Augmentation du prix du gaz
· Clôturée
Jean-Marc Todeschini (auteur)
M. Jean-Marc Todeschini. Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, bien qu'il soit absent cet après-midi, ma question s'adresse à M. le Premier ministre.
La carte de vœux qu'il réserve aux Français pour la nouvelle année est bien triste !
Pour preuve, aucun signe ne sera donné aux demandeurs d'emplois, qui, à la fin de l'année 2010, seront un million à avoir épuisé leurs droits à indemnisation. De plus, seuls 16 % des chômeurs pourront bénéficier de l'allocation de solidarité spécifique.
Pour preuve encore, l'augmentation du SMIC sera pratiquement nulle : 0,5 % au 1er janvier 2010.
M. René-Pierre Signé. Ce n'est pas beaucoup !
M. Jean-Marc Todeschini. En pleine crise, le Gouvernement porte un nouveau coup dur aux salariés, alors même que leurs charges fixes – loyers, transports… – s'accroissent. Le salaire horaire n'augmentera que de 4 centimes d'euro ! Et que dire de la situation dramatique des Français qui perçoivent une petite retraite !
Alors, oui, les gestes de solidarité de la part du Gouvernement font défaut et, quand ils existent, ne sont que tromperie. Je n'en donnerai qu'un seul exemple : celui du prix du gaz au 1er janvier 2010, en pleine période de renouvellement du contrat de service public avec GDF-Suez.
Pour cacher sa décision d'enterrer les tarifs réglementés, dernier verrou de la politique énergétique française, pour cacher son choix de confier les tarifs du gaz à GDF-Suez et à ses actionnaires sans qu'aient été au préalable fixées des règles claires, débattues en amont avec le Parlement, le Gouvernement annonce que le prix du gaz ne subira pas d'augmentation au 1er janvier 2010.
Cette mesure n'est que tromperie ! En effet, neuf ménages sur dix, parmi ceux qui se chauffent au gaz, verront tout de même leur facture augmenter en pleine période hivernale du fait de l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2010, de la taxe carbone.
M. René-Pierre Signé. Et voilà !
M. Jean-Marc Todeschini. Cette taxe, M. le Premier ministre le sait parfaitement, fera grimper les prix du gaz de 7,6 % par rapport au prix hors taxe.
Peut-on sincèrement parler ici d'un geste de solidarité en faveur des Français ?
Nous sommes loin des promesses du candidat qui annonçait qu'il serait le président du pouvoir d'achat (Mme Nicole Borvo Cohen-Seat s'exclame.), mais qui fait voter par sa majorité les franchises médicales ou l'imposition des indemnités journalières des accidentés du travail et qui programme une augmentation généralisée des impôts locaux qui affectera tous les ménages !
La question que je souhaitais poser à M. le Premier ministre est donc la suivante : compte-t-il prendre des mesures à la hauteur de celles qu'il a prises, avec le paquet fiscal, en faveur de ses amis du Fouquet's et du Bristol ? (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste.)
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre. Ça recommence !
La source —
senat_questions · nº 1f217ec:1258c20c637:-5d46
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