Avenir de l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée
· Clôturée
Nicole Bonnefoy (auteur)
Mme Nicole Bonnefoy attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la place des sciences économiques et sociales (SES) dans l'enseignement au lycée, place qui est remise en cause par la réforme du lycée.
En effet, le projet actuel cantonne les SES à un statut d'« enseignement d'exploration ». Cette mesure renforcerait l'aspect optionnel des SES, matière pourtant suivie par 43 % des élèves de seconde et restreindrait son volume horaire à une heure trente par semaine, contre deux heures actuellement.
Cette situation apparaît, tout d'abord, incohérente en matière d'orientation. Comment faire découvrir aux étudiants de seconde ce que sera la série économique et sociale si la matière principale de cette série n'est abordée que par une minorité d'élèves ?
Ensuite, ce projet est absurde et incompréhensible pour la formation citoyenne des lycéens. Cet enseignement est, en effet, en prise directe avec les réalités économiques et sociales, et permet aux jeunes de mieux se situer au sein de la société dans laquelle ils vivent en affûtant leur sens de la synthèse et leur esprit critique.
Enfin, cette relégation des SES est en totale contradiction avec les engagements passés du ministre Xavier Darcos qui avait annoncé, il y a moins d'un an, la généralisation de l'enseignement des SES en seconde, reconnaissant que la crise actuelle et, plus généralement, la « complexité croissante des sociétés dans lesquelles nous vivons avaient montré combien la compréhension des mécanismes économiques et sociaux était essentielle pour de futurs citoyens ».
C'est pourquoi elle lui demande d'entendre l'inquiétude grandissante des enseignants et de lui préciser les mesures qu'il entend prendre dans le cadre de cette réforme pour pérenniser un enseignement des SES de qualité.
La source —
senat_questions · nº f7345b:12576c9f113:-11ee
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