Stop à l'abandon des écoles à Pantin, Aubervilliers, et en Seine-Saint-Denis !
Bastien Lachaud (auteur)
M. Bastien Lachaud alerte M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des établissements scolaires de sa circonscription, à Aubervilliers et Pantin et plus largement de la Seine-Saint-Denis, à l'occasion de la rentrée 2026. Depuis septembre, M. le député a dû saisir à plusieurs reprises les services académiques. Au collège Lavoisier à Pantin, quatorze classes sont privées d'enseignement dans une ou plusieurs disciplines depuis la rentrée, dont onze en physique-chimie, dix en histoire-géographie et trois en anglais, faute d'affectation ou de remplacement. Au collège Jean Lolive à Pantin, établissement classé REP+, l'un des deux postes de conseiller principal d'éducation n'est pas pourvu, amputant de moitié l'encadrement de vie scolaire. Au lycée Le Corbusier à Aubervilliers, une classe de première est privée de cours d'anglais jusqu'aux vacances de la Toussaint au moins, alors qu'une cohorte entière en avait déjà été privée toute l'année précédente et l'établissement restait dépourvu d'infirmière scolaire. Au collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers, tous les niveaux sont saturés du fait de la hausse des effectifs liée à la livraison de nouveaux logements, sans qu'aucune ouverture de classe ait été programmée. Une telle situation est absolument inacceptable. L'absence prolongée d'enseignement dans des matières inscrites aux programmes nationaux constitue une rupture grave de la continuité du service public de l'éducation. Elle porte atteinte au droit à l'éducation garanti à chaque enfant, ainsi qu'au principe d'égalité des usagers devant le service public, dès lors que les élèves concernés ne bénéficient pas des enseignements dispensés dans le reste du pays. Ces faits ne constituent pas des cas isolés et cette liste est loin d'être exhaustive. M. le député ne compte plus le nombre de situations similaires signalées dans les établissements de sa circonscription, comme dans l'ensemble du département de la Seine-Saint-Denis. Le non-remplacement des enseignants absents et le manque de personnels de vie scolaire et médico-sociaux y sont devenus des phénomènes structurels, la représentation nationale établissant dès 2018 qu'un élève de Seine-Saint-Denis perd au cours de sa scolarité l'équivalent d'environ une année d'enseignement du fait des heures non remplacées. La programmation des moyens, fondée sur la baisse démographique constatée à l'échelle nationale, ignore en outre la réalité d'un département, de quartiers et de villes populaires où les effectifs continuent de croître. Rentrée après rentrée, ce sont les élèves et les familles des quartiers et des villes populaires qui en supportent les conséquences. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour que chaque classe des établissements cités dispose sans délai d'un enseignant dans chacune des disciplines prévues et pour que les postes de vie scolaire et de santé scolaire y soient pourvus. Il souhaite également savoir si le Gouvernement entend mettre en œuvre un plan d'urgence pour l'éducation en Seine-Saint-Denis, comprenant le recrutement de personnels titulaires en nombre suffisant pour assurer les remplacements et une programmation des moyens tenant compte de l'évolution démographique réelle de chaque département et de chaque ville plutôt que de la tendance nationale.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L17QE18717
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