Reconnaissance de la natation comme activité s'exerçant dans un milieu spécifique
· Clôturée
Charles Ginésy (auteur)
M. Charles Ginésy attire l'attention de M. le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur les graves conséquences de la publication du décret n° 2002-1269 du 18 octobre 2002 qui remplace l'appellation « activité à risques » par « activité s'exerçant dans un environnement spécifique ». Au-delà d'un simple souci de sémantique, les activités de natation, qui faisaient partie des activités à risques pour la réalité du danger de noyade qu'elles représentent, ont soudainement disparu du nouveau classement. Or, en cinq ans, le nombre de noyades a doublé. Le déclassement de cette activité sportive entraîne de fait une déqualification, les intervenants n'étant plus soumis à la détention d'un diplôme, délivré par le ministre des sports, leur permettant d'exercer. Il lui indique, par ailleurs, que de plus en plus de personnels non qualifiés sont autorisés à enseigner la natation, et ce afin de pallier la pénurie de maîtres nageurs sauveteurs (MNS). Il lui explique que le nouveau diplôme « d'animateur polyvalent », qu'il semble vouloir mettre en place et auquel s'oppose le syndicat national professionnel des MNS et BEESAM, ne correspond pas aux situations de danger liées aux activités de natation. Aussi il lui demande s'il ne peut envisager de prendre une nouvelle mesure afin que la natation soit reconnue comme une « activité s'exerçant dans un environnement spécifique » et que soit programmé un véritable plan d'urgence d'apprentissage de la natation par des MNS formés en grand nombre.
La source —
senat_questions · nº 7df60a:10fbdd0b419:-78d9
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