Plan de relance et emploi
· Clôturée
Alain Chatillon (auteur)
M. Alain Chatillon. Monsieur le ministre, je ne reviendrai pas sur ce qu'a dit à l'instant ma collègue sur Renault. Avant de poser mes questions, je tiens à saluer ce plan de relance, qui me paraît bien construit, cohérent et anticipateur par rapport à ce qu'ont fait d'autres pays.
M. Daniel Raoul. N'en jetez plus ! (Sourires.)
M. Alain Chatillon. Aussi, il convient de féliciter le Président de la République et le Gouvernement.
Quels moyens de coercition avez-vous prévus pour que les industriels de l'aéronautique, en particulier, mais aussi ceux l'automobile tiennent leurs engagements ?
Les constructeurs automobiles se sont-ils engagés, contractuellement, à maintenir leurs emplois en France en échange des fonds qui leur ont été avancés, prêtés ou donnés ?
Le secteur de l'aéronautique, quant à lui, traverse aujourd'hui une grave crise, qui nécessite une intervention de l'État, à l'instar de ce que s'apprête à faire l'État allemand. On ne sait plus trop si l'on est dans une logique financière ou dans une logique industrielle. La réalisation de l'A400 M rencontre de grandes difficultés qui nécessitent des décisions dans les semaines à venir. À cet égard, j'espère que le Gouvernement ne restera pas inactif.
Je voudrais maintenant évoquer la situation des PME, dont la trésorerie souffre actuellement. Le Gouvernement a distribué d'importantes aides aux banques, aides qu'elles ont remboursées pour moitié à ce jour. Même si ces avances sont productives d'intérêts, nous souhaiterions que nos PME et nos TPE puissent en profiter. Or cela ne semble pas être toujours le cas et je ne souhaite pas que le Gouvernement aille jusqu'à prononcer des arbitrages. Oséo a réalisé un travail considérable, mais il faut donner une impulsion, il faut organiser des réunions de concertation avec les banques et leur demander véritablement de donner les moyens à nos PME, notamment les entreprises de sous-traitance, et singulièrement en Haute-Garonne, de sortir de la crise.
M. le président. Veuillez conclure, mon cher collègue.
M. Alain Chatillon. Les PME ont été confrontées à la crise un an après que celle-ci a éclaté. Aussi, monsieur le ministre, après ce grand choc, comment entendez-vous les aider dans le cadre du plan de relance ?
La source —
senat_questions · nº a56214:12641af5d77:-72e6
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