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6 octobre 2026 · Assemblée nationale · Ministère des transports · question Question

Perturbations des transports publics en Seine-Saint-Denis à l'été 2026

Bastien Lachaud (auteur)

M. Bastien Lachaud attire l'attention de M. le ministre des transports sur les graves perturbations qui ont affecté les transports publics en Seine-Saint-Denis au cours de l'été 2026. M. le député a été saisi par de nombreux habitantes et habitants de sa circonscription, à Aubervilliers et Pantin, qui rapportent avoir été privés pendant plusieurs semaines de moyens de transport fiables pour se rendre à leur travail, accéder aux soins ou accomplir leurs démarches du quotidien. Certains d'entre eux indiquent n'avoir pu se déplacer normalement de tout l'été. En raison de travaux programmés simultanément sur plusieurs lignes structurantes du nord-est francilien, le RER B a été interrompu entre Gare du Nord et Bourg-la-Reine à compter du 25 juillet, puis jusqu'à La Croix de Berny à partir du 7 août, tandis que le RER D ne circulait plus entre Gare du Nord et Gare de Lyon. La branche Saint-Denis de la ligne 13 du métro a été fermée entre Saint-Denis université et La Fourche du 31 juillet au 17 août et le tramway T1 a été interrompu entre Asnières-Quatre Routes et La Courneuve 8 mai 1945 du 13 juillet au 28 août. Ces coupures se sont prolongées par de nouvelles fermetures du RER B entre Gare du Nord et Denfert-Rochereau, en soirée puis en continu, jusqu'à la fin du mois d'août. Les solutions de substitution mises en place par la SNCF et la RATP se sont révélées très insuffisantes. Les usagers ont dû se reporter sur des bus saturés et sur un réseau de métro déjà surchargé, au prix de temps de trajet considérablement allongés. Une rame de RER transporte jusqu'à 1 700 voyageurs, contre une centaine pour un bus standard, de sorte que dix-sept bus seraient nécessaires pour compenser la suppression d'un seul train. Les élus locaux ont alerté dès le 1er août. Le maire de Saint-Denis et président de Plaine Commune a saisi la présidente de la région Île-de-France et Île-de-France Mobilités (IDFM) pour réclamer l'organisation d'une réunion de crise réunissant l'ensemble des acteurs ainsi qu'un geste commercial sur le passe Navigo pouvant aller jusqu'à sa gratuité pendant la période des travaux. IDFM a pourtant écarté toute indemnisation, au motif que les travaux avaient été planifiés longtemps à l'avance. Une telle situation est inacceptable. Les abonnés ont continué à acquitter le prix d'un service qui ne leur était pas rendu, alors que l'ancienneté de la programmation des travaux aurait précisément dû permettre de dimensionner des solutions de substitution à la hauteur des besoins. La concentration de ces fermetures sur un même territoire et une même période a frappé durement la Seine-Saint-Denis, où une large part des ménages ne dispose pas de véhicule personnel et dépend entièrement des transports publics et où de nombreux actifs occupent des emplois à horaires contraints qui ne peuvent être exercés à distance. L'État, qui détient l'intégralité du capital de la SNCF et exerce la tutelle de la RATP, ne peut se tenir à l'écart d'une situation qui a porté une atteinte grave au droit à la mobilité de centaines de milliers d'usagers. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre, en lien avec IDFM et les opérateurs, pour que les usagers pénalisés au cours de l'été 2026 soient indemnisés. Il souhaite également savoir si le Gouvernement entend imposer une coordination de la programmation des travaux afin d'éviter à l'avenir la fermeture simultanée de plusieurs lignes desservant un même territoire. Il souhaite enfin connaître les moyens que l'État compte mobiliser pour garantir, lors des prochaines périodes de travaux, des services de substitution dimensionnés à la fréquentation réelle des lignes concernées ainsi qu'une information fiable et continue des voyageurs.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L17QE18850
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-18850QE.htm
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