Situation du site d'Aventis de Romainville
· Clôturée
Danielle Bidard-Reydet (auteur)
Mme Danielle Bidard-Reydet attire l'attention de M. le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche quant à la situation du site d'Aventis de Romainville. Le 25 février dernier suite à une question orale de Mme Bidard concernant l'avenir de la recherche sur les sciences de la vie en France, et plus particulièrement celui de l'entreprise Aventis, Madame la ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies, précisait qu'il fallait engager des actions à très court terme pour contrecarrer l'appauvrissement progressif de notre pays, au cours des dix dernières années, dans le domaine de la recherche pharmaceutique. Elle ajoutait que tous les départements ministériels concernés, étaient en train d'élaborer une stratégie spécifique dans le domaine des biotechnologies. Dans ce cadre, le Gouvernement devait porter un regard particulier pour valoriser au mieux les compétences exceptionnelles qui sont présentes sur le site de Romainville, en prenant en compte les propositions constructives du comité central d'entreprise. Où en est l'élaboration de ce plan alors que le site de Romainville commence à être démantelé ? Mme Danielle Bidard avait alors proposé un moratoire et une table ronde pour permettre que les projets de la direction et celui des salariés soient réellement examinés. Le moratoire n'a pas eu lieu, mais la table ronde est toujours d'actualité. Entre temps les salariés, comme la direction d'ailleurs, ont avancé dans leur projet respectif. Une confrontation commune sur ces deux projets pourrait permettre de trouver la voie la plus appropriée, pour l'avenir du site de Romainville, les salariés et le développement de la recherche pharmaceutique en France. Par ailleurs, il semble nécessaire, au regard de l'exemple de l'entreprise Wolber, filiale de Michelin, de prendre une mesure de sauvegarde pour prévenir toute destruction du site alors que la justice peut encore annuler les licenciements. En effet, La cour d'appel d'Amiens vient de confirmer l'illégalité du plan social et du licenciement des " Michelin-Wolber ". Les salariés auraient dû être réintégrés, mais l'usine a été détruite. Enfin, l'ensemble des partenaires, salariés compris, devraient être informés et surtout partie prenante de la convention qui est mise en oeuvre avec la préfecture de Seine-Saint-Denis. Une telle restructuration ne peut se faire sans la participation active des syndicats représentatifs du site de Romainville. Elle lui demande donc d'intervenir pour la tenue d'une table ronde, pour que les syndicats participent de plein droit au contenu et à la mise en oeuvre de la convention signée avec la préfecture de Seine-Saint-Denis et pour qu'une mesure de sauvegarde soit prise afin que le site ne soit pas démantelé avant que la justice ne se soit prononcée. Ces questions sont d'autant plus vitales que la direction d'Aventis annonce de nouvelles restructurations qui risquent d'être plus dramatiques encore pour l'avenir de la recherche en France.
La source —
senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-12cf
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