Mobilisation lycéenne et débordements... Le "8h30 franceinfo" de Mathilde Panot
Bonjour Agathe et bonjour Mathilde Panneau. Bonjour Mathilde Panneau. Merci d'être avec nous. Le Premier ministre Sébastien Lecornu tente donc de répondre à la colère des lycéens en promettant des premières annonces pour la fin du mois sur les remplacements des professeurs absents, sur l'amélioration des locaux et des emplois du temps, sur parcoursu possible. Il promet que ces annonces seront issus du dialogue direct avec les lycéens via notamment les conseils de la vie lycéenne. On sait que les lycéens se plaignent beaucoup de ne pas être écoutés. Est-ce que c'est un premier pas que vous saluez ? Je crois que surtout, c'est basé sur un mensonge. M. le Cornu a mis une lettre qu'il adresse à 5 de ses ministres dans lequel il explique que le budget de l'éducation nationale va augmenter l'année prochaine de 1,2 milliard d'euros. Or, si on rapporte cette augmentation à l'inflation, ce qu'il faut faire pour voir réellement comment vont évoluer les moyens, il y a une baisse pour les collèges et les lycées de 560 millions d'euros. Donc on est très très loin de ce qu'il promet. Et quand on regarde les universités, c'est moins 830 millions d'euros. Donc de nouveau, il coupe, et dans ce budget, figurez-vous qu'il y a même la suppression de 1588 postes de professeurs supplémentaires. Or vous le savez, la jeunesse manifeste notamment pour avoir des professeurs de maths, de SVT, de philo en face d'eux. Et donc, on est d'abord face à un mensonge et à des annonces qui sont en fait un peu des gesticulations. 1500 postes supplémentaires, Mathilde Panneau, mais juste une précision quand même parce qu'à la rangée de 2027... En moins, si c'était supplémentaire, ça serait mieux. 1500, 1600 postes en moins dans le budget, mais 180 000 élèves de moins attendus après une baisse de 160 000 cette année. Et le gouvernement met en avant un volume 1600 postes qui est bien inférieur aux 9 000 qu'il devrait supprimer, si jamais il se basait sur l'évolution démographique. Alors, j'ai entendu ces arguments de la part du gouvernement. Le problème de ce gouvernement, c'est qu'ils ont déjà supprimé 4000 postes de professeurs l'année dernière, que dix ans de Macronie ont supprimé dix mille postes de professeurs et qu'on se retrouve avec dix pour cent des heures qui ne sont pas assurées parce qu'il n'y a pas un professeur remplacé. Ça veut dire 20,2 millions d'heures qui sont perdues chaque année pour les élèves. Et ça veut dire des jeunes qui vont passer le bac sans avoir, par exemple, leur cours de maths qui sont dispensés, sans avoir leur cours de SVT qui sont dispensés. Donc ce qu'il faudrait faire c'est au contraire augmenter le nombre de professeurs pour pouvoir réduire le nombre d'élèves par classe Et même si les rêves baissent, vous vous dites déjà qu'il faut quand même plus de profs. Il y a des remplaçants qui puissent être là, effectivement. Donc sur la réponse du gouvernement, vous dites que ce matin n'est pas l'auteur. Et donc vous appelez clairement, le premier misé dit aussi, il faut que les cours reprennent partout, la sécurité et l'état des locaux le permettent. Vous appelez clairement ce matin les lycéens pour suivre le mouvement. Mais nous, nous serons à leur côté demain, d'ailleurs, avec une convergence inédite puisqu'il y aura à la fois les lycéens et les lycéennes, mais aussi les étudiants qui les rejoignent. une inter-syndicale de l'éducation qui sera là, des syndicats de salariés qui se joindront à eux, et j'ai même vu par exemple la Confédération paysanne qui viendra en soutien aux revendications. Vous savez, moi j'ai été sur des blocus. Et tout le monde dit qu'il ne fait pas le blocus par plaisir. Ces jeunes ont pour la plupart le bac à la fin de l'année prochaine. Donc ils savent l'enjeu que cela représente pour leur propre avenir. Donc s'ils font un blocus et s'ils réclament des choses, c'est parce qu'ils se retrouvent dans des situations d'inégalité et qu'ils sont en train de dénoncer un système à deux vitesses dans l'éducation qui est insupportable, notamment pour les quartiers populaires et la ruralité. – Et on reviendra tout à l'heure un peu plus longuement sur les revendications précises des lycées. Mais vous parliez de cette journée de mobilisation demain avec effectivement les syndicats étudiants et enseignants. Jean-Luc Mélenchon considère que ce sera un point de bascule, un point de départ, dit-il, qui ouvrira une série à coup sûr. et il espère que ça débouchera sur des votes en votre faveur en 2027. Elle est accusée de surfer, justement, sur la colère des lycéens. Est-ce que c'est le cas ? – Mais nous, nous sommes en appui des revendications des lycéens. Mais si vous voulez chercher, vous n'avez pas besoin d'une note blanche des renseignements pour savoir qui est responsable de ce mouvement. – Est-ce que le renseignement a mis en place des groupes proches des... – Exactement. Il s'appelle Emmanuel Macron. Parce que s'il n'y avait pas eu 10 ans de casse de l'éducation nationale, comme tous les services publics dans ce pays, nous n'en serions pas là. Est-ce que vous voulez profiter par des voix, par les résultats électoraux de ce mouvement ? Nous, nous sommes des responsables politiques et donc nous voulons offrir une issue politique et un débouché politique à ce mouvement, notamment en disant qu'il faut réinvestir dans les services publics. Mais juste, je rappelle que, contrairement à ce qui est dit régulièrement sur les plateaux, les lycéens, comme d'ailleurs les enseignants et la communauté éducative, ont essayé à maintes reprises de manifester pacifiquement, de redire par des pétitions, de redire par des mobilisations, par des rendez-vous avec les récutorales et d'azènes, les revendications qui portaient le résultat, c'est qu'à la rentrée de 2026, il y avait la moitié des établissements dans lequel il manquait au moins un professeur et deux tiers des établissements dans lequel il manquait au moins un membre de la communauté éducative. Rendez-vous compte que dans la septième puissance économique au monde, il reste un médecin scolaire pour 13 000 élèves. Il reste une infirmière pour 1 500 élèves et nous avons dans la septième puissance économique au monde des jeunes qui sont obligés de manifester parce que les plafonds leur tombent sur la tête, parce qu'il y a de l'amiante dans leurs écoles, parce qu'il y a des rats, parce qu'ils pleutent dans le réfectoire comme c'est le cas à Darius Milho au Kremlin Bissettre. C'est une honte absolue. – Bien sûr, et il y a aussi un lycée qui venait d'être rénové, qui était un modèle de rénovation écologique qui a été incendié. Donc là, on essaye de prendre les différents problèmes. Et il y a des élus LFI qui se font filmer, parfois à côté des bordements, même s'ils n'y participent pas. Est-ce que c'est la place d'un élu de se retrouver au milieu des lycéens à atiser la colère, à appeler, à manifester, à filmer, à poster sur les réseaux sociaux pour faire des millions de vues ? Oui, c'est la place des élus. Et d'ailleurs, je me demande où sont les autres élus ? Parce que la place des élus comme de toute la société, c'est de pouvoir protéger la jeunesse et les enfants de ce pays. c'est de pouvoir garantir un droit qui est un droit reconnu à l'international, le droit à l'éducation pour chaque enfant. Et donc moi je demande où sont les autres élus, où sont les autres adultes ? Vous voulez qu'ils devraient tous venir avec nous ? Bien sûr, pour protéger la jeunesse face à des revendications, qui sont des revendications légitimes. Il y a votre présence, et il y a aussi des propos Mathilde Panneau notamment, Jean-Luc Mélenchon mardi dernier qui appelle ses troupes à s'interposer face à la sauvagerie policière. À ce moment-là il me mentionnait, la sauvagerie policière seulement est d'ajouter, il n'y aura ni oublie, ni pardon pour personne, comment ça doit être interprété ? – Bien, nous, nous ferons des commissions vérités et justices quand nous arriverons au pouvoir et nous n'acceptons pas l'impunité policière. – C'est quoi, des commissions vérités et justices ? – C'est ce qui permet que ceux qui donnent des ordres rendent des comptes, parce que ce sont d'abord eux les responsables. Je rappelle que Nunez a dit qu'il n'y avait aucune consigne de retenue, ce qui est complètement irresponsable de la part d'un ministre de l'Intérieur, et que l'Unièse a même dit que les forces de l'ordre pouvaient utiliser toutes les armes à l'ordre difficile. Le gouvernement a aussi dit que pour les forces de l'ordre, c'était très difficile de maintenir l'ordre avec des mineurs et qu'au contraire, il fallait... Non, non. Je vous cite exactement ce qu'il a dit. Il n'y a aucune consigne de retenue. C'est absolument irresponsable de dire ça. Il parle aussi de l'olence urbaine. Nous voulons que ceux qui donnent des consignes rendent des comptes, mais ceux aussi, notamment ceux qui ont tiré les LBD, qui ont fait que, d'ores et déjà, deux jeunes ont perdu un œil. Nous sommes le seul pays en Europe ou des jeunes qui manifestent pour avoir des professeurs en cours, perdent des yeux. Je ne sais pas si vous réalisez la gravité. Celui qui a lancé une grenade, qui fait qu'un lycéen a perdu toutes ses dents supérieures et obligeait de manger avec une paille, ne pourra pas parler pendant six semaines. Lui aussi devra rendre des comptes. Voilà ce que nous disons, parce que l'implité policière détruit la république. Mathilde Panot, si comme certains, notamment le gouvernement vous le reproche, vous attisez la colère des lycéens ? Est-ce que vous les mettez en danger, en les incitant à affronter les forces de l'ordre ? Vous venez de dire, je reprends vos propos, les enseignants, les élèves ont essayé de se mobiliser pacifiquement. Ils ont essayé et ils n'ont pas obtenu 15 cours. Ça veut dire que, si je vous entends bien, la violence était le seul moyen d'en mettre à se faire entendre ? – Non, le blocus, je ne vais jamais dire… – Vous pouvez faire un blocus, pacifique. – Vous savez, personne n'appelle à la violence. Nous, nous tenons à l'existence des jeunes et à l'existence des gens. Nous prenons nos existences au sérieux. Et la raison pour laquelle les jeunes se mobilisent, j'avais vu un jeune qui avait eu cette pancarte que j'ai beaucoup aimé, qui disait désolé du dérangement, mais nous sommes en train d'essayer de sauver notre avenir. Donc tout le monde comprend que ce qui est en train de se jouer pour eux, c'est derrière toute leur vie qui va être concernée par ça, à la fois par le bac, à la fois par Parcoursup, avec la dernière 125 000 élèves sans affectation. – Sur la question du rôle de LFI, puisque vous avez fait l'objet d'accusations graves. Donc on vous donne l'occasion d'y répondre, notamment après les propos du maire de Saint-Ny, votre collègue Bali Bagaioko, qu'on a reçu d'ailleurs ici sur France Info et qui a pu s'en expliquer, il a dit « Je maintiens ces propos » quand il a dit « Oui, la violence peut être légitime, mais quand on peut l'éviter, c'est mieux. » – Pour l'instant, c'est déjà la fin de la phrase. – Jean-Luc Mélenchon, et il a eu l'occasion de s'en expliquer encore une fois sur France Info. Jean-Luc Mélenchon, votre coordinator manuel Bonpart, ont précisé dans les heures qui ont suivi, non, non, la méthode d'action de LFIs, c'est la non-violence toujours. Est-ce que vous avez eu des propos ambiguës que vous recrétiez aujourd'hui ? Non, elle m'a appréhendé les mots de Li Bagai Yoko, la violence peut-être légitime parfois. Nous pronons le fait qu'il n'y ait pas de violence, notamment de violence contre les personnels et les personnes, parce que c'est le moyen de massifier le mouvement. Ça, c'est la méthode qu'utilise la France Insoumise. Mais je vais aller sur ce qu'a dit Li Bagai Yoko, sur la violence peut-être légitime, même si dès qu'on le peut, il faut l'éviter, je ne sais plus exactement la fin de phrase. Si on peut l'éviter, c'est mieux. Mais le gouvernement lui-même l'admet. Rappelez-vous au moment où les agriculteurs manifestaient. Il y a eu l'explosion d'un bâtiment public ladréal. Il y a eu des incendies de préfecture. Il y a eu un attaque du centre des impôts. Et là, aucun des journalistes, aucun des politiques ne parlait de violences. Et y compris, le ministre de l'Intérieur de l'époque disait quoi ? On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS. Et il y a des coups de sang légitimes. Je vais vous dire pourquoi... Je viens de quoi de mesure qu'avec les jeunes, on est imprétable. – Pourquoi ? Pourquoi il y a un deux-poids de mesure ? Parce que d'un côté, vous aviez des agriculteurs de la FNSEA, parce que c'est pas la même chose quand c'est la Confédération paysanne. Mais d'un côté, vous aviez des agriculteurs de la FNSEA qui prenaient moins de normes, une dérégulation, ce qui allait dans le sens de la politique du gouvernement. Et de l'autre côté, vous avez une jeunesse qui pointe la responsabilité de la Macronie dans le mouvement qui est en train de se faire pour dire « nous voulons des moyens ». – Vous dénoncez des violences policières, et vos mots sont très durs. Jean-Luc Marchand parle de sauvagerie policière, de ce qui tabasse nos enfants, de ce qui frappe, ce qui insulte, ce qui laisse libre cours à leur racisme. Voilà comment Jean-Luc Mélenchon dépeint la police. Votre indignation est-ce que c'est la même quand un lycée est incendier, quand des professeurs sont agressés ? Oui, mais vous comprenez que derrière, il y a des ordres, il y a une différence entre des responsabilités individuelles dont la justice va se saisir. Il y aura, vous avez vu, qu'il y a eu 100 000 interpellations et rien que le jeudi 1er octobre, il y a eu 2000 interpellations, c'est-à-dire plus qu'au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, Donc une répression jamais vue au point que le syndicat de la magistrature s'en est ému en disant qu'il faut arrêter de criminaliser et de tenter de faire taire la jeunesse. Mais il y a eu des émeutes urbaines des ministres de l'Intérieur. Est-ce que vous entendez aussi, vous avez vu les images de jeunes cagoulés, les feux de poubelles, les agressions, ça, ça n'existe pas pour vous ? Mais ça peut exister, mais la question c'est les ordres politiques qui sont donnés et la réponse qui est donnée. Aujourd'hui, il n'y a qu'une réponse policière. Il n'y a pas de réponse politique aux revendications légitimes qui sont données. Or, ceux qui sont responsables de cette situation, c'est Emmanuel Macron et le gouvernement. Donc c'est à eux de répondre qu'il y ait des jeunes qui puissent utiliser des feux d'artifice ou je ne sais quoi. Oui, ça existe, je ne dis pas que ça n'existe pas. Mais l'immense majorité des jeunes qui perdent des jours de cours, parce que ce n'est pas par plaisir encore une fois qu'ils bloquent, c'est pour exiger des réponses politiques. Et moi, j'aimerais qu'on parle de violences dont on n'a pas beaucoup parlé, parce qu'il y a eu les trois lycées, un mutilé dont je parlais juste avant, le nombre de garde à vue qui est impressionnant. Mais moi, j'aimerais vous lire par exemple ce que donnent comme témoignage vos collègues de Média Parture, ceux qui ont été en garde à vue pendant 48 heures. Je cite un jeune de 15 ans à qui on a diagnostiqué, on a donné 7 jours du tété. Un policier m'a demandé de me déshabiller, j'ai refusé d'enlever mon bas, il m'a baissé mon pantalon et mon calçon de force. Deux policiers me raccompagnent dans ma cellule, dedans, là, m'attrapent par le col et me plaquent contre le lit en béton. L'autre me met des patates derrière la tête en me disant, « T'es seul maintenant, ton avocate, elle est partie petite salope ». d'autres racontent qu'ils se sont fait traiter de salles petits arabes, etc. C'est inadmissible ! C'est inadmissible ! Il y a trois enquêtes qui sont ouvertes par la police des polices actuellement. Il y a trois enquêtes qui sont ouvertes par la police des polices actuellement. Pour vous, ça ne suffit pas, on laisse libre cours à ces violences. En tout cas, j'observe que ce qui a été fait pendant les Gilets jaunes, quand je vous disais que c'était plus d'interpellations que au plus fort des Gilets jaunes, vous savez combien de gardes à vue des Gilets jaunes ont donné lieu à un non lieu, c'est-à-dire qu'on a retenu les gens pour rien. Combien ? – Dites-le nous ? – Quasiment 50% et même si on prend juste le rappel à la loi, 70%. Donc en fait, c'est juste une manière d'intimider cette jeunesse. Et ça suffit, il faut répondre politiquement à ce qu'ils demandent. – Et les policiers, encore une fois, sont souvent, et on l'a vu sur des images, victimes également de violences. Et vous en avez parlé, ça existe aussi. Le 8 30 France Info, Agathe Landray, Simon Le Barron. Avec Mathilde Panneau, députée et présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, conséquence de ce mouvement, notamment lycéen, des dégâts en France, Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France déploie le saccage de ses lycées, 7 millions d'euros partis enfumés selon elle, autant d'argent qui ne sera pas mis dans la rénovation des lycées, déploie le ministre de l'Education. L'exécutif veut donc engager la responsabilité civile et financière des parents de casseurs mineurs pour rembourser ses frais. Est-ce que c'est légitime ? Bon d'abord Mme Brécresse devrait faire profil bas. Je rappelle que c'est elle qui est en charge avec la région, notamment de la question des locaux et de la dignité des locaux dans lequel les jeunes étudient, et qu'on voit ici un plafond qui est tombé sur la tête, à d'autres endroits des états de vétusté tels que par exemple Les jeunes qui sont sur les bloquistes se battent, par exemple, pour avoir du savon, du PQ et une porte aux toilettes des garçons. C'est ce genre de choses. Mais d'autres ont été rénovées, par exemple le lycée Paul-Héloard, 45 millions d'euros selon la présidente de la région. Et d'ailleurs elle devrait faire profil bas parce que, vu depuis le temps où elle est là, elle devrait faire profil bas et elle devrait même se tourner vers le gouvernement parce que le gouvernement dans ce nouveau budget veut encore supprimer des dotations aux collectivités qui vont encore aggraver le problème. Mais donc là c'est encore pire Mathilde Pano, qui va payer ces dégâts ? Est-ce que c'est aux impôts des Français de payer, alors qu'il y avait déjà des sommes qui étaient fléchées pour rénover certains lycées, là il va falloir réparer, qui doit payer ? Qui doit réparer ? Ceux qui ont cassé le service public de l'éducation, c'est-à-dire la macronie. Je rappelle que quand je disais que... Mais donc c'est aux impôts, c'est des lycées. Je rappelle que, par exemple, sur les agriculteurs, lorsqu'on parle de l'explosion d'un bâtiment public, personne n'a demandé qui allait payer, personne n'a demandé aux agriculteurs d'aller payer cela. Vous faites le parallèle de la française entre les lycées et les agriculteurs. Et par ailleurs, s'il y a des agriculteurs qui sont condamnés en justice pour des actes de vandalisme, ils payent. Oui, donc en fait, c'est déjà... En fait, la question de casseurs payeurs, c'est-à-dire de la responsabilité individuelle, existe déjà. Pourquoi cette loi, elle est grave qui va le faire ? Cette loi est grave, déjà, parce qu'il trouve que la principale réponse à faire au mouvement lycéen c'est non pas, par exemple, de faire en sorte qu'il y ait un plan d'urgence pour embaucher massivement des professeurs, de faire un corps de fonctionnaire pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap, alors que je rappelle que 50 000 enfants en situation de handicap sont mal scolarisés ou dés-scolarisés parce qu'ils n'ont pas d'accompagnants d'élèves en situation de handicap qui sont payés 900 euros par mois. Et vous avez raison, mais avec quel argent vous faites tout ça, Mathilde Panneau ? Attendez, je vais vous répondre là-dessus, mais d'abord, je réponds juste sur Kassier-Payet. Pourquoi cette loi est grave ? Ça existe déjà, vous avez raison. Lorsque vous passez devant un tribunal, vous pouvez être condamnée à des amendes, à des travaux d'intérêt général, etc. Là, il s'agit de faire en sorte que si vous avez une présention de culpabilité. des violences même si vous n'avez pas commis les dégradations directement vous pouvez être condamné. Exactement. C'est-à-dire que du coup c'est une arme de répression massive contre toutes les manifestations et donc vous devrez prouver que ce n'est pas vous qui avez cassé, c'est une inversion totale par rapport à l'état de droit et je crois que c'est anti-constitutionnel. Juste sur les rénovations, je reprends ce que disait Agathe, votre collègue de Mère de Saint-Denis-Balib à Gaïouco s'est rendu et parmi beaucoup d'autres élus LFI qui étaient sur d'autres lycées, lui il est allé presque tous les jours de la la semaine dernière, au lycée Paul Eluard de sa ville de Saint-Denis, Valérie Pécresse dit « ce lycée est en train d'être rénové, il y a un plan de 45 millions d'euros lui quand on lui a posé la question sur France Info la semaine dernière, dit « j'étais pas au courant, est-ce que c'est normal ? » » – Je crois pas qu'il a dit qu'il n'était pas au courant, je crois qu'il a dit, si j'ai bien entendu ce que disait Bally Bagaioko, mais vous lui reposerez la question, c'était une question sur la manière dont les travaux étaient menés. Donc je ne crois pas qu'il a dit qu'il n'ait pas été au courant, il a dit qu'il n'avait pas de rendez-vous personnel avec Valérie Pecressé. C'est quand même autre chose. Donc, ça, je mets ça de côté. Mais sur la question de la rénovation collège, lycée et école, nous sommes complètement en retard. Vous avez beaucoup de jeunes qui se retrouvent avec 8 degrés en glace l'hiver et 40 degrés en glace l'été. C'est insupportable, notamment l'été. Ça peut être difficile aussi l'hiver. Mais, par exemple, faites diviser par 5 le fond vert. Ce qu'ils annoncent en juin de revenir dessus en septembre, ce qui aide donc pour que tout le monde comprenne, les communes à rénover les écoles primaires, notamment, c'est un scandale absolu. Dans un contexte où le gouvernement cherche de l'argent, avec la situation économique de la France se dégrade, la France qui emprunte à près de 4,8% à 10 ans, c'est du jamais vu depuis 20 ans. Il faut faire des économies. Vous vous dites, avec nous, il y aura plus de preuves, des lycées flambant neufs. Vous avez budgété le plan de la France insoumise pour l'école ? Alors le budget de chaque année, nous faisons depuis dix ans chaque année un contre-budget, cette année sera un peu spécifique puisque nous sommes en année présidentielle et donc nous allons budgéter directement notre programme, donc vous allez avoir l'ensemble des nouveaux calculs qui ont été faits, avec l'ensemble des propositions proposées par la France Insoumise, donc ça va arriver, mais nous le faisons chaque année. Et à tous ceux qui veulent faire croire qu'il n'y a pas d'argent en France, nous sommes la septième puissance économique au monde. Le problème principal, c'est qu'on a laissé s'enrichir une poignée de gens au détriment du peuple de France. Je vous donne des chiffres qui sont très concrets, je crois, pour comprendre ça. En 1996, les 500 plus grandes fortunes détenaient 80 milliards d'euros et donc c'était l'équivalent de 6% du PIB de l'époque. En 2026, ils possèdent 1080 milliards d'euros et c'est c'est assez l'équivalent de 35% dont votre solution, ça veut dire que s'il dépensait tout, juste pour qu'on comprenne, s'il dépensait tout, il pourrait acheter un tiers de la production annuelle de la France, c'est énorme. Mais comment vous faites pour les mettre à contribution Mathilde Peynon ? Bah on a proposé plein de choses, l'attaque du Frend pour les ultra-riches pour qu'ils payent en moyenne pareil que le reste de la population. Justement, l'attaque du Frend c'est 15 milliards, est-ce que c'est comme ça que vous résolvez la clé de la dette ? Oui, mais par exemple vous avez l'autre taxe du Frend sur l'attaque, sur les bénéfices des multinationales pour que les multinationales payent réellement selon les bénéfices réalisés en France. Ça rapporterait 26 milliards d'euros par an. Et je crois que tout le monde comprend que c'est une mesure normale que de payer les impôts dans le pays dans lequel on a une activité. Et je vais même plus loin. La question de la cruauté de ce budget-là, de geler les prestations familiales, de geler les APL, de s'attaquer au déremboursement de médicaments, etc. Tout ça ne fait pas disparaître les besoins sociaux, ça les tournent juste vers le privé ce qui coûte plus cher aux gens. Nous nous proposons au contraire d'augmenter les salaires, de relancer la consommation populaire et de recréer des emplois et ça, ça évite de faire ce que fait ce but juin actuel, c'est à dire de mettre la France au bord de la récession. Sébastien Lecornu, premier ministre, dit tout le monde, il vise les oppositions en particulier, est en train de se cogner au mur du réel. On est avec des économistes, par exemple ici je dis dernier qui disent et qui n'ont pas pas forcément d'ailleurs la même approche sur ces questions, mais tous les deux disent la situation en effet est grave. Est-ce que vous niez le réel ? – Ah non, je n'en ai pas le réel, mais ceux qui nous ont mis dans cette situation sont ceux qu'on appelait les mausards de la finance, c'est-à-dire Emmanuel Macron et ses gouvernements. – C'est la responsabilité, mais les économistes disent aussi… – Nous, nous sommes toujours proposés aux projets qu'ils ont proposés. – La situation va, le prochain président ou la prochaine présidente va en hériter au moins pour les cinq ans à venir. Vous êtes prêts à faire face à cette situation qui vous dit qu'il n'y a pas de problème aujourd'hui en France ? Après ceux qui ont tout détruit et y compris qui ont détruit le patrimoine de ceux qui n'en ont pas, c'est-à-dire les services publics, qui ont détruit la consommation populaire, qui ont fait que 1 par 1 sur 3 se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. Donc oui, il y a urgence à changer radicalement de méthode. Et je voudrais juste vous dire que là, on parle de 54 milliards de coupes. C'est les mêmes recettes qu'on nous sert à chaque fois en nous expliquant que ça aura des effets différents, ça n'aura pas d'effets différents. La grande différence entre ce que nous proposons et ce que les Macronis font, année après année, en passant en force par 49-3, c'est qu'ils refusent constamment d'aller chercher des recettes nouvelles. Ils ont enlevé 62 milliards de recettes par an chaque année à l'État. Donc ils ont pratiqué une politique de la casse d'huile, il faut remettre de l'argent dans les caisses et vous verrez que nous avons de quoi répondre aux besoins de l'ensemble des gens. Votre solennelle est prévue à l'Assemblée le 13 octobre sur la loi contre les violences sexistes et sexuelles. Une manifestation est organisée aujourd'hui à l'appel de la Fondation des femmes et d'une coalition d'associations en faveur de cette loi. Mais la France insoumise s'oppose à cette loi, pourquoi ? Alors déjà vous avez mal regardé, je crois, ce qui s'est passé en commission puisque là vous avez raison, cette loi est en hémicycle, en commission nous avons voté pour. notamment parce que nous avions obtenu beaucoup d'avancées par exemple le fait que les crimes sexuels soient enlevés, des courts criminels, des partenaires, il y a plus de prévention, etc. Moi d'abord je veux saluer les associations féministes et infantistes sur le fait qu'elles disent qu'il faut effectivement une loi intégrale pour pouvoir véritablement lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants et on le voit en Espagne. Il nous reste très peu de temps, est-ce que vous la soutiendrez ? Avec du budget, ça diminue par deux les féminicides. Nous on dit « loin intégrale, budget intégral » et c'est là que le « bablaise » Donc 3 milliards d'euros ? Normalement c'est que pour les femmes et vous avez vu qu'il n'y a que 1,5 milliard d'euros dans le budget actuel, donc ça nous pose problème effectivement. Si le budget va jusqu'à 3 milliards, vous la voterez ? Bah on verra, selon comment on se passait les discussions cette semaine, vous comprendrez. Mais en tout cas, on a voté pour en commission parce qu'on s'est battus et on va se battre en hébicycle. Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et président du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale, merci beaucoup. Donc le 6 octobre et le 10 octobre pour la Palestine, évidemment, après trois ans de genocides. Merci d'avoir été l'invité de France Info ce matin à Gat, je vous dis à demain et merci à vous de nous avoir suivi.
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