Vulnérabilité des infrastructures électriques
Jean-Luc Warsmann (auteur)
M. Jean-Luc Warsmann attire l'attention de Mme la ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre, et ministre déléguée, chargée de l'énergie auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, sur la vulnérabilité croissante des infrastructures électriques face aux menaces d'attaques physiques et de cyberattaques. La récente hausse d'incidents sur le continent européen, qu'il s'agisse de piratages informatiques, de dégradations de câbles sous-marins ou d'actes malveillants sur le territoire national, rappelle le caractère hautement stratégique du réseau électrique. Alors que le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale prépare un exercice de crise simulant un black-out généralisé pour 2027, plusieurs facteurs de fragilité suscitent une vive inquiétude. D'une part, la France accuse un retard significatif dans la transposition de la directive européenne NIS 2 visant à renforcer la résilience des infrastructures critiques. D'autre part, la très grande majorité des onduleurs photovoltaïques et éoliens connectés au réseau sont produits en Chine. Pilotables à distance via internet, ces composants font peser un risque systémique de déstabilisation du réseau en cas d'instrumentalisation malveillante. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures précises le Gouvernement entend prendre pour rattraper le retard de transposition de la directive NIS 2. Il souhaite également connaître les initiatives envisagées, au niveau national et européen, pour sécuriser la chaîne d'approvisionnement des composants et restreindre les équipements provenant de pays tiers à haut risque. Enfin, il lui demande d'indiquer les moyens déployés pour renforcer la protection physique et cybernétique des 105 000 kilomètres de lignes gérés par RTE.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L17QE18712
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