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6 octobre 2026 · None · transcription Radio

Blocage des lycées, vétusté des locaux, violences recensées depuis le début du mouvement... Le "8h30 franceinfo" d'Édouard Geffray

Jeudi 8 octobre, un quiz va vous aider à démêler le vrai du faux. Rendez-vous au studio 104 de la maison de la radio et de la musique pour une grande soirée quiz dans le cadre du festival du vrai ou faux. Au programme des questions sur les fake news, rumeurs et manipulations, des lots à gagner et de nombreux conseils pour développer votre esprit critique. Un événement gratuit et ouvert à tous proposé par les médias de l'audiovisuel public. Inscrivez-vous vite sur franceinfo.fr Avec numérique-éthique.fr le site proposé par Maïf pour accompagner enfants, parents et enseignants dans leur pratique du numérique au quotidien. Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Édouard Géfret. Bonjour Édouard Géfret. Merci d'être avec nous. Un adolescent de 15 ans, on en a beaucoup parlé ce matin sur France Info, a eu la main arrachée hier à Lens dans le Pas-de-Calais en marge du blocus de son lycée. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui s'est passé précisément ? Est-ce que vous en savez plus ce matin ? Alors d'abord, effectivement, il y a eu ce drame hier et moi je voudrais évidemment intéresser mes pensées à ce jeune parce que ce jeune non seulement c'est un jeune mais c'est un élève en plus et nous notre priorité absolue c'est de protéger nos élèves donc voilà c'est évidemment un drame et après sur ce qui s'est passé précisément il y a une enquête de l'inspection de la police nationale qui est en cours comme vous le savez donc on n'a pas pas d'effet absolument établi, ce qui est dit, mais c'est vrai, c'est qu'il aurait ramassé une grande désincerclement pour la relancer et que c'est à ce moment que ça sera arrivé, mais très... Il y a d'autres témoignages de camarades. C'est pour ça que je vous dis très honnêtement, je n'en sais rien, il y aura une enquête de l'IGPN, je suis incapable de savoir, c'est pas moi qui vais donner mon avis depuis la grande école. À votre échelle, vous pouvez prendre de ces nouvelles, est-ce que vous êtes en contact avec sa famille ? Pas pour l'instant, parce que je laisse toujours dans ces cas-là passer un peu de pour laisser la famille dans son intimité et sa douleur. J'aurais évidemment l'occasion dans les prochaines heures ou dans les prochains jours de les appeler, mais je respecte la douleur des gens et je crois que la priorité, c'est pas qu'il recevait un conseil du ministre des questions d'Associationale, pardon, la priorité c'est qu'il s'occupe de leur enfant, qu'il soit avec lui, à ses côtés, et évidemment, évidemment qu'on va être en soutien de cette famille qui est éprouvée comme jamais. Et alors Geoffrey, depuis le début de la contestation l'ICN, plusieurs élèves ont été grièvement blessés. l'un d'eux en adolescent de 14 ans a eu les dents explosés après un tir de grenades lacrymogène à moins de 3 mètres de distance à Saint-François-Lomone, ses parents témoignent sur France Info. Et Den ne va pas bien psychologiquement, Den ne va pas bien physiquement, sa mâchoire est scellée, il y a juste de l'espace pour laisser passer une paille et actuellement il s'alimente une école de façon liquide. Il fait des crises d'angoisse, des crises de panique, Ils ne comprends pas, ça a été ces mots, ils ont tué ma vie, qu'est-ce que je vais faire, ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie. Et la réponse policière est-elle vraiment proportionnée ? D'abord là aussi, on est sur un nouveau un drame humain donc j'ai dit il faut toujours en parler à l'aune de cela. D'abord, il y a quand même des violences extrêmes à l'intérieur de ces cortèges, et depuis le début, j'ai appelé au dialogue, et j'ai appelé justement à ne pas encourager les blocages, parce que dès les premiers jours, on a vu des éléments ultra-violents infiltrer les mouvements lycéens, tirer sur la police ou sur les personnels des mortiers, et avoir des comportements qui sont une violence mais inqualifiables. Est-ce que ça justifie ces comportements de certains policiers jiviens ? Dans ce cadre-là, mais c'est dans ce cadre-là quand même, dans ce contexte-là, où 715 policiers, enfin membres des forces de l'ordre, ont déjà été blessés 715, ça dit quand même quelque chose de la violence... À laquelle ils faisaient face ? À quelle ils faisaient face ? Mais tirer au lanceur de Grenade... Jivien, jivien, jivien. Dans ce cadre-là, Vous avez un cadre d'emploi de la force légitime qui est fixé de mise d'intérieur, pardon, Laurent Nunes, et Laurent Nunes a dès le départ appelé à la très grande proportionnalité de la réponse en tenant compte du fait qu'il y avait des mineurs. Il a dit aussi, il a dit sur TF1 il y a quelques jours, il n'y a aucune consigne de retenue passée aux forces de l'ordre dans l'usage des armes dite intermédiaire, donc l'enseur de grenade ou l'enseur de balle de défense, vous en parlez avec lui, vous lui dites Est-ce que ce sont des enfants, des adolescents ? Il le sait et puis on en parle. Mais pour faire face une fois encore aux individus ultra violents, pas pour faire face aux élèves. La police elle est là pour protéger d'abord les élèves. Dans les regroupements de ces derniers jours, la police elle a en grande partie, en grande partie, évité des drames qui auraient pu arriver aux élèves. Comme vous avez dit, on dirait des mortiers qui frappent les élèves, qui veulent rentrer en cours, etc. Ceux qui s'est vu ces derniers jours, pas plus tard qu'hier, j'ai été agué en cours, c'est ce que les élèves vont raconter. Et vous parlez de... vous dites... Il y a des élèves, on parle d'un adolescent de 14 ans, machois fracturé, un autre de 16 ans, un couvre qui a perdu un œil, un autre de 16 ans a argentueux, grièvement blessé à l'œil. Il faut juste partir, enfin, remettre les choses dans leur contexte. Quand vous avez d'une vue ultra-violente qui infiltre des mouvements, vous avez, par définition, la nécessité d'une action policière, notamment pour protéger nos élèves et pour protéger nos personnels. Et vous vous dites que les intérieurs parfaitent face aux jeunes, face aux élèves. Les instructions qui ont été données, les instructions y compris écrites qui ont été donnés par mises d'intérieur ont été des instructions de proportionnalité. Ensuite, si un policier ou si un monde est force de l'ordre intervient d'un cadre qui ne respecte pas le cadre légal, là, pour le coup, il y a évidemment enquête et il y a sanction. – Est-ce que vous êtes à l'aise, vous êtes ministre de l'Initiation, vous êtes à l'aise avec ces images-là ? – Comment voulez-vous que je sois à l'aise avec des images de violence, alors que toute ma vie a consisté à prener le dialogue partout ? Je crois en état de droit, je crois dans le dialogue, je le dis depuis des jours et des jours. Il y a ces violences. Je ne peux pas être à l'aise. Il y a ces violences, il y a aussi les interpellations. Édouard Géfret, la semaine dernière, 5 000 interpellations en grande majorité des mineurs. On n'avait jamais vu un tel volume d'interpellations dans un mouvement de jeunesse. Calculent le sociologue Sébastien Rocher dans le monde. Ça aussi, est-ce que c'est proportionné ? Écoutez, pardonnez-moi, mais... Je vais faire un tout petit zoom arrière sur l'éligation nationale. Pour la première fois dans l'histoire d'Education Nationale, des dizaines de personnels ont été la cible d'individus violents, des dizaines de personnels. 85 personnels ont été blessés. Ce n'est jamais arrivé, c'est-à-dire jamais. – 125 élèves aussi, il me semble. – 215 élèves ont été blessés aussi. Et dans leur immense majorité, par des individus violents. Enfin, dans ce cadre-là, vous voulez faire quoi ? – Vous voulez les violences urbaines, comme dit le ministre de l'Intérieur ? – Absolument. Et évidemment, dans ce cas-là, il faut interpeller les individus qui mettent en danger la vie des autres. Mais vous ne remettez pas en cause la doctrine de maintien de l'ordre face à encore une fois à des enfants et des adolescents ? Moi je suis mis de question nationale, je ne suis pas mis de l'intérieur d'un ordre de l'euro avec votre collègue. Et enfin, chacun son métier, si vous voulez. Il y a un moment où je ne suis pas mis d'intérieur et ce que je peux vous dire c'est que Laurent Nunes a dès le départ posé une doctrine d'usage de la force à des fins de protection des personnes et des biens. C'est à ça que sert la police qui est une doctrine proportionnée. Une fois encore si dans ce cadre là il y a des comportements abusifs ou qui dépassent le cadre légal. La réaction, elle est la même pour tout le monde. Une violence illégale est une violence qui doit être sanctionnée. J'ai aucun problème à suivre. Il y a quand même 10 enquêtes de l'IGBN qui ont été ouvertes précisément sur des actions qui sont potentiellement répréhensibles. Aujourd'hui, une grande journée de mobilisation est prévue avec l'appui des syndicats enseignants. C'est une journée qui sera particulièrement scrutée. Quelles sont les informations dont vous disposez ? – Est-ce qu'il faut s'attendre à un pic de mobilisation et un pic de colère ? – Alors, d'abord, c'est quand même plutôt pour moi, je trouve ça très sain pour la démocratie sociale et lycéenne qui est une manifestation. Ce que je rappelle que c'est la première fois depuis dix jours qu'on va avoir, si je puis dire, un mouvement qui s'inscrit dans un cadre organisé, démocratique, social, légal. – Ça, ça vous rassure, la présence des syndicats qui... – C'est pas seulement la présence, c'est le féminisme qui est une manifestation qui soient déclarés, et donc organisés, et donc encadrés, et donc dans laquelle nos jeunes seront protégés. Moi, une fois encore, ma préoccupation première depuis le début, c'est que nos élèves et nos personnes soient protégées. Là, on a, si je puis dire enfin, en bout de dix jours, un cadre qui permet ça. C'est quand même une bonne nouvelle. Et c'est pour le coup la vitesse été de la démocratie sociale, et c'est très bien, je ne sais pas du tout. Et potentiellement un pic de mobilisation aujourd'hui. Je ne sais pas du tout ce que va être la mobilisation, mais j'allais dire, enfin, je ne suis pas là pour m'attendre à ce qu'il y ait un pic ou pas, etc. Ce n'est même pas ça l'important. et avant de question lycène, je suis déjà en train de les traiter. Mais ce qui moi m'intéresse, c'est qu'on s'inscrit vraiment dans la démocratie sociale qui fonctionne, tout comme il faut des institutions démocratiques qui fonctionnent. Et donc ça, c'est plutôt, voilà, c'est bon signe, parce qu'on va pouvoir aussi combiner la liberté manifestée et puis aussi la liberté d'aller en cours, parce qu'il y a beaucoup de jeunes, 3 millions quasiment, qui vont en cours tous les jours lisser. Mais vous dites la démocratie sociale, elle peut fonctionner aujourd'hui, parce qu'il y a des organisations, j'allais dire adultes, des syndicats enseignants, notamment, qui se joignent au mouvement. Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir mis en place peut-être des structures de dialogue avec les lycéens qui auraient permis d'organiser mieux le mouvement avant ? Est-ce que sans ces organisations, le mouvement vous a échappé en fait ? – Alors, le mouvement, il a commencé à prendre de l'ampleur, il y a une dizaine de jours. Donc, c'était en gros entre le vendredi précédent l'avenue du pape et le lundi, pour que les Français, j'allais dire, se projettent dans le temps. Et moi, dès le lundi soir, ou dès le mardi, pardon, dès le mardi, j'ai demandé à tous les chavétablissements de réunir leurs conseils de vie lycène, c'est-à-dire leurs élus lyciens. Et moi-même, j'ai engagé les dialogues avec les élus. Dès le jeudi, j'étais avec les élus de Versailles. Le vendredi, j'ai reçu tous les membres de la communauté éducative, etc. Donc, l'instant, elles existent. Ça n'a pas suffi, le mouvement dans sa troisième semaine de mobilisation. Qu'est-ce que vous vous dites pas, j'ai répondu trop faiblement ou trop tard ? Ben en tout cas, après ça on peut toujours refaire l'histoire avec des six. Je crois que c'est pas ça qui est important. L'important et c'est ça qui compte pour moi, c'est que les lycéens aujourd'hui sont entendus dans un cadre démocratique, une fois encore dans un cadre organisé. D'ailleurs je lance aujourd'hui même, enfin c'est depuis hier soir, une plateforme sur laquelle chaque lycéen va pouvoir poster, c'est déposer sa contribution pour dire ces difficultés et ces attentes, et vous promettez qu'elle n'aura pas le même destin que les caillettes d'Oléans, par exemple, des gilets jaunes ? Alors, entrons dans le vif du sujet. Qu'est-ce que c'est que cette plateforme ? Cette plateforme, d'abord, elle s'appelle donc, c'est sa plateforme qui est agorap.goovo slash consultation slash lycéen. Donc, n'importe quel lycée, à partir de maintenant, peut y aller. Ils vont tous recevoir un message pour leur dire. Bah, dessus, on leur demande quoi ? On leur demande aucune information personnelle, sauf s'ils acceptent de dire leur établissement et donc leur région et leur académie. Et ensuite ils peuvent déposer librement, librement c'est pas des winons, librement des textes pour dire leur difficulté et leurs attentes. Ça c'est jusqu'au 23 octobre. À l'issue de tout ça, ces contributions vont être analysées, elles vont être d'ailleurs partagées, je les mettrais en open data, donc tout le monde pourra regarder ce qu'il s'est dit, ça sera transparent. Et le plan d'action qu'on a déjà commencé à mettre en place et qui va se poursuivre et notamment à la lumière de ces remontées, il sera mesurable, il y aura un calendrier, Et je pourrais en rendre compte. Et donc c'est pas un exutoire qui n'aura aucun effet concret, comme effectivement à l'époque des gilets jaunes. Mais si c'était un exutoire... Je n'en avais beaucoup écrit, mais ça m'avait servi à rien. Si c'était un exutoire, j'aurais créé une grande commission des sages, j'aurais fait une plateforme qui serait restée ouverte 3 à 4 mois, j'aurais dit on se retrouve fin décembre début janvier et là, pas de chance, on rentre un plate de réserve présentiel. Là, on agit en 15 jours. C'est-à-dire que dans 15 jours, tout le monde saura ce que les seins vont faire monter. Donc vous promettez de les écouter, et que pouvez-vous faire pour leur répondre avant même la restitution de cette concertation ? On va vous poser la question dans un instant. Édouard Géfré, ministre de l'Éducation nationale. Le 8 de 30, France Info, Agathe Lambré, Simon Lebaron. Avec Édouard Géfré, ministre de l'Éducation nationale, quelle réponse peut apporter le gouvernement face à cette colère et cette mobilisation d'hélicien ? Vous vous avez parlé à l'instant de la plateforme de concertation que vous mettez en place. Aujourd'hui, le premier ministre a aussi écrit une lettre à ses ministres pour ouvrir cinq chantiers. On va les prendre un par un. Édouard Géfret, d'abord, le remplacement plus rapide des professeurs absents. Quelles réponses vous pouvez apporter à court terme pour pallier ces manques de professeurs ? Alors aujourd'hui, on a des situations qui sont extrêmement contrastées sur les établissements. Et d'ailleurs, le mouvement est parti d'un lycée qui s'appelle Saint-Exupéria-Crétaille, où il y avait un somme de professeurs et de personnes non remplacées. Au passage, et bien avant que tout ça ne prenne la tournée actuelle, on a résolu la question en moins de 8 jours, et j'y vais personnellement. – Pour le cas de Crétayem et pour le reste. – Non mais c'est pour dire que c'est possible. Simplement, pour ça, il faut qu'on arrive à mieux détecter ces situations-là et d'un point de vue administratif, c'est quelque chose qu'on fait mal. Donc, la réponse, elle est à dire la fois très simple et très ferme, c'est que j'ai demandé à toutes les académies, donc c'est à les services de l'ugation nationale dans les territoires, d'avoir le tableau de bord quotidien de tous les lycées qui sont confrontées à cette situation, si je puis dire les points rouges en termes de qualité du remplacement, et d'apporter une réponse dans les huit jours. Ce sera suivi par une équipe nationale pour apporter systématiquement une réponse dans les huit jours. Dans les huit jours, donc des réponses dans tous les lycées de France ? Dans les huit jours, dans tous les lycées qui sont confrontés à des difficultés. Et pour ça, il faut avoir la main d'œuvre pour voir... Quarantiaire qu'on arrivera à trouver à chaque fois 100 % des personnes, etc. Ça, c'est des choses qu'on m'a évidemment s'employé à faire. garantir le 100% serait probablement mentir, et j'aime pas mentir, mais en tout cas faire en sorte que systématiquement toutes ces situations d'abord soient identifiées, qu'on ne les laisse pas s'enquister, et qu'on apporte une réponse qui soit la plus rapide possible, et surtout avec un tableau de bord quotidien, qui sera sur le bureau de chaque rector, ça c'est ce qu'on va faire. Il manque des profs en plaçant, mais il manque aussi des titulaires. Est-ce que dans ce contexte, supprimer 1600 postes dans le budget 2027 c'est pertinent ? Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui que vous allez revenir sur cette mesure ? Et pour la première fois cette année, on a commencé la rentrée, ça peut sembler paradoxal, mais on a commencé la rentrée avec la quasi-totalité des postes de titulaire pourvu. Entre l'année dernière et cette année, on a baissé de 57% le nombre de postes vacants à la rentrée. Pourquoi ? Parce qu'on a fait la réforme des concours et parce qu'on a travaillé justement pour faire sorte que la rentrée se passe mieux en termes de postes vacants. Et aujourd'hui, 20 millions d'heures ne n'assurent pas... C'est avec ces paradoxales, il y a eu 10% des heures de n'assurer l'année dernière, dont deux ennemis, à cause des examens type bacchloride brevet, donc il y a eu cette ennemi aurait été d'heure non assurée. C'est beaucoup trop et c'est pas admissible. Mais c'est bon pour vous dire les choses. – Et donc, c'est l'un des profs dans ce contexte malgré tout. – À partir de là, par ailleurs, il y a un projet de la finance. Un projet de la finance, je rappelle que c'est pour être discuté au Parlement. On est encore en démocratie et donc, c'est une proposition. Cette proposition, elle part du constat qu'on va perdre 180 000 élèves l'année prochaine. Donc, ça, je n'ai pas de supoil des postes au lycée, au contraire, puisque le lycée, on connaît au contraire un pays démographique, mais en revanche, il y a effectivement des postes qui vont être supprimatement à l'école dans des proportions qui n'ont rien à voir, d'ailleurs, avec la baisse démographique, puisque le nombre d'élèves par classe, le moins d'élèves par classe, va baisser partout à l'école, au collège et au lycée. En revanche, qu'est-ce qu'il faut faire ? – Même si là, le lycée, en ce moment, ce sont les élèves ici d'un pic démographique, sur l'huile de le lycée. – Oui, mais c'est pour ça que le nombre d'élèves par classe va continuer à baisser l'année prochaine, y compris au lycée, notamment au lycée. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut qu'on aille à faire aussi, et c'est pour ça que je demande ce travail partout, c'est qu'on identifie les lycées qui sont confrontées aux classes les plus nombreuses. Quand vous regardez des... Vous avez certaines filières générales, vous pouvez avoir 35 ou 36 à l'est par classe. C'est une réalité, ça, il faut le faire baisser. Donc vous maintenez cet objectif de 1600 suppression de poste, simplement pour répondre à la question clairement ? D'abord, pour être très précis, c'est 1250 dans les établissements publics, et ce sera pour l'essentiel au niveau de l'école, donc pas au niveau des collèges et des lycées. Et vous promettez, dans les jours à venir, de tout mettre à plat et de boucher les trous, On va tout mettre à part. Pardonnez-moi, il y a aussi un point important. Pardon, il y a un point important. On va aussi les autres choses à plat avec les lycéens. On va pas reprendre les cours comme si dans l'été. On va banaliser les premières demi-journées de reprise des cours, dans l'instabilisation en quantité fermée. Vous vous espérez bien. Vous vous dites parce que c'est un point important. On va banaliser une demi-journée pour que d'abord les personnes se retrouvent entre eux pour qu'ensuite ils puissent travailler avec les ailes et aussi sur un diagnostic objectif de la situation. Alors diagnostique notamment sur les journées de cours trop longues, les emplois du temps à trou, etc. Que proposez-vous ? Alors là aussi, sur les emploiutants et les gens d'être au long, alors d'abord, les élèves ne font pas tous les jours 8h18h. Il faut rappeler qu'ils ont des 8h18h avec 3 heures de pause au milieu, ils ne peuvent pas tous rentrer chez eux. Il faut juste bien préciser, parce que depuis une semaine, j'entends dire que tous les sains font 8h18h tous les jours, non, mais en revanche, effectivement, ils ont, certains jours de la semaine, une ou deux, où ils peuvent faire 8h18h. Qu'est-ce que vous faites ? Alors, ça là-dessus, la réponse immédiate est un peu compliquée, parce que par définition, l'année scolaire a déjà commencé que les emploiutants sont déjà faits, Mais très clairement, il y a deux chantiers à ouvrir. Le premier chantier, c'est la question globale des rythmes scolaires. Ce n'est pas moi qui le conclure. Il faut raccourcir les vacances d'été, faire une semaine de quatre jours. Je pense qu'il va falloir au bout d'un moment poser la question, pas forcément vacances d'été, mais faire poser la question. On a trois semaines de vacances en plus que les moyennes de le CDE. Et on a un peu plus d'or de cours en moyenne. Donc ça, c'est quelque chose qui peut être interrogé. Ça ne peut être interrogé que dans le cadre de la présidentielle. Mais moi, ce que je vais faire, c'est que je vais l'instruire pour le coup techniquement les choses et préparer les discussions pour que, j'allais dire, les sujets soient prêts, ils sont instruits parce qu'ils ont une transporte scolaire, d'internat, etc., pour les suivants. – Par exemple, une semaine de vacances au lieu de 2 ou des vacances d'été plus courtes et des semaines de cours... – Si on voulait faire ce que certains dissérents demandent, c'est de terminer tous les jours à 15h, il faudrait mécaniquement qu'on ait à peu près 3 semaines de vacances de moins. Je suis pas sûr que ce soit le contrat social qui s'exprime à la fin. – Non mais on peut terminer tous les jours à 15h et avoir des emplois vitants cohérents. Donc, l'autre aspect, c'est la cohérence d'un peu eutant. Là-dessus, quand même, on a des personnes de direction qui font un travail considérable chaque été. En revanche, les outils qu'on met à leur disposition sont des outils qui aujourd'hui ne sont pas optimisés. Donc, pour être très clair, on va mettre un peu dix à là-dedans, parce que, pour le coup, il y a assez optimisé très bien ce genre de choses. – Alors, c'est pas ce que disent les profs, ils disent, c'est quelque chose d'humain. Faire un emploi de temps, ça prend des semaines, ça se fait pas comme ça avec... – Oui, c'est quelque chose d'humain, mais c'est quelque chose qui peut être aussi optimisé avec les outils. Ce n'est pas incompatible. on regarde les personnes et précisément quand on peut optimiser les choses techniquement on n'a plus de temps à consacrer aux personnes donc on va travailler là dessus mais en partant du fait quand même qu'on a échevé d'habitissement qui aujourd'hui font un travail remarquable. En tout cas c'est du temps long, ça c'est du temps un peu plus long. Mais c'est pas la réforme du bac qu'il faut revoir parce que c'est cette réforme du bac qui a créé plein de spécialités qui provoque aussi ses emplois du temps si difficiles à boucler et c'est trou. On ne peut pas la supprimer j'imagine en un instant mais est-ce que vous êtes favorable à une refonte de cette réforme. Elle a aussi permis à nos élèves de suivre enfin des spécialités qui leur correspondent au lieu d'être dans des espèces de tunnels qui étaient sociologiquement en plus hyper marquées parce que je rappelle qu'il y avait des inégalités sociales monstrueuses selon les filières. On a considèrement réduit les inégalités sociales et on a permis aux élèves de suivre des cursus qui leur ressemblent. Donc il faut... Mais c'est aussi une sinagase d'ici par an, d'ici de l'épreuve. C'est quand même positif pour les élèves qui puissent ou d'un moment choisir ce qu'ils veulent. Donc à partir de là, il faut une fois être encore travaillé sur les modalités pratiques parce qu'il faut faire en sorte que effectivement le 8h18h c'est très pénible. Il faut voir si on va commencer plutôt à 9h. Il faut articuler ça que les transports scolaires, parce qu'on a dit que c'est un qui vient de loin, il ne faut pas l'oublier non plus. C'est-à-dire que effectivement si je commence à 8h et que je pars à 7h de chez moi, ça veut dire que je me l'amficie à 6h. Et tout ça c'est des réponses qui doivent être au niveau local mais qu'on va appuyer au niveau national. Sur Parcoursup, source de beaucoup de stress, cette fameuse plateforme d'admission post-bac, trop opaque, trop arbitraire, disent les jeunes et leurs parents, beaucoup d'entre eux en tout cas, vous reconnaissez quelle est source de trop d'angoisse et vous travaillez là-dessus, vous allez le faire avec votre collègue de l'enseignement supérieur ? On ouvre des discussions évidemment avec Philippe Baptiste, le mise en sommeau supérieur qui est compétent dans ce domaine, avec d'ailleurs les élus lycéens avec lesquels on va être amené à discuter de tout ça, il y a deux sujets en fait, d'abord parcoursup et c'est c'est important pour cette génération, cristallise une espèce de moment de rupture. Parfois il parle de coups-prêts. Bon, même si en fait, on s'aperçoit que c'est pas forcément le cas et que c'est pas parcoursup qui, comme je n'en ai parfois, trié les élèves, ce sont les formations qu'il sélectionne, etc. Mais il y a un enjeu de transparence là-dessus à renforcer. Et donc il y a un enjeu de transparence là-dessus à renforcer, très clairement. Il y a un enjeu aussi autour des places d'anciennement supérieur parce qu'on nous fait encore sur une génération qui correspond au pic démographique pour 2-3 ans. Et donc tout ça, évidemment, c'est un chantier que le Premier ministre, pardon, nous a de moins d'ouvrir. – Vous nous dites, si je vous entends bien, Édouard Géfret, et si on reprend les revendications des lycéens. Sur les profs absents et les personnels, vous dites, on va remettre ça à plat, mais il n'y aura pas de miracle, on ne va pas boucher tous les trous partout. – Je vous ai dit, on les remplace et on aura tous les points rouges qui seront traités, d'ici au vacances. – Sur les emplois du temps, vous nous dites, c'est du temps long, sur Parcoursub, vous nous dites, on va voir ça avec le ministre de l'Enseignement supérieur, sur le besoin d'écoute, il y a une plateforme qui est mise en place et il y aura des restrictions dans trois semaines. Qu'est-ce que vous pouvez proposer là de concrets à l'instant T pour répondre pour l'indication ? Vous êtes progressivement décalé, ce que je respecte mais ce qui n'est pas vrai. Je vous ai dit que sur les remplacements sous huit jours les choses étaient lancées. On n'a pas parlé de la refonte d'un hébro-acilicienne, c'est dommage, on va pouvoir en parler maintenant, parce que je refonds entièrement la démocratie lycienne pour faire en sorte que la voie des lycéens compte et soit effectivement prise en compte au niveau des établissements, au niveau des académies et au niveau national qui soit mieux représenté et plus représenté. Ça c'est l'affaire de quelques semaines. Il faut juste prendre les textes et les élections dans les instances qui vont avoir lieu au cours de l'année entiendront compte. Et là maintenant qu'est ce que vous proposez là ? Pardon, sur notamment parce qu'ils en parlent aussi l'accompagnement en en termes de santé, physique, psychique et sociale, je propose pour être deuxième année consécutive de créer 300 postes dans le prochain projet de loi de finance qui va être évidemment débattu. Au total, je propose la création de 1800 postes tournés vers l'accompagnement des élèves, infirmières, AESH, assistants sociaux, etc., qui seront... Pour les AESH par exemple, c'est 1% des besoins, c'est ça ? Les revendications, je les ai ce matin à la Patron de revendications, ils demandent 800 créations de l'AESH, moi j'en propose 1300. D'accord ? Donc quand même, sur Parcoursup, il y a un enjeu de création de place, il y a un enjeu, évidemment, d'accessibilité de transparence de la plateforme, et ça par définition, c'est pour la session qui va s'offrir en mois de décembre. Donc on s'y met maintenant, mais les élèves entreront dans Parcoursup en terminale en mois de décembre. Donc pardonnez-moi, mais au contraire, tout est pris en compte, et tout est pris en compte dans un adhéreux serré. Édouard, j'y ferai très rapidement vous parler d'une rentrée mercredi. Aujourd'hui, vous nous dites mercredi au jeudi, donc vous n'êtes pas sûrs que les élèves pourront reprendre les cours mercredi. – J'ai dit à partir de mercredi, mais par contre, je pense qu'il faut que ce soit progressif et graduel. C'est-à-dire que là notamment où les établissements ont été très impactés, ils vont probablement accueillir les effets de terminale d'abord, puissez de première puissez de seconde, moi je ne mettrais pas la pression une pression folle au chef d'établissement pour j'allais dire rouvrir à 8h du matin mercredi pour que tout le monde soit encore de mathématiques ou de français, il faut qu'on ait un temps d'échange, j'ai 85 personnes éducation nationale qui ont été blessées dans ces événements, j'ai 24 lycées qui ont été saccagées ou incendiées, on ne peut pas faire comme si dans l'été et nos lycées ont besoin d'être entendues, ils ont besoin d'être écoutés et ils ont besoin d'avoir des actes et c'est exactement ce que je je m'en propose, mais ça dans un cas de démocratique, parce que j'y crois. Après, cette grande journée de mobilisation donc, aujourd'hui, et peut-être donc reprise des cours à partir de demain ou après-demain, c'est ce que vous espérez en tout cas, Édouard Géfret, ministre de l'Éducation nationale. Merci d'être venu nous voir sur France Info ce matin. Merci à vous, Agathe, à demain.
La source — radio_franceinfo · nº 1a1f4a21-77cc-4db6-82aa-2552c85014cd
↗ https://www.franceinfo.fr/replay-radio/8h30-fauvelle-dely/blocage-des-lycees-vetuste-des-locaux-violences-recensees-depuis-le-debut-du-mouvement-le-8h30-franceinfo-d-edouard-geffray_8203937.html
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