Santé publique et usage du cannabis
· Réponse publiée
Ministère des solidarités et de la santé (repondant)
Les nombreuses données scientifiques confirment le caractère nocif du cannabis pour la santé humaine. Comme pour toute substance psychoactive, les effets sur la santé varient selon l'intensité de la consommation (dose, fréquence, durée), la concentration du produit et les vulnérabilités individuelles (âge, pathologies associées notamment psychiatriques…). Ainsi, la consommation chronique et importante de cannabis peut être source de dépendance psychologique et peut altérer le fonctionnement cérébral (perturbation de la mémoire, du sommeil, troubles de la concentration…). En outre, sous forme de résine ou d'herbe, il est souvent utilisé avec du tabac induisant ainsi les risques majeurs liés à ce mode de consommation, contre lesquels le Gouvernement est particulièrement mobilisé. Plus généralement, fumer du cannabis, quelle que soit sa forme, peut générer des maladies de l'appareil respiratoire. Les effets sur l'enfant en cas de consommation au cours de la grossesse sont également de plus en plus documentés. Il existe enfin un risque avéré en matière de sécurité routière. La dangerosité du produit est accrue pour les jeunes, dans la mesure où le cannabis risque de perturber des zones cérébrales essentielles à leur développement psychique, intellectuel et relationnel. Il peut également être à l'origine d'épisodes psychotiques. Une étude récente de l'institut national de la santé et de la recherche médicale met en évidence un impact confirmé sur la réussite scolaire ainsi que sur les trajectoires d'insertion sociale et professionnelle ultérieures, mesurées à Bac +3. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour réduire les problèmes sanitaires et sociaux causés par l'usage de cannabis, et des actions spécifiques visent à protéger les jeunes, qui sont particulièrement exposés aux risques de l'usage de cannabis. Les réponses à apporter reposent sur une approche combinant la prévention, le repérage précoce des usages à risque, la prise en charge et la réduction des risques et des dommages liés à la consommation. Le développement continu des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) permet de repérer et prendre en charge de façon précoce les jeunes en difficulté avec le cannabis, et en matière d'information, le site drogues-info-service.fr délivre aux jeunes et à leurs proches des informations de référence. Le plan priorité prévention présenté en mars 2018 et complété chaque année, met l'accent sur l'ensemble des comportements bénéfiques à la santé, dont la prévention des addictions, notamment grâce au soutien apporté à des programmes de développement des compétences psychosociales. L'ensemble du Gouvernement, et notamment le ministère de l'éducation nationale dans le cadre de l'école promotrice de santé contribue à cette priorité de santé publique.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L15QE25916
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