Don de sang, don de plasma
· Clôturée
Daniel Percheron (auteur)
M. Daniel Percheron attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les conséquences de la réduction de la collecte de plasma par aphérèse.
En effet, suite à une mévente de ses produits sur le marché français, le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) vient de demander à l'Établissement français du sang (EFS) d'arrêter la fourniture de plasma issu d'aphérèse, ce qui a conduit ledit établissement à stopper toutes plasmaphérèses visant à collecter du plasma en vue de fractionnement.
Cette mesure fait suite à un long processus initié par la séparation de l'EFS et du LFB inscrite dans la loi n° 93-5 du 4 janvier 1993 votée suite à l'affaire du « sang contaminé » ; auparavant les activités de collecte, de préparation, de distribution et de fractionnement des produits sanguins étaient intégrées dans les mêmes structures.
Bien que compréhensible économiquement et humainement, cette décision met en péril notre système de santé publique basée sur le bénévolat, l'altruisme, la gratuité du don mais aussi l'approvisionnement et l'autosuffisance en produits sanguins pour les patients nationaux.
Cette décision risque d'avoir un impact non seulement sur l'approvisionnement en plasma de fractionnement mais aussi thérapeutique, certains donneurs se démobilisant et se détournant du don, mais, plus grave encore, sur l'approvisionnement en sang total, certaines collectes mixtes étant, elles aussi, supprimées.
Elle conduira également à moyen terme à la suppression de 280 emplois au LFB dans ses sites de Lille (Nord) et des Ulis (Essonne), mais à très court terme à un plan social de plusieurs centaines d'emplois à l'EFS.
Il lui demande donc quelles sont intentions du Gouvernement en la matière.
La source —
senat_questions · nº 996cca:13c17a70a74:6286
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé