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6 octobre 2026 · Assemblée nationale · Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature · question Question

Au troisième rang des villes perçues comme les plus sales d'Europe : Marseille

Monique Griseti (auteur)

Mme Monique Griseti attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur les difficultés majeures et récurrentes liées à la propreté urbaine et à la gestion des déchets dans la ville de Marseille. Deuxième commune de France par sa population, regroupant plus de 886 000 habitants, la cité phocéenne fait face à une situation sanitaire et environnementale particulièrement préoccupante. Selon un rapport établi par la Commission européenne, Marseille figure au troisième rang des villes perçues comme les plus sales d'Europe, dégradant ainsi le cadre de vie de ses résidents et l'image de la cité phocéenne. En France, la compétence en matière de propreté et de gestion des déchets relève des collectivités locales. Sur le territoire marseillais, cette responsabilité est partagée de manière spécifique : si la métropole Aix-Marseille-Provence détient la compétence sur la collecte, le traitement des ordures ménagères et la gestion des déchetteries, la ville de Marseille conserve de son côté ses pouvoirs de police, de sécurité publique et de salubrité pour lutter contre les incivilités. Si la propreté de l'espace public est trop souvent résumée au seul volume de déchets produits ou au travail accompli par les services de collecte, la réalité du terrain témoigne de carences structurelles bien plus profondes. D'une part, la multiplication des incivilités marquées par la prolifération des dépôts sauvages et le manque de sensibilisation du tri sélectif est alimentée par un sentiment d'impunité, faute d'un dispositif de verbalisation suffisamment dissuasif et régulier. D'autre part, la saturation et l'inadaptation des infrastructures publiques entravent la bonne gestion des ordures. À titre d'exemple, dans la circonscription de Mme la députée, les habitants disposent d'une unique déchetterie manifestement sous-dimensionnée et mal placée pour subvenir aux besoins de plus de 122 000 personnes. Cette défaillance dans le ramassage et le nettoyage des voies publiques génère un impact écologique majeur sur le littoral marseillais. Abandonnés dans la rue, ces déchets sont charriés par les eaux de ruissellement lors des épisodes pluvieux, finissant directement leur course dans la mer Méditerranée et au cœur du parc national des Calanques. Face à ce constat alarmant et à l'insuffisance des équipements, elle lui demande quelles mesures concrètes et quels accompagnements le Gouvernement entend déployer pour aider la ville de Marseille et la métropole Aix-Marseille-Provence à moderniser la gestion des déchets, à développer des infrastructures adaptées à la démographie locale et à soutenir un renforcement strict des contrôles et verbalisations.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L17QE18691
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-18691QE.htm
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