Partage des richesses produites
· Clôturée
Marcel Rainaud (auteur)
M. Marcel Rainaud attire l'attention de M. le Premier ministre sur le partage des richesses produites qui s'avère être de plus en plus défavorable aux salaires. En effet, depuis 1975, il apparaît que les gains salariaux sont déconnectés de la productivité apparente du travail et que les rémunérations augmentent de moins en moins vite. Il s'avère que qu'un fort bénéfice ne garantit pas des gains salariaux. Seulement 20 % des entreprises lient les résultats financiers aux augmentations salariales.
Les chiffres de l'OCDE montrent que la part des salaires a chuté de 15 points depuis 1975 dans l'Union européenne. En France, l'enquête qui a été conduite auprès des 250 plus grosses entreprises cotées en bourse montre que ces dernières ont augmenté la part de leur profit de près de 20 points depuis 1990 alors que les salaires sont restés stables. Cet affaiblissement du salariat ne peut perdurer d'autant que la situation ne fera que se dégrader si la tendance reste la même.
Il lui demande de lui préciser s'il entend mettre en œuvre des mesures visant à inverser cette tendance.
La source —
senat_questions · nº 10c3a08:12dc32d68f7:1eaf
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