Avenir de la pétrochimie en Moselle et devenir de la plateforme de Carling
· Clôturée
Jean-Marc Todeschini (auteur)
M. Jean-Marc Todeschini souhaite attirer l'attention de M. le ministre délégué à l'industrie sur les conséquences qu'entraînerait le projet industriel défini par le groupe Total Petrochemicals France (TPF). Ce projet qui prévoit la fermeture du vapocraqueur 2 sur la plate-forme chimique de Carling va entraîner la perte de 243 emplois sur ce site mosellan mais risque également de fragiliser l'ensemble de la filière pétrochimique lorraine. En effet, avec la fermeture d'un vapocraqueur sur les deux existants actuellement, il ne sera plus possible d'approvisionner l'ensemble des clients essentiels de TPF dont ARKEMA et INEOS Sarralbe. Ce sont vraisemblablement plusieurs milliers d'emplois, essentiellement dans l'est de la Moselle, qui sont susceptibles de disparaître à court terme. L'activité des deux vapocraqueurs étant une nécessité, un projet alternatif a été développé par les syndicats. Celui-ci consiste à centrer l'activité du site de Carling sur le traitement des « condensats » et mérite d'être étudié plus avant. Or, la direction de TPF ne le souhaite guère. Il est donc nécessaire que l'Etat se mobilise rapidement sur ce dossier important avant que des décisions irréversibles ne soient prises. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend demander au groupe TPF de surseoir à cette décision de fermeture et s'il envisage de faire étudier par ses services le projet alternatif, porté par les organisations représentatives des salariés.
La source —
senat_questions · nº d964af:11024bcb431:-73cf
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