facebook, messagerie privée aussi, Messenger, là où échangeait justement avec ses interlocuteurs. Jordan Bardella. Est-ce que vous me dites ce matin que Jordan Bardella doit démissionner, doit quitter son poste, peut-être, comme le disait Ségolène Royal hier dans le débat de la gauche, son poste de député européen, voire se mettre en retrait de la vie politique ?
PHILIPPE BAPTISTEJe me garderai bien de donner un conseil à Jordan Bardella. Moi, je vais vous dire, première réaction, c'est déjà la nausée. Moi, j'ai la nausée quand je vois l'antisémitisme d'extrême gauche ou quand je vois l'antisémitisme d'extrême droite. Après, de quoi on est en train de parler ? On est en train… Moi, j'ai une révélation à vous faire. Le Front national a été fondé par des Waffen-SS et des miliciens, je veux dire. Enfin bon, ben voilà, le Front national, la suite du Front national, c'est le Rassemblement national. Et là, aujourd'hui, on est en train de se dire : tiens, c'est bizarre, Jordan Bardella aurait tenu des propos antisémites. Ah bah ça ! C'est surprenant.
ANTOINE COMTERien ne surprend. Mais en même temps, il y a une présomption d'innocence aussi.
PHILIPPE BAPTISTEBien sûr.
ANTOINE COMTEIl a déposé deux plaintes…
PHILIPPE BAPTISTEMoi, je n'ai aucune preuve, mais je n'en sais rien. J'écoute comme tout le monde. Après, je n'arrive pas à être complètement surpris par le scandale qui arrive aujourd'hui. Et j'entends aussi que le Rassemblement national veut être respectable et passe son temps à ripoliner ses murs. Mais enfin, je veux dire c'est comme les écuries d'Augias. Visiblement, ils ont du mal.
source : Service d'information du Gouvernement, le 2 octobre 2026
La source —
vie_publique · nº 304827
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