Marges des industriels et distributeurs sur les produits alimentaires peu ou pas transformés
· Clôturée
Michelle Demessine (auteur)
Mme Michelle Demessine attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la question du prix des aliments peu ou pas transformés. Selon une enquête de l'UFC-Que Choisir Métropole Lille, en septembre 2009, les prix agricoles de la volaille, du porc, et du lait étaient respectivement de 2,11 euros/kg, 1,34 euros/kg et 0,29 euros/l alors que, dans la métropole lilloise, les prix moyens en rayon de l'escalope de poulet, de la côte de porc et de la brique du lait étaient respectivement de 11,91 euros/kg, de 6,34 euros/kg et de 0,75 euros/l. Ce différentiel est abusif. Les industriels et distributeurs profitent des variations des prix agricoles et de leurs baisses pour accroître fortement des marges qui se révèlent injustifiées. Par exemple, s'agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé à l'éleveur a baissé de 7 % alors que le consommateur voyait le prix de la brique de lait Candia augmenter de 5% et celui à marque distributeur augmenter de 11 %. Cette situation rend nécessaire l'établissement d'un système réglementaire lors des périodes de forte variation des prix agricoles. Il permettrait d'encadrer les marges lorsque leurs progressions sont injustifiées. Un coefficient multiplicateur constituerait un outil efficace pour limiter la progression des marges pour les produits alimentaires de nécessité peu ou pas transformés comme les viandes fraîches de bœuf et de porc. En effet, un tel dispositif de coefficient multiplicateur existe depuis 2005 pour les fruits et légumes et a fait ses preuves. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l'extension du coefficient multiplicateur aux produits alimentaires peu ou pas transformés.
La source —
senat_questions · nº 523df:125afd617e5:-3f63
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