Amendement 1283 au texte PIONANR5L17BTC3190
· Rejeté
Clémentine Autain (auteur), Sébastien Peytavie (cosignataire), Arnaud Bonnet (cosignataire), Marie-Charlotte Garin (cosignataire), Sandrine Rousseau (cosignataire), Sabrina Sebaihi (cosignataire), Dominique Voynet (cosignataire), Pouria Amirshahi (cosignataire) … 37 signataires en tout
Le présent amendement vise à s’assurer que l’entretien de repérage des violences prévu au présent article concerne bien l’intégralité des enfants de notre territoire, y compris les enfants ne bénéficiant d’aucune scolarité, comme c’est le cas notamment d’encore beaucoup trop d’enfants handicapés aujourd’hui.
Selon une enquête menée par l’Unapei auprès 38 de ses associations membres, représentant plus de 3.600 enfants, 13% n'ont aucune heure de scolarisation par semaine. 4.410 enfants sont sur liste d'attente des associations interrogées pour obtenir une place en institut médico-éducatif. Ils sont alors scolarisés dans une école en milieu ordinaire ou restent chez eux. Dans un contexte où en juillet 2025, 65% de ces enfants n'avaient pas de numéro INE (identifiant national élève), des centaines d’enfants handicapés sans aucune solution éducative restent hors des radars de l’Education nationale, et, de fait, du dispositif prévu ici de repérage des violences sexuelles.
Alors qu’un enfant handicapé a presque 3 fois plus de risques d'être victime de violences sexuelles qu'un enfant valide selon l’OMS, il est nécessaire que cet article concerne également les enfants ne bénéficiant d’aucune scolarité, en proie à un isolement important, un facteur de risque supplémentaire d’exposition aux violences.
La source —
assemblee_amendements · nº AMANR5L17PO838901BTC3190P0D1N001283
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