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7 janvier 2010 · Sénat · Alimentation · question Question

Coefficient multiplicateur applicable aux aliments peu transformés

· Clôturée

Françoise Laurent-Perrigot (auteur)

Mme Françoise Laurent-Perrigot attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la question du prix des aliments peu transformés. L'UFC-Que Choisir d'Alès et du Gard rhodanien vient de mener une enquête sur les prix d'aliments peu transformés, dont la matière première agricole constitue une part prépondérante, et le résultat est sans appel. Alors qu'en septembre, les prix agricoles de la volaille, du porc et du lait étaient respectivement de 2,11 €/kg, 1,34 €/kg et 0,29 €/l, les prix moyens en rayon de l'escalope de poulet, de la côte de porc et de la brique du lait dans la zone d'Alès et de Bagnols-sur-Céze étaient de 12,11 €/kg, 7,04 €/kg et 0,74 €/l, soit des différentiels importants qui, faute de transparence et de données publiques, restent inexpliqués. Mais une étude plus approfondie permet de parler de marges injustifiées. En effet, pour de nombreux produits (lait, porc, volaille), industriels et distributeurs profitent des variations de prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître fortement leurs marges. S'agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé à l'éleveur a baissé de 7 % alors que, pour le consommateur, le prix de la brique de lait Candia a augmenté de 5 %. Pire, la brique de lait à marque distributeur a elle augmenté de 11 %. En l'absence de données publiques et en raison de la baisse significative du prix agricole depuis la mi-2008, le maintien de prix élevés laisse apparaître des marges injustifiées dont souffrent les consommateurs cévenols et habitants du Gard rhodanien. Il est donc nécessaire de développer, lors des périodes de forte variation des prix agricoles, un système de nature réglementaire permettant d'encadrer les marges, si leur progression apparaît injustifiée. Un coefficient multiplicateur semble être le seul outil efficace pour limiter la progression des marges pour les produits alimentaires de première nécessité peu ou pas transformés, et au minimum pour les viandes fraîches de bœuf et de porc. En effet, un tel dispositif qui existe depuis 2005 pour les fruits et légumes a fait ses preuves. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l'extension aux produits alimentaires peu transformés du coefficient multiplicateur.
La source — senat_questions · nº 19abd2b:125fab091ef:-4100
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ100111646.html
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