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6 janvier 2011 · Sénat · Agriculture · question Question

Conséquences des suppressions d'emplois sur la sécurité et la qualité sanitaire de l'alimentation

· Clôturée

Didier Guillaume (auteur)

M. Didier Guillaume attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les conséquences des suppressions d'emplois de l'Etat dans le domaine du contrôle de la sécurité et de la qualité de l'alimentation. En effet, de 2006 à 2011, ce sont plus de 500 emplois, autant que de départs en retraite, qui auront été supprimés dans les services de l'État. Alors que ces missions sont affichées comme une priorité de l'État afin de faire face aux nouveaux enjeux sanitaires et aux attentes des citoyens, certaines d'entre elles ne sont déjà plus assurées ou de manière insuffisante. Que ce soit dans le domaine de la surveillance et de la maîtrise des maladies animales transmissibles à l'homme, ou dans celui du contrôle sanitaire de la chaîne alimentaire, ou encore dans la gestion des risques phytosanitaires ou pour le contrôle du respect du bien-être animal, les emplois publics correspondants à ces missions sont de plus en plus faibles en France. Cette situation est d'ailleurs pointée par des rapports de l'Office alimentaire et vétérinaire de l'Union européenne qui mettent en évidence l'insuffisance des contrôles dans notre pays. Or la poursuite de cette politique de réduction des effectifs pourrait avoir de graves conséquences dans le domaine de la santé publique, notamment en cas de crises sanitaires graves avec des coûts largement supérieurs à l'économie réalisée à travers ces suppressions de postes. C'est pourquoi, il l'interroge sur la politique qu'il entend mener afin qu'en matière sanitaire la prévention soit privilégiée à la gestion de crise.
La source — senat_questions · nº 56b93a:12d34ba4581:-4e93
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2011/qSEQ110116727.html
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